Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/06/2017

Auteur inconnu

Animal slaughter CK moore peut être.png

 

 

 

 

Okja de Joon-Ho Bong (2017)

 

 

Joseph Andras D' de Kabal - S'il ne restait qu'un chien

 

Extrait du livre-disque "S'il ne restait qu'un chien", Actes Sud, 31 mai 2017.
Musique : Trio.Skyzo.Phony. Film : Aurélien Peilloux
Pour en savoir plus : https://silnerestaitquunchien.com/

 

 

 

Jason Read

Classe-dirigeante-parasite.png

 

 

Shirley Baker

Shirley Baker.jpg

 

 

D' de Kabal - La mort des rêves

 

Musique : Franco Mannara
Album : Soliloques du chaos

 

 

Joshua Yeldham - Owl of the Colo Moon

Joshua Yeldham Owl-of-the-Colo-Moon.jpg

 

nous poursuivrons le vertige

entre les cendres du rêve

une mélopée de toute beauté

un doux parfum

de lune et de sang frais

qui fait ululer les hiboux

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

 

Auteur inconnu

69308db732da4d8a41fd6e349c8bac67.jpg

la crue du vivre déferlera

saisons des puits pour les oasis

nous avons des runes de feu

dans le noir des fibres

l’ange dans la chambre

brandit un tison vibrant

splendides braises du clair désert

mais pas de serpents écorchés

nulle possession démente

juste l’audace de la lune ronde

dans le fourreau de la nuit

 

cg in Aujourd'hui est habitable

 

 

 

 

 

 

Cathy Garcia - L'orage

001.JPGQuand l’orage vient, précédé comme toujours de son souffle chaud de bête prête à en découdre, le géranium déjà rouge devient fluorescent. On entend la bête galoper sur le plancher du ciel, ça craque, ça résonne et toujours en moi cette exaltation, cette palpitation, cette excitation qui me garde dehors, face à elle. Les feuilles du citronnier se mettent à briller elles aussi, tout semble électrisé à l’approche de cette force brute et magnifique. La chatte reste avec moi, posée sur une chaise et voilà les gouttes qui se précipitent, crépitent. Les chênes entament la danse, le balancement nerveux de leurs branches.

Le crayon est mon antenne, la peau est mon antenne, mes poumons avalent le vent, le cœur fait tambour avec le tonnerre. La bête est rusée, elle tourne, ne s’approche pas directement, elle a pissé à peine et tout reste sur sa soif. Un avion, ridicule moucheron, vient la narguer, son moteur résonne comme un chant de cathédrale, ça énerve la bête qui souffle des naseaux, gronde. Pour l’accueillir comme il se doit, avec respect, je lui offre de mon vin de gaillet et nous buvons ensemble, elle tourne plus vite, rugit sourdement mais je sais qu’elle tiendra sa grêle loin de mes plantes. Nous avons un pacte. Je laisse sa respiration s’unir à la mienne, l’air est un élément avec qui je partage de grandes affinités. La bête me répond avec force et douceur à la fois, le vin de gaillet répand sa saveur légèrement amère dans ma gorge. La bête est tout près, elle bouscule les objets, courbe les arbres, elle ne va pas tarder à mordre, mais elle est lumineuse et la voilà qui pisse sa joie sans retenue. Les gouttières recueillent, eau d’orage, le plus euphorisant des parfums. La bête me couve maintenant, tout s’est assombri, ma peau frissonne et je sens à quel point elle retient sa force pour ne rien détruire. Je reste dehors, un peu à l’abri sur la terrasse, entourée des chevaux de vent qui diffusent leurs prières. Je tiens un galet poli dans ma main, gris sombre et dense, comme si je tenais l’orage lui-même. La lumière est incroyable, la bête m’a prise à l’intérieur d’elle-même et tout est calme.

La chatte est toujours là, partage ma confiance, elle est belle comme tout ce qui m’entoure et même ma peau devient phosphorescente, nous sommes bercées par la bête, son haleine est chaude, la chatte s’endort assise. Elle attend des petits, et la bête a tout d’une mère elle aussi, qui berce et nourrit la nature. Quand son expiration se fait plus fraiche, je sens des choses dans mon bas-ventre. La bête est guérisseuse aussi, suffit de lui demander. La lumière est éblouissante, le souffle monte et revoilà le galop au-dessus de ma tête. La bête n’est pas noire mais de plus en plus blanche, électrique mais sans éclairs, blanche et lumineuse comme un miroir. Grondement et chair de poule, j’enfile un t-shirt.

La bête a fait un pipi de chat, les asters assoiffés en attendaient bien plus, mais a t’elle dit son dernier mot ? Il y a maintenant comme une forte brise en bord de mer, celle qui fait claquer les drapeaux, tinter les mâts. Je chevauche le dos de la bête, avec elle, je peux aller n’importe où. Je caresse le galet luisant, sa forme est parfaite, c’est à force de polir du bois qu’il brille ainsi. Vous saisissez sa leçon ?

La bête m’a donné faim, c’est sans doute l’heure passé. Peut-être un dîner en tête à tête avec elle ? On se passera de bougies.

 

texte et photo de Cathy Garcia, juin 2017

 

 

 

 

28/06/2017

Joshua Yeldham

Joshua Yeldham (2).jpg

 

 

Robert Budzinski - 1916

Robert Budzinski, 1916.jpg

 

L’enfant fuit la mort, puis la défie, à défaut de pouvoir la défaire. Attirer loin au-dehors cette contagieuse tristesse, afin que la vie puisse éclairer enfin le fond du puits. La vie, l’émoi, la joie d’être femme. Habitée, vivante !

cg in (c)Ourse bipolaire

 

 

 

 

27/06/2017

Joseph T. Keiley - Zitkala-Ša

Joseph T. Keiley (1869–1914), Zitkala-Ša or Gertrude Simmons Bonnin ....jpg

 

 

Red Bird Sings: The Story of Zitkala-Sa

 

Zitkala-Sa, "Oiseau rouge" en dakota  (22 février 1876 – 26 janvier 1938)  a été élevée dans la réserve sioux de Yankton, dans le Dakota du Sud, d’où on l’a retirée à l’âge de huit ans pour l’envoyer dans une pension dans l’Indiana. Son nom devient Gertrude Simmons Bonnin. Après avoir étudié la musique au conservatoire de Boston, Zitkala-Sa, a composé en 1913 le premier opéra amérindien, "The Sun Dance". Elle a également enseigné à Boston, où elle a commencé à publier des nouvelles et des anecdotes autobiographiques qui ont fait l’objet d’une série dans un magazine avant d’être réunies plus tard dans un ouvrage intitulé "American Indian Stories". Les écrits de Zitkala-Sa ont acquis par la suite un caractère plus politique. Elle a notamment publié des articles mensuels et un certain nombre de livres dans lesquelles elle parle de l’épreuve pénible qu’elle a vécue en étant forcée à quitter sa famille pour aller en pension et le sentiment de non-appartenance qu’elle a ressenti d’un côté comme de l’autre.

 

 

 

11:58 Publié dans RESONNANCE | Lien permanent | Commentaires (0)

Joseph T. Keiley - Zitkala-Sa, 1901

 

 

Joseph_T._Keiley_Zitkala-Sa 1901.jpg

 

 

 

Anuradha Roy

 

« - Si on trouve qu’une chanson est triste, c’est qu’on est soi-même triste. On ne pleure que lorsqu’on a déjà des larmes. Et pourquoi diable une fille comme vous serait-elle triste ? »

in Sous les lunes de Jupiter