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10/03/2017

Cathy Garcia, D’ombres par JP Gavard Perret

Scan­ner la pénombre des mots

Avec D’ombres, Cathy Gar­cia a ras­sem­blé des poèmes écrits entre 1990 et 2013 qu’elle a illus­trés d’encres sub­tiles. Au départ, il existe un extrait de son jour­nal : « j’ai fixé le pla­fond où pen­dant long­temps, / des ombres m’ont fait des gri­maces… ». Et tous ses poèmes sont fidèles à l’univers de l’auteur : ils parlent de tris­tesse, de soli­tude, de drames (et elle sait ce dont elle parle) mais pour lut­ter de manière aussi déses­pé­rée qu’avec espoir face à la mort qui sans cesse « remonte ses bas » et est tou­jours prête à venir « tirer sur ton drap ».
C’est là, écrit super­be­ment Cathy Gar­cia, « soi­gner le noir par le noir / mettre des mots là où il ne faut pas / nar­guer la peur ». Il existe en consé­quence, et tou­jours dans l’œuvre, le sens de la lutte exis­ten­tielle et de l’avènement. Gar­cia Lorca n’est jamais loin.

Ecrire pour la créa­trice ne revient pas à tra­cer des signes mais tra­ver­ser des fron­tières, sor­tir du sillon, oser une danse qui n’a rien néan­moins de for­cé­ment nup­tiale. L’auteure sait mon­trer l’envers des mots, scan­ner leur pénombre. Dans les brèches de ses images se découvrent des lieux reti­rés de l’être. Et la poé­tesse tient le coup même lorsque les âmes, ayant perdu leur blon­deur d’épi, sont grises comme des chats la nuit.

jean-paul gavard-perret

Cathy Gar­cia, D’ombres,  A tire d’ailes, 2017 — 10,00 €.

 

http://www.lelitteraire.com/?p=28901

 

 

 

 

08/03/2017

Vient de paraître : D'OMBRES

 

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poèmes écrits entre 1990 - 2013

avec huit illustrations originales de l'auteur

 

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j'ai fixé le plafond où pendant longtemps,
des ombres m'ont fait des grimaces...

in Journal 1997

 

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petites fictions qui parlent de mort, drame, meurtre, tristesse, solitude
une façon paradoxale de faire la nique à

 la camarde à cheval un de Troie
la camarde à midi tend ses bras
la camarde remonte ses bas
viendra cette nuit tirer sur ton drap

soigner le noir par le noir
mettre des mots là où il ne faut pas
narguer la peur

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Édité et imprimé par l’auteur

Tirage limité et numéroté


 48 pages

Sur papier 90gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé

Dépôt légal : mars 2017


à me commander directement (et merci !) :

10 €  ( + 2 € pour le port)

 

 

 

 

24/08/2015

Purgatoire du quotidien, lu par Murielle Compère-Demarcy

Purgatoire du quotidien, éditions A tire d’ailes, 2014, 22 pages, 5 €

Purgatoire du quotidien, Cathy Garcia    

Un « Purgatoire du quotidien »en rien soporifique, où la marque de fabrique de cet humour caustique pratiqué par l’éditrice-poète autodidacte des Nouveaux Délits, Cathy Garcia, se reconnaît dès l’ouverture de ce court et dense opus rafraîchissant, jubilatoire, couleur soleil noir. Un florilège de notes journalières sur la vie, le temps, le monde, les autres, etc. Roboratif, hors des sentiers battus, parfois subversif, toujours salutaire !

Cathy Garcia en annonce la couleur : « Si nous vivions au paradis, je répondrais moi aussi à l’appel, mais nous vivons au mieux au purgatoire ».

Nous savons où nous situer, à la frontière entre le désarroi et la dérision, dans une COURSE QUOTIDIENNE où

Sur la ligne de départ

Comme pour une course,

L’athlète au foyer compte mentalement

Les sauts d’obstacle.

Et si notre foi dans le présent n’a pas été tout à fait sauvegardée, on se range entre la solitude que l’on sait rendre librement nombreuse, le découragement et le rire mais jamais du côté de la résignation : La résignation est un suicide quotidien, lit-on dans l’exergue de l’opus, citation du romancier Balzac. La vie une comédie humaine, soit. Mais l’écriture recoud les déchirures. Comble chaque

LACUNE

Il me manque des pages au manuel de la vie,

entre autres celles concernant le logiciel

de compression des choses à faire.

Les rebonds sont au rendez-vous pour repartir de plus belle, avec un bouquin, un crayon, un cahier, même la figure copieusement aspergée par les phéromones d’un chat (p.11), et l’on parle de l’avenir, malgré tout :

NO FUTUR

Famille motoculteur et tronçonneuse se lancent à l’attaque

et vas-y que se lamentent les moutons en ces temps

foutuistes. Les nuages arrivent de partout, meutes aux

ventres sales. Souffle, fraîcheur, caresse et les antennes nous

grillent.

L’humour ici se pratique en solo, en famille, avec une « madeleine Thaï »,dansune « minute zen », entouré pourquoi pas de chats, au pire de « gens qui vous quotidiennent le quotidien. / On appelle ça des cons » et même au sein du « purgatoire vert » autour de chez soi ; en prose, en distiques, en tercets, avec l’air quotidien d’un haïku ou l’air haïku du quotidien, tout dépend de l’humeur de chacun(e) – par exemple :

PANACHÉ ZEN

Il fait très beau, le ciel est très bleu, les oiseaux chantent très

bien. C’est le jour du premier passage du nuage nucléaire

japonais.

Humour en touches de petites vérités journalières assénées « on the road »,en hamac (« machine à suspendre le temps »), à l’endroit, mieux, à l’envers sans manquer de diffuser pourquoi pas, par-ci par-là – voire en épilogue – comme une petite leçon de vie à celles et à ceux qui n’auraient pas encore compris à quoi elle tient : à presque rien. Un fil. Celui d’un micro-poème pourquoi pas. Un microcosme d’immanquable et féroce bêtise, un monde fait de beautés paradoxales ravissantes et/ou ravies. Le bonheur. Un bonheur immense dans notre décor minuscule.

TROP MINUSCULES

D’un beau vert pomme mais si minuscule, vraiment la moitié

d’un puceron, le voilà sur mon doigt. J’ai soufflé mais il est

resté là, alors je l’ai poussé un peu, et encore un peu et il a

fini par avoir l’air……. Mort. Alors je l’ai poussé pour de bon,

avec tout de même un genre de remords, et c’est alors que ça

m’est venu, je me suis dit que toutes les injustices de notre

condition humaine viennent peut-être de ça… Nous sommes

simplement trop minuscules !

 

Murielle Compère-Demarcy

 

Source : http://www.lacauselitteraire.fr/purgatoire-du-quotidien-c...

 

 

 

 

 

09/12/2014

Tout frais : Purgatoire du quotidien

 

 

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5 € + 1 pour le port

 à me commander directement

 

 illustration en couverture de l'auteur

format 128 x 180, 24 pages agrafées

tirage limité et numéroté

sur papier recyclé

 

 

 

Mon bonheur, c'est la voie de la vie quotidienne
L'antre dans les rochers et les lierres brumeux…
Sauvages émotions et liberté sans frein
je fainéante avec mes amis les nuages !
La route que je sais ne mène pas au monde
dans l'oubli des pensées, à quoi me raccrocher ?
La nuit, je m'assieds seul sur mon divan de pierre
la lune ronde s'élève sur Montfroid

 Han - Chan

 

 

  

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Purgatoire du quotidien

a été publié une première fois en 2012

  # 32 en 100 exemplaires numérotés

de la collection Mi(ni)crobe

  de la revue Microbe

 

 Merci à elle !

 

 

 

07/01/2013

MYSTICA PERDITA, 2009

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Mystica perdita faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Salines.

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Illustrations originales de Jean-Louis Millet

 

40 pages, 12

 

 

 

 

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Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé

 

Dépôt légal : Janvier 2009

Nouvelle édition de  Janvier 2013

 

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En quatrième de couverture :

 

 

« Qu'on le veuille ou non, ce recueil a été tiré à ...exemplaires. Il est réconfortant de penser que les imbéciles n'en sauront rien. »

 

Ce colophon-convient parfaitement à Cathy Garcia, experte en délits de poésie. Ses poèmes, dont le désir amoureux, la colère-sociale ou la jubilation créatrice tiennent lieu tour à tour d'azur, d'horizon et de ciel de traîne verbal, plongent ô colombe, lecteur mon frère humain, comme l'épervier sur sa proie.

 

Dans la candeur de ce "L'huma/Nité noïde/Hume "ou la sagesse de ce "Chercher le sens/N'a aucun sens/Le révélé/Demeure/Caché", nous devenons ces "transparents", ainsi qu'on appelait jadis les vagabonds qui se levaient avec l'aube-nouvelle.

 

 

 

Werner Lambersy, 23 janvier 2009

 

 

 

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  Extrait :

 

Les pistes du rêve

 

Défaire le crépuscule

Glisser dans les reflets renards de ses draps

 

Fixer l’horizon par des pointes d’améthyste

Le laisser sécher à la lune

 

Tracer un paysage au fusain de la langue

Compter les brûlis sur la peau

Les innombrables feuillets de nos masques pâles

 

Regarder fondre la vitre du réel

Ses reflets d’huile sur l’étendue de neige

 

Le roulis des roseaux

Grand soleil rouge à l’horizon brûlé

 

La neige est une plage de coquillages nus

Où les serpents marins

Sifflent des inconnues

 

Naître reconnaître dans les clameurs des sirènes

Les voix balbutiantes des poètes

 

Songes de sable

Châteaux d’écume

Nager dans leur trouble

En poissons de sang

 

SALINES, 2007

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

Salines faisait partie du recueil Eskhatiaï, dans lequel figurait également Mystica perdita.

 

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Illustrations originales de Katy Sannier

Postface de Michel Host



44 pages, 12

me le commander directement, merci

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Édité et imprimé par l’auteur

Sur papier 100gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé



Dépôt légal : octobre 2007

Réédition - Janvier 2013

 

 

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L’oubli dans lequel a sombré aujourd’hui la poésie rejoint le tréfonds de l’obscurantisme. Les poètes n’en ont cure, ils et elles chantent dans l’arbre, sous le ciel. De Marie de France à Louise de Vilmorin, d’Anne des Marquets à Marie Noël, en cascadant de Pernette du Guillet à Louise Labé, Marceline Desbordes-Valmore, Anna de Noailles et  - bien sûr – jusqu’à Madame Colette, le long poème écrit par les femmes dans cette langue sublime encore appelée française, est ce ruisseau clair et courtois, tour à tour ensoleillé et ombré, sensuel et incisif, qui murmure et chuchote comme l’esprit du monde vivant. Il coule de source ancienne et nouvelle par le sous-bois de la forêt littéraire où les hommes se sont faits chasseurs absolus, dominateurs sans partage. Cathy Garcia est de cette eau pure, de cette force infinie et lointaine des fontaines résurgentes. Elle est la perle qui fait la fortune du pêcheur de perles. Certains l’ont déjà découverte, et je suis des élus. Mon admiration est sans mesure. Je voudrais seulement la rendre à sa lignée, à cette foi confiante en l’unité, en la beauté possible, qui lui fait écrire :

 

 

 

 

 

je cours encore après toi

 

homme qui sait la danse

 

homme loup qui me chasse

 

nuit après nuit

 

en mes forêts perdues

 

 

 

je cours encore après toi

 

magicien de la terre

 

aux savoirs de nuit

 

 

 

 

 

Michel Host

 

Octobre 2007

 

 

06/01/2013

JARDIN DU CAUSSE, 2004

Suite à la récente cessation d'activités des Editions de l'Atlantique, je reprends l'autoédition des trois recueils qu'ils avaient choisi de publier en 2010. Ils seront donc toujours disponibles, en me les commandant directement.

 

 

 

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Illustrations originales de Joaquim Hock

 

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Préface de Mireille Disdero :

 

Un long poème sur un cycle de l’existence, le déroulement des saisons en parallèle avec le mouvement intérieur des saisons d’une femme et sa richesse de vivre.

 

En écrivant Jardin du Causse, Cathy Garcia franchit un seuil, une étape importante. Elle sait que dans une vie, plusieurs jardins sont cultivés et aimés. Tous comptent, sont essentiels. Avant de quitter celui-ci, elle note précieusement chaque éclat au fil des jours, patiemment et jusqu’à l’infiniment petit, sachant que ce sont les petites choses qui comptent et que le temps humain est court, la mémoire sélective ou incertaine. Elle écrit des moucherons au soleil car elle possède la connaissance de leur participation  à la beauté de l’infime.

 

Ce beau poème apporte énergie et enthousiasme à celui qui le découvre. Cathy montre - comme il est écrit dans le dictionnaire des symboles (Robert Laffont 1982) - que « le jardin est le lieu de la croissance, de la culture des phénomènes vitaux et intérieurs ».

 

jardin du causse

l’enfant

progresse

sans cesse

apprend

à marcher

tourne

autour de la mère

 

Elle connaît le nom des plantes. La lisant, l’herboriste trouvera son bonheur. Mais également, elle sait retranscrire la magie naturelle du règne végétal et des éléments.

Dans le Jardin du Causse on croise la féerie d’un concombre à carapace de dragon, une fée lutine, des fleurs ailées qui enchantent le ciel... le brouillard sorcier, une demi-noix vide devenue berceau de fée, une princesse… tombée de son dragon, et des recettes guérisseuses :

 

fleurs d’hysope

violet vif

poignée de sarriette

poignée de thym

en tisane du matin

effarouchent le rhume

 

Une lecture régénératrice et harmonique, reliant la chorale des arbres, à

la fille

une pierre

dans chaque main

retrace les origines

 

Enfin dans le poème, lieu et temps jumeaux se lisent à rebours, au fil des mois. Cheminant dans ses vers, nous vient le sentiment d’un poème juste et clair, accordé comme une note de musique peut l’être, et la sensation que rien ne se perd puisque tout se transforme, chaque chose – si infime soit-elle – étant écrite et illustrée dans le Jardin du Causse, de Cathy Garcia.

 

Mireille Disdero

décembre 2004 (dans le jardin de La Barben en Provence).

 

 

En quatrième de couverture :

 

Après avoir parcouru l’Europe et plus encore en saltimbanque, la poétesse Cathy Garcia s’affirme totalement et se responsabilise dans ses proximités.

Dans ce jardin du causse, tout est effleurement, précision des gestes de l’enfance apprivoisantla Vie, la saveur d’être.

Cette enfance observée sans paternité, évolutive, à découvrir à travers de grands ciels, la douce fragilité des papillons, semble résulter d’une détermination biologique dans ce superbe jardin éthique où la nomenclature précise de la botanique rivalise de talent avec la simplicité des mots de tous les jours, mis à leur place dans la gestuelle d’une petite fille que le texte couvre de mots d’amour et de lumière écologique.

Le lecteur reconnaîtra facilement le jardin et aura envie, parfois, de prendre sa propre enfance sur ses genoux.

 

Patrick Devaux, poète

Rixensart, Belgique

Janvier  2005

 

 

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Édité et imprimé par l’auteur

 

Sur papier 100 gr calcaire

 

Couverture 250 gr calcaire

 

100 % recyclé

 

Dépôt légal : 4ème trimestre 2004

             Edition revue - Janvier 2013

 

 

52 pages

 

13,00€ (+ port)

 

Me le commander directement, merci

 

 

 

(Extrait)

 

 
  
 
III
 


Jardin du causse, l’air est doux, fine pluie entre gouttes de soleil. Chants d’oiseaux, parfum de paradis. Flammes vives, coquelicots, calendulas, jaune effiloché du laiteron des champs, le mauve plus discret du géranium robert, de la vesce dont la signature s’achève en langue de papillon.  


Petit bijou bleu roi, la fleur de mouron sertie dans son calice à pointes effilées, ses étamines roses dorées de fin pollen. Tapis d’aspérules à collerette étoilée, leurs menues fleurs en croix pâlichonnes.
 



Jardin du causse, beauté de l’infiniment simple, simplicité de l’infinie beauté.


Les roses en secret se préparent. Les pivoines défroissent leur robe, bientôt le bal des abeilles. Chaque fleur, unique, grande ou petite, cœur en offrande, délicieusement impudique.



 (...)




IV  


J’ai pris le chemin qui mène de Varaire à Limogne, seule. Douce saveur de vraie solitude. Pierres, fleurs en multitudes, le vent et la chorale des arbres. Danse des blés, quelques champs cultivés dans leurs écrins sauvages.  


Marcher, marcher, respirer, songer à quel point cela me manquait. Marcher, sentir la sueur m’imprégner, humer le monde. Marcher encore jusqu’à l’oiseau étincelle, l’oiseau jaune dans les sous-bois qui lance un cri pour m’avertir. Le moment est venu de faire une pause alors surgit devant mon nez un écriteau de bois : « dolmen du Joncas ».  


Sourire. Passer la clôture, suivre le petit sentier de terre rouge, atteindre le monticule, le bosquet sacré de cornouillers. S’imprégner de beauté. Au centre, le large dolmen, mémoire minérale. Je pose mon sac, m’étend sur la pierre plate, ferme les yeux. Picotements dans les bras, corps entier envahi, l’énergie dont j’ai besoin, connectée à la source immémoriale. Puiser la force, mater éternelle, renouer le lien, me faire du bien, loin des hommes. Je suis sauvage.
 

Je suis …

Sérénité, simplicité, unité.


Il fait chaud, je suis au cœur,


Jardin du causse ou d’ailleurs, à ma place.

 

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11/10/2010

CHRONIQUES DU HAMAC, 2008

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Photographies de l'auteur
Préambule de Michel Host

96 pages,  14€ (+ port)


 

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Édité et imprimé par l’auteur
Sur papier 100 gr calcaire
Couverture 250 gr calcaire
100 % recyclé

Dépôt légal : septembre 2008
Réédition de mars 2010

  

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Préambule

(extraits)



*



« hamac hamac

        haut lieu de méditation…
»

C.G.



L’écriture est le chemin qui me conduit aux hommes.  Je comprends mieux ce
qu’ils écrivent que ce qu’ils disent.


C.G.



     Avoir dit une première fois mon admiration absolue pour la poésie de
Cathy Garcia, était sans doute on ne peut plus naturel : sous le choc de la
lecture de Salines, dans l’émotion de la découverte de sa façon de dire l’être
au monde, si proche de mon sentiment profond, dans la grâce et la violence
alternées d’un ruisseau des sous-bois que l’ondée peut changer en torrent,
pouvais-je ne pas vibrer ? Mais par ailleurs m’étais-je assez contenu comme
il se doit dans une première approche ?  Avais-je pris une suffisante
distance de vision ? Avais-je bien chaussé mes lunettes objectivantes ?

     J’avoue que non… j’avoue que je vais récidiver, me laisser emporter par
cet élan d’empathie profonde où je me plais bien mieux que dans la réticence
et la contorsion critiques. Et pourquoi, en fait, ferais-je la fine bouche à
lire et relire ces Chroniques du hamac, où Cathy Garcia confirme ce qui est
mieux que son talent, une touche reconnaissable comme la possède un peintre,
la sonorité singulière de son orchestre de chambre, son intelligence des
choses passée au crible d’une sensibilité fine mais dépourvue de toute
afféterie, sa sensibilité toute tendue vers la connaissance de soi-même et
du monde, et se mesurant à soi dans cette quête essentielle comme l’athlète
garde mesure dans son effort pour aller loin, pour ne pas s’épuiser avant la
fin de la course. Tout cela, comme l’évidence même de la lumière et de l’ombre,
traverse ces Chroniques du hamac à la manière de l’éclair blessant le ciel
avant de lui rendre son bleu pur, ses nuages, sa paix douce, ou de le
plonger dans la tourmente et l’ombre.

     Cette poésie est juste. Je veux dire que dans chacun de ses « sujets »
et registres, elle ne quitte jamais son cap ni ne dérape dans la fausse note
et l’inaudible, dans cet illisible que, sous les formes de l’hermétisme du
moi envahissant, de l’obscurité et de l’abstraction recherchées pour
elles-mêmes, lui ont donné la plupart des faux poètes et vrais cuistres de
la seconde moitié du XXe siècle.



(…)     C’est ce que j’appelle une poésie « juste ». Juste dans sa cohérence
profonde, juste par la lecture loyale (originelle, sans calculs de pôôhèèète
!) qu’elle propose d’elle-même.

     Vouant, comme dans Salines, un culte ouvert, solaire à la célébration
des sens et du monde, ces Chroniques cependant rendent un dû plus marqué,
non pas à l’inquiétude de l’être jeté dans le temps et l’espace, mais à l’humain
et à son indéchiffrable trajectoire, à cette si difficile confrontation de l’homme
avec lui-même, face à lui-même ou à l’autre.

(…)

     Poésie juste, disais-je… Poésie d’un sens total, pourrais-je dire aussi
bien, qui n’envisage pas le « moi » sans le « toi », sans le  « lui » ni le
« elle »…  Ni les hommes sans le monde, sans les formes du monde…  Ni l’inhumain
sans le souhait de l’humain… Y aurait-il, s’il en était autrement, cette
conscience d’un « ordre antédiluvien », ce désir du retour à « un immense
jardin », tout ce que je lis comme haute cohérence du Poème.

      Ce Poème qu’entreprend d’écrire Cathy Garcia n’est ni de contingence,
ni de circonstance. Il est grand comme sa vie. Il va comme elle marche, il
avance dans ses pas.



Michel Host

16 / IV / 2008

 

 

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Chroniques du hamac, par JL Millet http://evazine.com/

Art de lettres, art de l’être ?
 
D’entre deux chênes de Létou sort l’Universel par le miracle d’un hamac filet orange vif.
 
Hamac moyen de transports, comme l’on dirait transports amoureux car tout ici est cris du corps et du cœur…
 
Hamac bouée ou amer selon les conditions de navigation sur la mer intérieure…
 
Hamac huis sur l’ailleurs, une manière de stargate ou de machine à remonter – et descendre – le temps, mais ici nulle ufologie, nulle fiction scientiste, juste le vrai …
 
Hamac matrice enfin et surtout peut-être, car lieu de retour intra-utérin de l’enfant vers la mère,
la génitrice certes pour mieux en exorciser le souvenir, mais surtout – oh ! oui - pour revenir au Père trop tôt disparu, dans l’espoir d’une re-naissance…
mais aussi, et là, d’évidence,
la Mère Nature dans un besoin viscéral, vital de fusion chamanique…
 
On retrouve ainsi dans les Chroniques du Hamac les trois voies chères à Cathy Garcia, tressées, indémêlables : 
·        la relation à soi et aux autres,
·        la relation à la déshérence du monde contemporain et
·        la relation à l’Univers.
 
Voies de méditation, de progression, d‘amélioration,  pour une marche toujours douloureuse mais aujourd’hui assagie             vers le bonheur, simplement.
 
Et, prodige (?) , il sort du hamac de la ‘’femme-chamane’’ une poésie vive et belle comme un rai de lumière sorti d’entre des feuilles aux couleurs de l’automne, poésie douce ou piquante, rêveuse ou coléreuse, toujours humaine, dans une langue limpide.
 
Amas cordés du quotidien, Hamac hors des sentiers courus, Âme accordée à la vraie vie
 
jlmi  septembre 2008
 

 

 

 

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Chroniques du hamac a été présenté le mardi 16 septembre 2008 à 20h30

au Garage Donadieu à Cahors par Les Orteils papillons


Dans un décor de hamacs, une lecture en suspension…


 

Nouvelle Histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin, 2008

   

 

 

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La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin commence où s’achève la version que nous connaissons tous : 

 

« et au petit matin, le loup la mangea »…

 

Et bien dans la nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, au petit matin, le loup ne la mange point.


Un conte pour les petits mais beaucoup pour les grands...


Illustration couverture © Michelle Martinelli
Edité et imprimé par l’auteur sur papier 100 % recyclé
16 pages
Ed. à Tire d’Ailes (autoédition) 2008


Extrait :

 

 

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Les saisons s’enchaînent, l’hiver est presque doux. Il y a toujours dans une vallée ou une autre, une petite maison vide, une bergerie qui ne demande qu’à être réchauffée par un bon feu.Le bois, la nourriture, quelques couvertures et le gîte, ne sont pas difficiles à trouver pour qui a peu de besoins et beaucoup de temps à offrir. Il y a toujours quelqu’un à qui donner un coup de main et qui ne rechigne pas à partager sa table.

 

Le vieux Seguin invente de jolies histoires pour ses hôtes, en assurant que c’est la Blanchette qui les lui raconte, celle-ci acquiesce, ce qui fait beaucoup rire les enfants. Il compose de belles mélodies, de celles qui vous remuent tout en dedans et parfois la Blanchette l’accompagne de doux bêlements.

 

On les invite aux mariages, aux baptêmes, à toutes les fêtes de village et même une fois pour un enterrement. Celui d’un jeune Rom fauché par la maladie et pour qui les violons ont fait pleurer les roulottes des jours et des nuits entières. C’est avec eux qu’il s’entend le mieux, les gens du voyage. Il apprend à les connaître et ils le respectent parce qu’il aime la musique et parce que, comme eux, il est fils du vent. Il ne s’arrête que pour mieux repartir.

 

Monsieur Seguin ne parle jamais de son passé à la ville, il semble l’avoir oublié.

 

Et la vie s’écoule, pleine et ronde, comme la lune.



30/09/2010

LES ANNÉES CHIENNES, 2007

Cathy Garcia

LES ANNÉES CHIENNES

1989 – 1997

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série autodigestion 

 

Illustrations originales de Marie Bouchet
mabouh@gmail.com 

 

Poèmes de jeunesse (1989 – 1997).

Poèmes naïfs, maladroits, même si un peu retravaillés, alors pourquoi les publier ?
 
Sans doute la réponse la plus approchante serait celle-ci : auto-digestion.
 
Sortir Les années chiennes, pour digérer mes 20 ans…
Ce qui alors était sombre est aujourd’hui totalement saturé de noir. Conséquence logique d’une volonté qui ne devrait pas nous échapper….
 
Vos enfants ont 20 ans, s’habillent de noir, dépriment, s’abîment, se droguent et vous ne les comprenez pas ?
 
Les jeunes sont le symptôme des sociétés et leurs élans hélas, sont si facilement manipulables.
 
Une jeunesse suicidaire reflète une société suicidaire, celle qui deale en toute légalité un arsenal d’anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et poisons en tout genre censés nous aider à vivre…
 
Une jeunesse violente, délinquante est le symptôme d’une société violente et délinquante.
 
Aujourd’hui être violent et délinquant en affaire cela s’appelle être compétitif. Être violent et délinquant à l’échelle d’un Etat, cela s’appelle défendre la démocratie.
 
La violence et la délinquance dans la rue, moi j’appelle ça une jeunesse en détresse. Parfois c’est un peuple tout entier qui devient violent et délinquant. Et ça s’appelle une révolution. 
 
Alors oui, voilà des poèmes de mes vingt ans, des poèmes qui n’ont rien de révolutionnaire mais que je voudrais présenter simplement comme un hommage à la fragilité.
 
Un hommage à chaque nouvelle génération trahie dans ses plus beaux élans et sacrifiée sur l’autel mercantile.
 
Je dédie Les années chiennes à la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, puissent vos élans nous conduire vers des jours meilleurs.
 
 
CG, le 21 novembre 2006

 

 

Aliénée
 
Seule et froide
dans la nuit cloîtrée,
murs glacés qui brillent,
miroirs où pleurent
mes reflets.
 
Comment tirer du puits
mon profond désespoir ?
 
Mes pauvres mains
se tordent,
se nouent,
se dénouent,
 
comme des cordes
autour du cou
avec de tristes doigts
qui mordent
 
 
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Le sage sourit, faut bien que jeunesse se passe…
Mais oui mais voilà, ça ne passe pas !
Alors humaine puisque que derrière les mots
il y a le cœur qui cogne,
derrière la plume il y a la main,
tendue, offerte, griffue peut-être.
(…)
Juste un tatouage au bras du néant
.
CG 
 
 
 
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LES ANNEES CHIENNES 
Ed. à tire d'ailes (autoédition), 2007
50 pages, imprimé sur papier 115 gr recyclé,
Illustrations originales nb de Marie Bouchet
10
 
Pour le commander, envoyez-moi un mail. Merci.
 
Port : 1,50
 
 
 
 
 
 
 
Ce qu'ils en disent :
 
 
Reçues droit au cœur, quelque part ou une sorte de langueur vous interpelle, vous rappelle des souvenirs ici exprimés par la magie de la poésie. Poésie fluide et musicale, lue et relue avec plaisir. Poésie d'une jeunesse déjà dans sa maturité. Poésie accessible, sans accessoires, sans l'artifice de facilités hermétiques pour masquer l'inexprimable. La poésie comme je l'aime.

Gérard Lacoste, Toulouse, avril 2007

 

 

 

 ***


  Michel Host :


Petite lettre à Cathy Garcia

Ou quelques Improvisations de critique littéraire hostienne

 

Il m’est arrivé de jouer au critique littéraire

Elle était sérieusement ennuyeuse cette prose-là

De sorte que je n’aime plus ça

En cet an de disgrâce 2007

 

Voici une autre cadence pour la

Découverte de l’autre et du même,

Celle / Celui qu’on laissa derrière soi

Au cours de nos « années chiennes »

 

Dire que vous sortiez de l’enfance en 97

Vous dites « jeunesse » pour jouer à la femme

Je crois

Comme le garçon joue à l’homme

 

Vous aviez conscience d’être d’une « génération trahie »

Moi pas

Déjà le « mercantile » vous assommait

Je n’en étais pas là, trop jeune homme

Immature garçon

Vous saviez rendre « hommage à la fragilité »

Je n’en étais qu’à la force bête du petit mâle,

Mais peut-être comme à moi

Vous arrivait-il de vous croire invulnérable

 

Dans ces années écrites par vous j’ai trouvé

L’inquiétude centrale et son reflet

Des naïvetés sans doute mais aussi

La promesse que dénoncent les mots

Le sensible et le beau

Le sensible et le laid

Une crainte un espoir dans l’AUTOPSIE du monde

Et de soi

 

(...)


 

Je vais direct à BEAUTÉ CRUE

J’y trouve simplicité et force

Plénitude de l’expression

Comme vous « je voudrais voir le monde / les yeux clos /

Charme / souffle / qui ne dit mot… »

Je le vois parfois

Vous avez dû le voir, et « la beauté noire… qui… »

Et surtout

Je voudrais

Les traits

De vérité

À savoir,

Je voudrais les avoir écrits, ces trois vers-là !

 

(...)


Michel Host, Pimelles, le 17 juin 07
 
  
 
 ***
  
 
   Les années chiennes lues par JL Millet – 10 mai 2008

@ Les Années Chiennes

 Publication récente d’un passé saltimbanque.

Itinerrances de jeunesse. Fille-insecte sortie de son cocon pour se heurter aux planes parois de verre du tunnel douloureux de la vie.

Tête prise dans les rets des désirs dits inavouables, avoués, clamés, revendiqués jusqu’à l’auto-digestion, porte de l’éclosion de la ‘’tête vide’’ dans l’ici et maintenant.

 

JL Millet http://www.zen-evasion.com/