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25/09/2017

Victor Hugo

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23/09/2017

Pablo Neruda

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21/09/2017

Marc Guimo

 

On leur dira qu’ils sont beaux

Comme des dieux dégonflés
 
(...)
 
On leur dira que leur société est une drogue
Qui ne fait plus beaucoup d’effet
 
 
 
 

Étienne de La Boétie

 

Ils veulent servir pour amasser des biens : comme s'ils pouvaient rien gagner qui fût à eux, puisqu'ils ne peuvent même pas dire qu'ils sont à eux-mêmes. Et comme si quelqu'un pouvait avoir quelque chose à soi sous un tyran, ils veulent se rendre possesseur de biens, oubliant que ce sont eux qui lui donnent la force de ravir tout à tous, et de ne rien laisser qu'on puisse dire être à personne. Ils voient pourtant que ce sont les biens qui rendent les hommes dépendants de sa cruauté.

 

 in Discours de la servitude volontaire (1548)

l'auteur né à Sarlat en Dordogne, était alors un étudiant âgé de 18 ans)

 

 

 

Heptanes Fraxion

 

des fois y a pas de solution et c'est pas un problème

des fois les CRS rangent manu militari
 les bidules que vendent aux Puces
 ceux qui essaient d'arrondir leur fin de mois dont moi
 dont les fins de mois commencent le 10 de chaque mois
 des fois y a trop de dimanches dans la semaine
 et le dimanche trop de couples au même endroit
 qui tous promènent le même chien jaune et rectangulaire
 ainsi que des petits enfants analogues
 à ceux aperçus dans les catalogues

 

2001

 

 

Étienne de La Boétie

 

C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. Il est gardé par ceux dont il devrait se garder, s'ils valaient quelque chose. Mais on l'a fort bien dit : pour fendre le bois, on se fait des coins du bois même ; tels sont ses archers, ses gardes, ses hallebardiers. Non que ceux-ci n'en souffrent eux-mêmes ; mais ces misérables abandonnés de Dieu et des hommes se contentent d'endurer le mal et d'en faire, non à celui qui leur en fait, mais bien à ceux qui, comme eux, l'endurent et n'y peuvent rien.

 in Discours de la servitude volontaire (1548)

l'auteur né à Sarlat en Dordogne, était alors un étudiant âgé de 18 ans)

 

 

 

20/09/2017

Murièle Modély

 

dans l’arrière salle sur les carreaux cassés

les jambes écartées entre l’urinoir et le lavabo froid

 

 in Rester debout au milieu du trottoir

 

 

 

18/09/2017

Heptanes Fraxion

 

à se dire au revoir la bouche pleine de buée

avec nos voix de roues voilées

nos voix d'oiseaux tombés du ring

 

 

16/09/2017

Casa Grande par Fellipe Barbosa (Brésil, 2014)

 

 

 

12/09/2017

Paul Eluard

 

La poésie véritable est incluse dans tout ce qui ne se conforme pas à cette morale qui,
pour maintenir son ordre, son prestige, ne sait construire que des banques, des casernes,
des prisons, des églises, des bordels.

 

 

Werner Lambersy

 

L’arbre est resté dans la porte qui claque,

je répète : l’arbre est resté dans la porte qui claque.

La joue du ciel a rougi sous la gifle.

 

 In ici L’ombre (Journal de résistance)

 

 

11/09/2017

Werner Lambersy

 

Les drapeaux sont des mouchoirs sales,

je répète : les drapeaux sont des mouchoirs sales.

Les coucous pondent dans le nid des banques.

 

In ici L’ombre (Journal de résistance)

 

 

09/09/2017

Frank Zappa

 

Un esprit est comme un parachute.

Il ne fonctionne pas s'il n’est pas ouvert.

 

 

 

 

08/09/2017

Albert Camus

 

Toute forme de mépris, si elle intervient en politique,

prépare ou instaure le fascisme.


 in L'Homme Révolté (1951)

 

 

 

Chloé Landriot

 

Mon chat par exemple

Ce n’est pas un chat c’est autre chose

C’est de la douceur qui bouge

Je le regarde

Il est si particulier que je ne peux rien dire

(…)

Mais il faut le donner à toucher

Avec des mots

Pourquoi ?

Pourquoi ai-je besoin de dire ce chat

 

 

in Vingt-sept degrés d’amour

(le Citron gare éd. 2017)