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09/07/2017

Hans Limon

 

LA DÉMENCE EST OUVERTE

 

lettres de pierre
lettres de sang

les cimetières
des tout-puissants

vendent la bière
l'ombre et l'encens

admirez nos affiches
nos panneaux et pancartes
nous soldons aux plus riches
la gloriole et la tarte

entendez nos slogans
nos vérités bibliques
sentez sur nos tombeaux
l'odeur des pique-niques

touchez nos lourds squelettes
et leurs désirs posthumes
voyez comme ils s'entêtent
à porter le costume

lettres de guerre
lettres de vent

les boutonnières
cousues devant

sèment la chair
sur les divans

nous décrochons la lune
pour la vendre au détail
par croissants de lagune
comme on vend du bétail

nous cédons les rayons
de l'astre apollinien
et de frais sabayons
siphonnés l'air de rien

nous bazardons les dalles
récupérons le marbre
et beaucoup d'amygdales
dégringolées des arbres

lettres-prières
lettres-serments

foudres de glaire
foutres-tourments

soleil trop fier
sommeil levant

le Saint-Esprit se tait
boursouflé de chablis
quant à la pauvreté
qu'on la jette aux oublis

les amours se monnayent
au coin des galeries
et nos fiches de paye
puent la saloperie

goûtez le suc divin
du crime abominable
léchez le noir levain
répandu sur nos tables

l'Être se perd
l'Être se prend

sous nos gouttières
le froid néant

rien que poussière
aux yeux béants

tout meurt et se transforme
tout s'érode et s'achète
le gracieux le difforme
la torche et la bûchette

mais la plus belle affaire
c'est de vendre son âme
aux vieux propriétaires
des cloaques infâmes

de jouir bien comme il faut
de bien tirer son coup
puis de manger la faux
sans se rompre le cou

spectres de verre
spectres charmants

revers de terre
chambardements

gris de misère
gras d'excréments

vous avez vu là-bas
ces deux enfants sciés
couchés sur un grabat
ils sont à négocier...

 

 


 

08/07/2017

A.R. Penck

A.R. penck.jpg

Entre les tranches de murs, on s’asperge, on s’enfonce. On manque se dissoudre dans le code réciproque. On exulte, on bégaie. On dilapide aux confins sa raison, ses raisins. On écluse l’ordinaire.

Miettes et cicatrices. 

On se souvient des intempéries, des couleurs de peaux et du faucon de nos cerveaux calleux, mutilé par les langues de contrition. Il nous faut vivre pourtant, en petites grappes de soleil insolent.

 

cg in Surréel des surrénales

extrait d'Aujourd'hui est habitable

 

 

 

BINIDU Live @ Mondo Bizarro - Rennes

 

 

07/07/2017

Chiharu Shiota

Chiharu shiota .jpg

 

Quelques notes de piano sous la lune de papier

Dessinent un pont entre deux vies. Le roi et l’oiseau

M’ont mis le cœur en lambeaux.

 

cg in Purgatoire du quotidien

 

 

 

 

06/07/2017

Gabriel Pacheco - La belle et la bête, illustration

Gabriel Pacheco  La belle et la bête, illustré par .jpg

 

 

05/07/2017

Auteur inconnu

auteur inconnu (2).jpg

 

 

 

White God par Kornél Mundruczó (2014)

 

 

 

04/07/2017

Andrew Crocker

Andrew Crocker.jpg

nous irons allumer

un feu de souches veinées

dans le taillis des rides

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

Cristina Mittermeiers - 2012

Cristina Mittermeiers-conflicted-copy-2012-10-29.jpg

 

 

Tashi, sherpa amdo

 

Même les grands lamas ont des puces.

 

 

 

03/07/2017

Lola Alvarez Bravo - Los almiares - 1944

lola alvarez bravo  Los almiares 1944.jpg

  

bientôt nous irons nous aimer

la tête ourlée de pluie

couchés dans le foin

avec dans le cœur

un rêve encore salé

nos poitrines sentiront

la sauge et le lilas

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

 

Eikoh Hosoe - 2001

Eikoh Hosoe 2001.jpg

 

02/07/2017

Revue Lichen n°16 - Juillet 2017

Nouveau bandeau lichen.jpg

toujours très heureuse de figurer au menu de Lichen dont voici le n°16 déjà et il est copieux !

 

 

n° 16 (juillet 2017)

Publication à périodicité (éventuellement) mensuelle * ISSN 2494-1360

prix : 1 mot (nous demandons que chaque personne qui consulte et apprécie ce blog nous envoie, en échange, un mot)

Au sommaire de ce numéro :

Éditorial

Jiani Abert : un poème sans titre

Mina Assadi : « Dirigeant » (poème traduit du persan par Babak Sadeq Khandjani)

Sindie Barns : six haïkus

Thierry Blandenet : « Hic et nunc » et « Amour »

Laurent Bouisset : « Un sourire vrai »

Léon Cobra : « Ça coûte combien le bonheur ? » (un poème accompagné d’un collage)

Éric Cuissard : « La fenêtre »

Colette Daviles-Estinès : « Morcelé » (un poème et une photographie)

Ève de Laudec : deux poèmes issus de Des pas sur la terre

Carine-Laure Desguin : « à chercher l’ordre »

Laurent Dumortier : « Danser la pluie »

Laure Escudier : « le sentier vibration est porteur d’un adieu »

Fabrice Farre : trois « poèmes de poche » (1)

Laetitia Gand : « Le printemps agité » et « À la pluie venue »

Cathy Garcia : « La mort-vie »

Aurélien Gernigon : un poème sans titre

Hoda Hili : « Nasses » (XXXI à XXXV)

François Ibanez : « À deux pas »

François Jégou : six fragments poétiques

Valère Kaletka : « Bien serré » et « Ses bras sarments »

Géry Lamarre : « Paradis infimes »

Cédric Landri : trois pantouns

Robert Latxague : « Un mojito para Cuba » (part I)

Hubert Le Boisselier : « Parler » (3)

Guy Lebressan : « La chose »

Le Golvan : encore six inédits extraits de Jours

Hans Limon : « Suspension »

Élodie Loustau : « Le cri dans le cri (1) »

Cédric Merland : quatre variations autour du titre Si elle y pense

Hélène Miguet : « Vibrations »

Ana Minski : « Extrait de monde (3) » (poème) et « Warm Canto » (peinture)

Valéry Molet : « L’ombre »

Pierre Morens : trois poèmes sans titre

Alain Morinais : « Il est un autre lendemain »

Michel-Ange Moukaga : « Temps mort » et « Iris »

Brice Noval : « Retour »

Damien Paisant : « Sur moi »

Anouch Paré : trois poèmes extraits d’une Petite suite animalière

Stéphane Poirier : « Œuf sur le plat »

Paul Polaire : « Ode à mon beau cabas »

Éric Pouyet : « Marguerites montant l’escalier » (photographie)

Hélène Py : « Patenôtrier… »

Bénédicte Rabourdin : « Charlocyclette » (poème graphique)

Saiban : trois « TER Nice-Antibes »

Salvatore Sanfilippo : « Il est descendu »

IgnacioJ. Santanilla-Bahi : « Instantané »

Clément G. Second : deux poèmes extraits de Encres de songerie

Soly Sombra : « Écho » et « A-mer »

Gaëtan Sortet & Khalid El Morabethi : « Maintenant ou jamais »

Sophie Marie Van der Pas, sur une photographie d’Alain Dutour : « Écriture »

Sabine Venaruzzo :  deux « Scenarii nocturnes »

Charlélie Willhelm : « Amazonie »

Note de lecture : Écrits de nature I, d’Alexis Gloaguen (éditions Maurice Nadeau)

Choses vues : les éditions de l'Ormaie et le n° 100 de La Barbacane à la galerie Depardieu à Nice

Guillemet deParantez (s/d.) & alt. : l’Atelier

 

 

 

Gabriela Aguilo Firehammer

Gabriela Aguilo Firehammer.jpg

 

 

Lionel Mazari

 

Ce goût de cendre

qui donne envie

d’écrire avec des braises

 

in Dehors s’enlise dans nos plaies