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CATHY GARCIA-CANALES - Page 1367

  • Gérard Macé - Tricot

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    FUNÉRAILLES

     

    Faire deuil de la chaleur

    Des mains qui vibrent

    Et font jaillir l’émotion

    Sous la peau

     

    Faire deuil de l’intensité

    Du torrent de joie qui emporte

    Du frisson géant des bonheurs partagés

    De ces instants d’intégrale extase

     

    Faire deuil de cet orgasme du vivre

    Des jeux et des fou-rires

    De ces élans qui nous jettent les uns vers les autres

    Des complicités qui n’ont besoin que d’un seul regard

     

    Surtout ça, faire le deuil du regard

    Ne connaître que celui du soupçon

    De la menace, de la fuite

    Le regard qui évite

     

    Ne connaître que le geste retenu

    Le désir dévié ou déviant

    La main qui touche sans caresser

    La main qui caresse sans ressentir

     

    Faire deuil du sentiment enivrant

    Des enthousiasmes et des passions

    Faire deuil du lèche-ange

    De la comm-UNION

     

    Faire deuil de l’amour

    Dans ce qu’il a de plus bouleversant

    N’en conserver que l’ossature

    Qui tient le reste à peu près debout

     

    L’ossature sans le tremblement de la chair

    Sans le miel des mots du cœur

    L’ossature qui jamais ne verra naître

    Une  rose sous l’eau des larmes

     

    Assister à son lent effritement

    Et tisser les liens du rêve

    Pour couvrir le corps

    Privé de musique

     

    Et laisser aller

    L’âme assoiffée

    Qu’elle trouve

    Une source.

     

    Cg in Le baume, le pire et la quintessence

     

     

     

  • Marc Garneau - Le non-dit

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    Ce n’est pas ce que je veux vivre, le semblant, le non-dit, les ficelles grosses comme le poing qui gouvernent les pantins que nous sommes. Ce n’est pas ce que je veux vivre, le mutisme assourdissant et le sexe comme une vilaine échappée, une cicatrice qui démange sur le visage de la beauté. Un incendie qui nous laisse en cendres, en charbon d’âme.

     

    Il n’y aura pas de miracle, le manque creuse.

     

     

    Cg, in Celle qui manque (Asphodèle 2011)

  • Mandy Patullo

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    LES SABOTS DU GEL

     

    La vie, la mâchoire, la grande broyeuse, la pétrisseuse

    la vie de l'infiniment immense au mini-minuscule

    la vie en belle boulangère. Le pain, le bon !

    celui dans lequel on plonge les narines

    pour une bouffée de paradis

    la vie des caves aux greniers

    de l'Everest à l’aven

    la vie si patiente

    sous les sabots du gel.

     

    Cg, 1997

    in Je l'aime nature

     

     

  • John Martin

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    The Great Day of His Wrath,1853

     

     

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    Satan rises from the burning lake

     

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    Creation of light, 1824

     

     

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    The country of the Iguanodon, 1837

     

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    The destruction of Sodom and Gomorrah, 1852

     

     

    John Martin (19 juillet 1789 – 17 février 1854) est un célèbre peintre anglais de la première moitié du XIXe siècle. Ses œuvres, inspirées par le romantisme, mettent le plus souvent en scène des paysages et tableaux apocalyptiques tout droit sortis de la Bible, sa principale référence.

     

     

  • Gavino Idili - The dreamer

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    Dans l’immobilité je cherche l’universel. Voyage intérieur pour pénétrer la moelle du monde.

     

    Le manque creuse, appelle la quête. Celle qui manque devient celle qui cherche. Chercheuse d’espace, de lumière dans le cœur de l’Autre.

     

    Je suis née d’un étrange ailleurs, exilée en marche perpétuelle.

    Par les veines de la terre, sa chair, ses vertèbres résonantes, je suis reliée.  

     

    Reliée vive.

     

     

    cg in Celle qui manque (Asphodèle 2011)

  • Geoffrey Gilson

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    La souricière est un piège, pas un nid de souris. Quand nos rêves, nos élans sentent le rance, c’est signe d’impatience ou d’impasse ?

     

    Rien. Rien ne passe. Rien ne filtre.

     

    Je ne demande que ça : être ! Sans retenue, sans suspicion. Avoir confiance. Ni mensonge, ni carapace mais il fait si froid pour celui qui se met à nu.

     

    Poète poseur de mots, poseur de sens passé le mur du sens. Creuseur de parole, démineur de langue. Mineur d’un art mineur.

     

    Je suis chercheuse. Je cherche. Questionnement mosaïque.

     

    Après le nu, l’os.

     

     

    Cg in Celle qui manque (Asphodèle 2011)