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31/10/2014

Expo Bar à T'M, Escamps : lecture & vernissage, samedi 1er novembre

affiche small.jpg

 

Lecture de mon recueil "Fugitive"

paru chez Cardère éditeur en février 2014

http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2014/03/14/vien...

 

par Frédérique Camaret

avec Dominique Charnay au piano : participation libre

un "chapeau" sera mis à disposition, merci pour les artistes !

(soyez-là à 18 h !)

 

suivi d'un pot-grignotage-blablabla

le VERNISSAGE quoi !

 

Au plaisir de vous y voir !

 

 

 

 

 

 

 

MA DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

Artiste autodidacte, comme on dit, c'est-à-dire n’ayant suivi aucune formation artistique spécifique mais pratiquant depuis toute jeune, pour ainsi dire depuis l’enfance, toutes sortes d’activités dites manuelles : peinture, collage, dessin, modelage, assemblage etc.… Et  c’est exactement à la façon de l’enfant que je continue à m’extasier en maniant couleurs, formes et textures. C’est d’abord une nécessité, et si œuvre il y a, elle n’est que l’aboutissement d’un cheminement qui se suffit à lui-même. Ensuite vient le plaisir de partager, plus que celui de montrer, partager et recueillir avec toujours le même étonnement et toujours autant d’émotion, la réaction, la sensation de l’Autre. Que ce soit attraction, répulsion ou même indifférence, chaque réaction raconte quelque chose à propos de cette brève, mais jamais anodine rencontre entre une création et celle ou celui qui la regarde, la touche…

 

Dans ma pratique, j’use autant que possible de matériaux récupérés et de médias non toxiques pour l’environnement, c’est pourquoi j’use principalement d’aquarelle écologique à base de pigments alimentaires, ce qui limite d’une certaine façon les possibilités mais la contrainte est aussi un matériau que j’aime utiliser, contourner, jouer avec. J’aime également expérimenter autant que possible, sans me mettre de barrières, sans jamais être (ou presque) sous la pression d’un résultat ou la nécessité d’ « avoir un style ». Tout ce que je considère comme raté, devient matière première de futures créations, rien n’est jeté. C’est un besoin de cohérence entre une certaine éthique que j’applique par ailleurs dans ma vie quotidienne et la pratique artistique.

 

L’art est donc pour moi un espace de totale liberté, une bouffée d’air ludique, mais aussi doté d’une dimension plus profonde : n’étant en aucune façon technicienne de l’art, je me mets en résonnance avec l’invisible et tente simplement de souligner ce qui m’apparait.

 

En fait de la même façon que je considère la poésie comme une forme d’art, usant de mots, sons et images mentales, je considère ma pratique artistique comme une forme de poésie, usant de couleurs, formes et matières. Les deux ont en commun une quête transcendante, un questionnement sur notre véritable essence.

 

De créature à créateur, quelque chose est là, immense.

 

Cathy Garcia

 

 

http://gribouglyphesdecathygarcia.wordpress.com/

 

 

Eric Lafforgue - Samburu Tribe girl, Kenya

Eric Lafforgue Samburu Tribe girl, Kenya3_n.jpg

 

Natsume Sôseki

 

Les hommes meurent
Les hommes vivent
Passent les oies sauvages

 

 

17:59 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Chema Madoz

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Je ne sais pas voler le bonheur.

Même pas le prendre quand on me l’offre.

 

cg in journal 2007

 

 

Alain Laboile

Alain laboile_n.jpg

Y a-t-il des anges égarés sur cette terre ?

 

cg in journal 2007

 

 

 

Pixies - Caribou

 

 

 

13:44 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

30/10/2014

Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila

 Ed. Métailié, 21 août 2014 - Prix de littérature de la ville de Graz 2014.

 

 image-tram.jpg

 

208 pages, 16 euros.

 

 

Tram 83 se trouve dans la Ville-Pays et la Ville-Pays dirigée par un Général dissident, avant tout principal propriétaire minier, se trouve en Afrique, une Afrique réinventée, comme peinte sous acide.

La Ville-Pays, c’est le Tram 83, avec la gare « dont la construction métallique est inachevée », les mines et quelques faubourgs.  Mais c’est surtout le Tram 83, bar, restaurant, boite de nuit, un lieu de perdition totale où grouille une faune à la fois locale et venue du monde entier. Mineurs-creuseurs, rebelles dissidents, étudiants en lutte, fonctionnaires misérables, enfants-soldats, vendeurs d’organes, « prophètes, jongleurs, anciens forçat » et biscottes, ces jeunes garçons qui servent à tout, se bousculent dans cet antre vaste et obscur comme cul de diable, sous la pression des serveuses, aides-serveuses, filles-mères et canetons (filles de moins de 16 ans) qui demandent l’heure à tout va et tout ça côtoie bruyamment une faune encore de touristes à but lucratifs, de prospecteurs, de Chinois, de musiciens de partout et de toutes les musiques et de n’importe quels personnages imaginables, plus ou moins fréquentables.

 

Cosmopolite la Ville-Pays, un fruit juteux et totalement avarié. Plein de vers.

 

 « Au commencement était la pierre et la pierre provoqua la possession et la possession la ruée, et dans la ruée débarquèrent des hommes aux multiples visages qui construisirent dans le roc des chemins de fer, fabriquèrent une vie de vin de palme, inventèrent un système, entre mines et marchandises »

Et c’est des entrailles de cette ruée, de ce grand et vaste bordel qu’est sorti le Tram 83, accueillant entre ses deux seins, du genre très grosses tomates, toute la lie, toute la violence, toute la corruption, toute la solitude, tout le désespoir, tout le désir, tout le rut et toute une folle excitation en permanence sur le point de basculer dans la folie pure. « Ici chacun pour soi, la merde pour tous. »

 

Requiem et Lucien étaient amis du temps où ils étaient étudiants. Requiem, alias entre autre le Négus, est resté à La Ville-Pays où, s’intéressant principalement aux mines, à la bière et au sexe, est devenu « docteurs es honoris causa toutes les matières (corruption, drogue, sexe, pillages, minerais, malversations, beuverie…) et s’adonne aussi à la prise de photos compromettantes de touristes qu’il fait chanter. Sa devise « la tragédie est déjà écrite, nous on préface ». Quand Lucien, ex prof d’histoire,  débarque de l’Arrière-Pays, traqué par diverses polices politiques, il est devenu écrivain et c’est Requiem qui se charge de l’accueillir et de l’héberger. Requiem à qui Lucien avait pris Jacqueline, sa femme...

 

Tram 83 tourbillonne autour de ces deux personnages que le destin fait entrer en collision. Tram 83 est un roman excessif, outrancier, débordant de sucs, de miasmes et de maux de tête. Impossible de le résumer, il vous prend à la gorge et ne vous relâche plus avant de vous avoir fait tout avaler, du sordide beaucoup, de l’humour aussi, il en faut, de l’humour décapant comme une eau de vie frelatée, mais pas de morale, surtout pas ! D’ailleurs au Tram 83 la morale n’a pas droit d’entrée, elle n’y a pas sa place et les filles-mères et les plus jeunes des filles, les canetons, savent qu’elles mangeront « à la sueur de leur seins » tant qu’elles n’auront pas séduit un étranger qui les emmènera vers un ailleurs fantasmé : Venise, Prague, Odessa….

 

« La Ville-Pays est ainsi faite : les filles sont libres, démocratiques et indépendantes. La misère achève la honte et vos signes de politesse. »

  

Au Tram 83, Lucien l’intellectuel fait figure d’extra-terrestre mais possède une aura très attractive pour tout ce qui est du sexe féminin, et plus il semble inaccessible et plus cette aura grandit, mais Lucien lui ce qu’il veut, c’est écrire et rien ne semble pouvoir le sortir de son obsession littéraire et Requiem ? Requiem n’a pas digéré la trahison de son ancien compagnon…

  

Deux êtres empêtrés et enfermés dans leur entêtement, deux brins de paille chahutés par la tempête permanente du Tram 83 et un roman qui nous fait tournoyer et glisser sur les éjaculations précoces, la merde et le vomi, tout en évoquant l’Histoire, le cinéma, l’art et la littérature, et qui nous lâche soudain avec la tête qui tourne et le monde avec.

  

Cathy Garcia

 

 

AVT_Fiston-Mwanza-Mujila_2372.jpgNé en République démocratique du Congo en 1981, Fiston Mwanza Mujila vit à Graz, en Autriche. Il est titulaire d’une licence en Lettres et Sciences humaines à l’Université de Lubumbashi. Il a écrit des recueils de poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre. Il a reçu de nombreux prix dont la médaille d’or de littérature aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth. Il est actuellement en résidence d’écriture au TARMAC, la scène internationale francophone (Paris 20ème)  pendant toute la saison 2014-2015 dans le  cadre du programme régional de résidences en  Île-de-France http://www.letarmac.fr/.

 

Cette note a été publiée sur le site de la Cause Littéraire.

 

 

 

 

 

29/10/2014

Olia Pishchanska

 

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Olia pishchanska dreamcatcher.jpg

 

Née en Ukraine, vit aux Etats-Unis.

 

 

Marie-Paule Blein

 

j’écris pour me taire s’il vous plait taisez vous

 stop, écoutez, plus de paroles, plus de textes,

 des yeux, des mains, un corps,

un arbre, s’il vous plait,

le son de la feuille qui tombe

  

 in Tissages mouvants

 

 

 

 

17:35 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Mikko Lagerstedt - Tuusulanjärvi, Finlande

Mikko Lagerstedt Tuusulanjärvi Finlande_n.jpg

 

Marcher

Marcher sans fin

Rejoindre le départ

Le point de nulle part

Ensablé de beauté

 

Jour de feu, nuit de glace

Une seule et même brûlure

 

in Ailleurs simple, Nouveaux Délits 2012

 

 

 

Katia Chausheva - Nowhere

 

katia chausheva nowhere_n.jpg

 

 

 

Joanne Teasdale - hope

joanne teasdale hopel.jpg

 

Denise Missa

 

J’habite des ciels

 Pendus aux poutrelles

 Des ciels vaincus

 Que les pylônes sentinelles

 Gardent à vue

  

in Angoisse

 

 

17:31 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Pablo Picasso - Lady at Eden concert - 1903

Pablo Picasso. Lady at eden concert 1903n.jpg

 

IL VIENDRA

(petit clin d'œil à Rimbaud)

 

 

 Il y a une femme seule au fond d'un bar

Autrefois, elle était belle, les regards

S’attardaient sur elle, maintenant

La pluie bat les carreaux

 

La femme est triste

Et se noie

Dans son verre

 

 Elle attend un inconnu vêtu de noir

Il finira bien par venir

Il la reconnaîtra c’est sûr

Il lui offrira son bras et ils iront

Se promener le long des quais

Sur les pavés scintillants

Sous le givre des réverbères

 

Ils iront tout deux, oui

Jusqu’au cœur de la nuit

Veufs et heureux.

 

cg 1999