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24/02/2017

Vient de paraître : Le vin des crapauds - Saïd MOHAMED, Bob De GROOF (linogravures),

aux Ed. des Carnets du Dessert de Lune 

poésie, février 2017

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70 pages (carré, collé) 19 x 29 cm, 18 €



Préface :



Pas dit qu’on en boirait de ce vin là, mais on a bien envie d’en savoir plus, alors on ouvre la bouteille… Et d’entrée, c’est l’uppercut, un relent d’enfance qui marche au pas et de pourriture tranquille… Et on sait très vite que oui, nous allons boire tout notre saoul, parce que voici venu l’heure du néant, et Saïd Mohamed en dix lignes nous crache le portrait du monde et ses victoires qui ne sont que défaites/Des noces d’étreintes de sang et de merde.
Un uppercut crescendo, et on n’en sort pas indemne.
Le vin des crapauds a vieilli pendant 21 ans dans la cave du poète, et il a le goût acide d’un mauvais vin nouveau, sans doute parce que le malheur, la violence, la bêtise, l’ignorance, les injustices, sont toujours les mêmes, en grappes lourdes, noires, amères, toujours plus grosses et grasses.
Nous récoltons sur nos mains le sang de nos enfants,
Tandis que nos maitres boivent le divin nectar
Des bénéfices de cette boue pétrie aux alliances vénales
Le poème ici fait sauter le bouchon de la bouteille, celle du vin des fous, du vin des nausées, du vin dont s’enivrent ceux qui ont trop vu œuvrer les bouchers adulés par un bétail sans mémoire. Il ne s’adresse même plus à ceux-là mais à l’acier lui-même, non sans ironie.
Bel acier cherche ta voie dans les entrailles,
La viande chaude et le sang doux.
Couvre-toi de gloire, bel acier.
Le vin des crapauds, pauvres crapauds, c’est pour trinquer et vomir à tous les morts pour rien, qui pavent les siècles de leurs chairs pourries.
Je voulais du vin et du silence, dit le poète, mais puisqu’il faut supporter le vain des maux, voilà le vin des mots rances.
Il faut le boire, comme on dit, jusqu’à la lie et faire la nique d’un rire sans dents aux horreurs, car du poète c'est le lot que de la guerre/ devoir encore extraire l'or de l'amour, nommer l’innommable et égrener les mots magiques, envers et contre, envers et contre… Des cendres de l’espoir, on peut toujours tracer des signes. Vraiment ?
Le poète ici, dérisoire manchot face à un énième tsunami de ténèbres, s’écroule de lui-même.
Je ne suis pas ignoble, j'ai honte de vivre.


© Cathy Garcia, le 9 novembre 2017

 



Postface: 


Le vin des crapauds a été écrit en grande partie pendant la première guerre d’Irak, de 1990-91 Certains de ces textes ont été publiés dans la revue Kitoko Jungle Magazine de Guido Kuyl en Belgique, avec des dessins de Bob De Groof. Ensuite, Jacques Morin en a fait en 1995 un numéro de Polder avec des dessins de Fatmir Limani qui publiait lui aussi dans Kitoko. Que Jacmo soit ici remercié.
Devant les événements récents et ceux à venir provoqués par ce Nouvel Ordre Mondial, comme il a été qualifié, et qui a désigné l’Axe du Mal, les Bons et les Méchants. Ce qui n’est rien d’autre qu’un plan pour détruire les vieilles civilisations en les assujettissant mieux aux lois du marché. Construire du nouveau, sur les cendres de l’ancien qui obéit mieux à son maître. Il m’est apparu essentiel de republier l’ensemble de ces textes qui ont été retravaillés et auxquels des nouveaux poèmes sont venus s’ajouter, dont certains ont été publiés par Alain Boudet sur la Toile de l’un.
Bob De Groof, à qui j’ai fait part de mon projet, a tout de suite accepté de s’y investir et pendant un an il a travaillé à la gouge sur les grandes plaques de linogravure. Un tirage de tête sur velin d’Arches et au format 50 x 65 cm en a été fait à vingt exemplaires sur BFK Rives 250 grammes dans l’atelier à Fleur de Pierre par l’ami Étienne de Champfleury sur sa presse Marinoni Voiron de 1912.
Jean-Louis Massot des Carnets du Dessert de Lune qui me publie depuis Souffles en 2006 en fait ici une nouvelle édition. La maquette est de Morgane Pambrun typographe tombée dans les lettres dès sa plus tendre enfance et ensuite formée à l’école Estienne. Des expositions des 14 linogravures sont prévues dans diverses galeries à Paris, Bruxelles, Düsseldorf.
Ces textes et ces dessins sont notre façon de dire « Non à l’horreur ! »


Les auteurs :


Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, enseignant à l’école Estienne. A aussi publié en poésie au Dé bleu et à Décharge dans la collection Polder, aux éditions Tarabuste.
Il a obtenu le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes, le prix CoPo pour l’éponge des mots en 2014. Boursier du CNL en 2015. Son blog : http://ressacs.hautetfort.com


Bob De Groof est peintre, collagiste, graveur-imprimeur, et photographe. Il a fait des assemblages, installations, du street art et a sculpté des totems.
Des expositions de ses œuvres ont eu lieu en Belgique, France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis. À travers les années, il a exposé une quarantaine de fois individuellement et a participé à une cinquantaine d’expositions de groupe. Ses travaux se trouvent entres autres dans des collections de pays aussi divers que les États-Unis, la Russie et le Maroc.
Faisant la connaissance de Saïd Mohamed pendant leur collaboration respective au fanzine KITOKO JUNGLE MAGAZINE, plus récemment ils ont décidé de réaliser un vieux rêve : la réédition et illustration du poème apocalyptique « Le Vin des Crapauds » écrit par Saïd.
Son site : http://www.bobdegroof.eu/tekst/engels/welkom.htm

 

Pour passer commande :

http://www.dessertdelune.be/store/p826/Le_vin_des_crapaud...

 

 

 

 

 

10:12 Publié dans RENCONTRES | Lien permanent | Commentaires (0)

03/02/2017

Guest Star 21 du Tréponème Bleu Pâle

 

Un grand MERCI au Tréponème Bleu Pâle qui m'a désignée

"GUEST STAR N°21"

et à Léon Cobra qui a eu pour cela la curiosité et la patience

de fouiner dans mes univers

http://leoncobra.canalblog.com/archives/2017/02/02/348826...

 

Le Tréponème Bleu Pâle/ poésie underground humeurs froides agit pop collages & détournements d'images nouvelles presse // BD Peinture ARCHIVES Photos Nostalgie Papivore Musiques

 

 

 

 
 

 

 

 

18/09/2016

Le marcheur - Cathy Garcia-Canalès

 

Poème tiré d'Ailleurs simple (Nouveaux délits éd. 2012)

Interprétation et environnement sonore de Lionel Mazari

 

 

 

 

08/09/2016

Vue et lue par Jean-Louis Clarac

 

Cette présentation figure dans Vibrations en partage - Les Moments Poétiques d'Aurillac (2006-2013) - édité en 2014 par La Porte des Poètes et le Théâtre d'Aurillac.

voir ici : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2014/03/12/vien...

 

Moments poétiques où j'avais eu le plaisir d'être invitée, en compagnie de Georges Cathalo, en janvier 2011. Une présentation plus que flatteuse, fallait bien deux ans pour oser la montrer ici.

 

Pour lire, cliquez sur l'image :

Article présentation vibrations en partage.jpg

 

deux petites rectification/précision, la première citation est tirée des Chroniques du hamac (autoédition 2008) et non de Mystica perdita et Le poulpe et la pulpe et Trans(e)création sont un seul et même recueil (publié une première fois chez DLC sous le titre un peu long de Trans(e)création ou l'art de sabrer le poulpe et la pulpe, puis chez Cardère en 2010 (DLC ayant plié bagage), sous le titre simplifié Le poulpe et la pulpe).

 

 

07/12/2014

Max Pons et La Barbacane

Publié le 07/12/2014 à 03:50

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/07/2006303-cinqua...

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Max Pons lors de la remise du Grand Prix de Poésie de la Société des Gens de Lettres à l'hôtel de Massa à Paris./ Photo DDM repro
                            

On ne présente pas Max Pons. Tout le monde connaît celui qui a été, pendant des décennies, le guide conférencier emblématique du château de Bonaguil. Mais ce que beaucoup, peut-être, connaissent moins est le passionné de poésie et le poète qui a obtenu, en 2011, le «Grand Prix de poésie de la Société des gens de lettres» dont il est par ailleurs sociétaire. Cet amour de la poésie l'a amené à créer «La Barbacane», dont nous fêtons les 50 ans, une revue qui a pour objectif de faire connaître de nouveaux talents. Nous avons rencontré Max Pons pour en savoir plus.

Comment est née «La Barbacane» ?

Nous étions au restaurant «Le Ménestrel» de Georgette et Roger Arnould, où j'ai passé des centaines d'heures, et nous étions quatre à table avec Jean Follain, notamment. Tout d'un coup je lui dis : «Jean, je crois que je vais créer une revue.» Je cherchais un nom depuis déjà quelque temps, je voulais quelque chose à consonance médiévale et un peu étrange pour le commun des mortels. Et il me dit : «Comment l'appellerez-vous ?» et je m'entends répondre : «la Barbacane.» Il me dit : «Excellent !» Il y avait trois semaines que je cherchais et c'est très curieux car je n'y pense qu'à cette seconde précise de la question, alors que tous les jours, j'avais une barbacane, celle de Bonaguil, sous les yeux.

Comment sélectionnez-vous les textes publiés ?

Avec des amis nous constituons un comité de lecture. Seule est prise en compte la qualité des textes. Mais souvent je ne peux pas les publier par manque de moyens. Il faut trouver des subventions car la poésie se vend très peu. Tout a marché grâce au bénévolat sinon l'aventure aurait été impossible.

Où en est la Barbacane aujourd'hui ?

Aujourd'hui c'est une glorieuse épave. Glorieuse, et c'est son grand triomphe, car elle est devenue mythique. J'ai quelques dizaines d'abonnés, pas quelques centaines et il devient de plus en plus difficile de joindre les deux bouts. Alors j'en donne davantage que je n'en vends. Mais j'ai voulu maintenir la haute qualité papier et une centaine d'exemplaires sont tirés sur papier Arches. Selon les spécificités du texte je choisis tel ou tel type de papier et telle ou telle typographie. Cependant j'ai toujours voulu qu'un ouvrier puisse acheter un numéro de la Barbacane et j'ai maintenu un prix abordable.

Comment voyez-vous l'avenir de votre revue ?

À moment donné, mon fils Stéphane s'en était bien occupé. Peut-être qu'un jour, il prendra la suite. Il lit beaucoup et il écrit également mais je ne veux le forcer en rien. Si la Barbacane doit avoir un avenir ce sera celui qu'une nouvelle génération de lecteurs lui donnera. En ce qui me concerne j'espère connaître le numéro 100 !

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18/09/2014

Festival de Lectures et Poésie à Maurs (15)

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J'ai le plaisir d'aller y faire l'auteur

avec mes bouquins  et d'y exposer des gribouglyphes... 

mais aussi la revue et les publications de Nouveaux Délits.

Rendez-vous samedi après-midi au salon ?

 

 

Renseignements :
Les Encantades, Pradeyrols, 15600 Boisset
Contacts : 06 79 61 65 06 (Luc Guérant)
06 29 91 50 57/ 04 71 45 10 75 (Arnaud Péan)
encantades@free.fr

 

 

13:29 Publié dans RENCONTRES | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2014

LES RENCONTRES de MAYRINHAC LENTOUR, 19 & 20 juillet 2014

 

Vous pourrez me retrouver avec mes bouquins et les publications Nouveaux Délits, dimanche après-midi au Jardin des Livres. Dans une ambiance musicale, une rétrospective littéraire en présence d’auteurs invités les années précédentes avec des lectures d’extraits de leurs textes.

 

 

http://www.patrimoine-et-culture.org/Depliant%202.pdf

 

Créée en 2005 par l'Association Patrimoine et Culture, la manifestation annuelle de l'avant-dernier week-end de juillet "Les Rencontres de Mayrinhac-Lentour" a, dès l'origine, souhaité associer les habitants du village à des actions culturelles et artistiques de qualité dans lesquelles, ceux qui le désiraient, pouvaient trouver leur place pour manifester talents et savoir-faire.
Ce temps de partage chaleureux trouve ses points d'ancrage dans les territoires des granges, ateliers, remises, jardins du bourg et la place du village. Expositions, démonstrations, interventions théâtralisées, rencontres d'écrivains, musique de rue...s'associent à deux ou trois soirées, selon les années, qui proposent un spectacle de théâtre, un concert de musique actuelle et une projection cinématographique.
 
 

 

 

23:18 Publié dans RENCONTRES | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2014

A l'ami Pierre Colin, belle route vers Avalon...

 

 

Voyage, vers telle ou telle éternité.
 
  
Perçant et expugeant l’alphabet de la fièvre, craquements, mandibules,

 

Ordre et désordre du chant d’amour,

Goutte à goutte que plume,

Perle à perle que dieux.

 

(…)

 

brûle, ondule, l’œil pullule !

l’à l’endroit, là l’envers, tout est rues d’univers.

Garde l’or. Garde l’œil.

Ce qui vient entre nous sur terre.

Xam ! Xam ! C’est un rêve surnuméraire.

Il fait lèvre. Il fait froid. Sur ta peau d’hortensia.

Dans la rue du vagin, chevelure et brûlure.

O mon corps, loup de joie.

Fais-moi signe dans l’ici-bas.

 

(…)

 

Nous savons témoigner des mots lovés dans

les terriers de chair. Mots désastres du corps perdu.

Mots qui n’ont plus leur place dans la bouche…

 

Nous sommes des brûleurs d’eau froide.

L’aube est sans laisse, et le cœur est immense.

L’âge du monde est notre voie.

 

(…)

 

Le cœur descend de tout, échassiers des chimères.

 

(…)

 

Les mots sont l’océan de nos barques de pierre.

Nous avons mis des siècles à dépouiller la nuit de nos chimères.

 

Car nous avons gagné le droit du large, chacun

Dans son manteau d’écailles et d’horizons.

Chacun dans le gisant des mots, l’étoile au sec.

 

La nuit dort sur le flanc, vieux chien de nos poitrines.

 

(…)

 

Nos mains s’agitent, cages intimes, où sont les anges fous, nos sibylles vaincues. Voyage dans la blancheur du corps, voix délicieuses, premières perce-neiges au-delà du pubis. Premières étoiles sur la peau. Les sexes fusent. Fatigues des maquis de bouches, des jardins sous l’aisselle. Fatigue des parfums en déroute. La perle du matin sur son dernier rivage.

 

(…)

 

Autant de hanches, autant de gorges sur l’horizon. Autant de tailles cernées par l’océan, l’ambre et la pulpe des mots. La mer s’est retirée, découvrant l’étendue de la nuque, les halos de l’échine, la lune attardée des yeux dans les saules. Ce quelque chose qui fait de nous des puits, des corps tourbillonaires dans le chaos des rêves. Ecrire c’était hier, renaître c’était demain. L’océan quelquefois se noie ans nos suaires.

 

(…)

 

Les passereaux emportent les destins, frères aux jabots de feu, fées aux longs yeux d’amantes, pluies sacrées. L’étreinte à l’âge des clavicordes.

 

Chants de nos cygnes intimes, trouvés morts dans l’aurore, quand le ciel lentement se défait de ses linges de femmes sur le seuil.
 
  
  Ce goût de vieux futur dans la bouche indécise.

 

(…)

 

Nous cherchons Aphrodite, elle est dans nos poussières. Sa taille et son nombril, les sources de sa nuque. Le matin n’a plus d’âge, l’oiseau quitte nos laines. Notre étoffe de chair se froisse sur la berge.

 

Nous traquons l’éphémère, le ventre du ciel pur. L’oubli ne nous sied plus. Un jour, nous renaîtrons de ses restes barbares. Rien ne sera trop pur, trop loin, trop improbable.
 
  
  Ce que nous avons fait, nous savons le défaire.



(…)

 

Ecrire est un pays qui n’a plus d’horizon.
 
  
   
 
(…)

 

Tout l’eau n’est que ruine et caresse. Il faut faire allégeance à ces femmes de source et d’estuaire. Il faut plonger en soi dans les vagues et la fièvre des poissons vainqueurs.

 

Tout cela, tu le sais, mais tu nages en eau blême, frère du chêne et du houx. Quand tu es arrivé n’aies pas peur, le rivage est une frontière de soi à soi, laissé dans l’or et l’éblouissement du corps.

 

Après l’amour, nous parlerons. Après l’amour obscur.

 

(…)

 

Tout revient pour germer. Tout revient pour gémir.

 

Le corps enchevêtré du monde est sur nos pas, brûlant ses hanches, mendiant sa nuque, tirant les oripeaux du sexe sur la route. Etreinte aux ailes de grand froid.

 

Peut-être saurons-nous un jour qui est l’âme du bleu ? Des mots, des rêves, d’autres mots, d’autres rêves, des écorces, des branches, l’en marche du désir, l’en marche de la pluie, les horizons errants sur chaque lèvre…

 

Tout l’impensé du monde est sur nos traces.
 
  
 
   
(…)

 

Le grain des rêves est humide. Sable et rêve génèrent la même eau, la même femme à la voix de ténèbres. Il faut sans fin lever sa peau entre les sables de la nuit, effacer cette trace de ciel dans nos poitrines.

 

(…)

 

Dans la cour, les guerriers mangent la chair des tours. Buvez, mangez. Anne est nue dans sa tour.

 

Anne au genou fier, aux chevilles légères. Anne du vent. Mais de la nuit, que savons-nous, bergère des ifs blancs ?



(…)

 

La nuit entre par tous les mots. Car la nuit trompe ses vieux amants.

 

(…)

 

S.o.s. à la mer. S.o.s. à la pluie. Au suaire du vent qui nous colle à la peau.

 

Nous savons tous que les mots sont fossiles.

Ecailles d’un autre âge.

 

Il ne reste presque plus rien des rêves. Seulement l’inachèvement des tempêtes, le bleu déchu du ciel dans nos vertèbres.

 

Chaque jour le judas du temps montrant ses traces.
 
  
 
  (…)

 

Depuis toujours, je polis l’airain noir de ton corps

De tous mes mots, je pèse sur le fléau des villes

Tout ce qu’on peut tirer d’un arbre au crépuscule

 

 

Pierre Colin, extraits de Je ne suis jamais sorti de Babylone

 

 

* * * * *

 

 

Pierre s'en est allé, emportant avec lui sa fougue, ses élans  et sa passion de l'Autre qui, j'en suis certaine, sauront éclairer sa route. Sa présence et ses mots demeurent, à jamais gravés dans le cœur de ses proches et amie(e)s et tous celles et ceux qui ont et auront la joie de lire sa poésie puissante comme le granit de cette Bretagne qu'il aimait tant et lumineuse comme l'écume à la crête des vagues. Les hommes vont, les paroles restent et à travers elles, le poète nous convie au banquet d'une immortelle liberté.

 

 

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Librairie des Beaux Jours, Tarbes, Avril 2012

 

 

 

 

Et un grand et du fond du cœur MERCI !! Pierre Colin et sa compagne Maïté font partie de ceux qui n'ont jamais cessé de soutenir et encourager mon travail autant poétique qu'artistique et qui m'ont généreusement invitée à plusieurs reprises dans le cadre des cafés littéraires de leur association Thot'M. Ce sont des choses qui comptent et ne s'oublient pas. 

 

cg, 6 mai 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

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26/07/2012

Ouverture de la galerie "Ceci n'est pas une horlogerie" à Limogne en Quercy

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Vous y découvrirez les oeuvres de Guy Magosse, ainsi que d'autres artistes (Odile Viale, Soizic Larcher, Patrick Evrard, Stéphane Gomez...), et pourrez y trouver également mes livres. 

Vernissage samedi 28 juillet à 18h30. On vous y attend !

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27/05/2012

Journée dédicaces au Carré d'Art à Cahors, samedi 2 juin

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20/03/2012

Tarn en poésie 2012 avec Kenneth White

Cette année c'est la revue Nouveaux Délits, en la personne de Cathy Garcia, qui assure le compte-rendu de Tarn en poésie. L'invité est Kenneth White.

J'en profite pour rappeler ce texte qui a inauguré en quatrième de couverture le numéro 0 de cette revue, en juillet 2003 :

"Ce que je recommande en définitif, sur le plan du comportement, c'est un mélange de résistance, d'indifférence et de rire. Résistance à la bêtise, au système de crétinisation mis en place par une grande partie des médias. Indifférence à tant de discours qui, au nom du Progrès, de l'Avenir, de l'Humanité invitent à une participation sentimentale et aveugle à des mouvements de foule. Rire (sans en faire une profession) devant le faux sérieux, le prétentieux creux, la guimauve sentimentale. Ensuite, je propose d'entrer dans le champ du grand travail, par la porte d'un questionnement radical et par l'intermédiaire de la littérature mondiale. Pour la première fois dans l'histoire du monde, les ressources de pratiquement toutes les cultures sont là, à notre disposition. A l'individu de chercher, en utilisant les institutions. On pourrait aussi envisager la création de groupes, des groupes d'amis, d'esprits chercheurs, pour la discussion de textes radicaux et séminaux, pour l'échange d'informations, pour veiller sur la biosphère, sur l'éco-région. De tels groupes formeraient comme un archipel de vie à l'intérieur de la masse amorphe (ou régimentée) de notre civilisation. Il faut surtout être sur le qui-vive pour tout signe de métamorphose de cette civilisation. Et puis, le plus souvent possible, l'œil et l'esprit ouverts, emprunter n'importe quel sentier dans le bois, suivre n'importe quel ruisseau jusqu'à la mer"

 

 

 

Kenneth White(poète, écrivain écossais)

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30/12/2011

Le CFPS - Au Centre de formation professionnelle et sociale - du Château de Seedorf (Suisse)

Tous mes plus vifs remerciements et mes plus chaleureuses pensées à toute l'équipe et aux apprenties du Château de Seedorf. que je remercie pour leur accueil, pour les intenses moments que j'ai passé avec eux, pour le magnifique travail que chacun accomplit là-bas et l'esprit qui les anime. Que 2012 leur apporte tout le soutien nécessaire pour que se perpétue l'oeuvre en cours, que toutes les filles qui ont la chance de passer par chez eux puissent trouver leur chemin de vie, dans la paix, la confiance et la joie et aussi dans la créativité, puissent-elles continuer à s'autoriser à écrire, à s'exprimer, à être tout simplement.

Le site : http://www.cfps-seedorf.ch/pages.php?lang=fr

 

Le travail que j'ai réalisé pour l'oeuvre de noël, le jour de sa présentation le 23 décembre 2011 :

"Toi mon autre" - 11 triptyques et 1 pierre


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16/09/2011

1er Salon de la poésie et de l'écriture à Lacapelle-Livron

Retrouvez-moi à Lacapelle Livron (82) au 1er Salon de la poésie et de l'écriture à la Commanderie des Templiers, dimanche 18 septembre 2011 de 10h à 13h et de 14h30 à 18h.

Organisé par les Editions de la Patte de Chat.

Expositions de peintures et photos.
Lectures.
Visite gratuite du château.

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30/10/2010

Rencontre à Tours

Dans le cadre de sa résidence à Tours, au CDDP d’Indre et Loire, Marie-Florence Ehret m'invite pour une carte blanche, le 9 novembre 2010, de 18 h à 20h à l’auditorium de la Bibliothèque centrale, 2bis avenue André Malraux. J'y présenterai mes derniers recueils,  la revue Nouveaux Délits et quelques gribouglyphes.

Si vous habitez dans le coin,  n’hésitez pas à nous rejoindre !

 

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