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02/02/2013

Carlos Schwabe

Né à Altona-Hambourg, Allemagne en 1866. Artiste-peintre, résident puis naturalisé en Suisse, il vécut en France de 1884 jusqu'à sa mort en 1926.
  
Ce qui me frappe chez lui, c'est que ses personnages féminins sont souvent effrayants, terribles, accusateurs, diaboliques, comme l'image toute puissante de la tentatrice dans la poésie de Baudelaire, ou alors ce sont des personnages au contraire très virginaux. Son style angulaire deviendra plus souple et plus lumineux avec le temps, et il peindra Le Faune, en 1923, soit 3 ans avant sa mort, une toile qui serait un autoportrait. On ne peut qu'y voir la résurgence d'un masculin puissant et païen qui peut faire face au féminin dévorateur qui semble hanter son oeuvre. A replacer bien-sûr dans un contexte de l'époque, à la fois fortement tourné vers l'occultisme et toujours marqué par le poids du judéo-christianisme.

 

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La douleur, 1893

 

 

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Medusa, 1895

 

 

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La Mort et le fossoyeur, 1895-1900

 

 

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Les Fleurs du Mal, 1896

 

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Fleurs du Mal, 1900

 

 

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Le Tonneau de la Haine (Les Fleurs du Mal), 1900

 

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La Vague (étude), 1906

 

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La Vague, 1907

 

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Spleen et idéal, 1907

 

 

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Spleen et idéal, 1907

 

 

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Pommiers fleuris, 1912

 

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Le Faune, 1923

 

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Autodidacte doué d'une sensibilité névrotique, il ne connaît aucune formation académique à l'exception de l'école des arts industriels de Genève où il apprend à dessiner les plantes et à aiguiser son sens du décor. Visionnaire, mystique et éminemment solitaire, il est pourtant vite mêlé aux cercles parisiens les plus actifs et devient un des plus brillants auxiliaires du Sar Péladan. Il réalisera la première affiche du Salon de la Rose-Croix. Son art du dessin et son idéalisme lui valent de devenir un illustrateur renommé : Stéphane Mallarmé, Albert Samain, Charles Baudelaire, Émile Zola dont il orne le Rêve, Maurice Maeterlinck, José-Maria de Heredia, Pierre Louÿs, Catulle Mendès, Félicité de Lamennais, Edmond Haraucourt, Olive Schreiner, Charles Desfontaines (alias Baron Henri de Rothschild) etc. Sa conception originale de l'art de l'illustration est considérée comme une étape majeure dans l'évolution de cette discipline.

(source : Wikipedia)

Carles Gomila

Artise peintre né en 1978 sur l'île de Minorque, Baléares. Il peint à l'huile, principalement des personnages féminins au glamour adolescent, une inspiration latine qui jongle entre les styles, les symboles, puisant ci et là, de Velasquez aux mangas japonais, en passant par les arts décos, mais avec au final une touche surréaliste ponctuée de clins d'oeil, assez personnelle. Son style est agaçant par sa légereté si l'on n'en perçoit pas aussi la touche de dérision. Peu de ses oeuvres me plaisent, mais j'avais quand même envie de vous les présenter :

 

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Milky Virgin

 

 

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Drama clown

 

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Retrodiva

 

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Grafitti

 

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Expectadiva

 

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Love is the hair

 

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Spanish fortune teller

 

 

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Minotaure

 

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http://www.carlesgomila.com/

 

 

01/02/2013

CAO Weihong

Artiste chinois, né en 1971 à Baoding, Province de Hebei. Se sert d'un moyen ocidental, la peinture à l'huile, pour exprimer et accentuer intentionnellement un univers profondément chinois, avec des femmes dénudées, ce qui pour l'artiste représente "la chasteté et la pureté spirituelle", souvent occupées à ne rien faire, et toujours dans des attitudes élégantes, paisible et délicates, comme des miniatures posées au sein d'un décor inspiré par l'art et le mobliier de la Chine ancienne et traditionnelle.

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"Mes œuvres, sont issues de méditations sur la conscience féminine dans la culture traditionnelle, elles sont des métaphores de ma sympathie et de ma pitié pour le sort des femmes chinoises des anciens temps. J'ai toujours eu un vif intérêt pour de nombreux aspects de la culture traditionnelle chinoise, notamment  le mobilier, la décoration et les coutumes des dynasties Ming et Qing, ces choses constituent la majeure partie de mes oeuvres. De plus, j'éprouve un sentiment particulier à l'égard des objets de la vie des femmes de ces temps là, chaussures brodées, sous-vêtements, la soie, les mouchoirs, les bracelets de jade , les sacs, les coussins parfumés brodés, les rideaux, les vases et les fruits sur la table etc. " (traduction CG)
 
 

 

Bruno Torfs

Bruno Torfs est né et a grandi en Amérique du Sud, avant d’émigrer en Europe à l’âge de 15 ans. Là, il vit en vendant ses toiles et ses sculptures d’argile cuites au four, se marie et voyage beaucoup. Puis, nouveau changement de vie : direction l'Australie, dans une petite ville nommée Marysville, située à un peu moins de 100 kilomètres de Melbourne.

Marysville est une petite bourgade dotée d’un climat plutôt enviable, littéralement cernée par une forêt luxuriante, et c’est ici que Bruno Torfs décide d’installer son jardin. Il s’agit d’utiliser cet écrin naturel pour y présenter plusieurs centaines de sculptures tout droit sorties d'un imaginaire féérique.

Le succès est immédiat : les jardins de Bruno Torfs accueillent rapidement des milliers de visiteurs. Mais en 2009, c’est le drame : Marysville et sa forêt sont détruites par un incendie meurtrier, qui ravage également la maison familiale et la galerie.

La famille Torfs décide néanmoins de rester sur place et de travailler à re-créer leur habitat, et les jardins qui l’accompagnent. Bien entendu, la nature n’a pas encore repris l’exubérance d’avant cet événement, mais l’impressionnant travail de la famille Torfs, aidée par de nombreux amis et bénévoles, a permis aux visiteurs de bénéficier de l’atmosphère particulière du lieu.

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Brian Froud

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Brian Froud né en 1947 à Winchester, est un fameux illustrateur de « féerie » britannique. Il travaille et vit dans le Devon ; les paysages de ses peintures sont fréquemment inspirés de Dartmoor, en Angleterre. http://www.worldoffroud.com/

 

31/01/2013

Apolo Cacho

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Jeune artiste remarqué de Mexico, né en 1987, qui use aussi bien de la peinture, du dessin, du graphisme que des techniques audiovisuelles, une oeuvre en construction, mais un talent déjà très affirmé.

 

 

 

 

 

 

Alina Matsa

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The tree - 2008

 

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Red shipwreck - 2003

 

Alex Cherry

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Jeune graphiste de Los Angeles, né le 2 mai 1986

http://alexcherry.com/

Adolf Hoffmeister (Czech, 1902-1973)

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Adolf Hoffmeister, 1959 illustration for Jules Verne’s Around the World in Eighty Days..jpg

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Adolf Hoffmeister est né à Prague en 1902. Il fut écrivain, caricaturiste, publiciste et dramaturge, auteur de poèmes, livrets, feuilletons, entretiens et reportages ; ainsi qu'un des membres fondateurs du mouvement littéraire « Devětsil » en 1920. Après ses études secondaires (1921, il effectue des études de droit à l’Université Charles, à Prague (1925). A partir de 1927, il collabore au mouvement du « Théâtre libéré », puis devient rédacteur des « Lidové Noviny » (1928-30) et des « Literární Noviny » (1930-32).
En avril 1939, il émigre à Paris, où il est incarcéré en septembre, pendant sept mois. Après la capitulation de la France, il se rend au Maroc, où il échoue dans un camp de concentration, puis parvient à New York en janvier 1941, via Lisbonne et la Havane. Il revient en Tchécoslovaquie en 1945, où il travaille pour l’UNESCO à partir de 1946, puis il est nommé ambassadeur en France en juin 1948. Entre 1951 et 1954, il est professeur d’arts graphiques et cinématographiques, puis recteur des Beaux-Arts de Prague pendant deux ans. Il se rend en 1962 en Amérique du Sud et en Amérique Centrale avec une délégation gouvernementale. Il meurt à Říčky, dans les montagnes Orlické, en 1973.

 

Benoit Meunier
Adapté de la biographie disponible sur le site
http://literatura.kvalitne.cz/9s.htm

 

 

26/01/2013

Bruce Clark

Né en 1959, à Londres. Plasticien et photographe (reportages sur l'Afrique du Sud, la reconstruction du Rwanda, le retour des réfugiés Libériens), il expose depuis 1989 en France (où il est installé) et à l'étranger. Militant anti-apartheid au temps de l'apartheid en Afrique du Sud. Auteur du projet : "Le Jardin de la Mémoire" sculpture mémorielle sur le génocide rwandais soutenu par l'UNESCO et les associations de la société civile rwandaise.
 

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 Sa matière donc, c’est l'histoire contemporaine dans toutes ses problématiques. Son art n’est ni complaisant ni décoratif, seulement un moyen d’expression et d’information, car les mots ne suffisent pas. Un regard sur le monde et un questionnement surtout. J’ai découvert ses œuvres dans  son livre Dominations (textes français et anglais et 140 tableaux en couleur), publié en 2006 aux éditions Homnisphères, très représentatif je crois de l’ensemble de son travail.

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Thématiques omniprésentes : le racisme, l’exploitation, l’asservissement, la pauvreté, l’injustice, l’errance. Beaucoup de visages dans son art, qui évoque parfois comme des affiches superposées, il a d’ailleurs créé quelques affiches de films également. Mélange de textes, déchirures de presse, couleurs parfois comme délavées, très contrastées et des visages, beaucoup de visages, comme pris sur le vif, tout s’imbrique, se superpose, en couches successives d’histoires, son travail est très dense, la densité de l’humanité, et porteur d’un engagement profond.

 

Les titres de ses séries parlent d’eux-mêmes :

 

Mémoires changeantes

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Peintures noires

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La foule

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Se déplacer parmi les ombres

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Portraits effacés

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Sur les frontières

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Hommes debout

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Dérives

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Boxeurs/lutteurs

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Les marcheurs

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Fragments d’une histoire de demain

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Homme masse

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Le regard

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Portraits anonymes

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Nostalgies Impériales

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Glissements

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Tous différents, tous pareils

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Une bombe de…

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Un monde pas très clair

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Son site : http://www.bruce-clarke.com/

24/01/2013

Brian Despain

Voilà un bien étrange univers, à la mode steampunk sans aucun doute, mais il y a un imaginaire très enfantin, sans tomber dans  le nunuche, très charmeur dans ces huiles sur bois. Je n'aime pas trop les robots, qui sont pourtant ses principaux sujets, aussi mon choix ira plutôt aux têtes de mort, que j'affectionne particulièrement, comme les Mexicains aiment leurs calaveras, car comme disait Prévert,

"Comme cela nous semblerait flou
inconsistant et inquiétant
une tête de vivant
s'il n'y avait pas une tête de mort dedans."

D'ailleurs, il y a du Prévert dans le travail de Brian Despain.

 

Autoportrait

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Blood from a stone

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The cycle

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The Edge of reason

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The second Leviathan

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The Stranger

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The longest ride

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A Vexing Quiet

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The Escape

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http://despainart.com/index.php

 

22/01/2013

Barry Moser

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             autoportrait

 

Barry Moser (né en 1940 dans le Tennessee) est un artiste peintre célèbre comme graveur (sur bois principalement) et illustrateur de nombreux ouvrages de littérature tels que les Alice de Lewis Carroll, Moby Dick, La Divine Comédie de Dante, Frankenstein, Huckleberry Finn, The Wizard of Oz, et même la Holy Bible dans (édition Pennyroyal Caxton)

Je n'ai retenu que quelques-unes de ses oeuvres, pour leur sujet, vu que son talent est évident et finalement ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus.

 

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Alice

 

 

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Satanic delights

 

 

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Holy Bible

 

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Lucifer contemplant Eve

 

 

 

 

 

21/01/2013

Banksy

Banksy, haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Banksy !!! Nul n'ignore aujourd'hui ce talentueux, audacieux, drôle, provocateur, intelligent, sensible et poétique activitiste graffeur. L'oeuvre de cet empêcheur de marcher au pas, de ce créateur d'électrochocs visuels, ce Robin des murs, travailleur clandestin des rues d'ici ou ailleurs, m'enchante au plus haut point, y compris quand il pénètre les salles de musées...

 

On peut lire sur http://www.banksy-art.com/ :

" Il adore provoquer, choquer voire perturber la société et c'est ce qui fait toute l'importance de son oeuvre. Malgré sa capacité à transgresser les règles, il demeure à ce jour un vrai mystère puisque sa vraie identité n'a jamais été dévoilée. Selon toute vraisemblance, Banksy serait un artiste du Street art (Graffiti) originaire de Bristol, en Angleterre. Philanthrope, anti-guerre et révolutionnaire, l'artiste prends son art comme médium de communication pour scander haut et fort son mécontentement envers certains faits de société, certaines situations politiques ou carrément, certaines décisions adoptées par les leaders mondiaux. Né en principe en 1974, ce n'est qu'au cours des années 1980 qu'il commence à manier la bombe, après avoir complété une formation de boucher. Mais c'est entre 1992 et 1994 qu'il devient véritablement artiste graff, au seins d'un groupe appelé le Bristol's DrybreadZ Crew (DBZ), assistant ses collègues Kato et Tes."

 

Mais regardez plutôt :

 

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Ci-dessous un extrait d'un article paru sur : http://parisianshoegals.blogspot.fr/2012/07/street-art-ba...


"En juillet 2005, le graffeur anglais Banksy, dont l'anonymat fait perdurer le mystère, se rend en Cisjordanie à l'occasion de l'anniversaire de l'avis rendu par la Cour Internationale de Justice de La Haye condamnant la barrière de séparation israélo-palestinienne. Afin de protester contre le mur de Gaza, il réalise clandestinement neuf fresques en territoire palestinien sous le regard médusé des soldats des forces de sécurité qui bien que relativement tendus - coups de feu de sommation - le laisse faire, fusils braqués sur son équipe. Il est épaulé dans son action par des artistes du street art notamment l'américain Ron English transformant le mur en vaste toile vierge.


Cette intervention coup de poing se fait sans l'aval des autorités. Afin d'éviter de se faire tirer dessus, l'équipe agit en plein jour faisant en sorte d'être bien identifiée comme touriste. Malgré deux alertes un peu plus sérieuses avec l'armée israélienne, la police des frontières palestiniennes n'intervient jamais pour empêcher Banksy de réaliser ces fresques. (...)

Unwelcome Intervention - Banksy mur près de Bethléem - juillet 2005


Lors de la réalisation d'Unwelcome Intervention, un vieil homme interpelle Banksy en lui faisant remarquer qu'il rend le mur beau. L'artiste le remercie. Mais le palestinien précise sa pensée, en lui signifiant que son peuple ne veut pas que ce mur symbole de haine soit beau, qu'il ne veut pas de ce mur du tout. Et que les membres de l'équipe feraient mieux de rentrer chez eux." (...)

 
Window on the West Bank - Banksy - Palestine juillet 2005
Balloon debate - Fillette aux ballons - Banksy - Palestine (West Bank) 2005
Cut it out - Banksy - Palestine (West Bank) 2005
Stable Conditions - Banksy - Palestine (West Bank) 2005
Windows on West Bank - Banksy - Palestine (West Bank) 2005
Escapism - Banksy - Palestine 2005

 
Manifestant aux fleurs - Banksy - Cisjordanie
Rat and Wall - Banksy - Al Quds University - Jérusalem 2005
Dove in the gun-sights
40 personnes ont été tuées pendant la première Intifada devant ce mur
Stop + Search - Fillette fouillant un soldat - Banksy- 2005 près de Bethléem
Soldat israélien face à un âne - Banksy - 2005
Wet Dog - Banksy - Cisjordanie 2005
 
 
 

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Son site "officiel" : http://www.banksy.co.uk/

 

20/01/2013

Arthur Bispo do Rosario

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Artiste plasticien brésilien du début du XIXème siècle, né le 20 Février 1909 (ou 1911) à Japaratuba province du Sergipe (Brésil). On interprète aujourd’hui son œuvre comme appartenant au mouvement de l’art brut. Il réalisa plus de 800 œuvres à partir de pièces détachées, objets, vêtements et tissus.

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Ci-dessous des extraits d'un article paru sur : http://www.journalmural.com/2012/03/arthur-bispo-do-rosario-prophete-de-l%E2%80%99art-contemporain-bresilien%C2%A0/

 

Depuis son enfance Bispo entend des voix, elles lui dirent le 22 Décembre 1938, de se rendre à l’église de Candelaria pour y juger les vivants et les morts. Arrêté le 24 décembre dans les rues de Rio, il est interné à l’hospice psychiatrique Praia Vermelha pour schizophrénie et paranoïa. Bispo est alors transféré à l’asile psychiatrique Colônia Juliano Moreira, où il s’engage dans un périple artistique qui ne prendra fin qu’en 1989, année de son décès.

L’auteur décrit son œuvre comme un monde miniature, qui n’est pas à vendre mais qui a pour objectif de se remémorer, une remémoration personnel. Sa mission est donc de trouver la signification de sa vie.

(...)

La technique de prédilection de Bispo : la broderie.
Sa méthode est singulière en ce qu’elle consiste à défiler les uniformes du personnel hospitalier, pour en extraire un fil bleu qui servira à la broderie. En effet, bons nombres de ses productions sont des objets dissimulés sous un fil bleu (photos ci- contre).

Les œuvres qui se distinguent le plus sont ses bannières, ses bateaux et ses par- dessus créées avec une extrême précision. Son œuvre la plus impressionnante est son « Manto da apresentação » (cf. sixième photo) qu’il devait porter le jour du jugement dernier.

Il a réalisé la totalité de ses œuvres dans l’hôpital où il a été interné pendant 50 ans. En ces temps-là, les hôpitaux psychiatriques étaient des lieux d’exils pour une population pauvre majoritairement noire, où y étaient internés les malades psychiatriques ou simples alcooliques.

L’époque de Bispo s’inscrit seulement deux décennies après l’abolition de l’esclavage. Ainsi, cette population noire brésilienne, composée de filles et de fils direct d’esclaves, se trouva héritière de la pauvreté et du trauma de l’asservissement.

En effet, les anciens esclaves et leur descendance sont entrés dans un cycle de violence inouïe que l’on qualifiait alors de « fou » mais en fait n’était autre que la manifestation d’une forme de syndrome « post- traumatique ». Ce stress post- traumatique est une réaction humaine pour la survie, vécu par certaines personnes incomprises, qui se sont retrouvées dans ces prisons médicales.

En 1934, Bispo ancien marin, triste héritier de cette extrême fureur, a trouvé en son œuvre un refuge, une intermédiaire aux soins brutaux prodigué dans ces institution vieillies, qui à l’époque usaient de méthodes archaïques dont la lobotomie. Il a donc exercé son savoir de marin en formant toute sorte de cordages, nœuds et bannières mémoratives en souvenir de son monde.

(...) Le travail effectué par Bispo do Rosario est avant tout un travail de reconstruction et de mémoire. Sur des centaines de draperies, étendards, bannières, bateaux il a brodé des milliers de noms de rue de personnes, de villes, de pays, de lieux.

De sa vie de navigateur, il en garde un souvenir intact, qu’il scelle alors sur la majorité de ces œuvres. Les critiques contemporains interprètent son œuvre comme un monde qu’il s’est crée pour échapper au réel. Cependant, je pense au contraire que Bispo reconstituait le monde réel à partir de ses œuvres pour de ne pas se perdre dans ce milieu hospitalier aliénant. Chacune des ses œuvres a été créée à partir de pièces du quotidien hospitalier transformées. Il a ainsi transformé ces objets aliénants appartenant au monde psychiatrique en objet réconfortants appartenant à sa mémoire vive. Son travail de reconstruction est encore plus saisissant en analysant l’acte de broder. En effet, il aurait pu choisir d’écrire tous ces noms de villes, de rues…etc. ; mais il a préféré prendre des tissus, des draps ou autres haillons, pour ensuite les effiler un à un et en extraire le fil. De ce fil il a pu rebroder ses souvenirs y répertorier tout ce qu’il sait, en passant des côtes où il a navigué et autres techniques d’amarrage. Il brode le monde réel pour justement garder le fil de son existence. L’art devient alors un moyen de sauver sans médication, l’art c’est créer, créer c’est la vie.
Donc en soi l’art et la maladie de sont pas opposition mais complémentaire, un sujet atteint de psychose qui produit de la vie est en phase de guérison.

Inez Olude da Silvaest une artiste peintre brésilienne, réfugiée politique à Bruxelles. Elle témoigne qu’après sa sortie de prison sous la dictature brésilienne et chilienne, elle a commencé à peindre pour sortir la douleur qui l’habitait. Elle souligne notamment le fait que ce n’est pas la souffrance qui rend artiste mais, c’est malgré cette souffrance que l’homme puise en lui la vie pour combattre ces tourments.

L’Art se définit comme un acte de résistance, à l’ordre établit et dans notre cas, cet ordre est représenté par l’institution psychiatrique. La création est un syndrome de santé limitée par la maladie. La maladie n’est pas un processus de vie mais un arrêt de vie. Tandis ce que l’art est un processus de vie qui se positionne à l’encontre du pouvoir en place, de la folie et de la pulsion de mort. Dans le cas de Bispo, faire de l’art au Brésil à cette époque relève d’un acte de bravoure car les conditions y sont extrêmement difficiles (pas de reconnaissance du gouvernement, marginalisation, pas de carde théorique). La création artistique ne s’établit pas comme un acte de résistance posé par la personne atteinte de psychose, c’est le voyeurisme du publique qui impose ces questionnements de résistance.

(...)

Représentation de l’art brut* outsider

L’art de Bispo se classe dans la branche de l’art brut tout en se plaçant en outsider par son ingéniosité et son altérité propre. La particularité de l’artiste brut est son désintérêt pour la notoriété et la reconnaissance du milieu artistique. Au contraire, ces artistes tout comme Bispo, s’inventent un monde approuvé par eux- même. L’ « art fou » de Bispo caractérisé par la création explosive et intensive sort des cadres communs de création, ce qui pose le problème de la représentation.

En effet, peut- on présenter cet art outsider dans des musées ? Espaces réglés, instaurés par le pouvoir et les codes de l’art. La représentation de l’art brut dans des cadres « insider » serait alors perçu comme une tentative de domestication.

La solution trouvée pour la représentation de l’œuvre de Bispo est de garder ses œuvres au sein de l’asile. Aujourd’hui il est possible de contempler son œuvre complète dans l’ancienne institution psychiatrique ouverte au public.

*Art brutest un terme inventé par le peintre Jean Dubuffet pour désigner les productions de personnes exemptes de culture artistique

 

 

 

19/01/2013

Artuš Scheiner

Illustrateur tchèque (1863-1938). Très peu connu hors de son pays, c'était un artiste totalement autodidacte, le dessin était d'abord pour lui un passe-temps, mais très vite ses dessins se sont retrouvés dans les journaux autrichiens, allemands (en particulier Lustige Blätter ) et hongrois. A partir de 1897, il a commencé à publier ses dessins dans des magazines de bande dessinée tchèques. En 1902, il illustrera le premier de nombreux autres livres de contes de fée, il illustrera aussi des contes pour adultes, subtilement érotiques.

 

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