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18/01/2020

Lhasa de Sela - La Marée Haute

 

 

 

 

23:41 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Karine Léger

Karine Leger1.jpg

 

 

 

Lhasa de Sela - La confession

 

 

23:23 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Young Deok Seo - 2016

Young Deok Seo - 2016.jpg

 

Elle l’aime, elle veut le protéger, elle s’enchaîne, s’identifie à lui, elle s’oublie…

et quand elle se retrouve, c’est à chaque fois trop violent.

 

cg, 1993

 

 

 

 

Barbara Weldens - Femme

 

 

 

20:39 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Vilém Reichmann

Jára Novotný.jpg

Lui

se sert de fontaines javelines

pour toucher le cœur des pierres

 en faire naître des statues

tremblantes et dociles

 

cg in Toboggan de velours, à tire d'ailes 2019

 

 

 

 

La Fille d'Octobre - Trop d'amour tue

 

 

 

14:11 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Elfi Cella

Elfi Cella.jpg

 

C’est bien de pouvoir me confronter aujourd’hui aux habitudes d’hier, c’est bon de tenter de débusquer mes failles, mes erreurs, mon égoïsme, ma lâcheté, mes faiblesses, mon attachement contradictoire. C’est bien d’essayer de regarder autrement, même si je suis loin de l’attention constante, si loin de vers quoi je tends. J’avance à pas de fourmi, un, deux, trois, soleil.

Je ne sais pas ce que je veux et c’est tant mieux, c’est comme si je ne désirais plus rien mais ouverte à ce qui vient. Je cherche l’équilibre entre espoir et fermeture. Dès que je me mets à échafauder sur demain, quelque chose m’arrête et je reviens au présent. Je distingue de plus en plus nettement l’enchaînement des pensées et la construction des angoisses, je commence à vraiment appréhender l’illusion.

 

cg, in Journal 1999

 

 

 

 

Louise Forbush

Louise Forbush 50.jpg

 

 

 

Jean Vasca

 

Et le cœur grésille
Châtaigne éclatée
Sur le brasier roux du monde
Qui tremble et meurt

Chemins à vif
Demain
Dans la chair mauve des collines

La lumière rassemble ses derniers troupeaux
L'écrou du jour se resserre
Les villages là-bas sont des îles en sang
Des échos qui fument

En moi descend
Déjà déployé
Vers les eaux profondes
Le lent filet
Du silence

 

 

 

 

 

14:04 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Umberto Boccioni - Donna giovane que legge - 1909

Young Woman Reading - Umberto Boccioni , 1909n.jpg

 

Hier soir, j'ai lu dans le livre de Garcia Marquez « L’amour et autres démons », une histoire de rêve qui revient deux fois. Les deux héros de l’histoire, un homme et une femme, rêvent tous les deux que la femme se tient devant une fenêtre, une grappe de raisins à la main. Dans le premier rêve elle mange les grains qui se reforment aussitôt, dans le deuxième, les grains ne se reforment pas et le dernier raisin de la grappe représente la mort.

cg, in Journal 1995

 

 

 

Jean-François Gambino

Jean-François Gambino e.jpg

 

 

 

Les Hurleurs - La Ballade Du Corbeau

 

 

 

 

12:30 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Kayama Matazo

Kayama Matazo 85.jpg

 

 

 

Charles Baudelaire

 

Une fois, une seule, aimable et douce femme,
À mon bras votre bras poli
S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
Ce souvenir n'est point pâli) ;
 
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
La pleine lune s'étalait,
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
Sur Paris dormant ruisselait.

Et le long des maisons, sous les portes cochères,
Des chats passaient furtivement,
L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères,
Nous accompagnaient lentement.

Tout à coup, au milieu de l'intimité libre
Éclose à la pâle clarté,
De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
Que la radieuse gaieté,

De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare
Dans le matin étincelant,
Une note plaintive, une note bizarre
S'échappa, tout en chancelant

Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde,
Dont sa famille rougirait,
Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde,
Dans un caveau mise au secret.

Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde :
" Que rien ici-bas n'est certain,
Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde,
Se trahit l'égoïsme humain ;

Que c'est un dur métier que d'être belle femme,
Et que c'est le travail banal
De la danseuse folle et froide qui se pâme
Dans un sourire machinal ;

Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ;
Que tout craque, amour et beauté,
Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
Pour les rendre à l'Éternité ! "

J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
Ce silence et cette langueur,
Et cette confidence horrible chuchotée
Au confessionnal du cœur
 
Confession in Les Fleurs du mal

 

 

 

01:48 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)