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22/10/2017

Revue Nouveaux Délits n° 58 (spécial Guatemala) - Julio Serrano Echeverría

 

 

 

 

deux des sept poèmes de Julio Serrano Echeverría publiés dans ce numéro bilingue, en collaboration avec Fuego del Fuego - http://fuegodelfuego.blogspot.fr/ - traduction de Laurent Bouisset. Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

Versions originales :

Ok,
nos vencieron.
Como si aún significara algo la derrota.
Como si a este valle de esqueletos
y carros viejos
aún le pudiéramos llamar desierto.
Para cuando nos dieron el golpe
el desierto ya no era desierto
los parques ya no eran los parques
ustedes seguían siendo los mismos
y nosotros,
a los que vencieron,
éramos la sombra de los cuerpos que los crearon,
la ceniza,
el polvo.
Nos vencieron,
caímos,
molieron nuestros huesos.
Pronto volverán a saber de nosotros

*

Entendemos
por los libros de geografía,
que los cuerpos en resistencia
que una dictadura lanzó a un cráter
en Centroamérica,
llovieron un día en Filipinas
sobre un cultivo de arroz
que alimentó a una familia completa
durante un largo período de lluvias
en la década de los setenta.


(c) Julio Serrano Echeverría

21/10/2017

Revue Nouveaux Délits n° 58 (spécial Guatemala) - Luis Carlos Pineda

 

 

Deux des neuf poèmes de Luis Carlos Pineda publiés dans ce numéro bilingue, en collaboration avec Fuego del Fuego - http://fuegodelfuego.blogspot.fr/ - traduction de Laurent Bouisset. Lus par Cathy Garcia Canalès.

 

Versions originales :

En Guatemala todos somos deportistas

Todas las personas sin excepción
nadamos y salimos a correr
todos los días.
Nadamos contra corriente
y salimos a correr riesgos.
Nuestro deporte oficial:
                                        la vida.


*

Un hombre sale de la peor cantina del mercado Colón,
Una mujer duerme en esa banqueta bajo el sol de marzo
a medio día,
El hombre se aproxima, se sienta y coloca la cabeza de ella
en su regazo,
El hombre saca con sus manos sucias —y las uñas más—
Un octavo de aguardiente y le da el salvador trago,
La mujer despierta,
Se sienta, lo observa,
El hombre saca de su saco hecho más de mugre que de tela,
Una flor fucsia, radiante y recién cortada,
La asquerosa ciudad cambia de color,
La mujer la recibe, sonríe, derrama una lágrima,
El hombre la besa, la abraza,
Se acuestan y se duermen.
—Yo camino,
Rascándome el amor—

 

(c) Luis Carlos Pineda

 

 

 

19/10/2017

Revue Nouveaux Délits n° 58 (spécial Guatemala) - Regina José Galindo

 

 

 

Pays pour les hommes, un des 11 poèmes de Regina José Galindo publiés dans ce numéro bilingue, en collaboration avec Fuego del Fuego - http://fuegodelfuego.blogspot.fr/ - traduction de Laurent Bouisset. Lu par moi-même.

 

Version originale :

País de hombres

Me niego a pensar que éste
sea un país para hombres

parí a una hija
hembra
y a ella
no le negaré su derecho de piso

mi abuela se lo ganó a punta de trabajos
mi madre a punta de putazos.

Yo
mi sitio me lo sigo ganando a diario
yo soy yo pienso yo decido yo hago yo gano yo reacciono yo acciono.

No saldré a la calle vestida de hombre para sortear el peligro
y no dejaré de salir.

No andaré siempre acompañada para evitar que me asalten
y no dejaré de andar.

No tomaré horchata en las fiestas para no merecer que me violen
y no dejaré de tomar.

Yo parí a mi hija en un país hecho para ella
y aquí quiero que crezca

con los ojos abiertos
la consciencia abierta
en pleno derecho de su libertad.

 

(c)Regina José Galindo

 

 

 

19/08/2017

Jardin du causse - juin/juillet (extraits)

 

Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

Morceaux choisis et lus par moi-même.

En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jard...

 

 

 

 

 

 

Traction-brabant 74 - Florentine Rey

 

 

Présentations et la perdrix, deux des trois textes de Florentine Rey publiés dans le numéro 74 de la revue Traction-brabant - juin 2017. Lus par moi-même.

http://traction-brabant.blogspot.fr/

 

 

 

17/08/2017

Jardin du causse - Mai (extraits)

 

Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

Morceaux choisis et lus par moi-même.

En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jardin-du-causse.html

 

 

14/08/2017

Cathy Garcia - Jardin du causse - Mars/avril (extraits)

 

Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

Morceaux choisis et lus par moi-même.

En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jard...

 

 

 

 

08/08/2017

Walter Rulhmann - Civilisé

 

Lupanar, La tendreté est un mot de boucher et Bouche d'égout en cœur, trois poèmes extraits de Civilisé de Walter Ruhlmann (Urtica 2017), lus par moi-même.

http://urticalitblog.blogspot.fr

 

 

 

 

28/07/2017

Chloé Landriot - Vingt sept degrés d'amour

Poème extrait du recueil paru aux Ed. Le Citron Gare en mai 2017. Lu par moi-même.

 

 

 

 

25/07/2017

Jean-Marc Flahaut - Bad writer

 

Art comptant pour rien, poème extrait de Bad writer de Jean-Marc Flahaut, paru aux éd. des Carnets du Dessert de Lune, mai 2017.

Lu par moi-même.

 

En savoir plus :  http://www.dessertdelune.be/store/p829/Bad_Writer_//_Jean...

 

 

 

 

24/07/2017

Cathy Garcia - Jardin du causse - Février (extraits)

 

Extraits de Jardin du causse, auto-édité en 2004, avec des illustrations originales de Joaquim Hock (publié aux Ed. de l'Atlantique en 2010). Préface de Mireille Disdero, présentation en 4ème de couverture par Patrick Devaux.

Morceaux choisis et lus par moi-même.

En savoir plus : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2013/01/06/jard...

 

 

 

 

 

02/06/2017

Décharge 173 - Annie Le Maître

 

Dits sous la mousse, un poème d'Annie Le Maître publié dans la sélection du n°173 de la revue Décharge - mars 2017. Lu par moi-même.

http://www.dechargelarevue.com/

 

 

 

31/05/2017

Lionel Mazari - Dehors s'enlise dans nos plaies

 

 

Poèmes choisis et lus par moi-même, extraits de Dehors s'enlise dans nos plaies (2012-2016)

de Lionel Mazari - Voir :  http://www.thebookedition.com/fr/dehors-s-enlise-dans-nos...

 

 

 

 

24/05/2017

l'oreille & la plume... il était une fois : Gaêlle Josse sur une impro de Cathy Garcia

l'oreille & la plume... a retrouvé ceci :

 

impro vocale et sitar électrique

 


podcast
 

 

la voix de Cathy Garcia entendue par Gaëlle Josse

 

 

Les femmes avaient allumé un feu ; elles avaient nourri les bêtes entravées pour la nuit, encloses dans leur odeur de bêtes.

Elles avaient tiré de l’eau au puits, et nourri les hommes de galettes cuites sous la cendre, puis les enfants, qui avaient ensuite rejoint leurs rêves, sous de lourdes étoffes drapées dans le sombre des tentes amarrées au sable.

Elles avaient gardé auprès d’elle les plus jeunes, accrochés au sein, aux jupes, rivés au cercle obscur et rassurant que leur présence dessinait autour d’elles, et veillèrent sur leur sommeil. Puis elles mangèrent à leur tour, en partageant ce qui restait.

 

 

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dans les dunes                                                                                                    aquarelles de jlmi  

 

Nomade, celui qui marche son royaume est une dune une steppe une tente & le vent toujours & des troupeaux de chevaux fiévreux enflammés

Ensemble elles chantèrent des airs venus de très loin, venus des profondeurs de leurs corps et des replis les plus secrets de leurs mémoires, et elles les offrirent à la nuit.  

Ensemble elles dirent ce qu’elles savaient des joies et des peines qui se déposent sur le fil des jours, des peurs qui se dressent à la nuit venue, comme des montagnes qu’il faut gravir chaque matin.

Elles parlèrent de leurs sangs et des enfants qui croissent dans le ventre comme des fleurs de chair, et des musiques qui les apaisent.

Nomade, celui qui rêve de caravansérails de feu partagé de thé sucré & amer, de chevelures lourdes, de peaux mates, de vulves impatientes où s’affranchir de toutes les solitudes

Elles parlèrent des puits d’où l’on tire l’eau fraîche qui abandonne ses arabesques sur la peau, des puits à l’eau miroir, des puits dont on ne sait le fond.

Elles parlèrent du désir des hommes et de leur désir à elles et de ces cris et de ces tremblements et de leurs corps nus si beaux si fragiles.

Nomade, celui qui jette les dés chaque matin caravane de sel en marche & s’arrête là où la nuit descend & la Croix du Sud qui veille

Elles parlèrent du monde, du si peu d’amour qu’on y trouve, et de tout l’amour qu’il faut recueillir avec patience pour parvenir à vivre, et des traces que l’on suit sans savoir où elles mènent, des exils chaque jour recommencés, des pierres qui marquent les tombes, des paroles qui guérissent, du vol des nuages, de la course des étoiles et des bêtes qu’il faut tenir en respect.

Nomade, celui qui se nourrit de vent de sable & rêve de Samarcande, d’un étalon dressé, dents et sabots, d’une selle incrustée d’ivoire, de bijoux lourds comme des chaînes

La nuit apportait avec elle des ombres claires, des silhouettes de silence et de mystère. Salomé et la Reine de Saba surgirent des sables d’ocre et de rose.

Elles dansèrent dans la houle de leurs cheveux et elles burent du vin, car l’heure était à se réjouir. Elles retirèrent leurs bijoux, déposèrent leurs parures et le sable froid frémit sous leurs pieds, et elles se mirent à rire autour du grand feu. 

Nomade, & des départs & le vent toujours

Puis le jour vint faire l’offrande de ses couleurs, comme chaque jour. Les femmes se mirent en marche, et les enfants marchèrent avec elles.

Longtemps on les entendit chanter dans les lointains, sur les chemins qu’elles avaient vus en songe et qui s’effaçaient sous leurs pas, recouverts par le vent.

 

http://jlmi22.hautetfort.com/archive/2012/10/23/l-oreille...

 

 

 

 

 

11/05/2017

Cathy Garcia - L'esssoreuse

Poème de 2000, extrait du recueil D'ombres - mars 2017. Lu par l'auteur.