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22/03/2020

TOI MON AUTRE

 

Toi mon autre 22 x 46.jpg

Toi mon autre, 2018

 

 

 

Toi mon autre

Ma sœur mon frère

Mon étranger

 

 

 Si semblable

Si différent(e)

Toi

Adoré(e)

Maudit (e)

Cherché(e)

Nié(e)

Toi

L’espéré(e)

 

 

Sans un passage

Entre toi et moi

Je ne peux vivre

 

 

Sans toi l’autre

Je ne peux exister

Sans vous autres

 

 

Vous autres

Qui me sortez de gré ou de force

De ma solitude de mon ignorance

De mon clan ma tribu mes préjugés

Ma présumée identité

 

 

Je ne peux vivre

Sans vos mains vos sourires vos musiques

Chaque objet que je touche

Porte votre empreinte

Vous autres, les autres

 

 

Contre vous souvent je me cogne

Et dans vos filets se prennent

Tous mes espoirs

Mes manques

Mes craintes

 

 

Mais sans vous comment saurais-je

L’amour le rire l’entraide

Un peu de cette précieuse chaleur humaine ?

 

 

De chacune de nos rencontres

J’apprends

 

Et avec toi

Et avec elle

Et avec lui

Avec elle

Avec lui

Avec eux

 

 

Diamant aux mille facettes

Lotus aux mille pétales

Trésor de nos différences

 

Nous devenons

Nous

 

 

Nos sourires

Nos mains

Autour d’un verre

D’un moment

Un silence

Un rêve

Une vie

Partagés

 

 

Nous toi moi eux

Autres et si pareils pourtant

 

Même chair

Même sang

Même cœur battant

Sur cette unique terre

 

Ensemble

 

 

Cathy Garcia Canalès, 2008

 

 

 

19/03/2020

Le jardinier brun (Amblyornis inornata) - Papouasie occidentale

Le jardinier brun.jpg

 

 

Le jardinier brun 0.jpg

 

Le jardinier brun 2.jpg

photo : Jan "Canned Yams"

 

 

 

 

 

05/03/2020

De tous les exils

 

Je ne suis pas d’ici
pas plus que d’ailleurs
dans mes veines
coule le sang de l’exil
de tous les exils
et la grave beauté
des cœurs déchirés
je ne suis pas d’ici
mais je suis là
partout
où reposent mes pieds
je suis là
partout où je marche
pas après pas
je suis là
et j’ai dans le cœur
une musique qui n’est pas d’ici
pas plus que d’ailleurs
mais que tous peuvent reconnaître
la musique de l’exil
de tous les exils
 

écrit ce jour, 5 mars 2020

cathy garcia canalès

 

 

 

22/02/2020

Cathy Garcia Canalès - Tableau

 

 

 

"Tableau" est un poème extrait de mon livre d'artiste  intitulé "Au fond du tiroir", un ensemble de poèmes écrits entre 1995 et 2004 et d'illustrations faites de collages, encre, aquarelle, pastels... , dans un album photo détourné à cet effet. Une pièce unique réalisée en 2012. Le poème est ici improvisé en version chantée par moi-même pour le simple plaisir de l'expérience. L'illustration est une des pages du livre.

 

En voir plus :

http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2012/11/27/livr...

 

 

 

 

 

21/02/2020

"Story of Flowers" par Katie Scott et James Paulley sous la direction d'Azuma Makoto

 

 

 

 

18/02/2020

Cathy Garcia Canalès - Rouge vif (nouvelle)

 

Écrite au milieu des années 90, retravaillée depuis de temps en temps, Rouge vif est ma première tentative d'écriture de nouvelle, lue ici par moi-même, soit une première tentative de lecture aussi de texte long. J'ai emprunté le tableau à l'artiste peintre Nathalie Deshairs, il s'intitule La robe de Circé.

 

 

07/01/2020

Lucien Ghomri

Lucien Ghomri n.jpg

 



La panthère noire

Une rose lueur s'épand par les nuées ;
L'horizon se dentelle, à l'Est, d'un vif éclair ;
Et le collier nocturne, en perles dénouées,
S'égrène et tombe dans la mer.

Toute une part du ciel se vêt de molles flammes
Qu'il agrafe à son faîte étincelant et bleu.
Un pan traîne et rougit l'émeraude des lames
D'une pluie aux gouttes de feu.

Des bambous éveillés où le vent bat des ailes,
Des letchis au fruit pourpre et des cannelliers
Pétille la rosée en gerbes d'étincelles,
Montent des bruits frais, par milliers.

Et des monts et des bois, des fleurs, des hautes mousses,
Dans l'air tiède et subtil, brusquement dilaté,
S'épanouit un flot d'odeurs fortes et douces,
Plein de fièvre et de volupté.

Par les sentiers perdus au creux des forêts vierges
Où l'herbe épaisse fume au soleil du matin ;
Le long des cours d'eau vive encaissés dans leurs berges,
Sous de verts arceaux de rotin ;

La reine de Java, la noire chasseresse,
Avec l'aube, revient au gîte où ses petits
Parmi les os luisants miaulent de détresse,
Les uns sous les autres blottis.

Inquiète, les yeux aigus comme des flèches,
Elle ondule, épiant l'ombre des rameaux lourds.
Quelques taches de sang, éparses, toutes fraîches,
Mouillent sa robe de velours.

Elle traîne après elle un reste de sa chasse,
Un quartier du beau cerf qu'elle a mangé la nuit ;
Et sur la mousse en fleur une effroyable trace
Rouge, et chaude encore, la suit.

Autour, les papillons et les fauves abeilles
Effleurent à l'envi son dos souple du vol ;
Les feuillages joyeux, de leurs mille corbeilles ;
Sur ses pas parfument le sol.

Le python, du milieu d'un cactus écarlate,
Déroule son écaille, et, curieux témoin,
Par-dessus les buissons dressant sa tête plate,
La regarde passer de loin.

Sous la haute fougère elle glisse en silence,
Parmi les troncs moussus s'enfonce et disparaît.
Les bruits cessent, l'air brûle, et la lumière immense
Endort le ciel et la forêt.

 

Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894)

 

 

 

 

05/01/2020

Les années chiennes (extraits) par Ana Minski

 

un magnifique cadeau d'Ana Minski !

http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2014/10/20/les-...

 

 

 

 

 

24/12/2019

André Velter - Sentiers et secrets

 

 

 

 

22/12/2019

JOYEUX SOLSTICE !

photofunky.gif

 

 

 

06/11/2019

Guénane - DUENDE

Philomena Famulok Holes ©.jpg

Philomena Famulok Holes ©

 

 

Un bourg blanc andalou  enroulé sur sa colline  replié sur son intimité

sous un abri de bus  un fil de femme 

elle a perdu sa chair  son âge  son nord

en elle s’entrechoquent les cailloux de la misère

de sa voix s’échappent des flots de caillasse

elle veut nous écorcher

elle ne sait plus se taire

 

«... N’attendez  pas que je mendie

n’attendez pas que j’implore

ni Dieu ni Allah ni personne

je refuse de m’agenouiller

je suis née pour chanter pas pour supplier… »

 

De cette râpe  brusque  un chant monte

gestes innés   de sa maigre jupe noire

s’envolent d’invisibles volants rouges

elle se cambre  relève une traîne mystérieuse

son talon carré vire  cogne le carrelage

elle ramène un châle insaisissable

le feu de son âme s’anime

 

« Tant pis si mes mots vous dérangent

je n’ai pas appris à sourire

je n’ai que ma voix sur terre

tant pis si je meurs dans l’heure

jusqu’au bout je chanterai

tant que je chante je respire

critiquez ma manière de vivre

toutes mes manières

ma manière à moi c’est chanter

et mon chant hurlera tant que me restera une goutte de sang... »

 

Droite devant moi elle s’arrête  sonde mon regard noyé

les derniers graviers de sa voix déboulent

« Plus je suis près de toi et moins tu me vois ! »

 

Derrière elle le mur crache « Turismo es Miseria »

 

Federico García Lorca n’aurait pas renié l’instant

ce duende moribond s’évadant encore

pour me river à mon banc

 

Flamenco fusion  que tes paumes éclatent !

Inconnue de la rue plantée dans cette page

chante  danse tes nœuds  élève-toi  émerveille-moi

que monte et s’impose l’instant de grâce !

Le duende sort de ta voix sort de ton corps

 

Ressentir

laisser voler le duende

l’intraduisible a trop à dire

il hurle  gémit  son frisson pique

Flamenco

entrer dans une âme n’entre pas dans les mots.

 

  

                                                                 Guénane

 

 

                                      pour toi MC García Canalès

                                      toi qui hurleras  toi qui rêveras

                                      tant que te restera une goutte de sang.

 

 

 

 

 

 

21/06/2019

Murièle Modély interprétée par Lionel Mazari

 

Texte : Murièle Modély
Interprétation et improvisation guitare : Lionel Mazari
Photo : Francesca Woodman

 

textes publiés sur le blog de JL Millet "Au hasard des connivences" :

http://auhasarddeconnivences.eklablog.com/l-oeil-la-plume...

 

 

 

 

27/05/2019

Thiago De Mello

 

Article 1.

Il est décrété que maintenant la vérité existe,

que maintenant la vie existe
et que la main dans la main
nous travaillerons tous pour la vraie vie

Article 2.

Il est décrété que tous les jours de la semaine,
y compris les mardis les plus gris,
ont le droit de devenir des matins de dimanche.

Article 3.

Il est décrété qu'à partir de cet instant,
il y aura des tournesols à toutes les fenêtres
et que les tournesols auront le droit
de s'ouvrir dans l'ombre ;
et que les fenêtres doivent rester, toute la journée
ouvertes sur le vert où grandit l'espérance.

Article 4.

Il est décrété que l'homme
n'aura plus jamais à
douter de l'homme
Que l'homme fera confiance à l'homme
comme le palmier fait confiance au vent,
comme le vent fait confiance à l'air,
et comme l'air fait confiance au champ bleu du ciel.

Paragraphe unique
L'homme fera confiance à l'homme
comme l'enfant fait confiance à un autre enfant

Article 5.

Il est décrété que les hommes
sont libérés du joug du mensonge.
Qu'ils n'auront plus jamais besoin
de la cuirasse du silence
ni de l'armure des mots.
L'homme se mettra à table
le regard limpide
parce que la vérité sera servie
avant le dessert.

Article 6.

Est instauré pour dix siècles
le rêve du prophète Isaïe, réalisé :
le loup et l'agneau paîtront ensemble
et ce qu'ils mangeront aura le même goût d'aurore

Article 7.

Par décret irrévocable est instauré
le royaume permanent de la justice et de la clarté
et la joie sera un drapeau généreux
qui pour toujours flottera dans l'âme du peuple.

Article 8.

Il est décrété que la plus grande douleur
a toujours été et sera toujours
de ne pas pouvoir donner son amour à qui l'on aime
parce que c'est l'eau
qui donne à la plante le miracle de la fleur.

Article 9.

Il est permis que le pain de chaque jour
ait pour l'homme la marque de sa sueur.
Mais qu'il ait toujours, et surtout
la chaude chaleur de la tendresse.

Article10.

Est permis à n'importe qui,
à n'importe quelle heure de la vie,
le port du costume blanc

Article 11.

Il est décrété, par définition
que l'homme est un animal qui aime
et c'est pour cela qu'il est beau
beaucoup plus beau que l'étoile du matin

Article 12.

Nous décrétons que rien ne sera ni obligatoire ni interdit
Tout sera permis
et surtout de jouer avec les rhinocéros
et de se promener par un bel après midi
avec un immense bégonia à la boutonnière

Paragraphe unique
Il n'y a qu'une chose qui soit interdite
faire l'amour sans amour

Article 13.

il est décrété que l'argent
ne pourra plus jamais acheter
le soleil des matins à venir.
Banni du grand coffre de la peur
l'argent se transformera en une épée fraternelle
qui défendra le droit de chanter
et la fête du jour qui est arrivé.

Article final.

Est interdit l'usage du mot liberté,
lequel sera supprimé des dictionnaires
et du marécage trompeur des bouches.
À partir de cet instant
la liberté sera quelque chose de vivant et transparent
comme un feu, comme un fleuve,
ou comme la semence du blé,
et sa demeure sera toujours
le cœur de l'homme.

 

 

 

 

24/05/2019

Gitana - Cathy Garcia Canalès

 

 

Poèmes interprétés par Lionel Mazari.
© Textes : Cathy Garcia Canalès
© Image : Tableau de Fabien Pérez

 

 

 

 

 

 

11/01/2019

Un petit tour sur Mars ?

 

Ce film, basé sur des images prises par Mars Express de l’ESA, met en lumière le Mawrth Vallis, un canal de sortie de 600 km de long et 2 km de profondeur à la limite des hautes terres du sud et des basses terres de Mars.