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16/11/2020

Ghyslaine et Sylvain Staëlens

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La solitude me permet de retrouver la paix, avant ce que je pourrais appeler un cataclysme intérieur. Le temps ne me laisse pas le temps ! Je dois me réadapter sans cesse et me voilà au point de commettre un meurtre qui me pèse...

Tuer un peu de moi, pour que le reste reprenne de plus belle. Un coup de sécateur !

Mais, il y a des vieilles branches dont j'ai du mal à me séparer, peut-être me sont-elles plus utiles que ce que je crois.

J'ai toujours autant de mal à former un tout cohérent avec mes morceaux épars. Je ne parviens à me rassembler que dans la solitude, mais ce n'est peut-être qu'une illusion, car sitôt que je me confronte de nouveau au monde, aux autres, tout part en vrille...

La part essentielle, est probablement celle qui tente de réunir les autres ! Une bergère, une étoile, une gardienne...

 

cg in Journal 1996

 

 

06/11/2020

Christian Schloe

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Moi aussi, je fais partie du clan des Cicatrices et je ne puis être telle qu’on me souhaite, l’incohérence est naturelle, bien plus que l’ordre et la logique !

Je suis un sacré bout de bonne femme ! Et chaque mot à son importance !

Louve parmi les hommes, me reste à trouver ma place parmi les femmes… Que de mystères !

Amoureuse ? Oui ! De ces choses insaisissables que sont le vent et le soleil, la lumière des étoiles, le parfum de la lune, l’eau, le feu et les chants qui montent au ciel !

Les autres m’ont rendue méfiante mais ils m’ont également appris la sagesse. Parfois, c’est si facile de lire en eux que c’en est effrayant ! Des enfants, voilà la vérité, peu d’êtres humains ont quitté leur enfance ! Devenir « adulte » exige un courage que nous avons perdu ou oublié. Je n’en ai pas beaucoup de ce courage là mais j’ai l’avantage de pouvoir me déployer dans toutes les directions, je suis une antenne multipliée vers l’infini. J’ai mis un pied dans le monde d’en bas, celui qui se dissimule sous la croûte dorée des réalités superficielles, et jamais je ne pourrais oublier. Je n’ai pas d’autre choix que d’avancer là où le courant me porte, en tâchant de danser, de danser avec lui autant que je le peux !

 

cg, in Journal 1998

 

 

 

 

07/10/2020

Clo Hamelin

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Forêt de symboles où elle se perd et se retrouve,

les émotions nouvelles se mêlent aux souvenirs…

 

cg in Journal 1992

 

 

 

 

 

 

06/03/2020

Debra Bernier

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Elle attend un enfant qui aurait la couleur du sable,

l’odeur du soleil, de la mer et des aurores pâles.

 

cg in Journal 1999

 

 

02/03/2020

Edward Reginald Frampton - Sainte Catherine - 1900

Edward Reginald Frampton (1872-1923), Saint Catherine - 1900 .jpg

 

Catin !

Ce mot du XVIème, évoquant une femme de mauvaise vie, est une variation hypocoristique de Catherine ! Hypocoristique : se dit d’un terme d’affection, formé à l’aide de suffixes ou par redoublement ex : frérot, fifille. Pourtant Catherine dérive du grec katharos, pur et donc catharsis et plus tard les Cathares.

 

Et Garcia, comment ne pas penser à garce ?  Garce au XIIème signifiait simplement fille, le féminin de gars mais au XVIème, c’est une fille de mauvaise vie, une injure donc…

 

Comment la pure Catherine a t’elle pu devenir une catin ? Comment la fille a t’elle était transformée en garce ? Mystère ?

 

L’histoire des mots, l’Histoire tout court et notre reflet pas très joli, joli dans le miroir.

 

 

cg, 14 avril 2006

 

 

 

08/02/2020

Horst Fischer - A Coastline of Fuerteventura - Iles Canaries

Horst Fischer, A Coastline of Fuerteventura.jpg

 

Envie de désert, de roche rouge et brûlante, de forces terrestres, d’alcool et d’air, d’un corps vivant et brûlant lui aussi, d’un sorcier de l’amour, un capteur de vie, une antenne de chair, des tensions extrêmes pour des jouissances infinies.

Envie de nager avec des dauphins, danser comme une sauvage, chanter avec les loups, de brûler comme une étoile, bronzer sous la lune, boire à la plus fraîche et la plus pure des sources, me livrer nue aux caresses du vent, exploser le carcan, cette armure qui me sépare de moi-même, lutter pour vaincre la peur, cette gueuse aux vilaines dents. Je cherche encore celui qui…

Une autre vie, une autre culture, un autre soleil. Je veux être initiée à la vie. La mienne, bien que paraissant originale, ressemble trop encore à ce que je connais déjà. Je veux du neuf, réellement neuf, que tous mes repères volent en poussière !

 

cg in Journal, 1998

 

 

 

 

05/02/2020

Emanuele Sartori

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Et moi, pauvre créature enflée d’orgueil, l’orgueil de vivre, d’exister, moi ! Ce « moi » énorme, cette montagne d’illusions ! Je brûle à en avoir le vertige et je crains parfois à trop vénérer la vie, de ne faire que passer à côté d’elle, tellement fascinée par son mystère que j’en oublie d’en profiter.

La folie de chacun de nous peuvent-elles cohabiter dans l’amour ?

Tolérants en surface, intolérants en profondeur ! A chacun ses parades, à chacun son courage qui ne se mesure qu'à la lâcheté ambiante, chacun et tous dans la même salade, condiments ou cons déments…

J’ai le vertige de ma propre existence et les autres sont des gouffres. J’y plonge souvent avec joie mais parfois je recule de terreur, avec au cœur un hurlement muet, déchirant et sans issu. Je le ravale.

Je suis folle et j’en redemande, jusqu’à l’épuisement. Masochiste ? J’aime creuser…

 

cg, 12 février 1998

 

 

 

01/02/2020

Dan McCaw

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Seule la beauté de la vie reste pure, sous l’apparence d’une fleur fraîchement éclose, d’une nuée de mésanges joyeuses et gourmandes, d’une belle lumière dans un feuillage ou d’une gouttelette scintillante prise dans une toile d’araignée. La nature est mon plus sûr repère, ce vers quoi je reviens toujours, quand le reste n’est que brouillard et incertitudes.

cg, 1998

 

 

 

18/01/2020

Elfi Cella

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C’est bien de pouvoir me confronter aujourd’hui aux habitudes d’hier, c’est bon de tenter de débusquer mes failles, mes erreurs, mon égoïsme, ma lâcheté, mes faiblesses, mon attachement contradictoire. C’est bien d’essayer de regarder autrement, même si je suis loin de l’attention constante, si loin de vers quoi je tends. J’avance à pas de fourmi, un, deux, trois, soleil.

Je ne sais pas ce que je veux et c’est tant mieux, c’est comme si je ne désirais plus rien mais ouverte à ce qui vient. Je cherche l’équilibre entre espoir et fermeture. Dès que je me mets à échafauder sur demain, quelque chose m’arrête et je reviens au présent. Je distingue de plus en plus nettement l’enchaînement des pensées et la construction des angoisses, je commence à vraiment appréhender l’illusion.

 

cg, in Journal 1999

 

 

 

 

Umberto Boccioni - Donna giovane que legge - 1909

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Hier soir, j'ai lu dans le livre de Garcia Marquez « L’amour et autres démons », une histoire de rêve qui revient deux fois. Les deux héros de l’histoire, un homme et une femme, rêvent tous les deux que la femme se tient devant une fenêtre, une grappe de raisins à la main. Dans le premier rêve elle mange les grains qui se reforment aussitôt, dans le deuxième, les grains ne se reforment pas et le dernier raisin de la grappe représente la mort.

cg, in Journal 1995

 

 

 

29/12/2019

Selena Maestrini

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Un jour, un vent plus fort la balaiera et la fera disparaître.

 

cg, 1995

 

 

 

 

26/12/2019

Alain Rivière-Lecoeur

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Elle est dans le noir. Quoiqu'elle fasse, quoiqu'elle dise, c’est toujours mal. C’est toujours la preuve. Elle est un monstre. Tout le monde l’attend au tournant, le monde l’a toujours attendu au tournant. Elle voudrait aimer tf1 et être abonnée à femme actuelle. Elle voudrait avoir des copines. Elle voudrait être intégrée, mais on ne peut à la fois être intègre et intégrée. A quoi sert l’originalité ? Un mauvais sort jeté sur les berceaux ? Votre fille, votre fils sera original(e) ! « Quelle horreur, s’écrit l’assemblée, pauvre enfant ! » Mais qu’y faire ? Se battre, se taire, se couper quoi ? Être soi ou être aimé, il faut choisir. Elle est coupée, coupée de l’intérieur. Lacérée. Toutes ses plaies qui ne demandent qu’à s’ouvrir, à saigner encore et toujours, la saigner à blanc… Mais non, elle est sage maintenant et elle encaisse, il y a sûrement pire, il y a toujours pire. C’est juste qu’il y a si longtemps qu'elle cherche une berge, et non pas une verge. Mais on ne retourne jamais en arrière, on s’éloigne, toujours plus, on va vers l’oubli. Il n’y a rien à comprendre, qui veut comprendre devient fou. Quand elle sera grande, elle sera ermite et elle ne parlera qu’aux oiseaux, aux montagnes et aux légumes.

 

cg, 2008

 

 

 

23/12/2019

Herr Nilsson

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Le problème c’est que la « trop réalité » la dégoûte tant parfois qu’elle préfère continuer à ne pas s’en imprégner.

 

cg, 1995

 

 

 

21/12/2019

Oleg Tokarev

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Je pars avec des bagages de lumière.

 

cg in Journal 1999

 

 

 

17/12/2019

Celso Oliveira - Brésil

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Le Brésil l’a marquée au feu, comme les esclaves qu’on y a emmenés. Fer rouge.

Souffre et sueur. Jamais dieu et diable ne se sont côtoyés de si près.

 

cg, 1995

 

 

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