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03/09/2018

Bientôt terminée la souscription pour "Aujourd'hui est habitable", en Poésie chez Cardère

 

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Souscription en cours jusqu'à parution le 26 en septembre

à 10 euros au lieu de 12 euros prix public, port gratuit :

 

https://cardere.fr/poesie-contemporaine/151-aujourd-hui-e...

 

 

 

 

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28/08/2018

Calepin paisible d'une pâtresse de poules lu par Walter Ruhlmann

 

sur : http://beakful.blogspot.com/2018/08/calepin-paisible-dune...

 

 

extrait de Calepin paisible d'une pâtresse de poules de Cathy Garcia Canalès, Nouveaux délits, 2018
 
 
La pâtresse poétesse observe, contemplative, ses poules, comme des amies, en tout cas plus que des animaux de compagnie, et l'environnement dans lequel elles évoluent. D'autres animaux, végétaux, personnes apparaissent et jouent des rôles essentiels dans ce recueil de pensées existentialistes que j'ai dévoré en une soirée et dont je me permets de reproduire ici un court extrait pour le promouvoir car il faut lire ce recueil pour connaître le Sublime, retrouver un bref instant l'essence même de ce que nous sommes en tant qu'êtres vivants sur cette Terre que nous négligeons, dans cette nature foisonnante que nous avons tout fait pour (essayer de) maîtriser à nos dépends. WR.
 


Oubliez-moi, oubliez mon personnage, il n'est rien d'autre que le vent quand rien ne bouge.

Je m'absente pour vivre pleinement, comprenez-vous? Et si je dois quitter mes mots pour cela ou plutôt ceux qui les lisent, je le ferai. Il y a un piège dans les personnages que nous créent les mots, ces personnages peuvent à chaque instant se refermer sur nous comme des vierges de fer. Ensuite, on ne nous entend plus, embrochés, pris au piège.

Aussi, je m'absente, afin que si mon personnage se referme, il ne se referme que sur le vide. Et je  est ailleurs, je  est nulle part,  je est partout. Dans les nuages en transhumance, dans la langue infatigable de mon enfant, dans le chant du coucou, dans l'avion qui troue le ciel, dans les arbres en attente de l'orgasme printanier et le couple d'oiseaux qui se chamaille; dans le trésor des buis agités par le vent, la mousse qui veloute les murets, dans ce morceau sec de genévrier, dans la crête rouge vif de Cerridwen, dans le jaune d'or du grain de maïs qu'elle vient de gober, dans les pelures de mandarine qui tranche sur le délavé des pelouses sèches, dans la croix du corbeau à l'aplomb de ma tête.

*****
 
[NDLR] Ce passage me fait penser à ces vers de Walt Whitman
 

I celebrate myself, and sing myself,
And what I assume you shall assume,
For every atom belonging to me as good belongs to you. 

Walt Whitman “Songs of Myself”, Leaves of Grass

 

28 pages agrafées
ISBN : 978-2-919162-05-5
tirage limité et numéroté
sur papier 90g - couverture 250g
100 % recyclé

10 € +2 pour le port
à commander à
Association Nouveaux Délits
http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

 

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18/08/2018

Lancement de souscription pour "Aujourd'hui est habitable", en Poésie chez Cardère

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j'ai la joie de vous annoncer - et cette fois pour de bon et dans de bonnes conditions chez un éditeur de confiance, la parution d'Aujourd'hui est habitable, accompagné de trois de mes photos.

 

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Ce sera donc mon quatrième bébé à voir le jour chez Cardère éd. 

Une souscription est lancée, jusqu'à parution en septembre

à 10 euros au lieu de 12 euros prix public, port gratuit :

https://cardere.fr/poesie-contemporaine/151-aujourd-hui-e...




 

 

 

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11/08/2018

Avis de parution : Calepin paisible d'une pâtresse de poules

 

 

Vous l'aviez aimé, voire adoré et bien voilà :

le numéro 2 de la collection Nouveaux Délits de poésie postale "Délits vrais

est maintenant disponible en version livre

(légèrement remaniée)

 

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28 pages agrafées

ISBN : 978-2-919162-05-5

 

tirage limité et numéroté

sur papier 90g - couverture 250g

100 % recyclé

 

 

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10 € +2 pour le port

 

à commander à

Association Nouveaux Délits

Létou

46330 St CIRQ-LAPOPIE

 

 

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« Que c’est bon d’être assise là au soleil, pâtresse de poules au sein de toute cette beauté ! Un léger vent, un esprit bienveillant, pose sa main sur mon front. Le sourire est là, à portée de lèvres. Il affleure comme une source, il vient du cœur. Ce cœur à cajoler, à nicher dans la mousse.

 

L’hiver se meurt, je le sais, je le sens. Ne pas chercher.

Ne plus chercher. Simplement faire de la place pour accueillir. »

 

 

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textes & photos de Cathy Garcia Canalès

 

 

 

 

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En hommage à Madame Wong

emportée par le renard en juillet 2011

et à tous nos compagnons à poils et à plumes

sans qui la vie ne serait pas la vie

 

 

 

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on laisse sortir poulets et chiens, ils dansent
on laisse faire les enfants, ils s'amusent
assis oisivement, à l'ombre des sophoras, 
le poitrail à l'air face au vent du soir
le chanvre trempe dans l'eau de l'étang
les dattes sèchent au soleil
hommes et choses, quelle harmonie !

 Po Chu yi (772-846)

 

 

 

 

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19/05/2018

La boutique Fourmillard, collectif d'artistes et d'artisans

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Du 15 mai au 15 octobre,

une partie de mes créations artistiques & littéraires sont présentées

à la boutique Fourmillard - 60, rue du Portail Alban à Cahors (Lot)

en compagnie d'une multitude de belles et originales créations 100  % locales !

 

Inauguration samedi 19 mai à partir de 18 heures.

 

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16/09/2017

Trans(e)fusées (ed. Gros Textes 2014) lu par Maryline Bertoncini

La bonne surprise du jour quand je tombe par hasard ce matin, sur cette note de lecture de Maryline Bertoncini, publié sur la Cause littéraire en aout 2015, à propos de Trans(e)fusées paru en 2014 chez Gros textes !!

 

 

Trans(e)fusée, 30 essais de décollage du réel, Cathy Garcia

40 page, 9 €

 

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Surréaliste ? Dada même, tant l’auteur se joue des codes de la bien-disante bienséance, dans ces poèmes et images en liberté, qui ne sont pas tant dénués de sens qu’ils ne secouent les clichés et tics du langage, pour en faire sourdre un sens autre, ordinairement inaccessible sous les couches policées du discours ou du jargon fleuri d’une certaine littérature – Langue embrouillée de poètes. Ici Une guêpe allumée dessine des jarretelles sur les pattes d’une musaraigne. Les laitues sont aux champs, les biches aux abois. Les murmures pourrissent sur des chemins d’épines.

Entre hypallage et contre-emploi des images, on a une idée de l’imagerie bouffonne qui accompagne le lecteur, partagé entre le rire et le plaisir de découvrir les contraintes d’écriture qui président aux poèmes – à-peu-près, logorallye… – on pense à Oulipo, à Prévert, à Raymond Roussel aussi, évidemment, dans ces textes qui ne se prennent pas le chou, ainsi que nous le précise l’auteur à sa façon dans le poème liminaire, fort justement intitulé D’Asile à Zoo C’est en toute quiétude que je ne fais nulle rature à ce texte savant. / J’étais déjà têtue dans l’utérus, malle à la dextre, à espérer n’importe quel joueur de yo-yo ou de balafon qui m’emporterait au Zaïre ou au plafond.

Extravagantes, ces jongleries nous promettent « trente essais de décollage du réel » – et nous promènent dans un cirque de mots, par-delà le cercle rugueux du réel, entre rêverie fantaisiste et réalités hétéroclites, où jongle la peau-était-ce ? (titre d’un poème) – amenant le lecteur à se demander si ce recueil – par ailleurs mine d’idées pour l’animation d’ateliers d’écriture – n’est pas aussi l’envers d’un art poétique – art peau-éthique en liberté – selon des termes proches de ceux utilisés par Cathy Garcia – par ailleurs rédactrice de la revue Nouveaux Délits – comme slogan de son blog : Une quête d’éthique plutôt qu’une étiquette.

 

Marilyne Bertoncini

http://www.lacauselitteraire.fr/transefusee-cathy-garcia

 

 

 

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13/03/2017

Bonzaïs hallucinogènes chez Gros Textes - à réserver dès maintenant

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Bonzaïs Hallucinogènes

ou nano-histoires sans les nains

 

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suivi de

CONNE PLAINTE DU POÈTE

 

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DÉCOUVERTE

Le temps est un escargot supersonique.

Yesssssssssssssssss... !
 
 
*

MES CROCS NIQUENT DES CONS

Ceux qui ont de la chance finissent par croire qu’ils la méritent.
 
 
  
*

GAZ DE VIE

Il n'y a pas de réponse. Nous sommes tous peut-être des réponses à une question ou­bliée.

Question originelle et qui finalement n'était peut-être qu'un "quoi ?" lancé par le créateur surpris par son propre pet. Peut-être a t-il pensé alors qu'il n'était pas seul... et vois où ça nous a conduit. Le souffle, le verbe, tout ça, la poésie quoi.

Ô poète, divin péteur !

 

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Illustrations originales (collages) de l'auteur

ISBN : 978-2-35082-334-8

54  pages au format 15 x 10 cm,

 

6 € (+ 1 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)

https://sites.google.com/site/grostextes/publications-201...

 

 

 

 

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05/12/2016

Un conte pour noël ?

LA NOUVELLE HISTOIRE DE LA CHÈVRE DE MONSIEUR SEGUIN

  

Aucun texte alternatif disponible.
 

 

La nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin commence où s’achève la version que nous connaissons tous :

 

« et au petit matin, le loup la mangea »…

 

Et bien dans la nouvelle histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, au petit matin, le loup ne la mange point.

 

Un conte pour tous, grands et petits.

 

Illustration couverture © Michelle Martinelli

Texte Cathy Garcia


Edité et imprimé par l’auteur sur papier 100 % recyclé


16 pages - Ed. à Tire d’Ailes (autoédition) 2008

5 €

 

 

EXTRAIT :

"Il l’a cherchée toute la journée. Il l’a appelée, appelée mais n’a aperçu que ses cousins dissipés, les chamois. Il l’a cherchée encore tout au long de la nuit, avec le secours bienveillant de la lune pleine.

Et ce n’est qu’à l’aube que le vieux Seguin, sur le point de renoncer, la voit enfin ! Elle est là, étendue sur un rocher perché à flanc de falaise. Sa toison blanche éclaboussée du même rouge qui s’épanche encore plus haut sur les neiges éternelles.

Monsieur Seguin, s’accrochant des deux mains, entreprend l’escalade. La chèvre l’observe, émet un léger bêlement et aussitôt se redresse sur ses pattes. Le regard enflammé, arc-boutée, elle pointe ses cornes. Comme elle est belle, songe Monsieur Seguin en souriant. Belle et fière aussi.

« Allez Blanchette, du calme, c’est moi ! C’est moi, Seguin !
Alors, comme ça, toi non plus tu ne te plaisais pas chez moi ?
Fallait que tu te sauves à ton tour, hein ?… »

Le vieux en soupirant s’adosse à la paroi, tout près de la chèvre, encore vaillante malgré ses blessures. Il prend sa gourde et boit quelques gorgées, puis de sa besace, il sort un morceau de pain, un autre de fromage et un peu de sel qu’il met sur son poing. La chèvre qui n’a pas manqué un seul de ses gestes, accepte le présent et vient lécher le sel.

Ils mangent ensemble, somnolent ensemble, installés sur le rocher, jusqu’à ce que le ciel bleu soit mûr et que la montagne, parée de toutes ses senteurs, se soit totalement offerte au soleil.

Comme il se sent bien là, le vieux Seguin, près de sa chèvre !

Cela fait si longtemps qu’il n’était pas monté tout là-haut, il avait oublié comme c’était beau ! Si beau et si bon ! Des bouquets de souvenirs lui reviennent en mémoire, des odeurs, des sensations.

(...)

Chez les Roms, il apprend aussi à soigner les bêtes, les chevaux surtout et plus tard parce que quelques braves gens insistent vraiment, il en soigne quelques-uns contre un peu d’argent. Ses soins sont simples mais efficaces et sa réputation commence à le précéder.

Le vieux et la chèvre n’en finissent pas d’arpenter le pays. Elle lui fait parfois quelques petits faux bonds, des rendez-vous galants très certainement, mais elle revient toujours, il n’a plus besoin d’aller la chercher, c’est elle qui le trouve.

Ils mangent à leur faim, dorment tout leur soûl, vivent comme des rois. Rois vagabonds, les seuls à jouir pleinement du monde.

 

 

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18/09/2016

Le marcheur - Cathy Garcia-Canalès

 

Poème tiré d'Ailleurs simple (Nouveaux délits éd. 2012)

Interprétation et environnement sonore de Lionel Mazari

 

 

 

 

15/09/2016

Trans(e)fusées, lu par Jacmo dans Décharge n°167 - septembre 2015

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08/09/2016

Vue et lue par Jean-Louis Clarac

 

Cette présentation figure dans Vibrations en partage - Les Moments Poétiques d'Aurillac (2006-2013) - édité en 2014 par La Porte des Poètes et le Théâtre d'Aurillac.

voir ici : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2014/03/12/vien...

 

Moments poétiques où j'avais eu le plaisir d'être invitée, en compagnie de Georges Cathalo, en janvier 2011. Une présentation plus que flatteuse, fallait bien deux ans pour oser la montrer ici.

 

Pour lire, cliquez sur l'image :

Article présentation vibrations en partage.jpg

 

deux petites rectification/précision, la première citation est tirée des Chroniques du hamac (autoédition 2008) et non de Mystica perdita et Le poulpe et la pulpe et Trans(e)création sont un seul et même recueil (publié une première fois chez DLC sous le titre un peu long de Trans(e)création ou l'art de sabrer le poulpe et la pulpe, puis chez Cardère en 2010 (DLC ayant plié bagage), sous le titre simplifié Le poulpe et la pulpe).

 

 

03/07/2016

Lue par Jean-Paul Gavard-Perret

Un article publié il y a 17 mois, sur lequel je viens tout juste et par hasard de tomber, les éditions de l'Atlantique avait déjà mis clé sous porte cependant, donc Eskhatiaï a repris sa forme originelle en deux recueils autoédités et disponibles sur demande : Salines, 2007 et Mystica perdita, 2009,Purgatoire du quotidien est également toujours disponible.

 

 

Et Cathy Garcia-Canales recréa la femme

 
Cathy Garcia sait qu’il n’y a pas d’avènement de la poésie sans un certain sens du rite de la fusion. Mais aussi à ce sur quoi cette fusion butte : l’immobilisation du désir et son achèvement chez l’un qui entraîne l’inachèvement chez l’autre. Mais de ce dernier émerge aussi le langage poétique. C’est sans doute pourquoi chez la poétesse la nudité n’est jamais scabreuse et ne contient rien de frelaté. Loin d’une pathologie sentimentale elle offre une sensation vitale. Même lorsque celle-ci s’affaisse sous le poids de la vie des émotions plus complexes.

 

Dès lors et si les poèmes de Cathy Garcia tourne autour d’elle-même il n’existe pas pour autant la moindre effusion de l’égo. Saurons-nous tout d’elle ? Non sans doute. Mais sa silhouette féminine est mise à nu comme de l'intérieur dans un mouvement poétique rappelant parfois des "glissements" à la Bacon par des effets de déchirures qui ramène l’être à sa douleur, à sa solitude. Par sa voix de fantômes la poétesse permet de faire jaillir de la masse brute de la vie l’écume des sensations et des émotions parfois telluriques. La poésie devient un lieu sobrement lyrique d’épaississement autant que d’éclaircissement  Chaque texte en sa concentration comme en ses élancements produit un renversement : ce qui est matière perd en densité, ce qui est de l'ordre de l'impalpable devient matière. Le lecteur se retrouve  aux sources du langage : la forme décompose le monde pour le recomposer autrement et dans l’espoir de la chimérique expatriation du feu intérieur.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Cathy Garcia-Canalès, « Eskhataï, Salines suivi de Mystica Perdita », Editions de l’Atlantique, « Purgatoire du quotitien », Editions A tire d’ailes.

 

Source : http://salon-litteraire.com/fr/cathy-garcia/review/191602...

 

 

 

 

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07/03/2016

Trans(e)fusées (paru chez Gros Textes en 2015) lu par mihel Host

 

Cathy GARCIA. TRANS(e)FUSÉES. Gros Textes éd., (Dé/collages de C. Garcia, Furieux ! Mortels ! Mystérieux !) – 40 pp. – 9 € - 2015 - éd. Gros textes & Association Rions de Soleil, Cave de Fontfourane - 05380 – Châteauroux-les-Alpes – http://grostextes.over-blog.com/

Rêveuse, blagueuse, baladeuse : « Avant de m’endormir, octroyez-moi mon baiser de cristal, que je puisse aller saluer les pachydermes aux défenses d’émeraudes. […] C’est en toute quiétude que je ne fais nulle rature à ce texte savant. / J’étais déjà têtue dans l’utérus, malle à la dextre, à espérer n’importe quel joueur de yo-yo ou de balafon qui m’emporterait au Zaïre ou au plafond.

Son naturel découvert, extension de la nature : « Je caresse mon chat, sa nuit de fourrure étoilée, à l’écoute des grenouilles invisibles, muscles tendus sous le caoutchouc vert, qui crient l’amour et le plaisir brut. Les feuilles grasses et brillantes de ces plantes vénusiennes chuchotent sous ma fenêtre. Tout est bien.

Affrontée aux mystères insondés de la vie incompréhensible par définition : « Attendez qu’on soit mort / Écoutez un peu / Nous n’avons pas dit notre dernier mot / Nous n’avons pas tiré notre chapeau / La vie c’est plus que ça / Beaucoup, beaucoup plus que ça / Ça commence bien avant / Et ça ne finit jamais […] Le verbe est une spirale / L’ADN est une spirale / Ce qu’on avale nous avale / Tout ça me paraît normal… »

Dans un délire précieux tel un « inexcusable delirium » : « Cristal où êtes-vous mon amour ? / Améthyste nue correcte exhibée / C’est mon verre tige de l’amour / Rubis sexuel luit la nuit / Sous son chapeau de chagrin / Et les siamois sont d’été / Sous les nuits balisées de boues de lin / Crapule ovaire mité et chien perméable / Marin d’eau rousse, capsule le cul / Je suis tombée ! »

Fureur (ou autre chose ?) vers le « réel, intranquille : « Un cœur / Qui soudain a des crocs / s’auto-dévore / Vendanges lycanthropes / À la vulve du monde / Ça m’aide la nuit / À raccommoder mes étoiles / À faire jonction / Émeute solaire // Au cadran j’ai rongé les angles / Les ai polis de ma langue / Pour en faire le cercle / Aléatoire / Non parfait / Le cercle rugueux / Du réel »

 

 

Michel HOST

_________________________________________________Le 6 / III / 2016

 

 extrait de  LE SCALP EN FEU - IX  par Michel Host  Décembre 2015 / Février 2016

http://www.lacauselitteraire.fr/le-scalp-en-feu-ix-decemb...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27/08/2015

Trans(e)fusée, 30 essais de décollage du réel, lu par Marilyne Bertoncini

 

Edition: Gros Textes

Trans(e)fusée, Cathy Garcia
40 pages, 9 €   

 

S’embarquer avec Cathy Garcia dans sa Trans(e)efusée, c’est faire un voyage d’humour et de non-sens, ponctué de belles images en pleine page (collages et gouaches de l’auteur qui les appelle des gribouglyphes) mêlant lettres et figures dans un joyeux désordre coloré qui donne le ton de ce recueil ludique et surréaliste, regroupant une trentaine de textes écrits entre 1993 et 2013.

Surréaliste ? Dada même, tant l’auteur se joue des codes de la bien-disante bienséance, dans ces poèmes et images en liberté, qui ne sont pas tant dénués de sens qu’ils ne secouent les clichés et tics du langage, pour en faire sourdre un sens autre, ordinairement inaccessible sous les couches policées du discours ou du jargon fleuri d’une certaine littérature – Langue embrouillée de poètes. Ici Une guêpe allumée dessine des jarretelles sur les pattes d’une musaraigne. Les laitues sont aux champs, les biches aux abois. Les murmures pourrissent sur des chemins d’épines.

Entre hypallage et contre-emploi des images, on a une idée de l’imagerie bouffonne qui accompagne le lecteur, partagé entre le rire et le plaisir de découvrir les contraintes d’écriture qui président aux poèmes – à-peu-près, logorallye… – on pense à Oulipo, à Prévert, à Raymond Roussel aussi, évidemment, dans ces textes qui ne se prennent pas le chou, ainsi que nous le précise l’auteur à sa façon dans le poème liminaire, fort justement intitulé D’Asile à Zoo C’est en toute quiétude que je ne fais nulle rature à ce texte savant. / J’étais déjà têtue dans l’utérus, malle à la dextre, à espérer n’importe quel joueur de yo-yo ou de balafon qui m’emporterait au Zaïre ou au plafond.

Extravagantes, ces jongleries nous promettent « trente essais de décollage du réel » – et nous promènent dans un cirque de mots, par-delà le cercle rugueux du réel, entre rêverie fantaisiste et réalités hétéroclites, où jongle la peau-était-ce ? (titre d’un poème) – amenant le lecteur à se demander si ce recueil – par ailleurs mine d’idées pour l’animation d’ateliers d’écriture – n’est pas aussi l’envers d’un art poétique – art peau-éthique en liberté – selon des termes proches de ceux utilisés par Cathy Garcia – par ailleurs rédactrice de la revue Nouveaux Délits – comme slogan de son blog : Une quête d’éthique plutôt qu’une étiquette.

 

Marilyne Bertoncini

en ligne sur : http://www.lacauselitteraire.fr/transefusee-cathy-garcia

 

 

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24/08/2015

Fugitive lu par Christian Saint-Paul

Cathy Garcia a fait paraître en mars 2014 aux éditions Cardère « fugitive ». Avec ce livre elle parvient à la plénitude de son art. Très beau livre dont les illustrations originales de l’auteure, artiste accomplie, sont elles aussi comme dans le livre de F. Ricard en noir et blanc et font de ce livre, un véritable livre d’artiste à la portée de tous (12€).

Lecture de « fugitive » par Christian Saint-Paul à écouter ici dans l'émission du 20 août :

http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

 

 

 

 

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