Jason Read

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Musique : Franco Mannara
Album : Soliloques du chaos

nous poursuivrons le vertige
entre les cendres du rêve
une mélopée de toute beauté
un doux parfum
de lune et de sang frais
qui fait ululer les hiboux
cg in Aujourd'hui est habitable

la crue du vivre déferlera
saisons des puits pour les oasis
nous avons des runes de feu
dans le noir des fibres
l’ange dans la chambre
brandit un tison vibrant
splendides braises du clair désert
mais pas de serpents écorchés
nulle possession démente
juste l’audace de la lune ronde
dans le fourreau de la nuit
cg in Aujourd'hui est habitable


L’adolescente fuit la mort, puis la défie, à défaut de pouvoir la défaire. Attirer loin au-dehors cette contagieuse tristesse afin que la vie puisse éclairer enfin le fond du puits. La vie, l’émoi, la joie d’être femme. Habitée, vivante !
in (c)Ourse bipolaire

Zitkala-Sa, "Oiseau rouge" en dakota (22 février 1876 – 26 janvier 1938) a été élevée dans la réserve sioux de Yankton, dans le Dakota du Sud, d’où on l’a retirée à l’âge de huit ans pour l’envoyer dans une pension dans l’Indiana. Son nom devient Gertrude Simmons Bonnin. Après avoir étudié la musique au conservatoire de Boston, Zitkala-Sa, a composé en 1913 le premier opéra amérindien, "The Sun Dance". Elle a également enseigné à Boston, où elle a commencé à publier des nouvelles et des anecdotes autobiographiques qui ont fait l’objet d’une série dans un magazine avant d’être réunies plus tard dans un ouvrage intitulé "American Indian Stories". Les écrits de Zitkala-Sa ont acquis par la suite un caractère plus politique. Elle a notamment publié des articles mensuels et un certain nombre de livres dans lesquelles elle parle de l’épreuve pénible qu’elle a vécue en étant forcée à quitter sa famille pour aller en pension et le sentiment de non-appartenance qu’elle a ressenti d’un côté comme de l’autre.

« - Si on trouve qu’une chanson est triste, c’est qu’on est soi-même triste. On ne pleure que lorsqu’on a déjà des larmes. Et pourquoi diable une fille comme vous serait-elle triste ? »
in Sous les lunes de Jupiter


La vie est beauté, l’amour désordre, la mort souvenir d’enfance.
cg in Journal 1988-91