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14/01/2016

Nicolas Bouvier

 

Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. 

in L'usage du monde

 

 

 

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