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23/10/2019

Christian Saint-Paul parle de la revue Nouveaux Délits

 

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Le poète Christian Saint-Paul a, comme il le fait fidèlement depuis longtemps, encore parlé du dernier numéro de la revue dans son émission "Les poètes" du 17 octobre dernier sur Radio Occitania et il a choisi deux poèmes de Cathy Jurado, une lecture de cœur et de tripes avant tout, à écouter ici : https://lespoetes.site/emmission/emmission.html

 

Merci à lui !

 

 

30/09/2019

Revue Nouveaux Délits n°64

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Je ne sais pas si cela vient de ce mois de septembre qui crépite de tensions, de nervosité ou de mon côté hyperactif, multitâche, de mon cerveau zébré en arborescence, de mon mental de Gémeaux capable de non seulement penser à plein de choses à la fois mais de les faire aussi simultanément, tout en réfléchissant, avec gourmandise, à toutes celles que j’ai envie de faire. Créer chez moi est compulsif, faire du lien aussi, transmettre, partager, pas étonnant que je me sois fait piéger par face de bouc.

Je ne sais cependant pas si c’est l’afflux incessant de sollicitations, de données, d’informations, de questions exigeant réponse instantanée, qui nous submergent via toutes les nouvelles technologies  — et encore je n’ai pas de portable (je ne suis pas loin de faire partie des derniers des Mohicans). Je ne sais pas si cela vient des individualités de plus en plus selfisées, de la paperasse à n’en plus finir, pire quand elle est dématérialisée, avec ce tsunami d’identifiants, de codes, de mots de passe, de captcha (attention, marque commerciale déposée) et paradoxalement d’un manque croissant de professionnalisme — wow, j’ai vraiment utilisé ce terme ? — en tous les domaines, car peu importe comment et pourquoi les choses sont faites, ce qui compte c’est le fric, le fric, le fric et les plus pauvres de ramer et suer après ou sombrer dans une hyperactivité pathologique (devrais-je consulter ?) et pour bien d’autres, les « élus », c’est le fricot, le régal, la bombance. Ceux-là aussi sont en Enfer, comme Tantale, mais ils ne le savent pas, tant il leur est doux de se gaver, mais plus ils en ont et plus ils en veulent, jamais rassasiés et la planète n’est pas assez vaste, pas assez nutritive pour leur goinfrerie. S’ils aimaient manger de la chair humaine, c’est certain, ils nous dévoreraient littéralement.

Je ne sais pas si c’est le fait que tant de mes convictions profondes, et qui ne datent pas d’hier, soient aujourd’hui à la une des médias et alors que je devrais m’en réjouir, j’ai pourtant l’impression que cela fait surtout du bruit, de la mode, du tweet et que la meilleure des intentions est récupérée, détournée, avant même d’avoir été énoncée. Je ne sais pas si c’est la sensation de vivre de plus en plus dans un gros fake, une cauchemardesque fête foraine, bien que je fasse partie de celles et ceux — il y en a — qui sont descendu-e-s du manège depuis longtemps.

Bref, je suis fatiguée et je voulais donc dire que je faisais pour ce numéro, une grève d’édito ! Trop tard ? C’est tout moi, incapable de ne pas faire les choses, surtout quand personne ne m’oblige à les faire. Mais j’avoue, encore une fois, ce fut un plaisir de m’adresser à vous, je suis descendue du manège mais pas du bateau, alors ramons les amis, ramons ensemble et chantons, chantons avec nos voix, nos mots, nos poumons, nos tripes. Et apprécions le silence qui suit, le vrai silence : celui qui nous permet de sentir le battement de nos cœurs à l’unisson. Tant qu’on le peut encore.


C.G.

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Il faut faire attention : avoir le vent en poupe, c'est l'avoir dans le cul.
Pierre Peuchmaurd in Fatigues

 

 

Sommaire et plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

 

 

 

 

30/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Maëlle Levacher

 

Morceaux des extraits de Zébulon ou Le Chat de Maëlle Levacher publiés dans ce numéro d'avril. Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

En savoir plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

29/05/2019

Douces et reconnaissantes pensées pour Jean-Pierre Hanniet

C'est en recevant le dernier numéro des Adex, ce journal poético-artistique du Pays de Valois dont il était avec son épouse fondateur, que j'apprends un peu tard que tous deux sont partis à quatre mois d'intervalle : Carole Harding-Hanniet en octobre 2018 et Jean-Pierre, le 8 février dernier. Je savais pour ce dernier que la santé était devenue fragile mais il y a pourtant des personnes qui sont tellement vivantes, qui mettent tellement en valeur ce mot 'vie", qu'on ne pense pas que cela puisse s'arrêter un jour. Jean-Pierre avec qui j'ai eu l'occasion d'échanger suffisamment pour voir en lui un grand homme, était un fervent soutien de ma revue Nouveaux Délits et de mon écriture par ailleurs, un soutien fidèle et discret. Nul doute que son voyage continue et que sa bonté continue à œuvrer, car rien ne se perd, tout se transforme et j'aime à croire que le meilleur de nous-mêmes est justement notre part d'immortalité.

Merci Jean-Pierre de tout cœur !

 

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Jean-Pierre HANNIET, né en 1937, élève de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Beauvais, fera sa carrière d’instit dans le Valois. Il y animera diverses associations culturelles, une revue de poésie “Banderille” avant de se consacrer à une vie politique militante. Elu Conseiller général de l’Oise en 1970, il exercera des fonctions électives diverses vingt cinq ans durant et initiera des ouvrages scolaires consacrés à l’éducation civique, publiés chez Bordas. Il fonde en 1995 Les Adex.

Collections Tempoèmes :
« Les poélitiques » – © Les Adex 2006
« Sillages » – © Les Adex 2003
« De haut et de travers » – © Les Adex 1997
« Au fil de mes temps » – © Les Adex 1997

Collections Graphipoèmes :
« Couleur Safran » — Les Adex 2008
« Paroles Bleues » — Les Adex 2001
« Saisons de platanes II » — Les Adex 2001
« Saisons de platanes » — Les Adex 1999 (épuisé)

Associé à Lucas-Faytre dans la séries Les carnets qui rêvent : « Nus à la Grande Chaumière » – © ADAGP 2012

http://www.lesadex.com/

 

 

 

27/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Michèle Krakowski

 

Permis d'écrire, un des six textes de Michèle Krakowski publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par moi-même.

 

 

 

24/05/2019

Revue Nouveaux Délits n°63 - Gaël Guillarme

 

Extrait de Forêts, 'un des poèmes Gaël Guillarme publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par moi-même.

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°63 - Majead At'Mahel

 

 

Extraits d'un des poèmes tirés de Sentimentale barbarie de Majead At'Mahel publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par moi-même.

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°63 - Estelle Cantala

Extrait de Bain de nuit, un des poèmes d'Estelle Cantala publiés dans ce numéro d'avril 2019. Lu par moi-même.

 

 

 

 

03/04/2019

"Boro" japonais

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"Boro, « guenilles » en japonais, désignent des textiles obtenus par l'assemblage de morceaux divers, rapiécés sur plusieurs générations. La pratique était courante jusqu'au début du XXe siècle chez les fermiers pauvres et les pêcheurs du nord-est de l'archipel nippon. Rares car mis au rebut, ils suscitent depuis longtemps l'intérêt des collectionneurs occidentaux. Ces kimonos anciens, ces couvre-lits ont un intérêt esthétique indéniable : tendus sur des châssis, ces tissus ravaudés au petit point dans des dégradés de bleu indigo, ont tout d'une toile abstraite"

 

 

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Ces "boro" pouvaient être ornés également

de broderie traditionnelle : "sashiko"

 

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01/04/2019

Nouveaux Délits n°63

 

 

 

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 Avril 2019

 

 

Une des solutions, peut-être, serait d'oser prendre le risque de la dégringolade sociale. Oser l'humiliation, oser être considérés comme des merdes, mais refuser radicalement d'être complices d'un système aussi arbitraire, stupide et mortifère que le nôtre, humains du XXIe s.

 

Faire autre chose, autrement, librement, modestement, même si ça veut dire être dans la galère. Trop nombreux sont ceux qui ont peur de chuter dans la pauvreté (la grosse tache qui nous désigne comme honteux) et donc la plupart se taisent, ravalent, se bouchent les écoutilles, au pire ils deviennent désabusés et cyniques ou se cherchent des boucs émissaires sur lesquels faire refluer toutes leurs frustrations, mais ils continuent à faire des boulots pourris qui pourrissent la terre, leur vie, leur âme ; se rendent complices de ce qu'ils dénoncent même parfois, mais n'osent pas lâcher prise, dire non. Pour compenser, ils consomment, consomment, parce que c'est la seule récompense à leur résignation, leur compromission, la mort de leurs rêves interdits, consommer toujours plus.

 

On peut aller dans la rue autant qu'on voudra, mais tant qu'on n'osera pas être autrement, qu'on n’osera pas essayer autrement, vivre autrement, pas plus tard, ni demain, mais là, maintenant, immédiatement, en assumant le risque d'y perdre gros sur le plan matériel pour être en phase avec notre être profond, le plus authentique — un risque qui, tant qu'on sera si peu nombreux à le prendre, est un risque réel : celui d'y perdre gros sur le plan de la reconnaissance socioprofessionnelle, sur le plan des apparences pour la famille, les amis, les voisins, à ses propres yeux formatés par une idée de la réussite totalement biaisée... — tant qu'on n'osera pas ce pas, ce pas qui, en nombre, pourrait vraiment être le premier pas vers un nouveau monde ; tant qu'on n'osera pas dire "I quit", alors rien ne changera, tout empirera.

 

L'action qui porte à conséquence, c'est celle que l'on fait là où on est et en tant que nous-mêmes, individuellement, dans tous les aspects de notre vie : désobéir chaque fois que ce qu'on nous demande, nous impose, nous colle dessus, n'est pas juste, n'est pas viable, n'est pas défendable pour nous-mêmes comme pour les autres ici et loin ailleurs, pour la planète, pour les générations à venir.

 

Désobéir, c'est se réveiller, avoir ce courage-là car cette sacro-sainte avidité matérielle nous mène droit dans le mur pour le confort et la satisfaction (égoïste est un faible mot) d’une microminorité. La vraie solidarité, l'entraide, l’humanité, on les découvrira quand on aura franchi ce pas là, en nombre... Je suis pour le gilet troué et maintes fois reprisé, le gilet fait de bouts de tissus rapiécés comme un Boro japonais : la guenille magnifiée.  

 

C.G.

 

 

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illustration : Pierre Rosin

 

 

Sommaire et plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

 

 

 

 

19/03/2019

Revue Nouveaux Délits n°62 - Guillaume Simon

 

 

"Et si", un des sept poèmes de Guillaume Simon publiés dans ce numéro de janvier 2019. Lu par moi-même.

 

 

 

18/03/2019

Revue Nouveaux Délits n°62 - Patrick Boutin

 

 

Extrait d'un long poème de Patrick Boutin publié dans ce numéro de janvier 2019.

Lu par moi-même.

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°62 - Tereza Du'Zai (Brésil)

 

 

"Prédestinée", poème de Tereza Du'Zai, parmi les quatre poètes brésiliens, traduits par Stéphane Chao, publiés dans ce numéro de janvier 2019. Lu par Cathy Garcia Canalès.

 

 

Revue Nouveaux Délits n°62 - Xavier Combres

 

 

 

Quatre des six poèmes de Xavier Combres qui accompagnent les extraits de "La Rumeur Sourde du Récif", journal de voyage aux Îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie, 2003, publiés dans ce numéro de janvier 2019.

Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

 

 

 

Revue Nouveaux Délits n°62 - Guénane

 

 

Extrait d'un des deux poèmes inédits de Guénane publiés dans ce numéro de janvier 2019. Lus par Cathy Garcia Canalès.