Andrus Kivirähk - Les groseilles de novembre

Le Tripode, 2014
J'avais tellement adoré "L'homme qui savait la langue des serpents"* que j'ai moins apprécié celui-ci considéré pourtant comme son meilleur en Estonie. C'est surtout l'histoire en elle-même qui est plus classique et m'a moins emportée mais l'univers de ce conte très noir reste bien foisonnant et complètement barré, puisant au folklore populaire toutes sortes de créatures plus ou moins inquiétantes et loufoques, comme les kratts, les suce-lait, le Vieux-Païen, diables, sorcières, loups-garous, fantômes et lutins à gourdins, j'en oublie. Avidité, convoitise, bêtise, ruse et superstitions, il reste peu de place pour l'amour dans cet univers très rural d'un petit village estonien au Moyen-Âge, perdu au milieu des forêts et où même les maladies telle que la peste, sont personnifiées.
C'est très riche et je me suis régalée de cet imaginaire galopant, c'est donc plus l'histoire en elle-même qui m'a le moins accrochée mais je garde le livre, signe que c'est quand même un livre qui mérite amplement le détour.
*Voir : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2026/01/13/andrus-kivirahk-l-homme-qui-savait-la-langue-des-serpents-6578963.html