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17/09/2020

Véro Ferré

 

Laissez moi fendre mon armure tissée au fil des douleurs,
Renouer avec mon essentielle douceur, 
Votre désir tout puissant ne me fait plus peur.

Laissez moi oublier que mon corps doit vous faire bander,
Ignorer votre virilité dressée,
Et préférer votre cortex à sucer.

Laissez moi déployer mes courbes nacrées,
Arborer sans hontes les traces du temps,
Les trop-pleins de mon corps désirant.

Laissez moi être cérébrale et animale,
Faire des vagues, attiser la flamme, 
Déborder du cadre, partir hors champs.

Laissez moi dire les mots du sexe qui danse,
Sans qu’inlassablement on ne pense,
Que ce sont forcément des avances.

Laissez moi disposer du feu entre mes cuisses,
Tantôt chaste tantôt désirante,
Con scellé, con offert, jamais implorante.

Laissez moi brandir mon majeur, 
À la face du viril ,
Et rêver de vous pénétrer.

Laissez moi faire déborder mes révoltes,
Foisonner mes envies d’explorer,
Ma façon de faire humanité.

Laissez moi désirer la poésie du ventre et des peaux,
La tendresse des terres d’asile sorores, 
M'enivrer en toute indécence,
De mon ineffable indépendance.

 

Avril 2020 

 

 

 

15/09/2020

Avenir - Henri Michaux par Lionel Mazari

 

 

 

 

31/08/2020

Alain Guyard, philosophe forain : Philosopher avec les marges pour interroger la normalité

 

 

 

30/08/2020

Histoire de famille : World War I

Un de mes arrière-grands pères anglais a fait cette guerre, dans un corps vétérinaires, il était à Ypres... (le lieu, je l'ai appris aujourd'hui vu que c'est un des lieux du livre que je viens de lire, et qu'une série de coïncidences m'a donné envie d'en savoir plus), il avait au moins 44 ans, puisque né en 1870. Il était cocher pour un hôtel qui existe toujours d'ailleurs, le "George Hotel" à Ilminster, donc il connaissait bien les chevaux, d'où sans doute cette affectation. De retour en Angleterre, il ne trouve pas de travail alors retourne en France pour enterrer les morts. Déjà bien attaqué sur le plan de la santé, le bon air des tranchées.... il meurt en 1921, mais sa veuve ne touchera pas de pension de guerre, comme toutes les familles qui ont perdu un père, un mari, des suites de la guerre mais pas pendant... Ils étaient innombrables ceux qui ont succombé dans les années qui ont suivi, perclus de rhumatismes, les poumons attaqués, entre autre par le gaz moutarde. Ma grand-mère avait alors 14 ans, sa mère sans revenu s'est remariée avec un connard qui a tué sur un coup de violence, le chien de ma grand-mère, je n'en sais guère plus à ce sujet, si ce n'est qu'il fut suffisamment connard pour que ma grand-mère perde toutes ses dents vers 18 ans... de stress... Et je me dis : pas de guerre, pas de connard avec qui se remarier.... et ma grand-mère aurait gardé son père, le chien qu'elle adorait et ses dents... C'est con, c'est tellement con la guerre. "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels", écrivit Anatole France, dans L'Humanité le 18 juillet 1922, mais mon arrière-grand père était déjà mort comme 20 millions d'autres de ceux qui ont été comptés comme victimes, c'est à dire morts pendant la guerre et non après, donc au final bien plus de victimes encore...
 

L'Humanité_18_Juillet_1922.jpg

 
L'article intégral d'Anatole France :

https://fr.wikisource.org/wiki/On_croit_mourir_pour_la_pa......

 

 

 

1914-1918 - Des Amérindiens dans les tranchées

Lire le document en entier :

https://webdoc.rfi.fr/amerindiens-grande-guerre-1914-1918...

 

Je l'ai découvert dans le livre que je viens de terminer : "Le soldat amérindien le plus médaillé durant la Première Guerre mondiale a été le caporal Francis Pegahmagabow. Né le 9 mars 1891 et décédé le 5 août 1952, il a reçu trois fois la Médaille militaire et a été blessé sérieusement deux fois au combat. Membre d’un commando d’attaque des tranchées et tireur d’élite, celui que ses camarades appellent « Peggy », reste le soldat amérindien le plus décoré de l'histoire militaire canadienne." (...)
 
Il est ensuite devenu un des premiers à lutter pour les droits des peuples autochtones.
 
"S’il est si difficile de retrouver la trace des combattants amérindiens du conflit de 14-18, c’est notamment parce que lors de leur engagement, ils le faisaient sous un nom d’emprunt, à consonance francophone ou anglophone, héritage des écoles blanches obligatoires. Il n’était pas de bon ton en effet, dans le Canada de l’époque, de mettre en avant la part que prenaient ces populations à la Première Guerre mondiale. "
 
Assez bon pour mourir, mais pas assez sous leur propres noms....!!!
 
(...) "Fins tireurs, éclaireurs exceptionnels, leurs qualités de chasseurs résistants et rusés trouvèrent à s’employer tout naturellement au combat. Pour ceux qui revinrent à la vie civile, la reconnaissance de la patrie s’était arrêtée en 1918. De retour chez eux, plusieurs ont constaté que leurs terres avaient été attribuées à d’anciens combattants blancs…"...................

 

 

 

25/08/2020

l'oeil & la plume... les femmes sont nées libres

 

l'oeil & la plume... les femmes sont nées libres

texte de jean de meung vers 1300                             ill. anonyme du moyen-âge

 

Les femmes sont nées libres

car Nature n’est pas si sotte

qu’elle fasse naître Marotte

seulement pour son Robichon

et non plus, si bien regardons

Robichon pour la Mariette

ni pour Agnès, ni pour Perrette,

mais nous a fait, mon fils, n’en doute

toutes pour tous et tous pour toutes.

 

Chacune pour chacun commune

et chacun commun à chacune.

 

 

 

23/08/2020

Heptanes Fraxion

rien de spécial

pas de cérémonie pas de champagne
rien de spécial
tous les néons de l'horizon grésillent en même temps
à travers des halos à travers des trucs verts
à travers les canines de l'air caniculaire
et l'orage grogne comme un ivrogne philosophe
et l'orage gronde comme un ogre en guerre
on dirait que Dieu en personne va sortir ses poubelles
les couilles à l'air en bas résille et porte-jarretelles
pas de cérémonie pas de champagne
rien de spécial
la pluie parle plusieurs langues mortes
la pluie lave les ailes des oiseaux
la pluie lave les cheveux des chevaux
la pluie remplit tous les trous de la terre
et le ciel vomit des morceaux
et le ciel lance des couteaux
la plaine en est pleine
la plaine est pleine de plaies
la plaine est pleine de peines
pas de cérémonie pas de champagne
rien de spécial
les journées sont des schémas
les semaines sont toutes pareilles
ma bagnole c'est ma cabane
ma famille c'est de la merde
j'ai un nouveau téléphone
mais personne à qui téléphoner
exception faite de ma psy
qui ressemble à une bouteille de whisky
mais motus pas de publicité
pas de cérémonie pas de champagne
rien de spécial
j'ai prévu de ne rien prévoir
et c'est tout un programme
que de jubiler sans joie
en bronzant sous la grisaille
je me fais des frondes avec mes fluides
et je tente le tout et je vise le vide

 

 

 

 

22/08/2020

Royal Ballet of Flanders - Lacrimosa/Duet - 2006

 

Choreography : Annabelle Lopez Ochoa,

Music : G.B. Pergolesi

Dancers : Craig Davidson, Melissa Ligurgo

 

 

15/08/2020

Black Cats de Jenny Jynia, de la série Loving reaper

 

 

 

Good Boy de Jenny Jynia, de la série Loving reaper

 

 

 

Little Mo de Jenny Jynia, de la série Loving reaper

 

 

 

 

 

13/08/2020

Ana Minski - Les lézardes de feu

 

J’ai grandi sous le chant des grands-mères
voix de ruisseau, voix d’herbe, oiseaux d’hiver
Cheveux blancs et longues robes noires
Dans le village, effrayantes sorcières

court court petite fille
ne te retourne pas
suis la chatte noire
qui porte dans ses yeux
les lézardes de feu

Dans les chambres obscures elles m’enfermèrent
Pour que je sois calme et silencieuse
Savaient-elles qu’ainsi naissent
les chemins menant aux joies miraculeuses ?

court court petite fille
ne te retourne pas
suis la chatte noire
qui porte dans ses yeux
les lézardes de feu

Au vent tempétueux j’ai ouvert toutes les fenêtres
Offrant mes nuits aux hululements des harpies
Cœur de serres et de fureur, amulettes qu’elles me confièrent
Contre l’immolation des rêves, les sanglots et la peur.

cours cours petite fille
ne te retourne pas
suis la chatte noire
qui porte dans ses yeux
les lézardes de feu

Combien sommes-nous à rêver le désencerclement
l’ouverture des portes, le désenchaînement des pierres
pour que surgisse enfin celle que nous nommons mère
et qui n’est autre que l’heure magique de l’aurore.

 

 

 

 

 

INVASION

 

En cette époque de « réconciliation », les territoires autochtones ne cessent d’être saisis de force. Le nouveau film INVASION porte sur la résistance du campement Unist’ot’en, du point d’accès Gidimt'en et de l’ensemble de la nation Wet’suwet’en contre la violence coloniale du gouvernement canadien et des grandes entreprises.

La version complète du film sera accessible en 2020.

Le campement Unist’ot’en joue une rôle phare dans la résistance depuis près de dix ans. Il représente un espace de guérison pour les personnes autochtones comme pour les colonisatrice-teur-s, ainsi qu’un exemple concret de décolonisation. L’injonction temporaire de TC Energy (anciennement TransCanada)/Coastal GasLink a été dévastatrice. Face à la violence, aux dommages environnementaux et au mépris des droits humains qui en ont découlé, la lutte est loin d’être terminée.

 

Février 2020.....

En savoir plus en temps réel : http://unistoten.camp/

 

 

29/07/2020

Raviver les braises du vivant, un front commun, du philosophe-pisteur Baptiste Morizot

Sortie officielle le 16 septembre 2020

raviver_les_braises.jpg

Une co-édition DOMAINE DU POSSIBLE – ACTES SUD / WILDPROJECT


"Face à la crise écologique actuelle, à la fragilisation du vivant, nos actions semblent impuissantes. Mais c’est peut-être qu’on protège mal ce qu’on comprend mal. Et si nous nous étions trompés sur la nature de la “nature” ? La biosphère n’est pas un “patrimoine” comparable à un monument qu’on détruit. Le vivant – l’ensemble des processus éco-évolutifs – est une force de régénération et de création continue. Le vivant n’est pas une cathédrale en flammes – c’est un feu qui s’éteint. Le vivant est le feu lui même. Un feu créateur. Un feu qui n’est pas en notre pouvoir, mais qui est à défendre ; fragilisé par nos atteintes, mais plus puissant que nous. Ce n’est pas nous qui l’avons fait, c’est lui qui nous a faits. Le défendre, ce n’est donc pas le rebâtir, c’est l’aviver. La biosphère est un feu vivant qui peut repartir, si nous lui restituons les conditions pour qu’il exprime sa prodigalité. Comment attiser les braises ? À partir d’une étude de cas sur une initiative de défense des forêts en libre évolution, il s’agit de montrer ce qui fait un “levier d’action écologique” d’envergure – afin de pouvoir en imaginer des milliers. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants, façonnés et irrigués de vie chaque jour par les dynamiques du vivant. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte avec le reste du vivant, face au dérobement de notre monde commun. Tout l’enjeu est là : que devient l’idée de “protéger la nature” quand on a compris que le mot “nature” nous embarquait dans une impasse dualiste, et que “protéger” était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient raviver les braises du vivant, c’est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques de l’éco-évolution leur vitalité et leur pleine expression. Défendre nos milieux de vie multispécifiques. L’ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États, cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu’il faut accompagner et nourrir : la réappropriation, le reclaim citoyen de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend."

 

 

28/07/2020

Thanatos, un documentaire de Pierre Barnérias

 

Que se passe t-il après la mort ? D'après la science occidentale c'est le cerveau qui crée la conscience. À la mort de celui-ci il n'y aurait plus rien... Pourtant on estime aujourd'hui à 4% de la population mondiale le nombre de personnes qui aurait vécu l'expérience d'une vie après la mort. Pendant 2 ans un journaliste a mené son enquête aux frontières de la mort et de l'inexplicable...

Parmi les participants : Jean-Jacques Charbonier, Eben Alexander, Manuel Da Silva, Ned Dougherty, Olivier Emphoux, Bruce Greyson, Catherine Kosmala, Anita & Danny Moorjani, Martine Nahmani-André, Michael Priem, Pim van Lommel, Howard Storm, Brian Walker, Christine Giriat.