Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

marie-terre - Thérèse Jolly

51W0exGufWL.jpg

Le Cercle d'Or, 1977

 

 

Ce livre totalement improbable, trouvé dans une boite à livres, est un récit autobiographique qui m'a surprise par sa beauté en plus d'être un témoignage intéressant d'autant plus qu'il donne la part belle avant tout aux femmes. Ce récit nous amène dans les années d'avant-guerre jusqu'aux années 70 dans la ruralité vendéenne, très imprégnée de religion (aussi bien catholique que protestante) et partagée en trois pays très différents : le marais, la plaine et le bocage, à travers le vécu d'une petite fille, puis jeune fille, et c'est une femme et une mère ici qui raconte, une femme qui a défiée son temps et ses archaïsmes dont elle a perçu très jeune les incohérences. Et du coup, j'ai bien envie de découvrir le premier livre, celui qui l'a faite connaître.

 

La quatrième de couverture :

"Depuis son premier livre « Les Bergers » (le Cercle d’or, 1974), après son passage dans les émissions télévisées « Aujourd’hui, Madame », les « Dossiers de l’écran » et « Les gens heureux ont une histoire », Thérèse Jolly est sans nul doute la bergère la plus célèbre de France. Elle a puisé cette fois dans ses souvenirs d’enfance, pour écrire la bouleversante histoire de « Marie-Terre » (surnom qui fait chanter ensemble ses deux prénoms : Marie et Thérèse). En vérité, ce n’est pas tout à fait d’elle qu’il s’agit : nous voyons se nouer autour de Marie-terre la chaîne de toutes les Marie de la terre, effacées, simples et fortes, gaies et douloureuses, toujours accueillantes, dures à la tâche, jamais serviles. Ces modestes grandes dames de la terre, les Marie-Soleil et les Marie-jardin, les Marie-tendresse ou les Marie-des-amandiers, possédaient en commun un secret, le plus grand, non pas celui du bonheur, celui de la vie, et elles l’ont confié à la petite Marie qui, trente ans plus tard, se souvient. Mais ce livre n’est pas idyllique. Souvent le ton de la narratrice s’élève, il se fait plus vif, acide même. Le monde rural n’est pas le paradis sur terre. Il était cependant hier habité par ces « vivantes parmi les vivantes » que furent les Marie qui veillèrent, au fil de ses « années d’apprentissage », à l’éclosion de Marie-terre. Et Thérèse qui leur devait tout, a composé, en leur honneur, la dédiant à ses propres enfants, la plus émouvante galerie de portraits que ces « chevalières en sabots » aient inspirée, la plus authentique à coup sûr : en tout cas, pour nous, la plus surprenante."

 

Moi qui me passionne de plus en plus pour ces témoignages anciens, vraiment un cadeau, car ils parlent de nous, ils me parlent de mon enfance, de ce que j'avais perçu sans comprendre de ces temps anciens qui s'imbriquaient encore dans le présent de façon plus ou moins agréable. Éduquée par une anglaise étrangère à ce pays et elle-même étrangère au sien d'une certaine façon, j'ai manqué de transmission, coupée de l'autre part de mon sang, sang immigré d'Espagnols du Sud, dont je n'ai pas reçu non plus la mémoire directe. Et moi la sans racine, les racines m'intéressent, les racines des plantes, des arbres, des êtres et de l'humanité toute entière et quand on s'intéresse aux racines, forcément on s'intéresse à la terre.

 

 

Les commentaires sont fermés.