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27/01/2012

Les mots allumettes, Cathy Garcia : appel à souscription !

à paraître chez Cardère en mars 2012 (poésie, 52 pages)

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 Prix public : 12

 

Illustrations originales de l'auteur

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EXTRAITS :

 

 

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Survivre, hanches fendues de foudre, gorge dépouillée.

Je marche, froisse un fantôme. Les oiseaux  du jour fondent en l’air. Je plie les genoux,

ramasse mes entrailles de verre. Un peu de sel, un peu de chair. Je ramasse et enjambe

l’éblouissement.

 

 

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Avale-moi, dis-je au bois. Écorce-moi, dis-je à l’homme, lentement comme un coma.

Terre et copeaux. Ma langue éboulée au creux du refuge.

Je suis morcelée. Là mon coeur, là un poumon.

Là mon âme et des frontières entre chaque terrier.

 

 

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 Piqûre du vivre. Miel rauque du secret. Nudité inhabitable.

 Se sertir dans un jardin amer. Ciseler le semblant, en élucider les ramifications.

 

J’épouse le cercle de la cohérence oubliée.

 

 

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Buisson des cuisses où croassent les crapauds.

Rumeur des langues qui lapent les pierres.

 

Bouillon noir des reins vrillés de trouille. La vie et son implacable sentence de mort.

 

La brume se faufile dans la fissure, embaume l’esprit de visions funestes. Ce qui transpire des

murs, c’est le goût de l’ombre. Il ébouriffe et déshabille le sang.

 

 

***

 

Nous vous proposons d’acquérir ce recueil en souscription, au prix de 10 jusqu’à sa date de parution, le 30 mars 2012.

 

Nous comptons sur votre désir de lire, sur votre avis, et sur le bouche à oreille, seules vraies et justes bases de la notoriété d’un écrivain et de la qualité littéraire d’une maison d’édition.

 

Rendez-vous sur www.cardere.fr

 

 

 

Bulletin de souscription ci-joint : souscription allumettes.pdf

15:53 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

Vide alentour de Jean-Baptiste Pedini

 

Note parue sur : http://www.lacauselitteraire.fr/vide-alentour-jean-baptis...

 

Encres Vives (Coll. Encres Blanches n°488) 2011 - 16 pages – Préface de Patrice Maltaverne - Prix 6.10€

 

Vide alentour, Jean-Baptiste Pedini

 

 

Le vide on ne s’y fait pas, écrit Jean-Baptiste Pedini, en 10 poèmes qui tournent autour de ce vide alentour. Le vide, il le creuse, le fouille, le traque, tente de lui donner forme en quelque sorte, de lui donner sens. Des poèmes comme des corps pour englober ce qui échappe, questionne pourtant, obsède même. Le vide révèle comme une éternelle insatisfaction.


 

« on décompose espaces

gestes

fouilles au corps

 

toujours plus simples

 

toujours à rechercher

d’autres possibles. »

Il y a va et vient entre ce vide alentour et le besoin de sentir, de se sentir à défaut de pouvoir combler le vide.


 

« on regarde un ciel vide

on se mouille en-dedans »


 

Le vide alentour reflète sans aucun doute cette peur du vide intérieur, comme si le vide extérieur menaçait d’absorber l’auteur.

 

Tout se joue entre ombres et absence.


 

« entre  le moût du jour

et la chair qui plisse

l’absence

 

(…)

 

et de ces ombres

 

des petites plaies rouges

qui remuent dans la nuit »


 

La matière est absorbée, dissoute.


 

« le bruit de l’eau dans nos gourdes d’ombre »


 

Et même le temps disparaît.


 

« temps à ôter encore

à ce qu’il reste »


 

Il y a ces tentatives d’arrimer le corps.


 

« avec ou sans

les jours où l’on est bien

 

où bouches et bouches

se mangent

gravitent autour des peaux »


 

On s’accroche aux corps pour ne pas sombrer dans le vide, mais les corps-bouées rappellent encore qu’on ne peut échapper à ce vide. Alors,

 

 

« on trace de petits traits

qui tirent

et qui dégorgent

 

petits traits inouïs

petits traits des absents »


 

En fin de compte, il n’y a qu’absence, ombre et silence.


 

« il n’y a que ça

et personne ne dit rien »


 

La poésie devient alors comme le seul révélateur, la seule issue possible.


 

« on creuse une matière nouvelle

on noircit les phalanges

en deçà

aucune rue ne s’élève »


 

Cela permet une certaine forme d’acceptation.


 

« on reste ce mirage

qui recule sans cesse »


 

Le vide qui nous pousse finalement dans le vide, le vide autour, le vide devant, le vide derrière.


 

« on s’en souvient à peine

de la brise d’hiver

 

(…)

les têtes qui dépassent

à peine

 

secouent les rideaux

d’ombre »


 

L’ombre et le silence pour habiller le vide… Reste tout de même comme une lueur, on croit encore à l’après.


 

« le silence rôde

 

on a du mal à savoir

ce qui viendra après »


 

Il s’agirait  de passer par l’acceptation, alors que :


 

« l’ombre roule

à mesure

dans la poussière du jour

 

il n’y a rien à sauver

il n’y a plus de distance »


 

Peut-être n’y a t-il simplement qu’un plein présent, avec le vide alentour.


 

Cathy Garcia

 

A propos de l'écrivain

Jean-Baptiste Pedini

Jean-Baptiste Pedini est né en 1984 à Rodez et vit et travaille actuellement en région toulousaine. A publié : Hors la ville (haïkus), Guy Boulianne éditeur 2006 et Ombres à moudre, -36° édition (collection 8pA6), 2009 ; Peut-être à minuit, -36° édition (collection 8pA6), 2010 ; La légèreté des cendres, éditions Clapàs (collection Franche Lippée) 2010.


 

 

23/01/2012

POESIE POSTALE : Qué wonderful monde !

 

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Ed. Nouveaux Délits

Coll. les Délits Vrais - N°1 - 2011

 

 

Textes (2002-2009)

 

Comment va le monde ?

Sommes-nous ?

Parcours poético-précaire

Vous avez dit satire ?

 

et illustrations (couleur)

 

de Cathy Garcia

 

 

Le festin.JPG

 

Poésie postale timbrée "Nouveaux Délits"

 Un recueil de 12 pages, format A5

   Livré sous enveloppe transparente personnalisée.

 

 CCF23012012_0003small.jpg

 

Papier et enveloppe recyclés.

 

Tirage signé, numéroté et limité à 50

 

10 €

 

 
 

http://associationeditionsnouveauxdelits.hautetfort.com

 

 

 

07/01/2012

Microbe 69 et mon "Purgatoire du quotidien"

 

Microbe 69.jpgLe 69e numéro du Microbe est prêt.

Au sommaire :
Illustrations de Gabrielle Pluet
Textes de
Stéphane Bernard
Georges Cathalo
Jean-Marc Couvé
Hélène Dassavray
Georges Elliautou
Pascal Feyaerts
Georges Friedenkraft
Pascal Mageren
David Marsac
Murièle Modély
Jany Pineau
Alain Sagault
Pierre SolettiMinicrobe 32 Garcia.jpg
Didier Trumeau
Jasmine Viguier

Les abonnés le recevront dans quelques jours.

Les abonnés « + » recevront également le 32e mi(ni)crobe signé Cathy Garcia : PURGATOIRE DU QUOTIDIEN.

Les autres ne recevront rien. Pour tous renseignements, contactez Eric Dejaeger :

http://courttoujours.hautetfort.com/archive/2012/01/06/mi...

 


"Je viens de recevoir ton mini, j'ai dévoré, aimé, et tout et tout, surtout la sensibilité qui en ressort, quand on lit on sent ton cœur battre, c’est rare, surtout reste telle que tu es, même si cela ne doit pas être facile dans ce monde-là, tu fais partie de ceux qui donnent de l’espoir, d’un simple mot."

Fabrice Marzuolo



 

01/01/2012

Édito du n°41 de la revue Nouveaux Délits : 2012, la fin ?

 

Loin de moi l’idée de détourner le calendrier maya, aztèque ou martien à des fins du monde, mais je dois dire que la fin, je l’espère oui, et de tout cœur. La fin de la bêtise crasse, de la violence, la fin du pillage généralisé, la fin de la corruption, la fin du mépris, la fin du cynisme, la fin de l’injustice, la fin de la faim ! La fin, oui, d’un monde régulé par l’avidité, l’arrogance et l’ignorance, la peur et l’agression… La liste interminable des maux, on la connait n’est-ce pas ? Mais le remède ? 2012, année médecine ? 2012, année de beauté et de bonté ? Beauté comme l’entendent les Navajos : hozho. Un mot qui signifie à la fois beauté et santé. Et non pas au zoo, j’entends déjà les petits malins… Hozho qui signifie surtout un état, un état de beauté et de bien-être. La beauté, une façon d’être, de se conduire pour que règne l’harmonie. Voilà ce que nous devons retrouver, pratiquer, enseigner et nous détourner de tout ce qui est contraire à cet état. Si j’ai un vœu à formuler donc pour cette fin de monde, c’est celui ci :

 
 Que je sois hozho, que vous soyez hozho.

  Que le monde soit hozho !

 

 

   CG

 

 

 

dans la beauté je marche

  avec la beauté devant moi je marche

  avec la beauté derrière moi je marche

  avec la beauté au-dessous de moi je marche

  avec la beauté au-dessus de moi je marche

 

 accompli dans la beauté

  accompli dans la beauté

  accompli dans la beauté

 

Chant navajo de la Nuit des Chants


http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/archive/2012/...