Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2019

Jany Pineau

 

(…) demain, tu te lèveras,  ce sera l’heure, ça recommencera, tu te feras bien beau bien fort bien gras, la chair devra être présentable et avenante, tu seras aussi bien à l’heure et diras bonjour en souriant, tu te rappelleras – présentable et avenant  – ensuite tu ne lambineras pas, tu t’installeras et ne relèveras pas la tête, tu te laisseras faire, il sera grand temps d’être picoré toute la journée, les vautours auront faim, l’argent n’attendra pas, tu donneras de ta personne, ne broncheras pas, courberas le dos et tendras la joue avant de repartir le soir te refaire une santé pour  après-demain, parce qu’après-demain ça recommence. (penser à mettre le réveil)

 

in Regarde ou écoute, c’est selon (Gros Textes, 2017)

 

 

12:09 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2019

Maurice Chaudière

 

L'harmonie des couleurs, des textures, des reliefs et des signes, tout ça, l'arbre l'assume parfaitement. La nature n'a pas besoin de l'homme pour être artiste. L'art n'est peut-être qu'une tentative d'usurpation de son pouvoir de séduction ! 

 

in  Les Arbres dont je suis fait

 

 

 

 

23:29 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Gilles Deleuze

 

Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et d’organiser nos petites terreurs intimes. La longue plainte universelle qu’est la vie … On a beau dire « dansons », on est pas bien gai. On a beau dire « quel malheur la mort », il aurait fallu vivre pour avoir quelque chose à perdre. Les malades, de l’âme autant que du corps, ne nous lâcheront pas, vampires, tant qu’ils ne nous auront pas communiqué leur névrose et leur angoisse, leur castration bien-aimée, le ressentiment contre la vie, l’immonde contagion. Tout est affaire de sang. Ce n’est pas facile d’être un homme libre : fuir la peste, organiser les rencontres, augmenter la puissance d’agir, s’affecter de joie, multiplier les affects qui expriment un maximum d’affirmation. Faire du corps une puissance qui ne se réduit pas à l’organisme, faire de la pensée une puissance qui ne se réduit pas à la conscience.

 

 

 

 

23:13 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Catherine Gil Alcala

 

On entend le murmure d’une vipère sur la rivière.

 

in La Somnambule dans une Trainée de Soufre

 

 

 

 

19:44 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2019

Catherine Gil Alcala

 

Puis elle attrape par les cheveux un quidam et colle son visage avec hargne sur sa vulve. Le quidam honteux décampe en marchant sur les eaux, badigeonnant les cieux de sa pisse jonquille.

 

in La Somnambule dans une Trainée de Soufre

 

 

 

09:05 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2019

Noam Chomsky

 

La population, comme le prouvent très clairement les scrutins, est fortement opposée, dans l’ensemble, au cours que prennent les choses, mais cette opposition ne parvient pas à se traduire dans les faits. Les élections n’offrent pas d’issue car les centres de décisions – la minorité des nantis – se rejoignent pour instituer une forme particulière d’ordre socio-économique. Ce qui empêche le problème de trouver son expression. Les choses dont on discute ne touchent les électeurs que de loin : questions de personnes ou de réformes dont ils savent qu’elles ne seront pas appliqués. Voilà ce dont on discute, non ce qui intéresse les gens.

in Sur le contrôle de nos vies

 

 

 

 

13:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Noam Chomsky

 

 

Nous pensons qu’entre autres fonctions, ces médias se livrent à une propagande qui sert les intérêts des puissantes firmes qui les contrôlent en les finançant et dont les représentants sont bien placés pour orienter l’information. Une telle intervention est généralement assez subtile : elle passe par la sélection de tout un personnel bien-pensant et par l’intériorisation, chez les journalistes et les rédacteurs, de certaines définitions de ce qu’il convient d’imprimer en priorité, conformément à la ligne politique de l’institution.

(…) 

Il est bien plus ardu de détecter la présence d’un système ou d’un “modèle de propagande” dans le cas de médias privés, en l’absence de censure “officielle”, et c’est encore plus vrai quand des médias, qui se font une active concurrence, attaquent ou dénoncent périodiquement les méfaits ou les abus du gouvernement et du monde du capital, en se positionnant agressivement comme défenseurs de la liberté d’expression ou en se faisant les porte-parole de l’intérêt général. Ce qui est loin d’être évident (et peu discuté dans les médias), c’est la nature “limitée” de telles critiques, autant que la criante inégalité qui régit l’accès aux ressources ; cela se répercute autant sur l’accès aux systèmes médiatiques privés que sur leurs comportements et leurs performances.

 

in La fabrication du consentement

 

 

 

 

13:16 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Noam Chomsky

 

La démocratie dans le sens où l’entend le pouvoir ne laisse quant à elle aucune place à l’ingérence du peuple dans la structure totalitaire de l’économie dirigée par le monde des affaires, avec tout ce qui en découle dans les autres domaines de l’existence. Le rôle du public consiste à suivre les ordres, non à s’y ingérer.

in L’An 501, la conquête continue, 1993

 

 

 

12:45 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Noam Chomsky

 

On avait parfaitement compris, longtemps avant Georges Orwell, qu’il fallait réprimer la mémoire. Et pas seulement la mémoire, mais aussi la conscience de ce qui se passe sous nos yeux, car, si la population comprend ce qu’on est en train de faire en son nom, il est probable qu’elle ne le permettra pas.

 

in La doctrine des bonnes intentions

 

 

12:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

18/05/2019

Colette Daviles-Estines

 

Racines tenaces que les veines charrient
En déchirer la résille
Un soi filé
Émotter la glaise des mots tellement pétris
Éclater sur les murs le moule usé
Des paroles aux vers dépolis
Charivari d’écrits
Clones cursifs
Faire encre d’un désert
Aux origines blanchies comme des os
Plus apatride encore
Exhumer ce qui n’est pas
Je connais le rythme patient des dabas
Le geste qui défriche
Le travail de sape
C’est difficile

 

in Allant vers et autres escales 

 

 

 

 

 

 

16:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2019

Friedrich Wilhelm Nietzsche

 

 

L’homme est une corde tendue sur l’abîme

 

 

 

 

22:45 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Luther Standing Bear - Oglala Lakota Sioux

 

Luther Standing Bear .png

 

Les grandes plaines, les splendides collines vallonnées, les ruisseaux tortueux et leurs algues emmêlées ne nous paraissaient pas ’sauvages’, cela nous semblait apprivoisé. Il n’y avait que pour l’homme blanc que la nature était sauvage.

 

 

 

11:41 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2019

Serge Pey

 

Ce corbeau est la décence

de la lumière

comme un point échappé

de la fin de sa phrase

 

 

in il devrait y avoir encore une heure avant l’aube (collectif) Buzo éd. décembre 2018

 

 

 

12:02 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

01/05/2019

Noam Chomsky

 

Peu importe où le pétrole est situé dans le monde,

les États-Unis considèrent que la géographie se trompe et qu’il est situé aux États-Unis.

 

 

 

19:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

Noam Chomsky

 

Je crois, juridiquement parlant, qu’il y aurait des motifs sérieux pour inculper chaque président des États-Unis depuis la Seconde guerre mondiale. Ils ont tous été soit de véritables criminels de guerre, soit impliqués dans de graves crimes de guerre. 

 

 

 

13:50 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)