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15/10/2018

Jiddu Krishnamurti

 

Donc l'esprit qui est capable de dire : « je ne sais pas » est l'unique état où il nous soit possible de découvrir quoi que ce soit. Mais celui qui dit : « je sais », celui qui a infiniment bien étudié toutes les diversités de l'expérience humaine et dont l'esprit est encombré d'informations, de connaissances encyclopédiques, peut-il jamais faire l'expérience de cette chose qui ne peut pas être thésaurisée ?

 in Le livre de la méditation et de la vie 

 

 

 

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Jiddu Krishnamurti

 

 

Seul un esprit libre de tout effort, qui n'essaie pas de devenir quelqu'un sur le plan social ou spirituel, un esprit qui n'est absolument rien, peut accueillir le nouveau, l'inconnu.

 in Tel que vous êtes 

 

 

 

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13/10/2018

Virginie Despentes

Kiko entretenait avec Charles des conversations interminables – le trader lui expliquait pourquoi, selon lui, les luttes de classe venant d’en bas ne pourraient jamais plus aboutir à rien : « C’est terminé l’époque de l’abolition de l’esclavage ou du Front populaire. Plus personne ne veut en finir avec la misère. On avait besoin de main-d’œuvre, on était condamnés à négocier avec vous, les travailleurs. On n’avait pas le choix. Mais avec l’automatisation – on s’en fout des prolos. On va vous tuer. Je te parle pas de tirer dans la foule pendant les manifestations, ça on l’a toujours fait. Non, on va vous exterminer massivement. Vous ne servez à rien. C’est là-dessus que vous êtes en retard. Vous continuez à raisonner comme sous papa Marx – quand le prolétaire était nécessaire pour que des gens comme moi accumulions la plus-value. Peut-être qu’avec les progrès de la science, on fera encore un petit élevage de prolétaires robustes, pour vous prélever du sang, des organes et des morceaux de peau, porter nos enfants pour que nos femmes n’aient plus à s’abîmer… Mais même pour ça, franchement, avec les bio imprimantes et les couveuses de l’avenir, on va pouvoir se passer de vous. On va vous éliminer. C’est pragmatique. Vous créez beaucoup trop de problèmes par rapport à ce que vous rapportez. C’est pour ça, c’est inéluctable : les classes pauvres, on va vous rayer de la carte. » Ces raisonnements apparaissaient parfaitement logiques aux yeux du vieux Charles, qui répondait du tac au tac, enchanté d’être enfin tombé sur un interlocuteur lucide et sincère : « Tu préconises qu’on prenne les devants et qu’on exhume les guillotines ? » et Kiko secouait la tête, en signe de négation « si vous en étiez capable, vous l’auriez fait il y a longtemps. Mais vous respectez le dominant. Regarde comme les pauvres aiment Poutine. Je ne dis pas que c’est dans votre ADN, mais c’est un héritage de longue date. C’est comme un codage culturel, vous ne vous émanciperez pas assez vite. On vous a appris à aimer le chef. »

Ils pouvaient continuer comme ça sur des kilomètres.

 

in Vernon Subutex t.3

 

 

 

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08/10/2018

Hélène Dorion

 

Tu poses le pied, 
c’est la mer
qui te dénoue.
Tu oublies presque la plaie
la pierre gisante, 
sur le fil de la mémoire.
Depuis des années, tu regardes les branches
comme des racines, 
qui s’approchent enfin. 

 

 

 

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30/09/2018

Eduardo Galeano

 

Le précaire équilibre du monde, qui roule au bord de l'abîme, dépend de la perpétuation de l'injustice. La misère du plus grand nombre est nécessaire pour que le gaspillage de quelques-uns soit possible. Pour que quelques-uns consomment davantage, beaucoup doivent continuer de consommer moins. Et pour que chacun reste à sa place, le système multiplie les armes de guerre. Incapable de combattre la pauvreté, il combat les pauvres ; et la culture dominante, culture militarisée, bénit la violence du pouvoir.

 

 

 

 

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25/09/2018

Jiddu Krishnamurti

 

Tous ces gens qui savent d'avance ce qu'est la méditation doivent désapprendre pour pouvoir apprendre à nouveau. Vous voyez la différence ? Puisque vous ne savez pas ce qu'est la méditation, nous allons apprendre. Pour apprendre à connaître la méditation, voyez comment fonc­tionne votre esprit. Vous devez regarder, comme vous regardez un lézard qui passe sur un mur. Vous voyez ses quatre pattes, comment il colle au mur et, en regardant, vous voyez tous ses mouve­ments. Eh bien, de la même façon, observez votre propre pensée. Ne cherchez pas à la corri­ger, à la supprimer. Ne dites pas: « Tout ceci est trop difficile. » Simplement, regardez ; mainte­nant, tout de suite, ce matin.
Pour commencer, restez assis, absolument tranquilles. Prenez une position confortable, croisez vos jambes, restez. assis, tout à fait immobiles. Fermez les yeux. Et voyez si vous pouvez essayer de les empêcher de bouger. Vous com­prenez? Vos yeux ont tendance à remuer. Gar­dez-les complètement immobiles, comme par jeu. Et puis, étant assis comme cela, très tran­quilles, découvrez ce que fait votre pensée; observez-la comme vous avez observé le lézard. Observez la pensée, sa façon de couler, une pensée suivant une autre, et ainsi vous commen­cez à apprendre, à observer.
Observez vos pensées : comment une pensée succède à une autre et comment elle se dit : « Celle-ci est une bonne pensée, celle-là ne l'est pas. » De même quand vous vous couchez, quand vous vous promenez, observez votre pensée.
Simplement, observez-la. Surtout, ne cherchez pas à la corriger, vous découvrirez alors ce qu'est le commencement de la méditation.., et le faisant, ­vous êtes prêts à apprendre. Et quand vous commencez à apprendre, cela n'a pas de fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

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24/09/2018

Fanny Sheper

 

Parce-ce qu'il faut rester allumé dans un monde qui s’éteint.

 

in Cheval Rouge

 

 

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23/09/2018

Jiddu Krishnamurti

 

Les mots sont sans fin mais la communication est d'ordre verbal autant que non verbal. Entendre un mot est une chose, entendre une absence de mot en est une autre.

in Journal  

 

 

 

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Jiddu Krishnamurti

 

Nulle forme de méditation consciente n’est la véritable méditation, et ne le sera jamais. Tenter de méditer délibérément n’est pas méditer. La méditation survient, on ne la provoque pas. Ce n’est pas un jeu de l’esprit, elle ne dépend ni du désir, ni du plaisir. Toute volonté de méditation porte en soi sa propre négation. Prenez simplement conscience de ce que vous pensez, de ce que vous faites – rien d’autre. Voir, entendre, c’est agir, sans que jouent les notions de récompense et de punition. Le savoir-agir passe par le savoir-regarder, le savoir-entendre. Toute autre forme de méditation mène inévitablement à la déception, à l’illusion, car le désir aveugle.

 

in Journal

 

 

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22/09/2018

Jiddu Krishnamurti

 

La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline — non celle du conformisme, de l'imitation, de l’obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc ? La méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d’une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Être irréprochable, ce n'est pas se conformer a une morale sociale, mais être libéré de l’envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d’inimitié. On ne s'en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient, du fait qu'on se connait. Si l’on ne connait pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens.

 


La Révolution du silence 

 

 

 

 

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18/09/2018

Fanny Sheper

 

Je te souhaite un pays d’arbres soyeux

Pour que tu t’y caresses la nuit,

Des palais tortueux de courant d’air,

Et des pierres aux longs regards étranges

Qui insistent.

 

in Cheval Rouge

 

 

 

 

 

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16/09/2018

Murièle Modély

 

tes poèmes sont noirs

avec beaucoup de poils

de la chair

des sécrétions

des odeurs d’encre épaisse

des seins lourds

une langue humide

des fentes

des plis

tes poèmes sont

n’importe quelle partie de ton corps

n’importe laquelle

une jambe

un rein

un os

sauf la tête. 

 

 

in Tu écris des poèmes

 

 

 

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06/09/2018

Lionel Mazari

 

Nous rentrerons trop tard ;
la mer sera fermée.
Nous sécherons peut-être 
et mêlerons notre poussière 
au sable des sirènes 
surprises par la nuit.

Des pas d'oiseaux écorcheront 
la fine peau de ciel 
qui nous protège des saisons. 

 

in L'impossible séjour

 

 

 

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Marc Tison

 

On se cache dans la condition d’être social

Dans la queue de la boulangerie

Dans les commentaires météorologiques

 

in Traction Brabant 78

 

 

 

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05/09/2018

Jiddu Krishnamurti

 

 

Vous réprimez votre désir afin d'être sans désir, n'est-ce pas? Vous étranglez votre désir, vous essayez de le tuer, et vous croyez alors avoir atteint l'état de non-désir - ce qui est complètement faux. Qu'est-ce que le désir? C'est une énergie, n'est-ce pas? Et dès que vous étouffez votre énergie, vous devenez par votre propre faute terne et sans vie. C'est ce qui s'est passé en Inde. Tous les hommes soi-disant religieux ont étranglé leur désir: les hommes qui pensent, les hommes libres sont très peu nombreux. Ce qui compte, ce n'est donc pas d'étouffer le désir, mais de comprendre l'énergie et d'utiliser l'énergie dans la bonne direction.

 

in Le sens du bonheur 

 

 

 

 

 

 

 

 

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