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21/10/2017

Jean-François Declercq

 

Et si mourir était revenir à la
densité des choses
Non pas pour leur échapper mais
pour les habiter
Depuis le début du chemin nos pas
nous y mènent, dans le mouvement
qui ralentit, dans le coeur lourd qui
bat, dans l'essence du bois sec.
Sous nos pieds les mousses
mortes nous font déjà des nids
d'oiseaux.
La marche sombre tombe sur le
sang frais d'un coquelicot froid.
À pétrir le pain nos mains blanches
sont poussière de farine
Il n'est pas de jour sans l'appel d'un
festin de l'ombre.

 

 

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