Alexandra Dvornikova

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Crimes en fragments en copeaux que ne condamne nulle justice humaine vices parcimonieux dont les parfums putrides saturent l’atmosphère exactions minimalistes basses œuvres du dédain dont quelques gouttes à peine empoisonnent et dissolvent nos forêts de mystères nous succombons par lassitude par abandon nous courbons agenouillés face au charme vénéneux des apocalypses
in Une brèche dans la tapisserie des ombres

Femme…c’était pile ou face. Femme déracinée ou femme champignon…
Chair des dieux, vénéneuse peut-être.
Femme sans autre fruit que celui de l’imagination.
Femme feuille emportée par le vent. Femme encrée.
Juste un tatouage au bras du néant.
in Ourse (bi)polaire




Roumi m'a conseillé de loger mon esprit
en haut des branches d'un arbre et de ne pas le quitter
trop longtemps des yeux, alors j'installe le mien
dans les très grands saules derrière le fossé d'irrigation,
un endroit non contaminé par l'infecte
culture de la cupidité et de l'assassinat de l'esprit.
Les gens oublient que leur esprit étouffe pour un rien,
qu'ils doivent le placer tout en haut d'un arbre
d'où ils peuvent le faire revenir n'importe quand.
Mieux vaut être en plein air, car l'esprit a du mal
à entrer dans les maisons, les immeubles ou les avions.
in Esprit

Il m'a dit, tiré de ce premier recueil d'Alice Mendelson née en 1925 et qui publie à plus de 90 ans trois recueils de textes et de poèmes, dont L’érotisme de vivre (Éditions Rhubarbe, 2022). Lu par Cathy Garcia Canalès.
Voir aussi :

C’est un âge où soudain on n’a plus envie d’attendre, plus envie d’être fidèle à son malheur. Un âge de volcan qui n’a pas dit son dernier mot.
in Ourse (bi)polaire