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VF mais il faut le voir en VOSTFR comme tous films étrangers d'ailleurs :
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VF mais il faut le voir en VOSTFR comme tous films étrangers d'ailleurs :

Toi mon autre, 2018
Toi mon autre
Ma sœur mon frère
Mon étranger
Si semblable
Si différent(e)
Toi
Adoré(e)
Maudit (e)
Cherché(e)
Nié(e)
Toi
L’espéré(e)
Sans un passage
Entre toi et moi
Je ne peux vivre
Sans toi l’autre
Je ne peux exister
Sans vous autres
Vous autres
Qui me sortez de gré ou de force
De ma solitude de mon ignorance
De mon clan ma tribu mes préjugés
Ma présumée identité
Je ne peux vivre
Sans vos mains vos sourires vos musiques
Chaque objet que je touche
Porte votre empreinte
Vous autres, les autres
Contre vous souvent je me cogne
Et dans vos filets se prennent
Tous mes espoirs
Mes manques
Mes craintes
Mais sans vous comment saurais-je
L’amour le rire l’entraide
Un peu de cette précieuse chaleur humaine ?
De chacune de nos rencontres
J’apprends
Et avec toi
Et avec elle
Et avec lui
Avec elle
Avec lui
Avec eux
Diamant aux mille facettes
Lotus aux mille pétales
Trésor de nos différences
Nous devenons
Nous
Nos sourires
Nos mains
Autour d’un verre
D’un moment
Un silence
Un rêve
Une vie
Partagés
Nous toi moi eux
Autres et si pareils pourtant
Même chair
Même sang
Même cœur battant
Sur cette unique terre
Ensemble
Cathy Garcia Canalès, 2008

Je rêve que ce virus soit le point de butée
où trébuche notre civilisation du déni permanent.

Journal de quarantaine - 7
SOUFFLER SUR LES BRAISES
Rassurez-moi vous avez bien compris ?
On se la joue sur le mode grand seigneur,
genre on se fait prier,
on fait ça pour vous,
puis on les lâche faussement à contrecœur,
un grand sourire rapace sous le masque humanitaire,
les quelques centaines de milliards
qui vont arroser le capital...
quoiqu'il en coûte aux peuple confiné
quand il en ressortira moins libre encore...
ON ATTISE L'INCENDIE
Et puis on souffle encore sur les braises,
comme on tire sur l'ambulance,
on dit qu'il a fallu se battre pour le peuple
pour les arracher ces milliards
que les banques de l'internationale cupidité
faisaient mine de ne pas vouloir lâcher
avec des larmes de crocodile,
et bien sûr aussi le masque sur le ricanement.
On les lâche enfin avec leur élastique
ces centaines de milliards qui s'appellent :
"Reviens-en-plus-grand-nombre-mon petit-petit !"
là où un moins d'un dixième de ces milliards
aurait pu résoudre en quelques jours
le problème strictement sanitaire...
...sans l'Économique monté en épingle à cravate.
Rassurez-moi vous avez bien compris ?
TIRER LES MARRONS DU FEU.
Ce n'est pas aux vieux singes, etc.
...
© l'impossible séjour de lionel mazari






photo : Jan "Canned Yams"
JUNGLE
Matin et toutes choses au monde
posées
à la distance idéale du duel.
On a choisi les armes,
toujours les mêmes,
tes besoins, mes besoins.
Celui qui devait compter un, deux, trois, feu
était en retard,
en attendant qu'il vienne
assis sur le même bonjour
nous avons regardé la nature.
La campagne en pleine puberté,
la verdure se dévergondait.
Loin des villes Juin poussait des cris
de sauvagerie triomphante.
Il sautait s'accrochant
de branche d'arbre et de sensations
en branche d'arbre et de sensations,
Tarzan de court métrage
pourchassant des fauves invisibles
dans la petite jungle d'une histoire.
La forêt promettait des oiseaux
et des serpents.
Abondance venimeuse de contraires.
La lumière tombait catapulte
sur tout ce qui n'était pas lumière,
et la splendeur érotomane dans sa fureur
embrassait même ce qui n'était pas l'amour,
et jusqu'à ton air morose.
Dans la petite église personne
à part son nom pompeux, Libératrice.
Un Christ affairé comptait
avec une passion d'avare
ses richesses :
clous et épines.
Normal qu'il n'ait pas entendu
les coups de feu.
