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23/09/2020

O. Henry (William Sydney Porter)

 

Et c'est l'une des raisons qui font que le métier de pilleur de train n'est pas aussi agréable que l'une ou l'autre de ses branches collatérales, la politique ou l'établissement de monopoles.

 

 

 

 

 

22:24 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Un message de Babouillec

 

Je suis touchée très en profondeur d'être intimement entendue. Merci pour vos retours très encourageants pour moi. A travers le film de Julie Bertuccelli un portrait de l'auteure est mis en valeur. On lit entre les lignes mes difficultés à vous ressembler et surtout mon manque d'envie d'appartenir à ce monde de l'ordre mental.
Naitre avec des neurones survoltés ça arrive, se débrancher de la connexion de l'humain dans les cases ça arrive aussi , être en phase de branchement différent c'est mon cas. Dans ce système de l'hyper connexion j'écris avec des lettres en carton et je m'hyperconnecte avec le toit céleste, les antennes de l'univers.
Nous sommes des êtres puérils. Nous jouons à faire semblant d'être branchés sur l'information inventée par nous-même et nous ignorons comment reproduire une cellule vivante , notre code identitaire.
Je suis contente d'être restée coincée dans l’œuf de la conception où se joue l'apocalyptique résonance avec le grand tout. Ne soyons pas égarés , l'invisible big bang habite nos cerveaux et nos corps. Restons attentifs à la lumière des êtres accrochés à la lanterne du monde qui se balance entre la terre et le ciel.


GOOD TRIP...

 

 

Liens à suivre sur ce blog :

http://cathygarcia.hautetfort.com/apps/search/?s=babouillec

 

 

21/09/2020

Aldous Huxley

 

Pour ceux qui vivent à l'intérieur de ses limites, les lumières de la ville sont le seul luminaire du vaste ciel. Les réverbères des rues éclipsent les étoiles, et l'éclat des réclames de whisky réduit même le clair de lune à une inconséquence presque invisible. Ce phénomène est symbolique ; c'est une parabole en action. Mentalement et physiquement, l’homme est ainsi l’habitant, pendant la majeure partie de sa vie, d’un univers purement humain, et en quelque sorte « fabriqué-maison », creusé par lui-même dans le cosmos immense et non humain qui l’entoure, et sans lequel ni cet univers, ni lui-même ne pourraient exister. À l’intérieur de cette catacombe privée, nous édifions pour nous-mêmes un petit monde à nous, construit avec un assortiment étrange de matériaux – des intérêts et des « idéals », des mots et des technologies, des désirs et des rêveries en plein jour, des produits ouvrés et des institutions, des dieux et des démons imaginaires. Là, parmi les projections agrandies de notre personnalité, nous exécutons nos bouffonneries curieuses et perpétrons nos crimes et nos démences, nous pensons les pensées et ressentons les émotions appropriées à notre milieu fabriqué par l’homme, nous chérissons nos folles ambitions qui seules donnent une signification à une maison de fous. Mais pendant tout ce temps, en dépit des bruits de la radio et des tubes à néon, la nuit et les étoiles sont là - juste au-delà du dernier arrêt des autobus, juste au-dessus du dais de fumée illuminée. C’est là un fait que les habitants de la catacombe humaine trouvent trop facile, hélas, d’oublier ; mais, qu’ils oublient ou se souviennent, cela demeure toujours un fait. La nuit et les étoiles sont toujours là.

 

in Les portes de la perception 

 

 

07:43 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

20/09/2020

Germaine Tillion

 

L'humanité se compose de deux minuscules minorités : celle des brutes féroces, des traîtres, des sadiques systématiques d'une part, et de l'autre celle des hommes de grand courage et de grand désintéressement qui mettent leur pouvoir, s'ils en ont, au service du bien. Entre ces deux extrêmes, l'immense majorité d'entre nous est composée de gens ordinaires, inoffensifs en temps de paix et de prospérité, se révélant dangereux à la moindre crise.


in Le diable est-il libéral ?, 2001

 

 

 

22:13 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeanne Moreau

 

La vie, c'est ce qui vous arrive

alors que vous étiez en train de prévoir autre chose.

 

 

 

 

21:43 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2020

Gilles Deleuze

 

Le problème n'est plus d'amener les gens à s'exprimer mais de fournir des petits moments de solitude et de silence dans lesquels ils peuvent trouver quelque chose à dire. Les forces d'oppression n'empêchent pas les gens de s'exprimer, elles les forcent au contraire à s'exprimer. Quel soulagement que de n'avoir rien à dire, le droit de ne rien dire, parce que seulement à ce moment il devient possible de saisir cette chose rare et toujours plus rare : ce qui vaut la peine d'être dit.

in Pourparlers 1972-1990

 

 

08:25 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2020

Philippe Godard

 

La loi dépend de l’État seul qui a le pouvoir de la définir, mais c’est à chacun, selon sa conscience, de savoir ce qu’il considère comme légitime, juste, humain.

 

in L'anarchie ou le chaos

 

 

 

19:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

14/09/2020

Krishnamurti

 

Lorsque vous agissez selon des principes, vous êtes malhonnêtes car vous agissez tel que vous pensez que vous devriez être, et non tels que vous êtes.

in Se libérer du connu

 

 

 

 

19:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2020

 Gérard de Nerval

 

 

La Treizième revient... C'est encor la première ;

Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment :

Car es-tu Reine, ô Toi ! la première ou dernière ?

Es-tu Roi, toi le seul ou le dernier amant ?...

 

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;

Celle que j'aimai seul m'aime encor tendrement :

C'est la Mort - ou la Morte... Ô délice ! ô tourment !

La rose qu'elle tient, c'est la Rose trémière.

 

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,

Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,

As-tu trouvé ta Croix dans le désert des cieux ?

 

Roses blanches, tombez ! vous insultez nos Dieux,

Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :

La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux

 

 

 

 

12:21 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

09/09/2020

Aldous Huxley

 

Nos institutions ne sont qu'une absence d'amour organisée.

 

 

 

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Michèle Voltaire Marcelin

 

des mots sans pieds ni tête

des mots aboiements de lune aux chiens

des mots frissons d’iguanes éblouis par des roses

des mots tuiles qui me tombent sur la tête

car je ne sais pas jouer la comédie

des mots sables mouvants

des mots clous de crucifixion

 

 

 

 

19:42 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (1)

02/09/2020

Philippe Godard

 

Personne n’émigre pour le plaisir — voilà une vérité très simple que beaucoup veulent cacher. Si une personne laisse de bon gré sa terre et les siens, on ne l’appelle pas un migrant mais un touriste ou un voyageur. La migration est un déplacement forcé ; c’est errer à la recherche de meilleures conditions de vie. […]

…à cause de guerres, de coups d’État, de catastrophes écologiques, de famines ou du fait du simple fonctionnement normal de la production industrielle (destruction des campagnes et des forêts, licenciements de masse, etc.).Tous ces facteurs composent une mosaïque d’oppression et de misère dans laquelle les effets de l’exploitation deviennent eux-mêmes des causes de souffrance et de déracinement, dans une spirale infinie qui rend hypocrite toute distinction entre « évacués », « migrants », « exilés », « demandeurs d’asile », « réfugiés », « survivants ». Pensons à quel point les prétendues urgences écologiques (pénurie en eau,  désertification, stérilité des champs…) sont en réalité sociales […].

 

in L'anarchie ou le chaos

 

 

 

 

 

19:33 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2020

Germaine Tillion

 

L'humanité se compose de deux minuscules minorités : celle des brutes féroces, des traîtres, des sadiques systématiques d'une part, et de l'autre celle des hommes de grand courage et de grand désintéressement qui mettent leur pouvoir, s'ils en ont, au service du bien. Entre ces deux extrêmes, l'immense majorité d'entre nous est composée de gens ordinaires, inoffensifs en temps de paix et de prospérité, se révélant dangereux à la moindre crise.


in Le diable est-il libéral ?, 2001

 

 

 

17:41 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

31/08/2020

Serge Carfantan

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

 Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.

 Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

 Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

 On mettra la sexualité au premier plan des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

 Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

 L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

 

Une prosopopée du cynisme politique incarné par le personnage cynique du "meilleur des mondes" d'Aldous Huxley (1931)

Extrait de « Sagesse et révolte »,  leçon 163, 2007

http://www.philosophie-spiritualite.com/cours/sagesse_rev...

 

 

 

15:25 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Erich Maria Remarque

 

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Auteur inconnu - Première guerre mondiale

 

Je n'ai encore jamais entendu crier les chevaux et je puis à peine le croire. C'est toute la détresse du monde. C'est la créature martyrisée, c'est une douleur sauvage et terrible qui gémit aussi. Nous sommes devenus blêmes. Detering se dresse : Nom de dieu ! achevez-les donc ! [...] Je vous le dis, que des animaux fassent la guerre, c’est la plus grande abomination qui soit.


in À l’Ouest, rien de nouveau

 

 

 

11:06 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)