Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/03/2020

Rencontre ......la revue Lichen et Frédéric Ohlen, à Nouméa

 

 

...Frédéric Ohlen, à Nouméa

 

Car le vivre

Est voyage

Frédéric Ohlen, in poème « Empreintes... », 

Les Mains d'Isis, Gallimard, 2016, p. 153) 

 

 

 

Le 27 décembre 2019, nous avions le grand plaisir de rencontrer l'écrivain et poète Frédéric Ohlen, dans l'accueillante librairie « Calédolivres », au bord de la Place des Cocotiers, à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).

 

 

 

Il nous avait été donné de lire (merci Ella & Mickaël !), quelques jours auparavant, son roman Quintet paru en 2014 dans la collection « Continents noirs » que dirige Jean-Noël Schifano chez Gallimard.

 

C'est grâce à notre commune amie Cathy Garcia (revue Nouveaux délits) — à laquelle d'ailleurs est dédié le poème "Eskhatos" du recueil Les Mains d'Isis — que nous avons pu prendre contact avec Frédéric, avant même notre arrivée sur l'île.

 

Nous ne fûmes pas déçus : ce Calédonien généreux est un véritable conteur et nous avons passé plusieurs heures en sa compagnie, à l'écouter raconter avec passion, son pays, sa vie d'enseignant (il venait de clôturer sa carrière à peine quelques jours auparavant), ses voyages dans le monde entier, son éditeur, sa propre expérience d'éditeur en Nouvelle-Calédonie, ses livres (romans, poèmes et anthologies)... Un régal !

 

Quelques pépites glanées dans Les Mains d'Isis (Gallimard, « Continents noirs », 2016) :

 

« Assez du sec

assez du roide qui se brise

N'aspirer 

qu'à une souplesse de feuille » (p. 49)

 

« Comme si la vie n'était 

Que cette suite ensoleillée

Pleine de mille

Futiles plaisirs vrais » (p. 131)

 

« Le goût exact de l'absence

Entre sable et silence » (p. 201)

 

« Qu'est-ce donc qu'un pays ?

Même corps soudain

même voix

 

Non le passé

qui s'embracèle

pauvre diadème

 

mais 

le corps là

et les mains qui se tiennent » (p. 54)

 

Et, pour conclure :

 

« Pour écrire

Ne couche 

Rien

 

Desserre

Les doigts » (p. 158)

 

La revue Lichen : https://lichen-poesie.blogspot.com/

 

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.