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20/07/2013

Max Bucaille

Max BUCAILLE (1906-1996).jpg

 

LA MORT-VIE

 

Face à la fenêtre grande ouverte, je laisse l’air, le son de la pluie et une musique planante m’envahir. J’ai soif. J’ai des larmes plein le cœur, des poisons de guerre qui alourdissent mes veines. Dehors, la mort-vie ! Out !

 

Je préfère mille fois la solitude au mensonge, le masque des coeurs obstrués, le trou glacial qui absorbe la vie pour en faire un néant sans étoile, sans vibration, un néant essoufflé. Dehors la mort-vie ! Trop de fois, j’ai tendu les mains à cette lame : indifférence.

 

La pluie chante, les arbres dansent, mon cœur a des ailes. Dehors la colère ! Merci au ciel d’épouser ma tristesse, on en fera un poème. Je veux arracher et brûler pour toujours cette racine de souffrance, que jamais plus personne ne puisse l’arroser.

 

 

Cg in Le baume, le pire et la qintessence

 

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