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11/02/2016

Georges Bataille

 

 Je rêvais de toucher la tristesse du monde  au bord désenchanté d’un étrange marais  je rêvais d’une eau lourde où je retrouverais  les chemins égarés de ta bouche profonde j’ai senti dans mes mains un animal immonde  échappé à la nuit d’une affreuse forêt  et je vis que c’était le mal dont tu mourais  que j’appelle en riant la tristesse du monde une lumière folle un éclat de tonnerre  un rire libérant ta longue nudité  une immense splendeur enfin m’illuminèrent et je vis ta douleur comme une charité  rayonnant dans la nuit la longue forme claire  et le cri de tombeau de ton infinité.

 

in L’Archangélique et autres poèmes

 

 

 

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