Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Jardin du Causse, lu par Jacmo

Cathy Garcia : JARDIN DU CAUSSE (Ed. de l’Atlantique)

 

C’est le journal d’un jardin. De février à novembre. Un potager qui vit tout au long des saisons entre graines et fruits, entre pousse et cueillette. Mais Cathy Garcia connaît aussi bien les légumes que toutes les plantes euphorbe, plantain, potentille rampante qu’elle sait peindre à la façon d’une aquarelliste. L’hellébore dresse ses grappes de cloches vertes et fétides, premières constellations jaune d’or des ficaires. Les fleurs, la botanique rythment les jours qui passent. Mais c’est aussi le journal des oiseaux, des  papillons, voire des avions qui tournent autour et au-dessus du jardin et du causse. Ces morceaux de ciel mobiles qui enchantent ou dérangent. C’est encore le journal d’une enfant qui apprend et s’éveille en se confrontant aux herbes et aux bestioles dans un même petit périmètre d’envol. C’est enfin et surtout le journal d’une femme qui jardine et pouponne, mais qui laisse entre nature et maternité passer quelques nuages sentimentaux. Cœur lourd, vaine rage.trop d’émotions, trop vives, jardin intérieur dévasté. Elle s’interroge : Envie de pouvoir être fière des hommes. // Faut-il qu’ils soient morts pour être admirables ? Cette peine sait jouer des armistices : la paix n’est pas un état mais une victoire sur soi, une trêve dans la guerre intime.  Elle peut aussi faire preuve d’humour : Un moucheron met fin à ses jours dans ma narine droite Enfin, comme une résolution finale : La pluie, de ses caresses, fait jouir le potager. Et puis l’hiver arrive, on referme le jardin du causse.                   

 

Jacmo (à paraître dans la revue Décharge n°150 – juin 2011)

Les commentaires sont fermés.