Sotiris Lamprou

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à paraître le 4 février
Grasset
La traite des êtres humains s’est imposée depuis plusieurs années comme l’industrie criminelle à la croissance la plus fulgurante. L’économie clandestine qui l’alimente demeure pourtant largement méconnue et mal comprise, alors même qu’elle imprègne notre quotidien – des vêtements que nous portons aux salons de beauté que nous fréquentons, jusqu’aux fruits et légumes que nous consommons.
Avec Les nouveaux esclavagistes, la journaliste d’investigation Barbie Latza Nadeau lève le voile sur ce réseau tentaculaire. Des côtes de la Méditerranée à celles de la Manche, de l’Ukraine à la Thaïlande, elle dissèque les rouages financiers de cette machine mondiale et explore ses versants les plus obscurs comme le commerce sexuel, l’exploitation domestique ou le trafic d’organes. Son enquête dépasse le portrait classique des criminels identifiés – passeurs, proxénètes et mafias – pour révéler les complicités institutionnelles qui permettent au système de prospérer : banques, maisons de couture et gouvernements préfèrent bien souvent fermer les yeux.
En racontant les histoires singulières de victimes et en invitant le lecteur à réfléchir à sa propre responsabilité, Barbie Latza Nadeau place l’humain au centre de son récit et nous rappelle que derrière ces parcours migratoires, on trouve des corps réduits à l’état de marchandises par une économie souterraine mais bien réelle, au cœur de notre mode de vie contemporain. Un document inédit et bouleversant.
Traduit de l’anglais par Aurélien Blanchard





Le Tripode, 2014
J'avais tellement adoré "L'homme qui savait la langue des serpents"* que j'ai moins apprécié celui-ci considéré pourtant comme son meilleur en Estonie. C'est surtout l'histoire en elle-même qui est plus classique et m'a moins emportée mais l'univers de ce conte très noir reste bien foisonnant et complètement barré, puisant au folklore populaire toutes sortes de créatures plus ou moins inquiétantes et loufoques, comme les kratts, les suce-lait, le Vieux-Païen, diables, sorcières, loups-garous, fantômes et lutins à gourdins, j'en oublie. Avidité, convoitise, bêtise, ruse et superstitions, il reste peu de place pour l'amour dans cet univers très rural d'un petit village estonien au Moyen-Âge, perdu au milieu des forêts et où même les maladies telle que la peste, sont personnifiées.
C'est très riche et je me suis régalée de cet imaginaire galopant, c'est donc plus l'histoire en elle-même qui m'a le moins accrochée mais je garde le livre, signe que c'est quand même un livre qui mérite amplement le détour.
*Voir : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2026/01/13/andrus-kivirahk-l-homme-qui-savait-la-langue-des-serpents-6578963.html




Les traces que laissent
les arraché.e.s
l'incendie qui couve
dans les charbons



