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10/10/2017

Appel à souscription pour La peinture et la poésie aux éd. Héliotropismes

les éditions Héliotropismes lancent une souscription / prévente pour un ouvrage hybride intitulé "La peinture et la poésie" dans lequel se croisent : peintures photographiques de Nicolas Guyot (Nicolas Guyot • Peinture Photographique) et poésie.
 
 
 
 
 
La peinture et la poésie
Nicolas Guyot a recueilli une série de poèmes de Laurent Bouisset et des poètes guatémaltèques Rosa Chávez, Regina José Galindo et Luis Carlos Pineda et de les mêler anonymement pour former un ensemble littéraire nouveau.

Il s’est ensuite penché sur la création des images que les textes traçaient en lui.
Chaque illustration est une œuvre unique, une peinture photographique au bromure d’argent révélée et travaillée sur différents types de supports. Cette approche plastique s'est confondue aux textes qui sont à leur tour devenus des tirages photographiques.
Au final l’image est visible dans le texte autant que le texte l’est dans l’image.
Poèmes de Rosa Chávez, Luis Carlos Pineda, Laurent Bouisset et Régina José Galindo accompagnés de 29 peintures photographiques de Nicolas Guyot.
Bilingue, traduction de l'espagnol et en espagnol de Laurent Bouisset.
Format broché 20 x 20 cm
68 pages, images plein format.
Prix de vente : 22 € 
Prix en prévente : 20 €
 
 
Plus d'infos ici :
 
 
 
 
 
 
 

 

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30/09/2017

nous sommes inexcusables / Bruno Toméra 2005

 

nous sommes inexcusables.jpg
                                                                                                                                                      ill. jlmi  2004
 

 

Nous regardons les corps déchiquetés et sanguinolents
Nous regardons la souffrance comme une part de la nécessité
Nous regardons les portes grinçantes des gagne-pain se fermer
Nous regardons le nombre anonymes de virés
Nous regardons les faits mais pas les causes...
Nous regardons l'information fragmentée et sponsorisée
Nous regardons les scénarios d'espoir moqués
Nous regardons avec fierté le design des bombes high tech
Nous regardons la programmation de l'anéantissement de nos rêves
Nous regardons l'individu sacralisé sans les autres
Nous regardons les beaux parleurs remuer les lèvres
Nous regardons la vacuité se proclamer " star " etc etc...
Nous regardons le religieux re-saler la soupe de l'ignorance
Nous regardons les trophées de la tortures des animaux
Nous regardons les sourires mielleux des annonceurs de misères
Nous regardons les journalistes en costume de Monsieur Loyal
Nous regardons l'air étouffer et l'eau pleurer nos déchets
Nous regardons les écrans imbéciles se trémousser
Nous regardons le narquois contentement du mensonge
Nous regardons les droits de l'homme conspués
Nous regardons la morale méprisante des intellectuels médiatiques
Nous regardons les êtres vivants déniés
Nous regardons le vivant comme si nous étions hors de lui
Nous regardons mais nous ne voyons rien
Nous sommes inexcusables.

 

Emprunté à Voix dissonantes : http://jlmi.hautetfort.com/

 

 

 

 

 

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09/09/2017

Syndrome Peter Punk : le choix de l'auto-destruction

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« Tous mes idéaux se sont fracassés sur les écueils de cette réalité cynique et désenchantée. Je suis en ...pleine descente de rêve. Je n’arrive pas à faire le deuil du sens ni à trouver d’alternative idéologique crédible au mirage de la consommation. Dans un monde qui ne nous laisse le choix qu’entre esclavage ou prédateurisme, je constate chaque jour que l’apathie et le vice restent des investissements plus sûrs que la compassion, la bienveillance ou l’humanisme. L’époque est pernicieuse. Elle a longtemps réussi à me faire croire que c’était moi le problème, que j’étais dépressif ou idéaliste. Comme si le bon sens et la sensibilité étaient des tares. Comme si le pragmatisme aveugle et le réalisme situationnel étaient les seuls modes de pensée acceptables. Dois-je adopter un comportement égoïste, individualiste et inhumain pour avancer ? Dois-je devenir un fils de pute pour espérer bouffer les miettes en afterwork ? Tu parles d'un exutoire. »

Article dans son intégralité à lire ici : https://www.fier-panda.fr/article/peter-punk

 

Beaucoup de vrai hélas dans cette vision, et une bonne analyse même si dans 10 ans le regard de l'auteur sera encore différent.... le problème c'est que beaucoup seront déjà cramés physiquement, psychologiquement ou les deux à la quarantaine, l'auteur fera sans doute partie de ceux qui s'en sortiront vu sa lucidité et son intelligence, ça aide souvent à découvrir d'autres dimensions à la vie que la seule et bétonnée dite réalité - et je parle en connaissance de cause.... cg

 

 

 

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02/09/2017

Pénélope Corps

 

Super 8

on dirait que la chambre d' hôtel sentirait un peu la pisse
 mais que l'aurore serait quand même sublime

on dirait qu'on échapperait à l'industrie
 qu'on baiserait les zones de contrôle

on dirait qu' y aurait du sable dans les chips
 et qu'on se torcherait la gueule et la bouteille avec l'orage

on dirait que je collerais mon utérus contre la terre
 et que tu trouverais ça marrant

on dirait qu'on serait très bons en paysages fabuleux
 et que je n'aurais plus ma tronche de cage ambulante

on dirait qu'on se maltraiterait pas trop
 qu'on écrirait des poèmes sans le savoir
 qu'on vivrait un moment privilégié avec les oiseaux
 dans le silence génial des steppes
 qui n'en sont pas
 je sais

on dirait que les choses seraient aussi simples que ça
 que j'aurais une place dans ma famille
 et que tu ne penserais pas trop à mourir dans ces moments-là

on dirait ça

 

 

 

 

 

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31/08/2017

Ultime message de Christine Singer (1943-2007)

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" C'est du fond de mon lit que je vous parle - et si je ne suis pas en mesure de m’adresser à une grande assistance, c'est à... chacun de vous - à chacun de vous, que je parle au creux de l’oreille.
Quelle émotion ! Quelle idée extraordinaire a eue Alain d’utiliser un moyen aussi simple, un téléphone, pour me permettre d’être parmi vous. Merci à lui. Merci à vous, Alain et Evelyne, pour cette longue et profonde amitié - et pour toutes ces années de persévérance.
Des grandes initiatives, comme c'est facile d'en avoir ! Mais être capable de les faire durer - durer - ah, ça c'est une autre aventure ! Maintenant ces quelques mots que je vous adresse.
J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c'est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage.
Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable.
Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C'est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous.
On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore - et l’invitation que m’a faite Alain l’a réveillée au plus profond de moi-même, ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.
Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige.
Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte.
Et puis, il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer - qui s’est agrandie vertigineusement - a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent - parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour.
En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré. L’amour démesuré. L’amour immodéré.
Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère.
Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous "

Christiane SINGER

 

 

 

20/08/2017

Gregory Mutombo - Terrorismes...

Les temps actuels, par leur intensité, nous obligent à réaliser de profondes prises de conscience. La principale doit nous conduire à mesurer notre responsabilité dans le déroulement et le contenu du spectacle du monde.

Les temps ne sont plus à commenter avec effroi, stupeur, colère, indignation, résignation ou sentiment d’impuissance ce qui se joue devant nous, comme si cela était séparé ou indépendant de nous, comme complètement coupé de nos scénarios intérieurs. Car, que nous l’assumions ou non, ce qui se joue devant nos yeux est le fruit de nos entrailles. Ce qui se joue devant nos yeux est l’expression manifeste de ce que nous portons et produisons individuellement et collectivement. Ce qui se joue devant nos yeux est la densification terrifiante de toutes les paroles et pensées que nous émettons, si souvent empreintes de dualité, de condamnation, de jugement, de rejet, de peur.

Si nous nous croyons étrangers à l’expression du monde, et particulièrement dans ce que nous lui trouvons de plus vil, de plus obscur, de plus violent, de plus cruel, alors nous perpétuons encore et encore l’idée que le problème vient de l’autre et, par conséquent, que la solution arrivera de l’extérieur. Si nous nous croyons étrangers à l’expression du monde, nous nous privons, de fait, de notre capacité à le faire évoluer par notre implication vibratoire collective. Quel être sur Terre a-t-il retrouvé un jour l’apaisement, lors d’un puissant accès de colère, d’angoisse ou de haine du fait qu’on lui hurle dessus, qu’on le frappe ou qu’on le condamne sans merci ? Aucun. Pourquoi continuons-nous alors à croire que cela sera possible si c’est notre voix qui crie, notre main qui maltraite ou notre conviction qui sanctionne ?

Il n’est plus temps de crier à la conspiration, au complot, plus temps de dénoncer telle prétendue manipulation, de blâmer telle dérive, de regretter tel laxisme, de chercher des explications rationnelles fondées sur l’Histoire, l’équilibre des forces ou de vagues concepts sociologiques. Il n’est plus temps de se perdre en prévisions chaotiques ni, non plus, en une sorte d’espérance infantile en l’installation progressive, comme par enchantement, d’heures plus douces.

Pour l’avoir expérimenté durant de longues années, il m’a été donné de comprendre que personne ne revient sain et sauf de la guerre. Personne. Il ne faut jamais se fier à l’absence de blessures physiques… Une partie de nous meurt toujours sur le champ de bataille. Que ce champ de bataille se situe en Centrafrique, en Afghanistan, dans le centre de Paris ou sur la Côte d’Azur. La partie de nous qui meurt est celle qui portait encore certaines croyances fondées sur les notions de bien ou de mal, sur les notions de bourreau et de victime, de vainqueurs et de vaincus. Chacune de nos intentions belliqueuses ou vengeresses, avant même qu’elle ait pris forme dans la réalité concrète, appelle dans l’immédiateté une contrepartie de même nature, émanant de celui que nous considérons comme notre adversaire. On ne combat jamais que soi-même… Jusqu’à ce que l’on dépose les armes et prenne conscience que, faute de l’un des deux combattants, la guerre s’arrête.

Les temps actuels nous amènent à laisser mourir en nous cette idée que ce qui déchire et meurtrit nos existences est la conséquence exclusive de l’ignorance, de l’obscurantisme, de la haine ou du fondamentalisme caractérisant les autres. Tant que nous ne nous reconnaitrons pas comme co-créateurs – par la peur qui nous étreint, nous enferme et nous voile – de ce qui advient en ce monde, alors nous continuerons d’assister, chaque fois plus sidérés, à la matérialisation du manque d’amour en nous.

Combattre la violence ne demande aucun courage, juste de l’inconscience. Le courage, au sens étymologique du « cœur qui agit », consiste en cette reconnaissance humble que seule la paix véritablement installée en nous peut engendrer un climat de paix autour de nous. Tout ce contre quoi nous luttons se renforce. Mettre toute notre énergie dans la riposte revient à focaliser nos efforts vers la haine et la peur. Si aucune énergie ne vient nourrir en nous l’amour, l’harmonie, la guérison, comment pourrons-nous semer autre chose que le contraire, le déni, le négatif de ce que nous sommes ?

Il est temps que l’Humanité cesse de croire que les solutions à tous ses maux sont dans l’action. Elles sont dans l’être. Quel sera le premier des puissants de ce monde à déposer son armure qui, telle une cible, attire nécessairement à elle des flèches ? Quel sera le premier des puissants de ce monde à, courageusement, manifester par sa vibration et son Verbe, l’Amour qui annihile tout ce qui est moins que lumière, plutôt que de repartir encore une fois en guerre, ainsi que cela se reproduit depuis des éons ? Les « puissants » de ce monde sont toujours à l’image des peuples qui les hissent sur leur trône.

Nous sommes responsables de la façon dont nous regardons le monde. Nos yeux sont le portail de notre âme. De la qualité de notre regard dépend l’élévation ou, au contraire, l’abaissement vibratoire de ce qui est observé. Tant que nous projetterons sur l’autre la somme de toutes nos peurs, nous le maintiendrons sous une cloche de plomb de laquelle il ne pourra s’extraire que par la violence.

L’heure est au passage de l’empathie à la compassion. L’empathie nous fait souffrir de la souffrance du monde, en la faisant grossir. La compassion est cet état qui ne nie en rien la peine ou la douleur ressentie par l’autre mais, parce que le regard porté ne l’enferme ni dans le statut de victime ni dans celui de bourreau, permet une aide véritable et d’initier un processus de libération. Si nous pleurons, par empathie, du fait de la souffrance éprouvée par autrui, nous serons tôt ou tard ceux qui sentiront monter en eux la colère, la violence ou le sentiment d’impuissance du fait de la cruauté manifestée par tel autre. Et les rôles s’inverseront, une fois de plus…

Combien de temps allons-nous perdurer dans ces archaïsmes qui ont mené l’Humanité dans sa posture actuelle ? En vérité, la décision nous revient. Elle est intérieure. Elle est notre responsabilité collective et individuelle d’êtres humains dotés de conscience.

© 2017 Gregory Mutombo – Mentions légales

 

 

 

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12/08/2017

Marie de SOLEMNE - Expérience de Mort Imminente

 
Prenez le temps d'écouter quand vous aurez un moment disponible. J'ai lu il y a longtemps un de ses bouquins sur la solitude, magnifique, mais elle a mis 32 ans à raconter ce qu'elle a vécu quand elle en avait 25 et qui a totalement changé sa vie. C'est dingue comme ça reste un sujet tabou encore, alors que c'est, je ne sais pas, essentiel non ? Peut être d'avoir per...du mon père quand j'avais 3 ans a définitivement changé la donne pour moi, depuis je cherche des réponses..... Je n'ai eu de cesse de chercher des réponses alors à 16, 18, 20 balais j'ai lu tout ce qu'on pouvait trouver à ce sujet (et plus encore), et j'ai continué à chercher. Le dernier que j'ai lu, le plus récent (je n'en avais pas lu depuis 1994), je le conseille à toutes celles et ceux qui perdent un être cher*. Aujourd'hui les gens parlent, internet permet ça aussi, le monde médical et scientifique commence à s'ouvrir à ça, et puis mes propres expériences convergent aussi dans la même direction, et c'est tellement, tellement, tellement libérateur, puisqu'en réalité nous savons déjà, juste trouver cette petite porte en soi. Cela pulvérise toutes croyances, tout dogmatisme, toute religion, c'est au-delà, c'est tellement plus que ça !
 
*Expériences extraordinaires autour de la mort (réflexion d’un psychiatre sur l’au-delà) Dr Olivier Chambon et William Belvie (Guy Trédaniel 2012) 
 
 
 
 

04/08/2017

La poésie : être disponible à la vie

 

Je ne connais pas ce monsieur, mais ce qu'il dit est beau, simple et ............juste

 

 

 

 

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17/07/2017

À TOUS VENTS - un film de Michel Toesca et Cédric Herrou

 

 

À TOUS VENTS, retrace la rencontre des habitants de la vallée de la Roya et des réfugiés qui arrivent dans cette vallée en tentant de passer la frontière franco-italienne.

 

Michel Toesca est cinéaste. Il habite dans cette vallée et filme depuis deux ans des hommes et des femmes qui ont décidé d'agir face à une situation humaine révoltante, malgré les risques judiciaires encourus. Des gens qui se connaissaient à peine se rassemblent et s’organisent pour exiger un droit à l’humanité.

 

Cédric Herrou, agriculteur dans la vallée, est rapidement devenu une figure centrale de l’aide aux exilés. Il est un des personnages principaux du film.

 

De leur relation, des risques pris en commun en filmant des actions considérées au début comme illégales, naît une solide complicité.

 

À TOUS VENTS est l’histoire de leur amitié et de tous les liens qui se tissent entre les habitants de la vallée et ces réfugiés qui ont choisi de tout risquer dans l’espoir de connaître une vie meilleure...

 

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Nous avons décidé d'auto financer ce film et de faire appel aux dons. L’objectif de 15 000 € est une base minimum pour nous permettre d’avancer dans la fabrication du film. Le budget nécessaire à la réalisation de ce film est évaluée à 150 000 €.

 

Chaque soutien compte, un grand merci à tous ceux qui nous accompagnent !!

 

Plus vous serez nombreux à partager ce lien et plus nous aurons de chance d'atteindre notre objectif de faire une levée de fonds de 150 000 €. 

 

En savoir beaucoup plus ici :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/a-tous-vents...

 

 

 

 

 

10/07/2017

Hambourg - les zombies du G20

 

 

 

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01/07/2017

Laurent Bouisset - Loin (à moitié)

 
 
les Égyptiens et les Mayas
ont élevé des pyramides
 
différentes il est vrai
mais des pyramides tous les deux
sans se parler sur Facebook
ou par Skype, a priori
 
les situations se succèdent
et se répètent, il m’apparaît
 
à chaque fois que je me retrouve
face à un groupe humain
je reste au bord
semi-exclu sans parvenir
à me décoller tout à fait
demi-cynique en quelque sorte
à moitié loin
 
habité par une
absence relative à tout
n’allant pas jusqu’au
clash bruyant
ou peu
 
je ne suis pas punk
pas rasta, pas anar
tout cela pue trop fort le groupe, pour moi
je les regarde au loin se ressembler
 
comme je regarde au télescope
mes collègues de travail ou mes amis
mes camarades artistes
ou mes contacts Facebook, c’est encore pire...
 
je les regarde au loin dans les nuées
je n’arrive que très mal
à m’approcher de leurs groupements
ce qui doit vouloir dire que je
m’en approche un petit peu, tout de même
comme un escargot se rapproche
un petit peu d’un truc humain
une heure ou deux, il nous voit empiler des briques
construire une tour ou la détruire
puis sans tracer de conclusion avec sa bave
il reprend le chemin de sa laitue
 
je dois pouvoir dire la même chose de ma famille
d’une certaine manière...
je dois pouvoir dire qu’elle aussi,
je la regarde au loin...
 
comme je regarde à deux cent mètres
le mot « je » étonnant...
mais c’est pas sûr...
 
je les vois loin de moi
les lettres que je viens d’écrire
 
je vois la pensée que j’avais
foutre le camp
je ne vais pas la suivre
 
je vous laisse avec moi
je reviens
à tout de suite
 
 
 
 

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27/06/2017

Red Bird Sings: The Story of Zitkala-Sa

 

Zitkala-Sa, "Oiseau rouge" en dakota  (22 février 1876 – 26 janvier 1938)  a été élevée dans la réserve sioux de Yankton, dans le Dakota du Sud, d’où on l’a retirée à l’âge de huit ans pour l’envoyer dans une pension dans l’Indiana. Son nom devient Gertrude Simmons Bonnin. Après avoir étudié la musique au conservatoire de Boston, Zitkala-Sa, a composé en 1913 le premier opéra amérindien, "The Sun Dance". Elle a également enseigné à Boston, où elle a commencé à publier des nouvelles et des anecdotes autobiographiques qui ont fait l’objet d’une série dans un magazine avant d’être réunies plus tard dans un ouvrage intitulé "American Indian Stories". Les écrits de Zitkala-Sa ont acquis par la suite un caractère plus politique. Elle a notamment publié des articles mensuels et un certain nombre de livres dans lesquelles elle parle de l’épreuve pénible qu’elle a vécue en étant forcée à quitter sa famille pour aller en pension et le sentiment de non-appartenance qu’elle a ressenti d’un côté comme de l’autre.

 

 

 

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24/06/2017

Anais Nin - Why I Write

 

1974 : pour la radio KPFK 90.7 FM de Los Angeles, Anaïs Nin lit (en Anglais) une de ses lettres dans laquelle elle répondait à la question « Pourquoi écrire ? »...

 

 

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15/06/2017

Ruines de Perrine LE QUERREC lu par Jean Azarel

 

3839097360 Ruines.jpg« Berlin 1953 / Unica / Voit Hans, son fantôme du Paradis / Enfant recherché. Hans / <Voit Unica, sa poupée incarnée / Enfant détournée. » Abasourdi, scotché, électrisé, saigné, comme vous voudrez, par la lecture du dernier ouvrage de P.L.Q (P.L.Q : je persiste et signe dans l’utilisation des initiales), j’ai d’abord cru que je n’en dirai rien tant la postface de Manuel Anceau est juste et parfaite. Mais comment rester silencieux et garder pour soi ce qui impose d’être partagé ; puisque comme l’a chanté Jean-Louis Murat « ce qui n’est pas donné est perdu, ce que tu gardes est foutu ». Il est vrai aussi, « Ruines » confortant l’aveu, que je suis définitivement amoureux  de cette langue posologique et de son auteure. Jusqu’à trépas. (Et au-delà d’après certains.) Car l’écriture de Perrine le Querrec (en toutes lettres) est maudite comme le cinéma de Philippe Garrel est maudit. Un petit cercle de lecteurs chez l’une, un quarteron de spectateurs chez l’autre, même si le temps aidant à la connaissance du talent, le cercle des fidèles s’élargit lentement. Tant il est vrai que la vérité fait toujours peur, quand elle n’est pas carrément effroyable.

Ainsi de l’histoire d’Unica Zürn, poupée de chair docile, et d’Hans Bellmer, homme jasmin vénéneux manipulateur, que résume en pages serrées, quasi télégraphiques parfois, le livre factuel et sans parti-pris de Perrine Le Querrec. Unica l’unique, femme précieuse, songe-plein de créativité naïve, brutalement transmutée « à l’insu de son plein gré » en créature fantasmée, hybride et changeante à l’infini, au prix fort de moult humiliations et perversions que d’aucuns verront comme la manifestation de la face obscure de l’amour. Eradication de l’intégrité corporelle, explosion de l’identité sexuelle, dégâts consubstantiels d’une ivresse à contre corps et contre cœur quand la folie, la et les ruine(s) devancent l’appel de la déchéance biologique commune. Si l’automate avec qui Casanova fait l’amour ( ?) dans le film éponyme de Fellini n’est pas loin, ici la cruauté supplante pour un temps le désespoir : l’être humain est toujours là, sommé de contempler sa rivale qu’il nourrit, et contraint au spectacle. « Le trou violet foré jusqu’à l’os / Une blessure sans cesse à combler / Et Hans aura beau manipuler / Trop tard / Dans le combat engagé / Armes blanches, voiles noirs, chairs roses / Ils y laisseront leur peau / Et Unica sa raison troussée. »

Perrine le Querrec nous mène là où elle se tient : en équilibre  sur la pente la plus raide de la montagne. Tout en haut, les cimes sont blanches, en apparence immaculées, mais de quoi sont elles faites ? Pour le savoir, on dévale avec elle tout en poursuivant l’ascension (P.L.Q écrivant, nous lisant), trouvant dans les sauts de page les entrées de secours indispensables pour ne pas risquer la sortie de piste définitive. « ….elle veut juste qu’il sache / Unica est là/ il peut la contempler / …. Unica allongée, hors mot, hors sexe un reproche / informulé, une plainte de vent ».

Littéralement, ce livre cardiologique, récit d’irréparable, d’enfermement, de remords imprudemment décrétés éternels par Bellmer, est à baiser : sans cesse, (à) la vie, (à) la mort, au sens pieux ou païen, comme on voudra, goulûment ou frugalement, c’est selon, avec frénésie ou dévotion, ça ne change rien à l’affaire. Il y a du Pasolini, version « Salo » dans ces Ruines-là, on ne sort pas indemne de la marche, ou alors on a rebroussé chemin depuis belle lurette. Le sommet de la montagne qu’on toucherait presque de la main est toujours aussi loin, les cimes toujours aussi blanches, presque immaculées (de quoi sont elles faites ?), mais le lecteur, souffle court en noir, blanc, et rature d’une mise en page touchée par la maladie, traverse avec le guide Le Querrec des contrées intimes qu’il pensait  inavouables.

 

Jean Azarel / 14 juin 2017

 

 

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12/06/2017

Mooji - Une leçon de conduite à méditer

 

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