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05/11/2022

Atelier Collage & écriture du 26 octobre 2022

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O.

 

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La mort accrochée à ses tibias, une main au volant de sa voiture de sport, son élan vers la lumière aura raison de sa persévérance. 

G.

 

 

 

Le dieu puissant de la possession aujourd’hui est mort dans la lumière. Les hommes ne connaissent plus la persévérance et l’amour, ils meurent tous dans l’ennui, dans la pauvreté ou dans la richesse excessive.Tout juste sorti du cercle des origines, l'homme se mesure à Dieu et brûle de la flamme divine.

J.

 

 

 

Homme, tu retourneras en poussière avait dit l’homme d’église. D’accord, mais avant d’y retourner, il faudrait déjà en sortir, avait-il pensé et c’est avec persévérance qu’il avait tenté de s’arracher au tourbillon premier : travail, argent, épouse, voiture, tout retomberait avec lui en poussières mais qui dont éteindrait derrière lui la lumière ?

C.

 

 

 

La vendeuse des quatre saisons s'est installée sous ma fenêtre. Elle attend, des légumes d'été mêlés aux crânes dans ses paniers, la fin annoncée. L'homme passe. À peine sorti du chaos qu'il supplie qu’on lui accorde la lumière, mais déjà la mort rôde. Avec persévérance, il a franchi les âges, invoqué et escroqué les dieux, espéré… Déjà l'heure n'est plus aux passions flamboyantes mais aux examens de conscience, à la sagesse acceptée : « Souviens-toi que tu es né poussière et que tu redeviendras poussière »

O.

 

 

 

 

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J.

 

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La pensée diffractée diffuse ses rayons. Caillou planté au cœur de la partition, l'âme du peintre visité traverse les regards.

Coup de feu, rouge sang, fragilité du souvenir et de l'instant.

G.

 

 

 

Un caillou a traversé la fenêtre, éclater la vitre en morceaux. La lumière qui semble diffractée mêle les fragments de verre aux partitions éparses qui jonchent un tapis inondé de sang. Les programmes du prochain récital narguent l'espace de ce qui me reste de vie. Ma musique, en lambeaux, remise en question par la fragilité des choses, les pitreries du destin . Rien ne se passe comme prévu.  Lâche ton revolver ! rien ne se résout dans la violence.

O.

 

 

 

Immobile devant la fenêtre, elle contemple le crépuscule aux ondes diffractées et tandis que dans son cœur se joue la partition de la fragilité, elle laisse remonter à sa mémoire tous les visages du passé. À la marelle du temps, elle a joué : 1 2 3 4 5 6, éviter l’enfer, tomber sur paradis, petit caillou blanc de sa vie qu’elle a lancé bien sagement. Petit caillou blanc de son cœur. Immobile, elle contemple les lambeaux de sa vie sans pleurer tandis que tombe la nuit et le doigt sur la gâchette, elle joue à la roulette russe : enfer ou paradis…

C.

 

 

 

Un caillou, un seul, dans le rouge sang. Est-ce un symbole ? pourquoi cette image diffractée empreinte de fragilité, surement une partition, une émotion, un instant de vie comme une onde lumineuse, dans un arbre qui ne cesse de parler. 

J.

 

 

 

 

 

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G.

 

cauchemar_prisonnier_consommation_conscience

 

 

 

Oui ! notre cinéma est toujours ouvert, notre vie stimule la pellicule. Le grand REX, opportuniste diffuse les films qui parlent à notre conscience. Apprenons le rire, le cauchemar, l’amour, la musique, la mort... et bien d’autres choses. Il ne faut pas que nous devenions prisonniers de notre consommation, les images défilent tout au long de la vie. 

J.

 

 

 

Il disait : « la terre est bleue comme une orange », je pensais : la vie a basculé dans un cauchemar ! «  Qui a volé l’orange ? » Tours de verre, lumières des galeries commerciales, fureur et agitation …nous sommes des nains de jardin, des pantins au mauvais goût institué, prisonniers de nos habitudes de consommation comme les pélicans qui ingèrent n'importe quoi.  Mais pour ces derniers, quand leur proie est bien au chaud dans leur poche gulaire, ils recrachent l’eau qu’ils ont avalée en s’emparant du poisson, c’est alors seulement qu’ils l’engloutissent …Quand cracherons-nous notre conscience avant d’ingurgiter n’importe quoi ? En attendant ce jour illusoire, m’offrir une balade ; cheveux au vent, avaler un peu de CO2 dans la vieille 2 CV de papa !

O.

 

 

 

Sainte Trinité du Boulet de la Sainte Consommation, priez pour nous pauvres prisonniers du cauchemar matérialiste. Du grand cinéma roi de la vie, les spectateurs sont sortis tout affolés, les uns divaguent à propos d’un grand pélican de la mort qui voudrait les gober, d’autres sont restés dans la salle, ils se seraient étouffés avec des frites. Dieu est une tête de veau, hurlent les autres et tous de vomir leur tripe dans le caniveau. Sainte Trinité du Boulet de la Sainte Consommation, priez pour eux et pour l’avènement de la conscience collective, dit très calmement l’homme qui sort en dernier de la salle en jonglant avec des oranges.

C.

 

 

 

Innocent souvenir d'un voyage en 2CV,

Le rêve se transforme en cauchemar !

Le règne glorieux de la consommation est désormais révolu,

Carcasses et vieux déchets font bien marrer les nains !

Mais n'es-tu pas pour l'instant prisonnier de cette conscience ?

G.

 

 

 

 

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C.

 

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Tout se bouscule, tout se ferme dans l’obscurité de la caverne. Pourtant cette nuit, avec ou sans homme, la frontière n’existe pas. Regarde, malgré tout, si elle apparait  l’ouverture est là ! Proche. 
La quête est incessante et la solitude se vaincra.

J.

 

 

 

Écrire. Écrire au-delà des frontières, trouver une issue, une ouverture à ma solitude peuplée. Ouvrir une fenêtre sur le monde, assassiner le paraître et tous ces hommes qui m'assaillent. je les veux sans têtes, sans regards, et nus. Ils  traverseraient ma vie comme des fantoches, me laisseraient poursuivre ma quête, seule dans ma caverne, enchaînée à mes ombres. Quand je ferme les yeux, vêtue de dentelles et de froufrous d’une autre époque, je voyage dans un monde imaginaire au milieu des cygnes et des chevaux ailés. La vie n’est acceptable qu’onirique. Un homme tente cependant le passage à travers une trouée de lumière. Arrivera-t-il à m’atteindre ?...

O.

 

 

 

Homme des cavernes, il est grand temps de naître !

Saute dans le vide sur le dos de Pégase

Le voyage est risqué, par-delà les frontières,

Mais l'histoire s'écrit et elle devrait te plaire...

La femme solitude parée de son sourire et ses plus beaux atours

Se déploie comme un cygne dans ta profonde nuit...

C'est peut-être l'ouverture espérée de ta quête !

G.

 

 

 

Crapahuter nu dans les souterrains du sens, toujours cette quête d’une improbable ouverture, solitude de qui a perdu sa quête, sa tête même en des transes archaïques pour oublier la poussière et les vieux plis du passé. Rejouer la métamorphose du cygne, croire encore au cheval ailé, à la lumière qui perce la nuit de l’homme. Écrire comme ouvrir une fenêtre qui s’ouvre sur une fenêtre qui s’ouvre sur… Retourner au fond de la caverne interroger les ombres, descendre encore jusqu’au lac profond où se dissolvent les frontières. Plonger alors jusqu’au noyau et se fondre au métal en fusion pour en tirer la joie qu’il faudra de sa main propre forger.

C.

 

 

 

 

17/10/2022

Week-end atelier Collage & écriture à Oloron Ste Marie - 12 & 13 novembre 2022

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cliquez pour voir en grand

 

Le samedi 12 novembre est complet, inscription pour le dimanche 13 encore en cours

Horaire atelier dimanche : 9h30 - 17h30, auberge espagnole à midi

tarif : 45 € / personne

 

Hébergement possible, contactez  :

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15/10/2022

Atelier Collage & écriture du 10 octobre 2022

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L.

 

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Bleu, bleu du ciel. Le temps s'est arrêté. Apesanteur de l'instant ouvert à la douceur. Tourne comme un derviche prieur l’improbable cosmonaute de ton songe, aérien et mystérieux. Enfoncée dans les coussins moelleux  du sofa, rêveuse, tu appelles une gourmandise, une énorme coupe de glace au chocolat, une autre de champagne qui stimuleraient ton désir. Tu accepterais enfin que la princesse russe qui sommeille en toi puisse accéder au septième ciel.

O.

 

 

Moment d’apesanteur dans le suave d’un hors-temps de volupté, fondant comme chocolat, luxueux et pétillant comme une coupe de champagne. Sortie dans l’espace du temps pour soi. Robe lumière de princesse, tapis moelleux de sultan, le geste lent, sensualité de l’instant, gourmand, hédoniste, égoïste, oui, oui, oui ! Laissons-nous planer au-dessus du malheur, bercés par le grand bleu de la douceur. Tchin mon amour !


C.

 

 

Planant dans la stratosphère, l’astronaute hallucine. L’oxygène vient à manquer. En apesanteur, son cerveau en roue libre confond le bouton d’arrêt d’urgence avec une grosse boule de glace vanille entourée de chocolat. Il salive d’avance. Les morceaux de cacao éclatent comme un hublot. À ses côtés, Aladin chevauche son tapis volant. Sa visière se craquèle et des bulles de champagne s’échappent de son casque. La main de la dame du lac infini émerge des profondeurs cosmiques. Le velours de sa robe aux arabesques chocolatées est d’une grande douceur. Et de sa voix onctueuse, elle l’apaise : « Ne t’en fais pas, tout va bien se passer. Tu reprendras bien un peu de glace… ».

 

L.

 

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O.

 

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La séance peut commencer au cinéma « Paradisio ». La vieille manivelle va encore une fois être actionnée. Dans la pénombre, les habituels amoureux s’enlacent. Ils sont là depuis le début. Ça fait un siècle. Leur passion a jalonné le sable du désert où le taxi pour Tobrouk s’est enlisé. Ou bien est-ce la voiture de James Dean ? Elle a calé sous l’impact de son illustre conducteur. Des hippies dans l’Hair du temps l’ont recouverte de messages de paix et d’amour. Et la pellicule déroule sa bobine inlassablement : science-fiction, drame, péplum… Tout y passe et tout se mélange. C’est Halloween au pays de Mme Butterfly. Hollywood sans le chewing-gum. Peu importe, les amoureux ne se lassent pas. Ils desserreront leur étreinte juste pour les pop-corn et une glace café-vanille. Pour reprendre des forces. Dans un siècle, ils seront toujours là.

 

L.

 

 

 

Un coup de manivelle et les voilà partis ! Cinéma, voyage, la même aspiration à l’évasion. Salon de sable, rêve d’ailleurs, le monde par un seul baiser est renversé. Road-movie intérieur en quadrichromie, le style baroudeur des sensations. Un coup de manivelle et les voilà de retour. Écran noir, le rêve a fleuri.


C.

 

 


Les acteurs ont déserté les feux de la rampe, mais la voiture oubliée, abandonnée sur le sable par quelques truands, ronronne. Qu’ont-ils fait de l’arme qui a explosé le pare-brise ? Moteur ! Tourne, tourne la manivelle. Les masques tombent. La machine immobilisée prend vie, ouvre la route aux amoureux transformés en statue de sel, à mes divagations fiévreuses… Je fais du cinéma. Le vent du large décape la scène. Mirage ou changement de décor ? Quelle est donc cette jeune femme brune ? Anna, Anna Magnani, c’est toi ?...

 

O.

 

 

 

 

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C.

 

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Un vol d’oies sauvages a fendu le ciel comme on te fend ton âme, à toi, la femme lésée, prisonnière de ton carcan, ta burqa imposée, pendant que les autres femmes, celles de l’autre monde usent de leur corps, le bougent sans savoir, et la vie coule sous les gourmandises, la luxure ou la nudité permise. Le caprice est de mise, à moins que pour elles aussi la vie ne se complique et s’achève sur un tapis de roses dans un flot d’hémoglobine

 

O.

 

 

Dans le crâne venteux subsiste la mémoire d’un vol dans le couchant. Le guerrier a mené sa vie d’une poigne de fer. Il a parcouru des endroits immuables où aujourd’hui encore les anges côtoient les tortionnaires. Où les rêves pavés de roses se mêlent aux flaques d’hémoglobine. Le rouge cerise fissure le sourire et les mains tendues à travers les âges tentent toujours de soulever les herses. Des mains d’où surgit l’art pour combattre les larmes, les armes. La lumière vient de là : les deux femmes sont nues et claires comme l’air, libérées de leur carcan. Elles volent dans le couchant.

 

L.

 

 

 

 

Par le pouvoir des crânes de nos grandes mères, jaillissement des sucs et des perles ! Par le pouvoir du jus de cerise et de la Fortune qui veille sur le sourire de nos petites filles, vol au-dessus des carcans ! Par le pouvoir des forges solaires, des roses pourpres et du lait blanc de lune, frottements d’ailes à infuser dans l’hémoglobine des mâles endormis. Par le pouvoir des évidences : femme, vie, liberté ! Le règne des assassins est terminé !


C.

 

 

 

20/09/2022

Atelier Collage & écriture du 13 septembre 2022

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L.

 

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Le cours de la valse doit cesser pour faire place à la puissance de la jouissance, ce délicieux festin enfermé.

K.

 

 

L’autel est dressé pour le grand bal dédié à la jouissance. J’ai le chef d'orchestre bien en main ; il battra la mesure du violon pour entraîner notre valse folle sous une débauche d’étoiles et de paillettes, rien n’est trop pour les galipettes. Examinez ce mets de choix promis à notre festin, un jeune homme soumis et  tendre à qui nous allons infliger nos caprices et imposer notre puissance. Mais toi, la Joconde, tu viens ou tu regardes seulement ?

O.

 

 

Sur le guéridon, les esprits tourneurs ont la nausée, c’est la valse incessante des puissances, le festin sans faim de la course à la jouissance et ça s’amuse et sarabande jusqu’à ce que chair s’effondre. La pomme d’Ève sur la tête de la Joconde attend la flèche d’un cul bidon, allez dansez Messieurs, Mesdames, la valse ivre des dominations !

C.

 

 

Le chat n’est pas là, les souris dansent ! Et ce soir, quelle fiesta ! La grande prêtresse de la soirée a préparé pour toutes ses invitées un véritable festin. Mais avant de passer à table, place au jeu. Il faudra faire preuve de patience avant la jouissance. 1ère épreuve : le jeu de la pomme. Pendant la valse, une convive doit atteindre la cible placée sur la tête d’une volontaire à l’aide d’un fouet. Grâce, puissance et adresse sont indispensables. 2ème épreuve : le jeu du tabouret consiste à rester assise en équilibre le plus longtemps possible, jambes en l’air, sans filer ses bas résille. Celle qui réussit les 2 épreuves a gagné et peut déguster le plat à sa convenance : seule ou en équipe. 

L.

 

 

 

 

 

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K.

 

 

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De quel côté du globe ai-je été projeté ? Je ne sais plus . Il semblerait que ce soit dans le grand froid arctique au milieu d’une colonie de manchots alors que j'ai chaud, tellement chaud… Où suis-je ? Qui peut me dire ? ...Solitaire, prisonnier de mes ombres, je ne vois la vie qu’en noir et blanc . Vous dites brandir la couleur …Qu’est-ce que la couleur ?...

O.

 

 

 

Le pèlerinage avait débuté en Bretagne. Mais Bécassine, trop timide, avait fait demi-tour et était retournée chez son père, de son pas de bigoudène corsetée. Elle rêvait pourtant de parcourir le globe pour visiter tous les lieux de culte. Elle aurait aimé rencontrer – ne serait-ce que son ombre – l’anachorète mongol, les éléphants sacrés de Thaïlande... et surtout, surtout Gengis Chan, acteur taïwanais véritable dieu vivant ! Il est en plein tournage de son dernier thriller au Groenland entouré de bébés manchots. Un film sans couleur (en noir et blanc, quoi !) où il joue un homme solitaire qui réalise son rêve : poncer des statues de glace.

L.

 

 

 

Madame l’épouse du savant explorateur assiste au colloque de son digne époux qui raconte à un parterre de dignitaires vêtus comme des manchots, son périple solitaire autour du globe. Et plus il parle et plus madame son épouse prend des couleurs mais ce n’est pas le voyage de son cher époux qui l’émoustille ainsi mais le souvenir du beau et solide maçon coréen qui était chargé des travaux de réfection du salon, et d’autres parties de la maison, durant l’absence prolongé du célèbre savant explorateur. Et tandis que celui-ci parle, parle et parle encore, se dessine sur les lèvres de madame son épouse, l’ombre d’un sourire gourmand.

C.

 

 

 

Mais que veut-elle de moi ?

Mais quel amour ?

Que d'ombre ...

Dans sa recherche solitaire, elle englobe les couleurs.

K.

 

 

 

 

 

 

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O.

 

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Le fracas fait apparaître un ordre perçant provoqué par un souffle immense laissant apparaître la végétalisation puis la substantifique corolle.

K.

 

 

Dans le fracas du monde, la femme résiste à tout, même à l’impensable. Aucun regard ne l’a tue. Du premier cri perçant au dernier souffle, elle reste l’origine de tout. On la croit chenille, elle devient papillon. On la dit fanée, elle est corolle. Elle connait tout des graines, des savoirs de l’homme-médecine. Mais chut ! il ne le sait pas

L.

 

 

 

Petits pois magiques : se déchire la corolle du temps sur les ailes émeraude, souffle de papillon, l’œil perçant de l’homme-médecine traverse les mondes. Le feu jaillit à grands fracas des corps contaminés, l’enfant-agneau tête le sein de sa mère et le Grand Tout quoiqu’il arrive, demeure impassible. La réalité pulvérisée retournera toujours à son état de paix originelle. Petits pois magiques : ne pas dépasser la dose prescrite.

C.

 

 

 

La presse en parle. Sous les glaces du grand rapace blanc, un sinistre fracas a retenti suivi de hurlements et de cris perçants. Les villageois accourus ont découvert une corolle géante et vaporeuse, de couleur rose bonbon. Du jamais vu ! Des inconnus musclés se sont proposés pour examiner la chose et, aidés par le souffle puissant d'un sorcier sorti de nulle part, ils ont écarté les voiles et extirpé du calice, un chaman en pleine forme qui a béni la population. On ne sait pas encore si l'information est avérée ou si le journaliste était sous l’emprise des petites pilules vertes qui circulent beaucoup par ici.

O.

 

 

 

 

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C.

 

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Le rouge étant une couleur primaire, couleur aussi de l'argile, de la terre, le temps du rêve devrait se transformer à force de pétrissage pour faire éclore ses fruits parés d'or.

K.

 

 

 

La vieille femme est à la recherche du temps perdu. Elle se revoit jeune fille. Elle rêve, se demande si cela a existé. Elle cherche les couleurs. Seul le rouge lui revient en mémoire. Elle se souvient – ou est-ce encore une rêverie – des pommes, des peaux. A-t-elle pu pétrir, être pétrie et ne garder aucun souvenir de la chambre ?

L.

 

 

 

Drôle de rêve …Une main tourne, creuse et pétrit le temps. La vie a fui. De la béatitude de l'enfance, du bébé bien nourri ,déjà pourtant sur le qui-vive , à l’adolescente timide et discrète, qui a su s’épanouir en jeune femme libre aux robes rouge feu… J'ai traversé et croqué la vie,  en ai aimé les rondeurs et les tempêtes. Et pomme, me voilà ridée comme une vieille du jardin , les roses sont coupées, les lits sont vides… Ne restent que les gigolos en vente privée !

O.

 

 

 

Le temps pétrit le rouge des rêves, le modèle avec ses mains de dieu tranquille, colore les roses, les pommes et les pommettes et fait couler le lait sur les épines. Pendant que les vendeurs d’artifices ignorent les volcans qui les menacent, les nourrissons et les sage-femmes conspirent pour la paix. Le temps pétrit la pâte des rêves et les âmes douces ramassent les roses et pardonnent à celles et ceux qui les ont coupées.

C.

 

 

 

 

 

 

 

31/08/2022

Atelier "Collage & écriture" le 12 Novembre 2022 à Oloron Sainte Marie (64400)

 

Invitée par Jean-Luc Chatain :

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"Je lui ai proposé de venir animer un atelier à Oloron parce que j'aime beaucoup son travail et ses œuvres ! Je suis toujours percuté par la force de ses évocations, par la qualité de sa poésie et de sa langue que je trouve d'une grande sensibilité et d'une grande pertinence, par la profondeur de ses réflexions et de ses thématiques...

 

Alors à bientôt,

Jean-Luc"

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L'atelier "Collage & écriture" :

"...L'atelier collage & écriture, est un vrai moment de détente où on se laisse aller et porter par notre imaginaire : réalisation d'un collage qui lui-même deviendra source d'inspiration pour l'écriture de textes. Venez vous surprendre, nul besoin de savoir faire, juste prendre plaisir à...

Aucune compétence littéraire n’est requise sinon l’envie de se divertir en se laissant guider dans une approche stimulante et ludique de la création sans effort…"

Durée : 1 journée (9h30 / 17h30) : 1/2 journée collage + 1/2 journée écriture   

Tarif journée : 45€   (Matériel et matériaux fournis)

Places limitées à 12 personnes

Contact : Cathy Garcia Canalès     mc.gc@orange.fr    05 65 22 03 35

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Lieu de stage :

Chambres d'Hôtes L'Oustal, à Oloron Sainte Marie    https://giteoustal64.com/

Repas du midi en "auberge espagnole", chacun amène de quoi grignoter à partager !

Tisanes et infusions offertes, au coin de la cheminée ou dans le jardin, en fonction de la météo

 

 

06/08/2022

Atelier Collage & écriture du 28 juillet 2022

 

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E.

 

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Couleurs évanescentes, mais où sont les soirées de juin, les arabesques des enfants avant le coucher ?

Dans le rêve du jardin déjà endormi et le théâtre de la forêt où les créatures, grives, pics, pinsons, geais, guettaient, dans la douceur de la nuit.

V.

 

 

 

 

Le théâtre de la forêt nous ouvre ses portes : créatures diverses s'y promènent, nounours, poissons volants, une femme rêve d'un baiser, un petit diable sautille en formant des arabesques tandis que les fleurs apportent leurs notes de douceur. Tout n'est qu'évanescence, partons sur la pointe des pieds.

C.

 

 

 

 

Je suis d’humeur évanescente, légère, irisée. Je rêve de douceur, d’arabesque dans le ciel. La nature est belle joyeuse. Puis, dans mon rêve, je pars en balade en forêt, Dans ce théâtre improbable, je croise nounours et des créatures bizarres de toutes sortes. Est-ce un rêve ou un cauchemar ? 

J.

 

 

 

 

Les portes ont fleuri dans la cour alors que la forêt m'appelait. Je me suis envolée, évanescente et légère dans la douceur de l'air. J’ai improvisé un ballet fantasque avec des poissons volants aussi aériens que voraces et j'ai dessiné d’étranges arabesques avec une créature de rêve aux voiles diaphanes. Peu à peu, faiblement puis de plus en plus fort, j'ai entendu une musique curieuse et envoutante… Je voudrais me souvenir de cet air-là pour ma prochaine pièce de théâtre !

O.

 

 

 

 

Derrière les murs de la ville, vous aimez vous retrouver dans la forêt de vos rêves. C’est un endroit plein de douceur où vous dansez, évanescents. Des créatures conçues de vos désirs s’invitent au théâtre des sens, attirées par le souffle de vos arabesques.

L.

 

 

 

 

Dans le théâtre évanescent du rêve, elle danse toute en douceur et arabesques. Créature étrange, romanesque et sauvage, elle court dans la forêt de l’enfance et lâche des piranhas sur les troubleurs de fête, les arracheurs de cœur. 

Cat.

 

 

 

 

Douceur d'un rêve éveillé, ascenseur végétal

Perdre son regard dans les troncs d'une forêt de bouleaux en hiver

Voir les stries irrégulières des écorces décoller en arabesques évanescentes

Se muer en un théâtre de créatures flottantes et dansantes

Par-dessus les villes, par-delà les bois

E.

 

 

 

 

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V.

 

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Cartes, chiffres : quels mondes et quels bouleversements nous racontent-ils, depuis les origines de notre belle planète d'eau ? Qu'arrivera-t-il à la faune ?

E.

 

 

 

 

L'origine du monde reste encore inconnue et sujette à discussion. Tous les bouleversements vécus par notre planète terre ont modifié la faune et les savants n'arrivent toujours pas à s'entendre sur les chiffres, les années. Ils s'accordent seulement sur le fait que l'eau ça mouille et que le feu ça brûle.

C.

 

 

 

 

Le monde et ses bouleversements : que peut-on en dire ? Aujourd’hui les chiffres montrent une faune agonisante, une flore détruite, l’exploitation de l’eau et de la forêt à outrance, toutes les richesses de la Terre  sont maintenant dégradées. Notre planète expire, nos origines se troublent, nos origines disparaissent ; nous disparaissons. 

J.

 

 

 

 

Angoisse des chiffres qui tombent ! La planète en danger. La faune disparaît. L'eau se fait rare. Que gardera-t-on de la terre des origines, la grande Gaïa, qui flirtait avec Éros en épousant le ciel ? ...Le monde pleure et grince devant ce bouleversement mais tétanisé, ne sait faire qu’appel aux poissons pour essayer de trouver une solution.

O.

 

 

 

 

Latitude/Longitude : quel est le bon chiffre ? Quelle direction prendre ? Où est la boussole ? Le monde vit un bouleversement. À l’origine, c’était simple : il y avait de l’eau, de la faune. La planète était claire. Aujourd’hui, je ne sais plus lire.

L.

 

 

 

 

Planète riche d’eau et de faune à l’origine, la voilà devenue monde de chiffres. Un bouleversement que l’Homme, qui se projettent dans son arrogante transhumanité, n’a pas fini de payer !

Cat.

 

 

 

 

- Michenaud, qu’est-ce que c’est que cette histoire de planète ?
- C’est Leblanc chef, il a détecté un rai suspect dans les infrarouges.
- OK, scannez moi le plasma, qu’on voie si cela vaut la peine de faire un détour. 
- On dirait un monde couvert d’eau.
- Comme qui dirait une planète bleue ?
- Oui c’est cela. 
- Des continents ?
- Cinq petits bouts cernés de mers peu profondes. 
- De la faune ?
- Guère. Pourtant les chiffres des analyses gravimétriques attestent de la présence de nombreux fossiles.
- Eh bien mes amis j’ignore quelle est l’origine de ce bouleversement, mais d’après les analyses ça ressemble à un beau bordel !

V.

 

 

 

 

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C.

 

énergie_peuple_feu_élan_musique_floraison_joie

 

 

 

Floraison de notes à travers les continents

La musique comme un élan de joie universelle

Vecteur d'énergie d'un peuple à l'autre

Feu sacré des vivants parmi les vivants

E.

 

 

 

 

Kyllian Le Fort

Coach bien-être

Vous manquez d’énergie ? 
En quelques séances, retrouvez le feu et l’élan de vivre dans la joie !
Oui ! Vous aussi pouvez jouer de la musique !
Oui ! Vous aussi pouvez avoir un corps de rêve !
Venez découvrir la floraison d’activités proposées à la maison de peuple de votre quartier.

V.

 

 

 

 

Toute la joie et l’élan de la musique enrichissent l’énergie des gens, c’est frais, c’est beau. Je vois de la vie, du mouvement qui apparaît et donne une floraison enthousiasmante. 

Aujourd’hui c’est la fête, il y a du bonheur. Cette richesse est inestimable.

J.

 

 

 

 

Explosion de joie. Libre comme la musique de Jojo à l'accordéon, une drôle de java que je danse pour célébrer la vie avec tous les peuples de la terre. Du Nord au Sud, des régions peuplées aux plus reculées, l’élan généreux de ces hommes de toutes nationalités et leur énergie communicative me donnent le feu, la rage de vivre ! Ensemble, épanouis dans une grande floraison appelée communément « partage ». Balou, mon ours blanc, ne t'inquiète pas : nous ne sommes pas fous, juste vivants !

O.

 

 

 

 

Partout de la danse, de la musique, des chants, émouvants mouvements. L’énergie des corps traverse comme une onde de feu les peuples du monde. Dans un même élan de joie et de folie, les humains et les animaux éclatent de vie comme une bulle de gaz. Floraison de rires multicolores.

L.

 

 

 

Tous les peuples se rencontrent dans cet élan de fête, portés par la musique dans une floraison de joie et d’énergie, le feu au cœur, vivant pleinement la richesse de leur diversité. Dansons les amis et laissons la Terre propre pour les enfants et les animaux qui veulent eux aussi leur part d’avenir.

Cat.

 

 

 

 

Quel est tout ce tumulte autour de moi, se demande, perplexe, l'ours polaire. Tous les peuples ont-ils décidé de se réunir pour faire un tel vacarme ? "Musique", qu'ils appellent ça. Ils sautent, ils rient, se balancent, mais moi, toutes ces manifestations de joie m'indisposent. Et ma tranquillité alors ? Et l'autre, là, qui sort du feu, elle va brûler ma glace. Et celle qui chante toute fière de sa floraison envahissante ? Les fleurs, ça pousse pas là où je vis. Ils ont tous l'air de prendre leur élan, mais pour aller où ? Allez, fini les questions, j'en ai assez, j'me tire.

C.

 

 

 

 

collage du 28 juillet 22 Odile.jpg

O.

 

rouge_rire_ivresse_meurtre_scène_imaginaire_tête

 

 

 

 

Dans ma tête une ivresse

Un éclat de rire, rouge sang

Qui tourne en un instant

À la scène de meurtre imaginaire

Angoisse...

Depuis combien de temps a-t-on peur des fous ?

E.

 

 

 

 

Depuis quand a-t-on, peur des fous ? se demandait Erdog, peintre officiel de la marine à Yste-en-Boule. La veille sous l’emprise du Martini, il avait, de loin et à son corps défendant, participé au meurtre prémédité d’un jambon de serrano. Il s’était réveillé au matin la tête dans le rouge, et avait alors appris que sa nuit d’ivresse n’était pas imaginaire, mais que la scène avait bien eu lieu. Et alors qu’il choisissait le parti d’en rire, sa femme, affolée, avait quitté la maison en emportant avec elle le thermomix et les canaris. 

V.

 

 

 

 

Ah tu me fais rire avec ta scène de meurtre, l'ivresse te fait bizarrement travailler l'imaginaire ! tu fais une de ces tronches quand tu te regardes dans le miroir, tu es toute rouge, ma chérie, le Martini t'est monté à la tête. 

C.

 

 

 

 

La scène du meurtre n’est pas imaginaire et l’inspecteur la Bavure s’emporte ; rouge d’ivresse, de colère. Enfin ... pourra t’il trouver la tête du coupable dans cette ville ... d’où déjà ? Ah oui Yste-en-Boule. Bien malin celui qui comprend l’énigme, on va en rire, l’enquête ne fait que commencer. 

J.

 

 

 

 

Après l’ivresse du voyage en compagnie de la dive bouteille, le réveil est brutal. Avec du pâté dans la tête, une haleine de cheval et un voile très mince mais tenace devant les yeux, tu tangues. Eh oui, les lendemains de cuite sont loin d’être une partie de rires. Zombi jusqu’à la machine à café, tu tâtonnes dans le brouillard. Une conversation, un nom de ville résonnent dans ton cerveau en feu. Tu vois des fruits croqués à pleines dents, une femme attirante – ou bien le contraire ? Son appartement après la manif en hommage à Nelson Mandela. Serait-ce un souvenir imaginaire ? En ouvrant tes yeux chassieux, tu découvres, horrifié, une scène de meurtre. Tout ce rouge…

L.

 

 

 

 

Dans la petite et improbable Yste-en-Boule, des jours et des jours de fête ont incendié les esprits. L’ivresse a eu raison des têtes et un vent rouge folie a dévasté la ville. C’est alors que les derniers habitants encore debout eurent l’idée de mettre en scène le meurtre de la raison par les armes de l’imaginaire. Ainsi quiconque osera venir à Yste-en-Boule court désormais le risque de la perdre et d’en mourir de rire. Le cimetière est plein et la fête continue.

Cat.

 

 

 

 

Derrière les grilles, une journée ordinaire. Murmures et rires de l'ivresse. Tout est bancal. Je perds la boule, je perds la tête à Yste-en-Boule. Rouge comme la mise en scène du meurtre de la pubère sur le canapé de la loge. Mandela n’a rien pu faire. Pour trois pêches, traverser l’arche blanche du royaume de l'imaginaire, être admis chez les fous …Depuis quand font-ils peur ?

O.

 

 

 

 

collage atelier juillet 2022.jpg

L.

 

tourner_bleu_touareg_texture_curiosité_pôle_avenir

 

 

 

 

À l'avenir, ralentir...

Avoir la curiosité de tourner autour de la terre au rythme lent d'une caravane touareg, d'un méridien l'autre, d'un pôle l'autre, sentir la texture des continents, les nuances de bleu des océans

E.

 

 

 

 

Ce matin réveillé par un petit Touareg qui me regardait avec curiosité. Je lui ai demandé ce qu’il faisait là, mais il a tourné les talons. Décidément ce voyage aux pôles est plein de surprises. 
23 janvier 2135
Passé trois heures à essayer de détacher la peinture bleue dont j’ai laissé tomber le pot sur les sièges du Rover. 
24 janvier 2135
Le petit Touareg est repassé avec un sachet de poudre dont il a saupoudré le siège. Ça a laissé comme une texture bizarre mais les taches sont parties. Je vais ramener ce truc à Anchorage. Ma fortune est faite, mon avenir assuré !

V.

 

 

 

Quel avenir pour ce petit Touareg ? Quel métier choisir ? Le monde qui tourne autour de lui attise sa curiosité mais vers quel pôle se diriger ? Sa décision est prise, il sera tisserand, pour créer les chèches dont le bleu et la texture l'attirent tant.

C.

 

 

 

Les yeux profonds du Touareg plein de curiosité observe son avenir. De loin que voit-on ? Serait-ce un ballon bleu qui tourne et rebondit ? Serait-ce l’Enfant du Pôle, qui pleure la baleine disparue ?  Pourtant je trouve que la lumière du ciel et la texture cotonneuse des nuages vibrent d’amour.

J.

 

 

 

 

Bleu. Bleu comme mon rêve entre deux pôles. La glace ou le sable ? L’Inuit ou les Touaregs ? Des peuples à l’opposé qui aiguisent ma curiosité. Ils s'imposent, forment une ronde et tourne dans ma tête l’idée d’un monde nouveau marouflé d’une texture inconnue qui inventerait peut-être un avenir…

O.

 

 

 

 

L’homme bleu, le dernier des Touareg, a marché jusqu’au pôle, son regard vif, brûlant de curiosité, a voulu éprouver la texture de l’avenir. La Terre a basculé sur ton axe, il est temps de tourner la page. Le futur est emballé comme un œuf dans son papier d’aluminium et nul ne sait s’il va éclore.

Cat.

 

 

 

 

La planète a des formes, des odeurs, une texture et une couleur. Elle a tissé entre les pôles un avenir pour les peuples de la nature. L’eau et le sable, la glace et la roche sont un cadeau tombé du ciel. Précieuse Terre, fragile comme un ballon de baudruche, des œufs de pingouins. L’homme du désert et l’enfant inuit n’en finissent pas de tourner sur son axe. Chacun leur tour, les yeux plein de curiosité, ils découvrent chaque matin le bleu prometteur. Pour toujours ?

« Euh, berger touareg, t’as de beaux yeux tu sais, mais là, y’a ta chèvre qui se barre pour goûter le sel de la vie… »

L.

 

 

 

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J.

 

bizarre_délirant_pantin_gâteau_écarlate_BD_kaléidoscope

 

 

 

 

Petit peuple de créatures bizarre, comme sorties d'une BD

"C'est l'heure du goûter, où est le gâteau, où est la cerise écarlate ?" demande le pantin, tandis que tournoie un kaléidoscope de formes délirantes.

E.

 

 

 

Lundi vers 13h15 un pantin s’est échappé du zoo de Thouary. Les gendarmes se sont aussitôt mis à sa recherche, cherchant à l’attirer dans leurs nasses avec des gâteaux et des BD, dont il est friand. 
Vers 19h40 un témoin s’est manifesté pour signaler la présence d’une créature bizarre, portant un ensemble kaléidoscopique écarlate. Il s’est avéré que ce n’était qu’une invention délirante. Le pantin est toujours en fuite. Si vous le croisez ne cherchez pas à le neutraliser, appelez le 17.

V.

 

 

 

Viens par ici, mon bébé, Maman va te lire une BD. Il était une fois une histoire bizarre et même complètement délirante. Le père Noël, écarlate, s'était transformé en pantin que les humains s'amusaient à animer puis à jeter dans la fosse aux crocodiles. Ceux-ci le dévorèrent ; après leur repas, c'était pour eux la cerise sur le gâteau. Tout d'un coup, un monstre appuya sur une sonnette et tout le monde se figea en images, formant un kaléidoscope. C'est ce que tu vois sur la dernière page, mon bébé. Fais un gros dodo maintenant.

C.

 

 

 

Des idées délirantes me passent par la tête et tournent en rond jusqu’à la nausée comme un kaléidoscope bizarre où se bousculent nains de jardin, personnages de bandes dessinées, pantins désarticulés. C'est la grande roue de la vie, l'absurde du temps qui passe, écarlate, à fleur de peau, et cerise sur le gâteau, un gros nez rouge revient sans cesse me perturber !

O.

 

 

 

 

Tout a commencé quand mes nains de jardin se sont faits la malle. J’ai su plus tard qu’ils avaient fumé de la gandja bien trop forte pour leurs petits corps. Ils ont plaqué les rosiers pour un endroit bizarre et délirant : LA VILLE ! Tous leurs repères ont volé en éclats ! Ils ont fini sur les murs, grosses tâches éclatantes, pantins de couleur en goguette. Et gâteau sur la cerise écarlate, ils m’ont envoyé une carte postale : une BD cartoonesque de leur road-movie en forme de kaléidoscope psychédélique. C’est comme ça que j’ai tout compris.

L.

 

 

 

 

Dans un kaléidoscope bizarre, les humains disparaissent dans leurs avatars, absorbés par le miroir de la virtualité, alouette du futur je te plumerais ! Pantins écarlates éclatés dans les tunnels à grande vitesse de l’hyper-réalité avec leurs rêves délirants et leurs désirs nanifiés, chacun cherche la cerise la plus gluante de son égo-gâteau plastifié.

Cat.

 

 

 

 

Au-delà de l’image bizarre, il faut savoir décrypter. Voici les Bouffons délirants des temps modernes = NEW FUTURE.

Les clowns, les nains de jardin, les pantins… 

Pas de théâtre sans bouffon, la terre tourne avec UBU ROI, c’est une farce burlesque, c’est un kaléidoscope !

UBU cocu, UBU enchainé, Le cul d’UBU, Femme d’UBU, UBU nu, Les enfants d’UBU...

Il reste la pantomime, la BD, la Comédie pour les clowns. 

Toutes les voix, tous les cris, la nourriture pestilentielle... La cerise sur le gâteau,

c’est un immense désordre de nains, de clowns écarlates.

Quel est ce cirque de l’absurde que nous menons ? C’est la vie.

Il n’y a pas de réponse à cette pantalonnade philosophique et … dramatique à la crise du sens - PAS DE SENS SANS LE SANG.

J.

 

 

 

 

 

 

 

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Cat.

 

théâtre_imaginaire_corps_transcendance_grâce_odyssée_guerre

 

 

 

 

Dans la transcendance de mes voyages imaginaires

Les corps flottent avec grâce, Odyssée atemporelle et intersidérale

Loin du théâtre des guerres vaines et tragiques que nous imposent

Les puissants de ce monde

E.

 

 

 

Pour commencer partez en guerre, trouvez un motif. Par exemple un corps royal à la beauté transcendante dont la grâce aurait été souillée par le fils d’un voisin. Rendez-vous sur le théâtre des opérations et utilisez votre imaginaire pour venir à bout de l’ennemi assiégé. Avant de rentrer, pensez à découvrir les charmes de la Méditerranée lors d’une odyssée pleine de surprises. Pour terminer, n’oubliez pas de rapporter à votre épouse une petite bricole, on ne sait jamais…

V.

 

 

 

 

Tous ces corps qui hier encore étaient en vie et évoluaient avec grâce ne sont plus aujourd'hui que des souvenirs transformés par l'imaginaire. Transcendés par la fougue de leur leader, ils crurent tous partir pour l'Odyssée de leur vie. Hélas... cette odyssée n'était que le sinistre théâtre d'une guerre effroyable, dévastatrice et absurde, comme elles le sont toutes.

C.

 

 

 

Dans ce théâtre de la vie imaginaire — ou pas !! — les hommes rêvent d’Odyssée, ils se veulent parfaits, conquérants et vainqueurs. Les corps se cherchent, ils se font la guerre, ils rêvent la vie et la mort. Ils cherchent la transcendance. Mais tout ça est un mythe et la grâce n’y peut rien. 

J.

 

 

 

Tous en scène. Odyssée de la vie à travers le théâtre. La guerre au placard, vibrer de mille feux, croire possible la transcendance, croire et se sentir soulevés par la grâce à moins… que les corps ne retombent et se fracassent le crâne sur la supercherie de l'imaginaire dévoilé.

O.

 

 

La guerre des sexes n’aura pas lieu ! En état de grâce et d’apesanteur, au bord de l’éblouissement, tu vas atteindre la transcendance. Aucun regret !  ton odyssée spatiale, loin des corps en lutte et du théâtre des hostilités, touche à sa fin. Tu vas redevenir poussière cosmique, avec pour seul partenaire ton imaginaire. « Mais… c’est quoi ce bêlement !?! »

Que la farce soit avec toi !...

L.

 

 

Odyssée de l'imaginaire, théâtre des corps, le cosmonaute rêve aux femmes disparues. Les guerres ont eu raison d'elles, elles sont parties pour un sabbat de l'imaginaire et n'en sont jamais revenues. Vierge, épouse, sorcière ; mère, fille, sœur, pleines de grâce, elles ont tiré leur révérence, laissant l'homme définitivement seul. Privé désormais de toute descendance et de tout espoir de transcendance.

Cat.

 

04/08/2022

Atelier Collage & écriture à la Galerie Lieu Dit (Calès) - 23 juillet 2022

Merci à toutes et tous !

 

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M-A

 

mystère_rose_fondre_corps_tissu_fauve_harmonie_pastel_amour

 

 

 

L’amour est mystère. Le tissu rose pastel est en harmonie. Le corps du fauve peut fondre.

N.

 

 

 

Du mystère de la source d’amour, coule une harmonie de tissus fauves, de corps pastels qui se fondent dans le rose du couchant.

J-C

 

 

 

Pour toi la couleur rose est mystère 

Ton corps aime se fondre dans les tissus fauves en harmonie avec l'amour pastel 

Tu dévales les escaliers avec légèreté

Ton corps ne pèse pas 

Ton esprit est ailleurs

Tes idées s'évaporent telles des bulles

Pasc.

 

 

 

Tout se mêle dans ce rêve… tout se fond dans une harmonie de tons. Un rêve repeint aux pastels : le rose des corps qui s’enlacent, les drapés qui les entourent comme de l’eau qui coule. Les marches descendent vers cette anse mystérieuse.

Et l’amour, l’amour…

S.

 

 

 

L'escalier serpente entre les courbes

Paysage fauve

Une musique d'amour, harmonie du mystère, fait fondre les corps

Le tissu se relève, la chair rose apparaît

Une orgie de pastel en pays de cocagne.

G.

 

 

 

Thébaïde, la maison sur le lac. Dans cette solitude suave, elle laisse ses pensées fondre comme son corps dans un pastel de sensations toutes en harmonie. Sous le tissu léger de la robe fauve, elle laisse monter le mystère de l’amour.

C.

 

 

 

L’amour est un mystère.

Les corps se fondent dans l’harmonie sous les tissus fauve, pastel ou rose.

M-A

 

*

 

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AG

 

 

 

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S.

 

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La lumière trace des cercles lunaires. Les fruits cuisent sur le volcan, recouvert d’un voile. On va voir l’onde qui court au pied du suaire.

N.

 

 

 

Soirée lunaire du cercle des poètes disparus :  visages voilés, voir et entendre l’onde du matin, les fruits qui enflent, le volcan qui fume et nos visages s’éclairent.

M-A

 

 

 

L’onde lunaire soulève le voile. Dans le cercle, un visage ancien. Un volcan laisse voir une pâle lueur que les fruits alanguis masquent d’un suaire chagrin.

J-C

 

 

ton cercle est un volcan de fruits qui embaume les ondes

ton visage lunaire se voile d'un suaire et laisse voir les 

flétrissures d’une terre qui se craquelle

Pasc.

 

 

Cercles de vie, cercles du temps, le voile de la naissance et le suaire de la mort se répandent comme les fruits d’un même volcan. Chaque visage porte la marque lunaire d’une onde mystérieuse et immortelle que chacun peut sentir mais que nul ne peut voir.

C.

 

 

 

Dans la lumière lunaire le voile cachait à peine ses seins. Son âme était un volcan. Les corps s’entremêlaient, comme des fruits roulant dans le lit. Il pouvait à peine entrevoir, comme à travers un suaire les visages qui se fondaient l’un dans l’autre. La lune fit un cercle sur le plancher.

S.

 

*

 

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AG

 

 

 

 

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J-C

 

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Sa planète, son espace, son mythe, son passage sur Terre, son évasion. Pour aller où ? Son œil bleu est absurde.

N.

 

 

 

Quelle évasion absurde ce passage dans le bleu de l‘espace où je change de planète pour découvrir mes mythes d’un œil nouveau.

M-A

 

 

 

Quel est ce mythe bleu qui te taraude l'esprit ?

Sur quelle planète cherches-tu l'évasion ?

Où se pose ton œil lorsque l'espace te semble absurde ?

Quel est ce passage que tu pourrais emprunter pour déjouer les lois 

des ondes gravitationnelles ?

Pasc.

 

 

 

Partir ? Où aller ? L'espace c'est trop loin et il y a déjà assez à voir sur la planète. C'est absurde ! Je viens de perdre un œil, pourtant, j'ai envie et besoin d'évasion, de mer bleue.
C'est peut être un mythe, mais le voyage me donnera les ailes qu'il me manque pour continuer à survoler mon désespoir de ne plus voir la vie en relief !

A.

 

 

 

Où était-il ? Dans quel espace, quelle dimension ? Sur une autre planète. Tout ce bleu ouvrait un passage, une voie, vers une évasion promise, un œil sur l’horizon. Non non non, quelque part, en bas, ça brûlait, c’était absurde de penser s’échapper.

Que nous disaient les mythes de tout ça ?

S.

 

 

 

 

Planète évasion ? c’est où ? Dans les livres, dans l’art ? Pourrons-nous encore longtemps oublier les cris et remous de la planète en destruction ? La mort a revêtu son masque et souffle son haleine de feu, de gaz, de brouillards toxiques sur le bleu de rêve des destinations touristiques. Le temps s’enroule sur lui-même, les symboles sacrés s’allument et nous rappellent que tout a déjà été raconté. Les mythes creusent un passage vers notre œil intérieur, celui qui saura percevoir l’absurde d’une époque qui pense que la solution viendra de la conquête de l’espace plutôt que de celle du cœur.

C.

 

 

 

La transparence de l’air, singulière planète bleue, absurde vision de l’espace, rite de passage, joue des reflets d’un mythe ancien que l’œil découvre en rêve d’évasion, mais où ?

J-C

 

*

 

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AG

 

 

 

 

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Pasc.

 

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L’enfant rebelle au visage rose prend la fuite et veut courir. Il a un rite intense : c’est le jazz.

N.

 

 

 

Le visage rose intense, l’enfant rebelle court, c’est la fuite.

Il a besoin de retrouver un rite.

Il s’arrête à Souillac, découvre le  jazz.

M-A

 

 

 

L’intense tempo d’un jazz rose lance les enfants dans une course, une fuite, délaissant les visages rebelles et les rites établis pour plonger dans une nuit de folie.

J-C

 

 

 

Une femme intense, rebelle, qui court sa vie ? Elle veut échapper à qui, à quoi ? Elle fuit ? Son visage exprime la liberté du jazz, de sa passion. Son enfant intérieur reste bien là, au fond d’elle. Sa couleur ? Le bleu, pour les cheveux. Le rose, pour les joues.

Pour elle la fuite, la course comme un rite.

S.

 

 

 

La petite fille en rose, sur la pointe des pieds, roule vers le futur. Fuite intense. Les masques inquiétants ont fait peur à l'enfant et le jazz à ses trousses lui rappelle le rite. Il te faut désormais courir et dans ta course rebelle tu retrouveras ton visage.

G.

 

 

 

L’enfant rebelle a brisé l’étreinte du désert, au couchant s’est mise à courir. Sur son visage le rose intense du désir, dans sa tête le rythme saccadé d’un jazz de liberté. La fuite comme un rite, incessamment renouvelé.

C.

 

 

 

 

rose et rebelle

ton visage  est intense

tu cours, tu cours 

courir te va bien

tu échappes à la mort, aux rites, aux chaînes, aux menottes, à la prison

tu  te fous des reflets de la passion-mensonge

tu es une enfant aux étreintes brisées 

dont la fuite s’accompagne d'un rythme de jazz 

et d’un certain génie surréaliste

Pasc.

 

*

 

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AG

 

 

 

 

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N.

 

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Une nature  nocturne masque la vie orageuse d’une femme lointaine parée de joyaux en forme de fleurs, le tachisme d’un peintre en dessine les contours aux couleurs vives.

J-C

 

 

 

Les joyaux de la nature offre à la femme belle vie.

Elle aime les fleurs,les orages nocturnes.

Ses nombreux souvenirs se déclinent dans le lointain en tachisme.

M-A

 

 

 

 

Le tachisme ne tache pas ta toile, il joue avec le soleil et les ombres 

et se plaît à faire briller les joyaux nocturnes de ta vie 

quand la nature craint et attend l'orage au lointain 

Alors toi, femme-fleur,  tu t'ébroues.

Pasc.

 

 

 

Il y a encore quelques nuages dans le ciel bleu mauve, prémisse d'un orage. Certains ressemblent à des fleurs, joyau de la nature. Dans le lointain, je crois apercevoir une femme qui se baigne. Le jour baisse très vite dans ce décor presque nocturne. La femme se transforme, donnant à voir un tableau plein de vie, mais, sans contours définis, comme si le peintre voulait en faire un exemple de tachisme cher à Vincent, dont la vision du monde m'éblouit toujours autant.

A.

 

 

 

C’est une vie calme, simple, douce, près de la nature, dans la nature. Il faut imaginer une femme en son jardin. Des fleurs, un tapis de fleurs comme un tableau tachiste. Un orage peut-être dans le lointain, la nuit, de temps en temps, des éclairs comme des joyaux qui rappellent que le monde est là, tout près.

S.

 

 

 

 

Elle regarde sa vie de femme libre comme un tableau un peu lointain, tachisme de fêtes nocturnes, petites touches de fleurs et d’orages. Aujourd’hui son bonheur, elle le trouve dans une vie simple au cœur de la nature : il n’y a plus de plus précieux joyau.

C.

 

 

 

 

La Femme-Fleur est au tachisme. La Nature est un joyau pour elle. C’est sa vie. L’orage nocturne et lointain lui fait du bien.

N.

 

*

 

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G.

 

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Un homme parti de sa Bretagne, tourne en rond et fait sa croisade, reflets de ses croyances et de sa vanité. L’agriculture lui a fait le cœur bon.

N.

 

 

 

Sans vanité, le cœur gros, les hommes de voyage partent en croisade.

Dans leur long voyage, ils retrouvent l’esprit de leur Bretagne et l’agriculture dans le reflet des eaux limpides traversées.

M-A

 

 

 

Embarqué en Bretagne, l’homme de cœur épris d’agriculture, vogue vers son destin, parfois tourne en rond, laissant les croyances, les croisades, les vanités derrière lui dans le sillage du passé, dans le reflet de ses pensées.

J-C

 

 

 

Pourquoi pars-tu en croisade ?

n'est-ce pas vanité que tous ces reflets qui t'encombrent

toutes ces croyances dont l'homme se pare  

qu'il travaille l'agriculture en Bretagne ou soit mécanicien  

il ne cesse de prêcher comme saint François d'Assise 

il écoute les oiseaux 

Son cœur est rond, doux et chaud comme une tomate sanglante

Tu as raison de mettre les voiles

Pasc.

 

 

En voyant son reflet dans un miroir, un homme réalise qu'il a le cœur brisé, son amoureuse vient de mourir. Il doit partir en croisade contre sa mélancolie. Il pourrait faire une retraite chez les moines, mais sa croyance en Dieu a été mise à rude épreuve.
Par vanité, il part faire le tour du monde. De voiliers en bateaux, il ne fera pas des ronds dans l'eau, mais retrouvera la joie de vivre et reviendra dans sa chère Bretagne.

A.

 

 

 

Il est où cet homme nu, hein, il est où ? Barré ! Parti ! En croisade vers la Bretagne, son vert intense, ses artichauts. Pas ses tomates, ah non, ça non, pas de tomates en Bretagne ! Mais ses choux-fleurs bien ronds, pommelés, son agriculture intensive… 

Lui il se prend pour un saint avec ses croyances, mais aussi sa vanité. Il regarde son reflet, il s’aime bien l’homme nu, il y croit du fond du cœur, dur comme fer.

S.

 

 

 

 

Cet homme qui cherche à s’évader ne pourra cependant échapper au reflet de sa vanité. Il a beau courir, sauter, l’œil de la mort ne le perd pas de vue, car loin des yeux peut-être mais pas si loin du corps. La sagesse comme la lune veille cependant. Maîtresse des marées et de l’agriculture, elle l’envoie comme un chapeau rond méditer en Bretagne, sur ses croyances éculées. Quand son cœur d’artichaut sera rouge et mûr comme une tomate, alors son âme pourra prendre la mer.

C.

 

 

 

Homme

Victime de tes croyances

Tu pars en croisade !

Mais va plutôt visiter la Bretagne

Savourer les cœurs d’artichaut de ton agriculture intime

Et le soir, la lune

Ronde

Te renverra le reflet

De ta vanité...

G.

 

*

 

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AG

 

 

 

 

 

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A-G

 

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Des morceaux de mosaïque trainent dans la maison. Sur son passage, un homme en transition va boire et rencontre un oiseau sur le toit pour se relier au ciel.

N.

 

 

 

De passage ou de transition, quelle belle rencontre si tu t’arrête dans cette  maison.

Sous ce toit on peut toujours boire un coup , se relier à l’essentiel, recoller les morceaux et faire des mosaïques.

M-A

 

 

 

Dans une maison suspendue, sous les toits en mosaïque, l’enfant boit en rêvant de rencontre. Il tente de relier les morceaux de son histoire, de franchir les ponts de gouffres insondables, de transitions improbables, de passages secrets.

J-C

 

 

 

tout part en morceaux, en tesselles cassées, 

en pierres, en mosaïques brisées 

en architecture péruvienne aux maisons et aux toits en ruines 

la rencontre tu la feras sur ce pont qui relie le passé au présent

 Mais tu ne le sais pas encore

 tu ne veux pas le savoir

 tu refuses de croire que chez toi tout est passage

 tout est transition

 tu voudrais un espace-temps plus stable

P.

 

 

C’est une maison ouverte où on vient boire un coup et manger un morceau. La maison des rencontres, la maison qui relie tous ces gens qui viennent, attirés par elle, l’âme de cette maison. Une mosaïque de personnes qui viennent chercher ce toit chaleureux, offert. Elle, elle cherche un passage à travers eux, une transition.

S.

 

 

 

Passage...transition...

Je traverse le pont. Au loin la maison, le village perché sur le toit des collines. La rencontre se fera sur ce morceau de terre où nous assemblerons les morceaux de mosaïques. Puis je redescendrai pour boire ce qu'il me reste à vivre.

G.

 

 

 

Sa maison est un lieu de rencontres, un morceau de bonheur. Sous son toit, une mosaïque humaine se retrouve pour bâtir un nouveau monde, imaginer un passage, un nouveau soma à boire pour se relier les uns aux autres et entamer une véritable transition.

C.

 

*

 

ag pour ag.jpg

AG

 

 

 

 

P1510229.JPG

A.

 

feu_robe_secret_femme-objet_cache-sexe_peur_vert_question_soumission

 

 

La Femme-objet secret a une belle robe. Son sexe de feu fait peur. Il est dans un cadre vert. La question, c’est la soumission.

N.

 

 

 

Dans sa robe de feu, elle est verte de peur, elle garde ses secrets;

Elle se pose des questions mais sont cache sexe ne la protège pas de sa sous mission.

M-A

 

 

 

Mots tranchants, rêves secrets de soumission, autant de questions, cache-sexe de femme-objet, vert de peur sous le feu des projecteurs d’une robe en fleurs.

J-C

 

 

 

le feu va embraser ta robe de femme-objet 

d'où ton regard qui transpire la peur

ta soumission te pèse 

Un cache-sexe est l'ironie suprême 

coquillage de Vénus prise au piège 

Reste ce vert qui n'est pas un alexandrin 

mais qui se décline sous forme de question 

Pasc.

 

 

 

Bon là c’était vraiment le cauchemar. Mieux valait se réveiller d’un coup, repousser la question du pourquoi, du comment, du secret. Cette peur soudain en convoquant ces images de feu, cette femme (cet homme ?) et sa robe de mariée qui cachait son regard et son sexe.

Pas envie de cette soumission.

Allez réveillons-nous oui, mettons-nous au vert !

S.

 

 

 

J'ai sur le bout de la langue la question du secret. Ta robe cache-sexe ne dissimule pas ta peur. Quand le feu passera au vert, femme-objet, tu te libèreras de ta soumission.

G.

 

 

 

Sous sa robe, brûle un feu secret, la colère comme un cache-sexe mêlée du vert acide de la peur. Comment est-ce possible qu’il soit encore question de soumission, de femme-objet ? Hommes, qui persistez à bâtir nos cages, que votre propre langue soit le rasoir qui castre vos prétentions assassines.

C.

 

 

Derrière sa burqa, elle rêve de baignade à poil et de coquillage comme cache-sexe pour préserver le secret de son désir. Elle ne sera jamais la femme-objet qu'elle regarde sur l'écran de sa TV grand écran.
Elle sent un feu qui brûle en elle, mais il est hors de question, malgré la peur, qu'elle accepte la soumission que lui impose son mari qui n'utilise jamais de lame de rasoir.

A.

 

*

 

ag pour An.jpg

AG

 

 

 

 

Cœur de lionne.jpg

C.

 

bateau_statuaire_cascade_fontaine_baroque_jouvence_écume_volupté_lionne

 

 

 

Dans la fontaine baroque de jouvence, un bateau statuaire vogue au pied de la cascade pleine d’écume. La lionne n’est que volupté.

N.

 

 

La fontaine de jouvence baroque écume et rafraîchit l’air estival.

Quelle belle cascade.

Une réunion statuaire plaide la pénurie de l’eau dans ce bateau, pendant que la lionne crache avec volupté.

M-A

 

 

 

Embarqué sur un bateau, de cascade en fontaine, une lionne baroque rêve de volupté, bercée par le rythme lent de la traversée, légèrement rafraîchie par l’écume des vagues, en partance pour la statuaire de jouvence.

J-C

 

 

ta statuaire baroque est cascade

on se prélasse dans ta fontaine de jouvence 

tu es une lionne

ton rugissement se perd en écume et en volupté

tu as choisi ce bateau pour dégringoler 

les fleuves impassibles

Pasc.

 

 

 

Dans ce jardin baroque et sa statuaire étrange, les souvenirs affluaient. Cette fontaine ramenait à sa mémoire la volupté d’un plongeon au bas d’une certaine cascade. La lionne couchée là dans le marbre, près de cette fontaine (de jouvence ?) ramenait ce lointain souvenir d’un bateau qui l’emmenait loin, où de vraies lionnes l’attendaient.

S.

 

 

Nous nous baignerons dans la fontaine de jouvence.

La lionne fait le guet derrière la cascade aux écumes rugissantes, mais la mort allongée au pied du statuaire baroque, nous invite au voyage dans son bateau de volupté.

G.

 

 

De cascades baroques en fontaine de jouvence, la lionne embarque bien des marins dans son bateau de l’amour. Bateau funambule sur la fine marge d’écume entre rêve et chute mais toujours il s’en retourne au large. Tant de vies brisées sur l’écueil des solitudes, statuaire où petite et grande mort se mêlent en une seule volupté. la flamme pourtant ne meurt jamais.

C.

 

*

 

ag pour ca_n.jpg

AG

 

 

 

***

 

et en prime un autre collage réalisé le même jour par la prolifique Pasc. !

 

 

pasc_2.jpg

 

 

 

02/08/2022

Atelier Collage & écriture au Festiv'arts à la ferme - 11 juillet 2022

Manquent le collage et les textes de E.

 

 

Linda.jpg

L.

 

Géographie_ailleurs_monument_voyage_pierre_visage

 

 

Sur ces petites images il y a des lettres, des mots et des photos. De falaises et du monde. Cela peut ramener en enfances. C’est naturel et sauvage. C’est un saut dans un autre monde. 

C.

 

*

 

Un voyage vers l’ailleurs où les visages se transforment au gré des monuments et de la pierre ocre, blanche ou chocolat.

S.

 

*

 

Géographie ,

Monument de Pierre,

Un visage d’ailleurs

Part en voyage …

P.

 

 

*

 

Voyages… Géographie de l’ailleurs, monuments, visages et à chaque pas, apporter sa pierre. Vouloir consolider un monde qui part à la dérive.

Cat.

 

*

 

Son visage est une géographie de l'ailleurs. Un monument vu ici, une pierre qui voyage là et fond dans les eaux aux reflets de ses yeux.

L.

 

 

 

 

 

Ecriture001.jpg

 

P.

 

Regards_Afghane_femmes_féminité_foule_geste

 

 

 

À travers le regard, perce la présence de la femme, singulière dans la foule. La féminité se lit dans un geste, une origine afghane, un symbole ou un corps.

S.

*

 

Sur ce dessin, les regards sont intenses. Des femmes habitent en afghanes. On voit beaucoup de féminité. Il y a une foule. On voit les émotions des gens grâce à leurs gestes.

C.

 

*

Son regard afghan lui attire des femmes.
Son jardin secret pour un geste qui changera sa route.
Sa féminité défoule la foule.

L.

 

 

*

 

L’élégance, la performance… Qu’en disent les Afghanes dont le regard transperce la grille de tissu épais ? Quels gestes osent-elles dans la foule, gestes discrets qui disent la féminité et le savoir qui leur est interdit d’afficher ? Elles aspirent à être libres.

Devoir d’élégance, de performance, libres… les autres femmes le sont-elles vraiment ?

Cat.

 

*

 

Le regard est un geste,

Afghane est la femme,

La foule aujourd’hui

S’écrit au féminin ...

P.

 

 

 

 

 

atelier collage Sophie-page-002.jpg

S.

 

Lunette_mouvement_souffle_original_ivresse_cadre

 

 

 

Dans ces œuvres il y a beaucoup de mouvements. Cela respecte le cadre. Comme toute les autres œuvres, il y a des mots et des phrases : comme ivresse, par exemple. Il y a des œuvres mais aussi des photos, comme un monsieur à lunettes. Souvent quand on est sur une falaise on souffle, comme sur le dessin. C’est très original comme collage.  

C.

 

*

 

La roue dans un souffle tourne d'un mouvement original.
Quelle ivresse et quel tourbillon de lunettes.
Les mots sortent du cadre.

L.

 

 

*

 

Ivresse du mouvement,

Sans lunettes, ni cadre,

L’original du souffle …

P.

 

*

 

Changer de lunettes, prendre de la hauteur, sentir le souffle de l’ivresse et se laisser emporter par l’alchimie du mouvement. Être original, n’est-ce pas simplement partir à la rencontre d’une certaine douceur de vivre ?

Cat.

 

*

 

Au détour du cadre, apparaît le mouvement. Pas besoin de lunettes, le souffle suffit pour joindre à l’ivresse, une touche originale et vibrante.

S.

 

 

 

 

 

 

 

atelier collage Coline-001.jpg

Co.

 

Saut_sauvage_falaise_monde_enfance_naturel

 

 

 

Je saute d'un monde sauvage vers une eau transparente que reflète la falaise ou est-ce le naturel dans son contraire et qui remonte vers l'enfance ?

L.

 

*

 

Voilà un saut dans le monde sauvage fait de falaises, de jet naturel et de visions de l’enfance comme un conte.

S.

 

*

 

Sauter les yeux fermés

Comme de la falaise naturelle et sauvage

Du monde de l’enfance.

P.

 

 

*

 

Grand saut sauvage depuis la falaise de l’enfance et plonger dans la fontaine du monde, quoi de plus naturel ?

Cat.

 

*

 

Sur ces petites images il y a des lettres, des mots et des photos. De falaises et du monde. Cela peut ramener en enfance. C’est naturel et sauvage. C’est un saut dans un autre monde. 

C.

 

 

 

(collage manquant)

E.

 

Poisson_puzzle_foule_cœur_flash_assemblage

 

 

 

 

Certains pense que ce dessin est un puzzle ou même un assemblage. Quand on regarde ce dessin, certaines personnes ont un flash (quand il le voit). Il y a aussi beaucoup de couleurs. On pourrait penser que ça ressemble à une foule ; Il y a aussi une petite image avec des dessins marins : avec un poisson, une encre ou encore une boussole. 

C.

 

*

 

Dans un flash, surgit un assemblage de couleurs, une foule marine de poissons, un puzzle de nuances rayées mêlant cap et ancre.

S.

 

*

 

"Le bleu du Blues" se dit le poisson dans un flash de lucidité aquatique. Une vague bleu rouge s'assemble en couleur océane.
Une foule d'objet ancrés et déboussolés. Un puzzle monumental, quoi !

L.

 

*

 

Dans un flash de couleurs

Une foule de poissons

Échappe à l’assemblage

D’un puzzle fracassé.

P.

 

 

*

 

Assemblage flash tricolore : se faire poisson dans la couleur bleu, se perdre dans la foule de lignes entrelacées, sentir battre le rouge du cœur, trouver son ancre pour ne pas perdre la boussole dans les blancs de l’étrange puzzle de la vie.

Ca

 

 

 

J'attends.jpg

 

Cat.

 

Coloré_histoire_crépuscule_rayonnement_attente_folie

 

 

 

Cette œuvre est colorée. Chaque collage raconte une histoire. Il y a un crépuscule. Cela donne un grain de folie. Il y a aussi écrit des émotions ou des actions, l’attente, le bonheur… Cette image donne du rayonnement. 

C.

 

*

 

L’attente d’un crépuscule permet des histoires colorées qui mèneront soit vers la folie, soit vers le rayonnement promis.

S.

 

 

*

 

Dans la folie colorée

D’un dernier rayonnement,

Le crépuscule suspendu

Dans l’attente de son histoire.

P.

 

*

 

La folie rayonne
L'attente se colore
Une histoire au crépuscule

et cela devient un haiku

Rayonne la folie
Histoire au crépuscule
Attente colorée

 

L.

 

*

 

Au crépuscule de l’Histoire, un rayonnement coloré redonne vie aux dinosaures de nos inconscients. Dans l’attente perpétuelle du bonheur, chacun rassemble ses munitions de folie.

Ca.

 

 

 

 

 

 

31/07/2022

Atelier Collage & écriture du 28 avril 2022

Un oubli, l'atelier du 28 avril dernier n'avait pas été mis en ligne et ça aurait été dommage de ne pas le faire ! Voyez plutôt !

 

 

Collage avril 2022 josiane.jpg

viande_trompette_parole

 

 

Bariolé comme la vie rêvée, rouge comme mon sang, mon corps de viande écartelé. Tu joues trop fort de la trompette, j'ai beau mettre les mains sur les oreilles, je t'entends. Tu prends, imposes ta force, piétines les lendemains. Regarde-moi, ne serait-ce qu’une fois ! J'ai mal à l'âme, mon ventre éclaté crie en silence. Je l’écris, tu n'auras plus la parole.

 

O.

 

 

 

Paroles, paroles, les mots d’amour se trompettent à tue-tête mais sur le marché des rencontres, il est surtout question de viande. Tu me manges, je te mange, ils se mangent, nous nous mangeons, orifices et dévoration. Nous avons beau y mettre de la couleur, tout se baudruche, se silicone dernier cri et les corps sans âme restent sur leur faim. Tout devient factice, pleins feux sur les artifices, l’amour est mort tranché en deux comme un porc. La beauté se retire comme une fleur se fane et s’endort, seule.

 

C.

 

 
Le corps parle, il doute, il tressaille et s’impose. Alanguie elle cherche la paix, la douceur, la vie. Pourtant un cri de trompette s’impose, sonne clair, malheureusement il n’y a pas de paroles,
l’animal malgré tout se défend, mais il ne reste que du rouge sanguinolent, dans une lumière d’été.
J.
 
 
 

collage du 28 avril 2022 odile.jpg

 

fort_élancé_oracle

 

 

Le corbeau annonce l’arrivée de la fureur, et l’ange purificateur doute de la vie. Pourtant les signes de la main élancés vers le ciel, annoncent une deuxième chance, l’oracle le confirme. Les animaux restent forts, ils pourraient rester seuls sur cette terre … mais ce ne sera pas. 
J.
 
 
 
 

« Imagine all the people », chantait fort Lennon à Tintin terrifié par l’oracle du Grand Kangourou.  

Imagine rien du tout, siffle le merle, c’est le jardin ou le tombeau, un point c’est tout. Toutes ces prières, ces chansonnettes, ces mains tendues vers le ciel font grincer des dents l’esprit du Grand Foufou ! L’alliance de l’ange et du kangourou est un signe de la fin des temps, vous voilà prévenu », siffle encore le merle avant de s’élancer vers un ciel couleur de terre.

« John, attention, chuchote Tintin, il n’est plus temps d’imaginer, il faut se réveiller et déguerpir au plus vite ! Le jardin ou le tombeau, le jardin ou le tombeau… Réveille-toi John ! ». Et Jean-Michel se réveille : merde, panne de réveil et la tête engluée dans un rêve complètement foufou, merde, merde ! Il va louper son avion pour Sydney !!

C.

 

 

 

Terre sauvage, tu étais mon jardin d’ Eden, les kangourous y dansaient sans vouloir en comprendre la fin. Le monde semblait fort et éternel. Tout fusait vers demain, ma plume élancée et mes rêves d'enfant étoffés d'aventures, de lectures et de chansons. Les vents d’été. L’ oiseau noir est venu se poser, il a rendu l’oracle de La Pythie, le tombeau ouvert. Peu importe la trace et l'avenir que tu portais dans tes entrailles, l'heure n'est plus aux masques ni aux représentations. Le tombeau est dans le jardin.

O.

 

 

 

Catharsis.jpg

 

ange_rubis_catharsis

 

 

 

 

Les visages gris n’ont pas d’yeux, aujourd’hui l’ange ne viendra pas, le résultat de sa catharsis n’est pas à la hauteur de nos attentes. Néanmoins, haut dans le ciel noir étoilé, nous voyons des rubis qui transparaissent, et voici que le grand Ibis est revenu.

J.

 

 

 

 

Un enfant aux multiples visages que les bons et mauvais jours ont façonné, exhorte la cigogne au renouveau. Les enfants sont déposés par ces grands oiseaux, c'est bien connu. Ils ont tous pouvoirs sur la naissance et la fertilité. 

Auprès de l'échassier légendaire, veille le dragon millénaire, gardien de l'équilibre de la terre. Maillon de la catharsis qu’annoncent les dieux et des anges, le Phoenix d’airain invite les divinités à déployer leurs ailes d'or ; éclats de pierres et de rubis. Il faut délivrer l’enfant de ses ombres et l’ouvrir à demain. Le tunnel à franchir s'annonce lumineux. Au-delà, l'homme sans tête usera de ses pouvoirs magiques s’il faut ouvrir d'autres portes. Les cieux, en osmose avec les énergies révélées, accompagnent les voies constellées du cœur.

O.

 

 

 

Voici venue l’heure de la catharsis. Il nous faut émerger de la confusion grise et amère des émotions négatives et renaître tel un phénix à la pleine et puissante conscience d’être. Printemps de l’âme nouvelle-née, rayonnement de l’être, il est temps de chevaucher le dragon vers le cosmos initiatique afin que l’ange antique puisse trancher le mental d’une aile et attiser le rubis du cœur de l’autre. C’est un cap à passer encore pour libérer tous ces trésors enfouis au plus profond de nous.

C.

 

 

 

18/07/2022

Atelier Collage & écriture à la Galerie Le Lieu-Dit à Calès, samedi 23 juillet 2022

Atelier Collage & écriture small.png

 

http://galerielelieudit.over-blog.com/

 

Galerie LE LIEU DIT

375 Chemin Sainte Marie

46350 CALÈS

 

 

 

07/07/2022

Atelier et expo aux Festiva'arts à la ferme, Frayssinhes (46), le 11 juillet

 

Affiche Cathy Garcia Canalès 2 recto.jpg

 

https://www.ladepeche.fr/2022/07/04/les-ateliers-du-festi...

 

https://actu.fr/occitanie/frayssinhes_46115/lot-festiv-ar...

 

 

Expo en place aussi, vernissage le même jour à 17h30

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http://www.clac-lavalade.fr/

 

 

 

 

 

02/07/2022

Atelier Collage & écriture du 22 juin

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C.

 

regard_ masque_ cafard_ moucheté _voir

 

 

Je voudrais voir ce que les autres ne regardent plus. Comprendre leurs regards derrière leurs masques. Pénétrer leur cerveau, épouvanter leur cafard. Tout cela à fleuret moucheté bien sûr !

 C.

 

*

 

Petits papillons mouchetés de taches qui subliment les regards. On dirait des masques ou se cachent des instants de vie, curieux, intéressés, interrogatifs, tristes, joyeux, globuleux ; quelques cafards se sont-ils glissés... pour voir en douce ?

J.

 

*

 

Le carcan la broie. Par instant, elle souffle et la douceur d’une biche la touche, le museau humide l’apaise. Mais les tâches mouchetées reviennent si vite devant ses yeux. La douleur lancinante lui offre des regards qu’elle ne se connaissait pas. Elle en fait une force, elle peut voir d’autres mondes au-delà du cafard. Frida derrière son masque de souffrance ne triche pas. Elle sait que l’ombre l’engloutira.

L.

 

 

*

 

Le masque et la plume. Jeux de miroirs... Cacher mon regard derrière des lunettes, et mon cafard sous un nez de clown. Dissimuler mes pensées sous le masque orange moucheté de gris semblable à ces milliers d'oiseaux qui migrent vers le soleil, vers le pays des kangourous. Je vais les suivre, voir d’autres contrées où j’oublierai le regard des autres, où j’oserai affirmer ma vérité.

O.

 

 

*

 

Que de regards qui cherchent à voir, à trouer le cafard. Acteurs ou spectateurs du grand cirque de la vie ? L’ombre du clown est bien plus grande que lui, derrière le rire, la peur du noir. Est-ce la pluie ou les larmes qui coulent des yeux des femmes ? L’ombre de la folie des hommes est bien plus grande qu’elles. Cauchemar ? Laisser les idées sombres s’envoler comme des oiseaux sur le moucheté du ciel.

C (moi)

 

 

 

 

collage Liliane_20220623_0001.jpg

L.

 

racine_ paisible_ précipice_ équilibre_ transmission

 

 

 

Faut peindre la vie, palette de couleurs retouchant ses équilibres, atténuant les précipices de cette route « huile », « eau », « pastel » pour la rendre paisible. Au bout du chemin, une pure transmission de nos racines pour accomplir l’Œuvre.

C.

 

 

*

 

Le précipice bleu est proche mais l’enfant confiant est paisible. Cet équilibre de génération permet les transmissions, l’on se souvient de ses racines, on se souvient des mains aimantes  qui soutiennent et accompagnent. La vie se régénère, le souffle du passé ravive le futur.

J.

 

*

 

L’enfant se balance de bonheur au-dessus du précipice. Il ne sait pas encore. Il confie sa vie aux mains paisibles et au souffle des endormis. Pourquoi savoir si l’arbre à des racines ? Des femmes chuchotent près de lui. Que disent-elles ? Peu importe, le bruissement de la vie suffit. Le sourire et le plaisir inondent son univers. Il n’a que faire de la transmission, de la généalogie. Seul compte la solidité de la branche. Il est le centre, l’équilibre.

L.

 

*

 

On pourrait croire à une scène paisible d’un film qui serait tourné à la montagne ; un après-midi où sieste et balançoire seraient au programme. Les grands-parents dormiraient tranquilles, heureux de cette journée en famille au pays de leurs racines, et de la félicité qu’ils ressentent… mais à bien y regarder, l'arbre qui supporte la balançoire semble en équilibre instable au-dessus d’un précipice et les mains qui poussent l'enfant, toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort, pourraient bien décider d'un tout autre destin…L’enfant, le sourire aux anges… Tu ne dis rien… transmission de pensée ?

O.

 

 

*

 

À la racine paisible de l’équilibre, les mains de la transmission projettent l’enfant vers de futures cimes. Mémoires, rêves et sommeil, un passage à fleur de précipice, le regard confiant : nul ne meurt, chacun poursuit le tissage de l’élan premier. Désir de continuité, passé, présent, futur. Ligne d’horizon où nous marchons tendus vers la prochaine existence. Fil d’éternité, il n’y a rien à faire, tout est déjà tissé. Juste se laisser pousser et jouir de la joie, vertige du balancement, inspiration, expiration. Nul ne meurt, juste un passage, une transmission.

C (moi)

 

 

 

 

collage du 22 juin 22 Odile.png

O.

 

antipode _ fauve _ insolite _ ambré _ voile

 

 

 

« Avec mes huitres, servez-moi une bière ambrée, s’il vous plait ! Votre taverne, elle sent un peu le fauve… ? Peu importe, j’aime son côté insolite aux antipodes d’autres endroits. Ici, je mets les voiles. Le futur vent m’emportera. »  

C.

 

 

*

 

Ambiance insolite, fauve et ambrée ; le souffle du sable chaud, dore et saupoudre toutes les surfaces. Le soleil brule la peau de la jeune femme, les bêtes souffrent et rejoignent l’ombre de l’oasis.

Les voiles tendues ne bougent pas, toutes vies est suspendues, en attente... 

Un citron et de l’eau  pour assouvir notre soif sont nécessaires !!!! Attendons la fin de la journée, la nuit calme, un brin de fraicheur qui apaise. 

J.

 

 

*

 

 

Mettre les voiles aux antipodes, découvrir des contrées chaudes et ambrées, courir avec les grands fauves. La porte est là, il suffit de la pousser pour rejoindre les peuples du soleil, chevaucher le dos du désert. Mais la captive rêve, coincée entre le lavabo et le piano insolite dans ce lieu. Le prochain client ne va pas tarder à arriver…

L.

 

 

*

 

Aux antipodes de la vie qui m'était destinée, bien rangée entre piano et bouquets de fleurs, j’ai mis les voiles ! Rien n'est plus insolite pour moi que ce qui aurait dû être. Indisciplinée, j'ai choisi le terrain des grands fauves ; je galope à leurs côtés dans la savane ambrée sur un cheval qui n'est pas tout à fait cheval, mais tour à tour oiseau, lapin ou belette…Chut ! Ne dérangez pas le silence ! Non, je ne veux pas de vos huîtres et de vos citrons ! Laissez-moi poursuivre mon rêve…

O.

 

 

*

 

À quoi rêve la jeune fille ? Vers quels antipodes son paisible sommeil met-il les voiles ? Dans sa bouche, le sel et la pointe acide du citron… Trouvera-t-elle la perle dans l’huître de son rêve ?  Chaleur fauve de désirs insolites, centaure ambré mi cheval mi démon. Sous ses airs innocents, le sommeil de la jeune fille l’entraîne vers des passions de carnassier. Le filet de sang discret à ses lèvres va-t-il tacher son chemisier ?

C (moi)

 

 

 

 

 

Josiane Collage juin 2022.jpg

J.

 

lance _urbain _ arc-en-ciel _ouverture_ archange

 

 

 

Ouverture sur le ciel, se mélangent feu et lumière. Le monde lance du bruit, humain-urbain, entends-tu ? Ouverture sur le ciel, se mélangent flamme et cendre donnant naissance à l’arc en ciel de l’archange.

C.

 

 

*

 

Petite bulle bleue dans l’immensité de l’infini... Que vas-tu devenir ? 

L’archange arc en ciel, projette sa lance dans le ciel pour créer une ouverture. Les hommes billes, aux regards fixes et vitreux, sont divisés, statiques. Il n’y a que DODO qui s’étonne, dans cet environnement urbain étriqué, sans fleurs, sans arbres, sans nature. J’ai peur !!

J.

 

 

*

 

L’archange du Street Art a déployé ses ailes. Il traque de sa lance-pinceau les murs urbains, sur les traces de son alter ego qui signe ses tags North Pole. C’est à qui rivalisera de couleurs, d’arcs en ciel sur gratte-ciel. North Pole attend l’ouverture du bridge « Over trouble water » pour taguer les piles du pont. L’archange est sur ses talons…

L.

 

 

*

 

Nouvel archange débarqué du pôle nord, je me suis vêtu des sept couleurs de l’arc-en-ciel pour remplir la mission dont je suis chargé : remettre de l'ordre dans les paysages urbains. Je pointe ma lance sur le monde déshumanisé des villes aussi grouillantes que bruyantes. Je dois créer une ouverture au cœur des nuages et de la couche d'ozone afin d’empêcher que l’homme, aujourd’hui fragmenté, ne finisse comme le dodo.

O.

 

 

*

 

Matin quelque part dans le monde, à l’heure de l’ouverture des petites affaires. L’archange urbain brandit sa lance, agitation des petites fourmis des périphériques. Hémisphères tranchés, bouquets de méridiens et horaires acérés tirés de la pâte d’arc-en-ciel. Tout va-t-il bien ?

C (moi)

 

 

 

 

 

énigme alchimique.jpg

C.

 

théâtre _  vibrant_ songe_ minaret_ alchimique

 

 

Je suis la rousse mystérieuse plantée comme un décor de théâtre en manque de songes… Vibrants hommes-soldats, vibrants hommes de religion au pied des dômes et minarets. Vais-je retrouver mes sens, mes songes sous une alchimique douche de vie ?

C.

 

 

*

 

 

Prestige et beauté de l’Andalousie et bien d’autres endroits merveilleux. Je vois le théâtre vibrant de mélange des Palais Mauresques ou Ottomans et Cathédrales Gigantesques. Les minarets, les dorures, les stèles sculptées, cette débauche de magnificence n’est pas un songe. Tout est vrai, merveilleux, presque alchimique … C’est une potion magique.

 J.

 

 

*

 

La femme au henné serait une sorcière, un démon, un dragon qu’il conviendrait d’enfermer dans une tour grillagée. Des hommes se battent pour elle, c’est de sa faute, pauvre Ève ! Par quel pouvoir alchimique en est-on arrivé là ? Est-ce un mauvais songe ? une tragédie de théâtre antique ? Du haut des minarets et des cathédrales l’appel vibrant à la prière résonne avant la bataille. Comme un cheval au galop, le destin est en marche. Les hommes vont se fracasser, laissant pourrir la femme au fonds de son puits de lumière.

L.

 

 

*

 

Changement des décors du théâtre. A voir ceux-ci, j'imagine déjà les champs de bataille au pied du château qui se dresse, imposant et incontournable. Je crois entendre la musique vibrante de « Carmina Burana » qui accompagnerait l’arrivée des premiers chevaliers. Pierre a reconstitué un minaret dans ses moindres détails. Jean s’est occupé du puits de lumière. Le spectacle évoquera les Croisades d’Orient. Ce sera grandiose ! Assise au cœur de la scène, je m’imprègne de leurs talents alchimiques qui entraînent mon songe vers des pays des conquêtes.

O.

 

 

*

 

 

Châteaux, minarets, croisades, théâtres antiques, galops d’épopée. Dans la caverne de l’inconscient collectif, veille le dragon sur son trésor ensorcelé. La vestale rousse fixe imperturbable ce qui n’a pas de clé. De l’athanor des profondeurs océaniques, eau et feu remontent en dauphin de lave. Songe vibrant, énigme alchimique… Il nous faut tirer du chaos la racine du sens de nos guerres intestines.

C (moi)

 

 

 

 

 

 

13/06/2022

Atelier Collage & écriture du 30 mai

 

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V.

 

 

Autorité_ multiple _yeux_ voir_ différence

 

 

 

*

Des visages inquiets aujourd’hui nous regardent. En effet nous allons voir la maîtresse des lieux, nue, méprisante, menaçante. Sous son autorité des personnes dans leurs différences s’interrogent ? Il y a de la souffrance dans leurs yeux, Mais plus tard, après la punition, la maîtresse effacera la peur d’un baiser mouillé. 

 

J.

 

*

 

Libertine et nue, observée par des milliers d’yeux aux multiples visages. Ils veulent me voir, me jauger. J’assume, ose la différence. Explosion de découvertes. Maîtresse femme, je savoure déjà mon pouvoir et l’autorité dont je vais abuser. Je les ferai tous plier, surtout les hommes, les beaux !

 

O.

 

*

Les yeux fermés sur la beauté des multiples, quelle autorité pourrait juger des différences ?

À voir

 

V.

 

 

*

Humain voyeur, tu te regardes dans le miroir de tes multiples alter ego. Désir, rage, plaisir, douleur, possession, dépossession : de tout temps tu décrètes avec autorité ce qui est beau, ce qui ne l’est pas, ce qui a droit de vie, droit de mort ; tu pointes le faible, désignes le fort et orchestrant cette explosion de différences, tu demeures aveugle à ce qui ne fait qu’un seul et unique corps : celui de l’humanité. Corps si fragile, si abimé, si exploité, alors regarde, mais surtout essaie de voir ! Ouvre grand plus que tes yeux, ton cœur et ton esprit !

 

C.

 

 

 

Odile Collage du 30 mai 2022.jpg

O.

 

Échec_ rencontre_ rouge_ provenance_ cœur

 

 

 

*

Regards orientés vers un même horizon dans la contemplation d’un ailleurs invisible, point de rencontre et de mire où les cœurs affranchis se découvrent. Nul échec possible : la petite table du fond avec sa nappe aux carreaux rouges, comme un aimant rassemble les êtres en provenance de tous les exils.

 

V.

 

 

*

Ici, aujourd’hui, je vois des personnages de diversités et de cœurs,  les visages sont aimants, ils favorisent les rencontres.

Il n’y aura pas d’échec, il n’y aura pas de couleur rouge.

Là, commence l’ailleurs, pour favoriser l’humanité des sourires en provenance des pays de la joie.

 

J.

 

 

*

Avec la rencontre, commence l’ailleurs mais si tu omets la provenance véritable de tout un et chacun, la rencontre sera un échec. Ne jamais oublier que nous venons toutes et tous d’un seul et même pays : celui rouge et battant du cœur.

 

C.

 

*

 

Rouge sang comme une partie d’échecs qui aurait mal tourné. Salamalecs, prières et charabias des peuples de toutes provenances. Peu importe ! Ici commence l’ailleurs dans les profondeurs du cœur. Il faut continuer le chemin, aller à la rencontre de l’autre, de tous les autres. La petite table du fond, ça vous va ?

 

O.

 

 

 

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J.

 

Tumulte _bagarre_ enfance _consommation_ classe

 

 

*

 

Quels possibles pour quelles rencontres au sortir de l’enfance et des bagarres de rue ? Le tumulte assourdissant de la consommation est-il une question de classe ?

 

V.

 

*

Les années 1970, après l’enfance... Tout est ouvert, lumineux, insouciance, liberté et consommation … Pourtant ces facilités de papiers viennent créer le tumulte, bagarres, différences de classes, richesses à crédit … L’opulence génère la gabegie et de bien grandes désillusions, que fera-t-on de l’avenir ? 

J.

 

 

*

Quel tumulte ! Je marche sur l’avenue assaillie par les tags et les messages publicitaires divers qui tapissent sans vergogne les murs de la ville. Ce monde de consommation m’ulcère à en imposer toujours plus ! L’époque est à la bagarre. Il faudrait éradiquer le mal, comme le prônait l’homme à la cape de mon enfance, celui dont je lisais les aventures en classe, le plus souvent en cachette. Les images m’agressent, pourtant l’air est doux, propice à la promenade. Est-ce que j’ai mis mon chapeau ?

 

O.

 

*

L’enfance est cotée en bourse, a-ton appris ce matin et aussitôt ce fut la bagarre à Wall Street. Du jamais vu ! Un tumulte de tous les diables, ou plutôt de tous les vampires ! Les banquiers se ruent dans toutes les écoles du monde et chaque classe partout espère attirer des actionnaires. Les moindres gribouillis sur les murs, la moindre boulette de papier mâché font leur entrée sur le marché de l’art, les élèves ne veulent plus rentrer chez eux. Ils préfèrent rester sur place, les grandes marques se les disputent. L’enfance à prix d’or ! les parents ne reverront jamais leurs enfants, ils n’ont pas le droit de retirer du marché ces nouveaux produits si convoités de consommation.

C.

 

 

 

Les chasseuses.jpg

C.

 

Cible_ envie_ tableau_ le toucher_ fenêtre

 

 

*

Fenêtre sur corps, tableau de sensualité, exaltation du toucher sublimé… où pourrait se glisser l’envie… Au détour de quel colimaçon ? Au nombril de quelle cible ? Au cœur de quelle chair, encore ?

 

V.

 

 

*

La femme, bijou dans sa nudité, ajuste son regard dans la cible, elle n’est pas effrayée, ni angoissée Non !! elle souhaite rentrer dans le tableau de la fenêtre, pour toucher à l’envie le spectacle de la rue. Se mêler aux passants, sentir l’air doux de la vie.

J.

 

 

*

Envie d’envie. Un prince viendrait-il par la fenêtre ? Du fond des bois, accompagné par des biches et des cerfs ? Je ferme les yeux dans ce salon douillet où je croise et recroise les jambes sous les tableaux de mes ancêtres, agacée par mes attentes de luxure : douceur, toucher, volupté…Ne plus me restreindre ; oser faire du désir ma cible !

 

O.

 

*

C’est cette appétence du toucher, cette envie de posséder. Les femmes ont changé, elles ont renoué avec la chasse originelle. Prédatrices, elles guettent aux fenêtres, jettent des sorts, tissent des toiles, aiguisent leurs armes de séduction. Leur proie, leur cible, c’est l’homme qui une fois capturé est aussitôt mis au foyer. Elles sont sauvages, redoutables, femmes de pouvoir antique, elles sont alliées aux bêtes les plus indomptables et partagent avec elles tous les territoires reconquis. Les hommes vivent dans la peur, ils se terrent, se cachent mais elles finissent toujours par les retrouver. Leur flair s’est tellement perfectionné au fil des siècles et des siècles de lessive, elles connaissent le moindre effluve de linge sale mâle. C’est l’avènement d’une nouvelle civilisation : celle des Chasseuses et leur tableau cynégétique est impressionnant.

C.

 

 

 

P.

(n'a pas souhaité la mise en ligne de son collage & textes,

sont publiés ci-dessous les textes que son collage a inspiré aux autres participantes)

 

Solitude _ Froideur_ Ombre_ Émotion_ Théâtre

 

 

*

 

Jaillie de l’ombre une main s’avance avec froideur sur la solitude des vivants, plongeant dans le théâtre des désirs de façade, décevantes émotions scénarisées.

 

V.

 

 

*

Le théâtre de la vie est endimanché. Pourtant aujourd’hui dans la solitude des ombres, toutes ces personnes mangent, dégustent, vivent dans une froideur immense. Elles sont rigides même en mouvement. Soudain j’ai une grande tristesse en provenance de toutes ces marionnettes sans émotion. 

J.

 

 

*

Jeux d’ombres et de lumières. Enfouir nos émotions tout au fond de nos poches puisque nous ne sommes que les proies d’une gigantesque pièce de théâtre dont quelques magiciens obscurs tirent les ficelles. Indifférence et froideur instaurées. Pauvres marionnettes empêtrées dans leur solitude ! Trois p’tits tours et puis s’en vont.

 

O.

 

 

*

Dans le petit théâtre d’ombres, les marionnettes ont coupé leurs ficelles. Rébellion ! Fini de se laisser manger, dévorer des yeux par de gras spectateurs, les marionnettes ont décidé de jouer leur propre musique, de venir hanter toutes celles et ceux qui se sont gavés si longtemps de leurs malheurs. Pauvres marionnettes dans la froideur de leur solitude, combien d’années déjà que le théâtre a fermé ? Mais les voilà libres et elles aussi veulent maintenant jouer sur la corde des émotions ! Attendez-vous à les voir entrer chez vous à la faveur de l’obscurité. Elles se mettront à vos tables, dormiront dans vos lits, aimeront vos femmes et vos maris, préparez-vous, les marionnettes du petit théâtre d’ombres sont enfin libres !

 

C.

 

 

PROCHAIN ATELIER LE 22 JUIN, IL EST COMPLET

 

05/04/2022

Atelier Collage & écriture du 28 mars 2022

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L.

 

 

Voyage_cosmopolite_vibrant_rencontre

 

 

*

Cosmopolite, c’est un adjectif long pour décrire notre planète 

À l’aune de sa diversité.

Profitons de ce beau voyage qui nous est offert

Qui nous mène vers la rencontre 

Pour une toute vibrante altérité.

K.

 

 

*

Nous sommes partis en croquenots, à la rencontre du sourire des enfants parés de bijoux et heureux. Le temps léger du voyage permet les rencontres. Ce séjour vibrant, joyeux, coloré, éclatant me ravi ; je ne veux plus partir.

J.

 

 

 

*

L’horizon des possibles s’ouvre à chaque pas. Aux bouts des croquenots, le monde. L’autre, l’inconnu familier, t’accueille sans l’ombre d’un doute. Le voyage est jalonné de sourires, d’arcs-en-ciel de peaux. Cosmopolite et vibrante tribu humaine. Telle la course du soleil, les visages toujours reviennent à ta mémoire. Arpenteur ivre, tu sillonnes les méridiens au fil des rencontres. Avant de repartir sur la route, un peu de repos près des statues. Tes godillots, repus des chemins parcourus, sentent la Terre.

L.

 

 

 

*

Aiguiser sa flèche de curiosité. Voyage vers la couleur. Labyrinthes des villes cosmopolites, chaque quartier vibrant de sa résonance particulière, brassage des cultures. Accueil, sourire, générosité. Nul besoin de prendre l’avion pour être dépaysé, chaque rencontre est un pays nouveau à découvrir. L’uniformité grise et rectiligne des rues s’embellit d’une infinité de nuances, de richesses, d’odeurs, de saveurs, du chant des langues multiples. On peut user ses semelles sur leurs trottoirs sans jamais se lasser pour peu qu’on ait les yeux, les oreilles et le cœur grand ouvert.

C.

 

 

 

 

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J.

 

 

Bleu_colonie_large_vacances

 

 

*

Ce tableau comme un appel au voyage, aux vacances.

Le large, c’était l’horizon des missionnaires qui ont pris des pays pour colonies.

K.

 

 

*

Les bulles de bleu, au soleil du large, permettent l’évasion. Au temps des colonies et des vacances indolentes dans des palaces majestueux, la vie est douce, ensoleillée, paresseuse. 

J.

 

 

 

*

Une vision paradisiaque d’or et d’azur surgit de la fenêtre de l’hôtel. Quelque chose de suranné — des calèches, des femmes en ombrelle — rappellent que le drapeau français a flotté sur les colonies, loin des vacances. Pourtant, ce fût aussi une cité balnéaire insouciante, gourmande de bleu outremer. Nostalgique aussi. Les jeunes filles en fleurs face au large soupirent d’ennui et rêvent d’ailleurs.

L.

 

 

 

*

Fermer les yeux, laisser les colonies de pensées négatives glisser dans le bleu du large. Vacances… Escapade mentale là où tout n’est que calme et pointillés. Palmiers rêveurs, promenades indolentes, siestes chatoyantes… Lumière au zénith, nulle autre ombre que la soie douce et colorée des ombrelles du farniente. Fermer les yeux, respirer large, s’accorder cette faveur. Maintenant.

C.

 

 

 

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K.

 

Paix_voile_éclairage_détente

 

 

*

Aujourd’hui chez moi souffle un vent de détente et de paix. L’éclairage diffus, le souffle léger du vent dans le voile de rideaux, me transporte en rêve sur la mer ; le bouquet de tulipe tressaille, Je suis bien.

J.

 

 

 

*

Enfin la paix, le voile est levé

Enfin un éclairage,

Un appel à la détente ?

K.

 

 

 

*

Tu fais le tour du monde sans bouger. La lumière en cascade traverse les carreaux. L’éclairage diffuse une chaleur pénétrante et généreuse. Le vent venu de loin s’invite dans les voiles. Les pieds foulent des tapis moelleux comme des plages. Tu chemines immobile en paix. Pas besoin d’avion, ni de gps. Tu planes. Les yeux fermés, tu t’abandonnes entre les mains de la déesse qui te masse. Une détente extrême t’enveloppe et t’envahit : pétales de fleurs et patchouli.

L.

 

 

 

*

La paix comme un voile qui se dépose dans la pièce. Fermer les écoutilles, dehors les infos toxiques, le plomb des sombres prédictions, les prophéties du malheur. Larguer les amarres ! Changer l’éclairage, embarquer pour la détente. Les pieds sur l’accoudoir, flotter avec le parfum suave des tulipes, écouter les chuchotis des rideaux et le ronronnement du tapis, laisser le monde courir vers son avenir et s’enfoncer dans le moelleux du canapé. La brise est douce, le clapotis léger, impossible de ne pas arriver à bon port.

C.

 

 

 

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C.

 

Choc_fureur_chaos_écologie

 

 

*

La vigilance de mise devant un désastre annoncé.

La peur a fait place à la fureur.

Le désarroi ne doit pas prendre place.

Pourquoi en être arrivé à un tel chaos.

L’écologie est notre maison !!!

K.

 

 

*

Les yeux du sage observent cette violence, qui emporte dans la nuit, les hommes, les animaux, la nature. Pourquoi ce chaos, cette fureur ? 
C’est dans les cris du tigre qui ne comprend pas, c’est dans les tempêtes qui se répètent, c’est dans le fleuve qui d’années en années s’épuise, c’est la mer et le ciel qui ne s’aiment plus. La guerre est là, perverse, pourtant elle ne pourra pas anéantir la vie. L’éternel reviendra, les fleurs refleuriront et de nouveaux les poissons pourront parcourir les océans. Le choc ravivera notre instinct de survie. Nous nous élèverons sous le joug et l’écologie prendra un vaste chemin dans notre développement d’hommes.

J.

 

 

 

*

Te souviens-tu de la plage ? Lorsque tu étais petite, il y a si longtemps, tu avais ressenti un choc immense face à l’océan. La fureur des vagues avait happé tout ton être. Aujourd’hui, le temps est un chaos intérieur qui te martèle sans cesse les tempes. Ton cœur qui chante encore les roses blanches, ne reconnaît plus le monde qui brûle. Il saigne, inutile, sur les animaux disparus. Tu ne connaissais pas le mot « écologie » dans ta jeunesse, mais pour la chair de ta chair, aujourd’hui tu pleures le paradis perdu.

L.

 

 

 

*

Pollution, sécheresse, inondation, extinction des espèces, catastrophes, migrations, conflits et chaos. Comment entendre une autre voix dans la fureur de l’époque ? Mère nature nous fixe et nous détournons le regard. Au tableau noir du décompte, nous savons pourtant qu’il ne nous reste que très peu de temps et pourtant, plutôt qu’agit concrètement, nous en sommes encore à nous demander  si nous sommes pour ou contre une radicale transition écologique. Comme si nous pouvions hésiter entre être pour ou contre la vie ? Et les hommes calculent, stratèges de la destruction, ils calculent, comparent pertes et profits et quels profits ils pourraient tirer des pertes. Ils calculent de plus en plus vite, de plus en plus fort, infatués de leurs prothèses cognitives artificielles et alignent leurs jouets de guerre. Ils persistent à jouer avec le futur de la terre comme de vieux enfants pourris gâtés…

Femmes, les laisserons-nous continuer à tout fracasser ?

C.

 

 

 

 

04/03/2022

Atelier Collage & écriture du 21 février 2022

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G

 

Bois_ vaudou_ bouquet_ traditionnel_ piéta_ renouveau

 

 

Il s’était réveillé au petit matin, un chant vaudou sur les lèvres. Il avait pris un balluchon et s’en était allé. 

D’autres aussi avaient ressenti l’appel du chant et s’étaient mis en route. 

Ils arrivaient de toutes parts, les sacs emplis de souhaits, d’objets merveilleux, de douces suppliques, de cités idéales. 

C’était le jour traditionnel du grand entremêlement, jour rare et béni. 

Ce jour arrivait toujours par hasard, comme le fruit sec tombé de l’arbre, ce jour cassait sa coque d’un long désir de consolation. 

Et cette aspiration buissonnière s’amplifiait, envahissait les vallées, les plaines et les monts, d’où tous accouraient. 

En une file sans fin, chacun venait déposer des présents au pied de la Piéta de bois, des objets précieux, des bouquets, des chemins, des paysages, des rêves… 

S’agenouillant, chacun sentait sa peine se déverser dans le cœur de la déesse qui changeait les douleurs en poussière et savait caresser les âmes. 

Et tous repartaient, légers, le front haut, le regard ancré vers l’horizon où flottaient des promesses de renouveau. 

A.

 

 

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G.

 

 

 

La statue de bois rigide, froide, annihile les sentiments traditionnels humanistes de la PIETA. Il n’y a pas de renouveau, même les bouquets de fleurs, les ors et les bijoux n’embellissent pas les âmes. En Afrique, ou ailleurs, le Vaudou peut-il redonner vie et espérance ?… le secret reste entier.

J.

 

 

 

Les offrandes s’accumulent autour de la Piéta. La mère pleure son fils torturé et noueux. Quelqu’un a laissé là un enfant à genoux, sculpté dans du bois clair. Vision vaudou de l’altérité. Au milieu des bouquets, dans le cimetière des villes, quelques fenêtres-tableaux invitent à oublier l’indicible.                Comment croire encore à l’annonce maintes fois faite de la venue du renouveau ? Mais inlassablement le rituel traditionnel recommence, pour ne pas oublier l’espoir.

L.

 

 

 

S'agit-il d'une pietà ou d'un dieu vaudou ? Il me faut déposer une offrande aux pieds de l’imposante divinité de bois, des bouquets, des brassées de fleurs aux fragrances de printemps ; glorifier le jour qui vient, exubérant de couleurs et de lumière, me fondre dans la procession traditionnelle, contribuer à cet élan de vie qui annonce un renouveau … oublier la chaise vide !

O.

 

 

 

Offrandes de bouquets précieux à la Vierge vaudou. Riches et pauvres, gens des périphéries et nanti des belles villas rejoignent la procession pour honorer la très ancienne divinité au bois mangé. Chacun porte une croix arrosée de lait. La statue portée par des novices quasi dénudés est déposée sur la rive du fleuve, les quais sont illuminés de bougies consacrées. La fête dure toute la nuit et s’achève au petit jour avec le lâcher traditionnel du faucon-soleil. Gens des périphéries et nantis des belles villas, tous réunis pour partager le renouveau. La Pietà a redonné vie, le sein s’est rempli de lait, la mort pour un temps est conjurée.

C.

 

 

 

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A

 

Ossements_ museau_ kaléidoscope_ poucet_ homo sapiens_ souffle

 

 

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G.

 

 

 

La poussière a tout recouvert.

Poucet regarde vers le bas, voit dessous.

S’y entremêlent ossements, terre, pigments, peaux arrachées, colorées, crâne ciré, homo sapiens brisé, miroir d’une tour sous les glaces. 

Les vertèbres s’escaladent sous la poussière, les vivants y rampent sur le dos, les masques ont perdu leurs visages.

Poucet regarde vers le haut. Le museau divin y souffle le ciel, les nuages, la femme.

A.

 

 

 

Homo sapiens que reste-t-il de nos ossements, c’est le Poucet qui les a semés le long du chemin des temps. Pourtant, ils sont là, dans le souffle du kaléidoscope en couleur de la vie. Nos museaux en terre et nos masques froids, rigides, restent visibles dans la poussière. 

J.

 

 

 

Que la vie est compliquée pensait Homo Sapiens. Au musée d’Histoire Naturelle, il faut suivre les traces laissées par les ossements pour le comprendre. Dans la capitale, la jeune fille trépidante a d’abord visité la Tour Eiffel et maintenant elle est là reprenant son souffle, devant ses origines. Elle a suivi le parcours de l’évolution tel le petit Poucet mais elle est perplexe. Le grand kaléidoscope de l’Humanité est d’un genre unique : toutes les facettes représentent le MÂLE. Où est la femme préhistorique ?! Elle sort du musée tellement en colère qu’elle s’écrase le museau sur la porte vitrée.  

L.

 

 

 

Petit Poucet dans un monde perdu. Qu’est devenu l’élan ?... Kaléidoscope insensé de l’homo sapiens à la sempiternelle même destinée. Il se fraye un chemin au milieu des ossements, cherche les traces, renifle la vie du bout du museau. Il lui faut inventer l’espoir, un souffle nouveau, retrouver des repères, faire sauter les barrages, passer le pont…

O.

 

 

Homo sapiens en marche, petit poucet de l’évolution happé dans le kaléidoscope du temps. Le flair s’est émoussé et s’enivre aujourd’hui de parfums de femelles de moins en moins naturels et de plus en plus chers. Le souffle court, Homo sapiens consomme, s’étourdit de fêtes ou s’endort sous les ponts. Seuls les ossements se souviennent de la musique et de l’équité originelles.

C.

 

 

 

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J

 

Vapeur_ aérien_ figé_ lacustre_ pression_ explosion

 

 

 

Sur la cité lacustre, suspensions figées, 

les oiseaux en plein vol, les poissons à la nage, 

les âmes cachées sous leurs visages masqués. 

L’explosion agitait l’aérien en soupape,

une vapeur bleue en pression s’ennuageait,

elle invoquait les anges et les archanges,

et redonnait vie aux êtres qui la croisaient. 

La lune étonnée invoquait les mirages 

absorbés par le lac et en son fond coulés.

Le plancton vermeil veillait, sans repos ni âge.

A.

 

 

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G.

 

 

De nombreux regards figés tristes, froids, anxieux, glacés fixent l’horizon. Ils anticipent la pression, l’explosion. PrêtS à un vol aérien de départ, les oiseaux fuient, les poissons s’épuisent.

Dans le ciel, la vapeur signale la mort imminente des cités lacustres et terrestres.

(Voyance)

J.

 

 

Ça tournicote dans le bocal ! Les pensées-pilotes obsédantes se reflètent sur les traits figés des visages. La pression des lèvres annonce l’explosion. Dans un ailleurs aérien, la liberté s’envole à tire d’ailes. Seul demeure dans la vapeur de l’air, un rêve doux et tranquille. Mirage d’une vie lacustre au clair de lune.

L.

 

 

Un vaste aquarium, une bulle hermétique préserve les derniers mondes aériens et lacustres qui s’entremêlent, inventent une vie rêvée pour ne pas infliger trop de pression aux hommes, les visages figés, étrangers, le regard noir. Une seule alternative : se noyer ou s’envoler ! Un ultime jet de vapeur espère pouvoir atteindre la lune. Désenchantement. Ainsi font font font les petits poissons jusqu’à l’explosion !

O.

 

 

S’évader, s’envoler du gris lacustre des jours dont la note de stress est bien trop salée. Époque cocotte-minute sous pression, chacun figé dans la glace de ses émotions qui ne trouvent plus d’issue sinon dans l’explosion. Nuit et jour alternent dans une vapeur sale, petits poissons coincés dans nos aquariums dévitalisés, à tenter maladroitement de se faufiler par des chas d’aiguilles, quelques fissures improbables pour s’évader, s’envoler, tenter un temps plus léger, plus aérien, faire revenir le sourire et le temps de rêver.

C.

 

 

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L

 

Masculin_ léchage_ percée_ fruit_ sexualité_ sieste

 

 

Sieste, sieste, sieste ! Que tout soit léchage ! celui de l’oreiller sous nos têtes, de son corps masculin sur les draps, du fruit dans ma bouche, 

de la lumière sur les murs, des tissus sur le sol, des voilages aux fenêtres, de nos langues sur nos peaux… Sexualité en percée dans la chambre…

A.

 

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G.

 

 

Une corbeille de fruits, le léchage des raisins ronds dorés, masculins, pendant une sieste rafraichissent la bouche. Le soleil et la sexualité au loin fait une percée, magique magnifique, entre deux nuages, un homme apparait nu. Seul.

J.

 

 

 

Le livre pèse aux bouts des bras. Dans le fauteuil moelleux, une douce torpeur m’envahit. Le temps et les mots glissent de mes mains. Dans une lumière fraîche, un fruit délicieux s’offre. Séance de léchage de raisin te susurre ton rêve. L’envie d’un grain de beauté masculin entrevu dans la crique du bonheur. Ensuite, sieste dans la sieste, viennent les souvenirs tenaces de sexualité aboutie. Puis la percée stridente jusqu’aux oreilles : « tiens, c’est bébé qui se réveille » !

L.

 

 

 

Sieste d’été où je me laisse emporter par les rêves qui m’assaillent. Un homme à moitié nu porte un bébé dans ses bras. Celui-ci procède à un léchage minutieux de ses doigt que je retrouve collants dans mes cheveux. Me dégager n’est pas une mince affaire mais apparaît un homme dans une percée rocheuse, lumineuse. C’est toujours la même histoire, la quête de l’éternel masculin, de fruits nouveaux, d’une sexualité débridée. Désirs refoulés. L’homme avec un grand H… Je vais finir par l’encadrer et l’accrocher au mur, mon œil rivé à ses fesses et à ses chaussettes rouges !

O.

 

 

 

La sieste ouvre les pages d’un livre, des mots flottent : imagination, sexualité, complexe, solitude, tentation.  Des mots comme des grains mûrs de raisin qui éclatent sous la langue. Léchage de la mémoire pour en extraire le suc. L’homme, l’enfant, le père, l’amant, tout se mélange dans la torpeur. Le père, le fils, le fils, le père et les cuisses largement ouvertes du fauteuil d’où s’écoule la vie. La percée… Et la femme dans tout ça ?

C.

 

 

 

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O

 

Antique_ baiser_ céleste_ missive_ mot_ velu

 

 

Dans le velu de son corps lascif se cachait le baiser.

Je le cherchais, fouillant de mes doigts la fourrure de l’endormi. 

Il avait arraché le mot de la missive reçue il y a tant de temps 

il en avait dérobé les lettres, le sens, jusqu’à son origine.

Ce mot ne s’écrivait plus, ne se disait plus, ne s’actait plus.

Il détenait là, au chaud de sa peau, l’antique secret céleste.

Mes doigts ont trouvé le baiser, 

l’en ont recouvert qui l’ont réveillé.

A.

 

 

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G.

 

 

 

Images Antiques, Soieries, Paysages, Baisers célestes en Toscane. Oui .. Je vais leur dire, il faut que je le dise … et la missive s’envole, dans le souffle du soir.

Pourquoi : parce que j’aime son corps velu, sa prestance, son intelligence, sa douceur... Le voyage sera plein de rires, d’amour et d’imprévus.

J.

 

 

 

Une missive, ô combien céleste et attendue, comme tombée du bec d’un coursier préhistorique, fut acheminée jusqu’à eux par un taxi-avion. Les amoureux attendaient cela depuis des lustres. Leur adulescent tamanoir, velu déjà depuis un moment, allait enfin avoir son propre logement. Ils étaient aux anges et si heureux qu’un long baiser suave scella leur bonheur. Ils pouvaient enfin mettre deux mots sur leurs maux : barre-toi ! Antique conflit de génération. Mais ils prenaient leur rêve pour une réalité. Si seulement ils savaient à quoi pense leur progéniture…

L.

 

 

 

L’oiseau prophète a surgi de l’imaginaire ou d’un quelconque monde antique, il a répandu sa prédication. Rester vivant. Résister. S’obliger à dire les mots qui dérangent, traverser les contrées et les espaces célestes pour délivrer de secrètes ou impudentes missives,  hors du temps et des morales. Dire, défier les courbettes, les monstres velus et les églises vides, oser être. Foudroyer le bruit des moteurs de nos écrits. Faire jaillir des mots de nos baisers, ma bouche contre ta bouche. Animer les jardins de nos rêves, nier le chaos. Ils s’habitueront !

O.

 

 

 

Et si je leur disais ce que je pense ? Si je leur envoyais une missive, comme un baiser descendu des cieux pour les libérer de leurs croyances vaines ? Un mot céleste, un seul, qui mettrait du velu dans leur fantasme de sainteté, du bec dans la bouche, des griffes au bout des pieds, du sens dessus-dessous pour les réveiller de l’hypnose dans laquelle les plonge leurs sermons antiques totalement dépassés. Et si je leur disais ce que je pense ?

C.

 

 

 

Danser sous les météorites.jpg

C

 

Technique_ scarabée_ caméra_ météorite_ ville_ radiation

 

 

La langue de la girafe sait son squelette sous elle. Ce n’est pas l’homme en croix qui le lui a appris, ni la femme qui abreuve, 

ni l’amphore aux mille souvenirs, ni l’homme qui dispense ses secrets. Non, c’est la radiation qui lui a révélé. 

Déversée par la météorite, la radiation est entrée dans la ville, est entrée dans les caméras, est entrée dans toute la technique de la ville, dans ses ordonneàtous,  

s’est infiltrée partout, n’a laissé aucune chance. 

Seuls la girafe et le scarabée ont digéré la radiation et vont. 

A.

 

 

 

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G.

 

 

L’œil de la technique froide et mortuaire utilise les caméras pour percer les chairs, visualiser les os, scanner notre esprit. Dans la ville, étourdie, même les scarabées s’interrogent.. la météorite nous frôle.. Si le chaos s’installe dans une folie de radiations, nous sommes contraints de vivre une litanie sombre, perpétuelle et secrète. 

(voyance)

J.

 

 

 

Dans les officines secrètes s’élabore un programme d’une redoutable et ridicule efficacité : provoquer le cosmos ! À partir de l’ADN du scarabée, les scientifiques ont mis au point une technique qui permettra d’éradiquer dans un grand souffle les villes et toute forme de vie ici-bas. Le 1er essai a dûment été filmé par de multiples caméras pour les archives. Il montre l’effet tout à fait réussi des radiations sur une girafe de laboratoire. Désormais, il ne reste plus que l’ultime étape : provoquer l’anéantissement planétaire par météorite téléguidée depuis la Terre. Congratulations dans le labo ! et tant pis pour les femmes et les enfants.

L.

 

 

 

Prévision de tempête solaire. La radiation a déréglé les saisons, paniqué les villes. La technique et la science auront raison de la planète. Les météorites ne font plus peur. Le monde craint désormais le soleil. Les caméras braquées sur le scarabée, dernier survivant de l’espèce animale avec une girafe en état de décomposition avancée, diffusent heure après heure son combat. Saura-t-il résister à la menace, l’ouragan de feu qui se prépare ?... À suivre, si les éléments le permettent !

O.

 

 

 

Les villes s’endorment arrogantes avec leurs bijoux dernier cri hyperconnectés, sans savoir que cette nuit des seins de l’antique Mère, le feu du vivant est sur le point de s’écouler. Une révolution secrète que nulle caméra de surveillance ne pourra arrêter. Le soleil, d’un seul jet de radiations, va balayer le soi-disant progrès de la modernité. Le scarabée s’est retourné, Dante et Van Gogh le savaient, le monde aura les oreilles coupées et quand la splendeur de l’aurore boréale nous réveillera dans un total silence technique, alors nous pourrons aller chanter et danser sous les météorites.

C.