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17/09/2014

Fernando Pessoa

 

Ne rien lire, ne penser à rien, ne pas dormir,
Sentir la vie courir en moi comme une rivière dans son lit,
Là-bas, dehors, un grand silence, comme un dieu qui dort. 

 
in Fragments d'un voyage immobile

 

 

23:51 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Auteur inconnu

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Todd Webb

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Market Day, Oaxaca, Mexico, 1968

 

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Door to Patio, O'Keeffe's House, Abiqui, New Mexico, 1981

 

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Untitled, Spain, 1979

 

 

Philippe Claudel

 

Je marchais sur des trottoirs blancs comme des fesses d’agneaux

 

 in Barrio Flores

 

 

23:28 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Todd Webb - Passage to Rue de Seine, Paris, 1949

Todd Webb Passage to Rue de Seine, Paris, 1949.jpg

 

 

 

Bill Brandt

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Chiharu Shiota - A room of memory

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Je suis un être de verre cent fois recollé.

L’écriture est un panneau « attention fragile ».

 

cg in Chroniques du hamac, 2008

 

 

 

 

 

Katsumi Hayakawa - Distances - 2007

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Greg Dunn - Japanese maple

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Souffle, eau, sang, sève, mouvement.

La lumière comme la pensée, des impulsions.

 

 

cg in Chroniques du hamac, 2008 

 

 

 

 

 

Zdzisław Beksiński

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Philippe Claudel

 

Le battement de son cœur, si rapide, qui se précipitait de vivre

en quelques mois une vie entière.

 

in Barrio Flores

 

 

22:37 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Tadashi Kawamata

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CHAISE CONTRE BALAI

 

LA chaise, sur laquelle se pose et se repose notre partie la plus charnue, LA chaise, une sorte de cul de remplacement en somme. Objet commun d’entre tous, objet d’une telle évidence et qui s’offre si généreusement « Prenez-donc une chaise. ». Quatre pieds bien ancrés, entre terre et ciel, nous offre une position qui n’a pas toujours été la nôtre, et qui d’ailleurs ne l’est toujours pas dans bien des endroits de notre planète. Quatre pieds bien arrimés, qui n’empêchent pas pour autant les enfants de s’en balancer, au risque de valdinguer, chaise et enfant confondus, six pieds en l’air. Serait-ce à dire que les enfants ont moins de respect pour ce si noble objet que nous, adultes, grands et responsables ? Les enfants préfèrent, à l’image de nos ancêtres et de nombreux peuples encore aujourd’hui, s’asseoir par TERRE. La chaise finalement ne serait-elle pas plus convenable que confortable ? Ce n’est pas Pharaon qui me contredirait qui fut sans doute le tout premier à vouloir affirmer sa puissance, en dominant un peuple accroupi aux dépends de son propre confort. En effet, les premiers sièges nous les devons aux Égyptiens, avant la klismosdela Grèce Antique, qui innove avec le siège ergonomique.

 

À l'origine donc, la chaise était un privilège réservé aux élites. Les gens du peuple, chez nous par exemple, utilisaient le coffre, le banc ou le tabouret. Autant dire que de la chaise au pouvoir, il suffit de prendre place, et le must ce sont les chaises portées par d’autres, la sedia du Pape (habemus !) et autre chaises à porteur qui sont souvent vite devenus le symbole de l’oppression dans les pays colonisés. Et nous pouvons pousser la réflexion jusqu’à l’inversion du symbole, quand la chaise fait déchoir l’être au plus bas, elle devient alors celle du condamné, la chaise punitive par excellence, la chaise électrique.

 

Mais revenons à nos chaises à nous, nos chaises toutes simples, si familières dans les foyers même les plus modestes. Si pratiques certes, mais sont-elles vraiment à ce point, indispensables ? Si nous n’avons pas la grosse tête en y posant nos fesses, ne seraient-elles pas pourtant comme un obstacle immiscé entre notre rondeur postérieure et la rondeur de la Terre ? Nos fesses ne se plairaient-elles pas mieux au sol finalement et n’y aurait-t-il pas quelque chose à apprendre à s’asseoir de cette façon ? Quelque chose qui aurait à voir avec un peu d’humilité. Agenouillés, en tailleur, voire en lotus, est-il impensable d’imaginer que cela puisse nous libérer l’esprit ? Nous ramener à une plus juste mesure ? A une gymnastique à la fois morale et physique qui nous serait bénéfique ? Les Asiatiques semblent en savoir plus que nous en ce domaine et pour avoir pratiqué, je pourrais même dire que la posture assise au sol, lotus ou zazen, peut nous être extrêmement bénéfique, de même que tout simplement s’asseoir plus souvent dans l’herbe.

 

J’écris tout ceci en buvant mon café, assise bien évidemment sur une chaise, une chaise en bois tout ce qu’il y a de plus classique. Alors plutôt que de bavarder plus longtemps, passons à la pratique justement. Me voilà assise sur le ciment de la terrasse. Première observation : il est frais et c’est agréable. Deuxième observation : le sol est sale. J’en arrive donc à cette conclusion, je vous l’accorde un peu hâtive, mais c’est un fait : si nous n’avions pas de chaises, nous passerions plus souvent le balai !

 

 CG, juillet 2010

 

 

 

 

 

Zdzisław Beksiński

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Marguerite Yourcenar

 

Fonder des bibliothèques, c'était encore construire des greniers publics, amasser des réserves contre un hiver de l'esprit qu'à certains signes, malgré moi, je vois venir.

 in Mémoires d'Hadrien

 

 

22:23 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Kostya Lupanov

 

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