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Peter Heller- La Pommeraie

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The Orchard, Usa, 2019

Actes Sud 2025

 

 

J'ai aimé ce roman à quelques détails près, qui m'a plus d'une fois émue aux larmes et dans lequel je me suis retrouvée, aussi bien chez Hayley, la mère que Frith, la fille. Un roman sur la perte, sur les joies dérobées aux vies difficiles, sur l'amitié véritable, sur le besoin d'authenticité et de simplicité, sur la liberté et le courage. Un roman tissé autour d'une relation mère-fille, très fusionnelle, dans une cabane au cœur du Vermont, d'une mélancolie délicate comme une peinture avec des personnages pleins de vie et de force. Et puis avec un écho permanent à la poésie chinoise ancienne, dont la mère est ici la traductrice, tout particulièrement de Li Xue, une poétesse de la dynastie Tang qui aurait été contemporaine de Li Po et qui fait penser fortement à Xue Tao, poétesse dans la vie de laquelle Hayley trouve une forte résonance. Ainsi poèmes d'un passé et ailleurs lointains se mêlent au présent de la vie dans la nature du Vermont.

Là seule chose qui m'a vraiment gêné dans ce livre, comme une fausse note, c'est une brève référence caricaturale au féminisme lors d'un entretien autour du travail de traductrice de Hayley qui m'a paru surtout peu crédible et encore moins nécessaire dans le contexte et cela m'a rappelé que l'auteur était un homme et j'ai trouvé ça dommage dans une histoire de femmes libres et fortes. 

 

Sur le site de l'éditeur : "Frith a six ans quand sa mère Hayley, professeure et traductrice de poésie chinoise, décide de plaquer sa carrière universitaire pour venir s’installer dans une cabane rustique au pied des montagnes du Vermont et s’inventer une vie libre et belle. Ce retour à la terre est rude, mais toutes deux subsistent grâce à la pommeraie qui flanque leur terrain et au sirop d’érable qu’elles produisent. Scolarisée à domicile, l’intrépide Frith s’imagine reine de leur paradis sauvage, ignorant tout des peines et des regrets qui ont poussé Hayley à se réfugier ici. Saison après saison, mère et fille vivent en autarcie, affrontant “le monde et ses déceptions main dans la main”, jusqu’au jour où Rose, une artiste locale, frappe à leur porte et bouleverse leur existence.
Près de trente ans plus tard, Frith se remémore les jours heureux d’avant les tragédies et revisite sa relation fusionnelle avec Hayley à travers les sublimes poèmes qu’elle lui a légués.
L’auteur de "La Rivière" signe un roman tout en pudeur et délicatesse, nimbé d’une mélancolie tchékhovienne, sur les pertes de l’enfance, les amitiés indéfectibles et la force inébranlable de l’amour entre mère et fille."

 

 

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