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15/11/2017

Chloé Landriot

 

J’avance encore à tes côtés

En tenant par la main

Cette chance imparfaite et boiteuse

Cette chance.

 

in Vingt-sept degrés d’amour (le Citron gare éd. 2017)

 

 

 

12/11/2017

Guiomar de Grammont

 

L’idée du retour est terriblement fastidieuse. Le mieux c’est de se souvenir des personnes que nous avons été et des êtres que nous avons aimés plutôt que d’affronter l’inconnu. Les regarder et comprendre que nous ne sentons plus rien, que le lien est définitivement rompu, qu’il n’y a pas de retour. Combien d’exilés ne vivent-ils pas ainsi ? Sans passé, sans avenir, expatriés pour l’éternité.

 

in Les ombres de l’Araguaia

 

 

 

 

03/11/2017

Pablo Gelgon

 

L’eau sacrée des animistes s’est lovée partout, en auréoles, au cœur de chaque détail, sublimant aussi bien les puces de lit que les séquoias géants de Californie.

 

in Traction Brabant 75

 

 

 

Lionel Mazari

 

L’automne en mes nerfs déjà fait silence.

Mais ce silence n’oblige rien à taire :

c’est une marche foulant le raisin de mes mots

d’où monte un alcool sans parole.

 

in Dehors s’enlise dans nos plaies

 

 

 

Myriam OH

 


  en-dessous de ses ongles y'a un peu de bleu
 un peu de rouge aussi ce sont des choses qui arrivent
 quand on refait le monde de ses propres mains

 


 

01/11/2017

Otto René Castillo

 

Dans mon pays, la liberté n'est pas seulement un vent délicat de l'âme.

 

 

 

30/10/2017

Chloé Landriot

 

Voir, voir et voir encore

Ne rien laisser passer, pas la plus petite chance de beauté, pas le plus petit grain

Ne pas laisser s’échapper la plus petite chance de joie

La plus petite feuille d’arbre à la lumière d’automne

 

 in Vingt-sept degrés d’amour (le Citron gare éd. 2017)

 

 

28/10/2017

Murièle Modély

 

je suis vide comme une vieille seringue

 

in Rester debout au milieu du trottoir

 

 

Jean-Marc Flahaut

 

c’est l’heure où les gens

cours d’eau pressés

se jettent dans le centre-ville

 

in Bad Writer

Ed les Carnets du Dessert de Lune, avril 2017

 

 

27/10/2017

Chloé Landriot

 

 L’un pour l’autre nous sommes

Merveille

Cette étrange présence

Qui ne s’habitue pas.

 

in Vingt-sept degrés d’amour (le Citron gare éd. 2017)

 

 

 

23/10/2017

Franz Kafka

 

 

La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol.

Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.

 

 

22/10/2017

Don Hélder Câmara

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21/10/2017

Jean-François Declercq

 

Et si mourir était revenir à la
densité des choses
Non pas pour leur échapper mais
pour les habiter
Depuis le début du chemin nos pas
nous y mènent, dans le mouvement
qui ralentit, dans le coeur lourd qui
bat, dans l'essence du bois sec.
Sous nos pieds les mousses
mortes nous font déjà des nids
d'oiseaux.
La marche sombre tombe sur le
sang frais d'un coquelicot froid.
À pétrir le pain nos mains blanches
sont poussière de farine
Il n'est pas de jour sans l'appel d'un
festin de l'ombre.

 

 

Bertolt Brecht

 

Lorsque des crimes commencent à s’accumuler, ils deviennent invisibles. Lorsque les souffrances deviennent insupportables, les cris ne sont plus entendus.
Les cris, aussi, tombent comme la pluie en été.

 

 

 

 

18/10/2017

Rosa Chávez

 

Le monde nous dit qu'il est à bout, la musique sera le silence absolu, le silence absolu ne tiendra pas dans nos poitrines et pour cela nous exploserons. Notre récompense sera de pleurer ensemble, notre corps minuscule s'accouplera à l'univers, nos organes génitaux seront des trous noirs pénétrés par l'infini, rien ne sera venu en vain, toute chose retrouvera le lieu qui est le sien, ce lieu auquel on a prêté des noms communs parfois étranges, ce lieu que toutes les langues du monde ont inventé, ce lieu que nous n'avons jamais pu seulement imaginer.