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JOURNAUX INTIMES - Page 6

  • J’ai fait un rêve… Journal 1992

     

    Tout va bien merci ! Je n’agresse personne. Je fais ce que l’homme fait depuis les débuts de l’humanité et fera encore et encore : tenter d’élargir sa perception, d’ôter ses œillères. Œillères qui nous sont collées d’office à la naissance dans notre société moderne occidentale soi-disant évoluée. C’est pourtant malgré les apparences, une société fondamentalement régressive en ce qui concerne l’épanouissement de l’humain. Nous entrons à la naissance dans une machine totalement automatisée qui s’appelle éducation mais qui est en fait une uniformisation, un dressage qui vise à faire de nous vingt à vingt-cinq ans plus tard des produits conformes et rentables. Afin d’éviter les débordements ou un excès de réflexion, les médias se chargent de nous faire croire à la liberté et au paradis sur terre, qui est celui de la consommation. Les employés du marketing se creusent la tête pour trouver toujours plus, toujours mieux, toujours nouveau, toujours plus aveuglant. Nous aimons ce qui brille.

    Ainsi à quatorze ans, je le savais déjà mais je n’avais pas les mots pour l’exprimer. De le savoir ne m’a pas empêché de me faire avaler comme les autres et moi-même j’ai avalé tout et n’importe quoi. C’est dégueulasse !

    Il faut écouter les cris de toutes ces jeunesses qui passent, se lassent ou se cassent. Il faut écouter ceux qui revenus de tout ont cherché pourtant des espaces encore purs. Il faut écouter ce que l’on ne nous dit pas, ce qui est caché entre les lignes et derrière. Nous ne sommes pas des produits manufacturés, nous sommes des êtres humains. Nous sommes vivants ! Pour combien de temps ? Qui en a encore conscience ?

    Le jour où les masques tomberont, où cesserons d’être appliquées des lois qui n’ont plus de sens… Le jour où la justice ne sera plus une utopie, où l’Homme ne se glorifiera plus de son ignorance, le jour où l’amour fera enfin la loi…

    J’ai fait un rêve…

     

    23 décembre 1992, j'avais 22 ans

     

     

     

  • Andries Botha - Elephants you can buy my heart and my soul

    Andries Botha Elephants you can buy my heart and my soul.jpg

    J’ai rêvé de plantation de plantes à fleurs dont les pétales avaient l’odeur de la mandarine. Puis j’ai vu, comme si j’étais en hauteur, des éléphants, des tigres, des gazelles au bord de la mer. Hallucinant ! Et puis l’Afrique était déplacée vers l’Ouest et à la place de l’Egypte, il y a avait la Tanzanie.

     

    cg in Journal 1993

     

     

     

  • Pierre Amédée Marcel-Béronneau - Orphée dans I'Hadés.

    Pierre Amédée Marcel-Béronneau, Orpheus in Hades, Orphée dans I'Hadés..jpg

     

    Responsable, seule responsable de mon existence. Aussi fascinant que terrifiant.

    Je veux garder la tête froide, ne pas laisser mes émotions me manipuler et je dois prendre garde à cette tendance à la fuite qui est mienne. Il est temps d’être grande, de tenter la vraie, la seule aventure : aller au-devant de mes rêves, fussent-ils en enfer ! Au moins, il y fera chaud !

    cg in Journal 1999

     

     

  • Aspartamee - Celestial

    Aspartamee Celestial.png

     

    Depuis hier soir, je lis un bouquin sur la vie et l’œuvre de Charles Duits et l’exploration du peyotl dans la littérature. J’y retrouve le bouddhisme, Gurdjieff, Michaux et les tourments de l’écriture.

    J’y retrouve certains des questionnements et torsions de mon esprit occidental.

    Si j’étais une visionnaire, en quoi cela répondrait-il à mon trop plein de questions ?

    La réponse est là, toute proche. Suffit de tendre le bras, d’ouvrir les yeux, oui mais lesquels ?

    in Journal 1999

     

     

     

     

     

  • Nikita Veprikov

    Nikita Veprikov .jpg

     

    Tout se résume à la souffrance. Dieu est amnésique, Dieu égaré dans ses milliards de reflets ne se souvient plus de lui-même mais une étincelle en chacun de nous se souvient de ses origines. Celle antérieure à la séparation, à la temporalité, à la mort car nous y sommes, c’est maintenant que nous vivons notre mort.

    Nous mourrons depuis le premier jour de notre conception, c’est inscrit dans nos cellules.

     

    cg in Journal 1999

     

     

  • Tiffinie Greer

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    J’aime la vie, la vraie, celle qui brûle, qui ressemble peut-être à la mort… Extrême… Je m’en fous des faux-semblants, des fausses paroles, faux serments. Tout est faux alors autant jouer.

    cg in Journal 1990

     

     

     

     

  • Ota Janeček

    ota janeček krajina-plná-zárodků-života.jpg

    Ma vie est ma voie et ma quête est solitaire. Je puise à toutes les corbeilles, j’apprends et me désespère mais mon seul maître c’est la vie. Longue et ardue cette voie mais tant mieux. Il ne s’agit pas d’arriver quelque part. Facile en théorie mais extrêmement difficile à intégrer au quotidien. Alors nous faisons des efforts, des efforts que nous croyons justes jusqu’à ce qu’une marée furieuse détruise nos belles constructions de justice. Alors par colère ou par sagesse, on renonce à l’effort. Ne reste que la vie. La vie point. Il n’y a rien à espérer, rien à regretter, rien à changer, simplement célébrer !

    cg in Journal 1999

     

     

     

     

  • Vajrayogini Mandala

    Vajrayogini Mandala.jpg

    Le yoga me transforme et je ressens ça avec une acuité intensifiée. A chaque fois je découvre mon corps d’une façon plus précise, plus étonnante.

    Cet après-midi, nous étions sur l’herbe, juste à l’endroit où j’avais eu envie de le faire, au soleil, entourées d’arbres merveilleux et de fleurs, avec un paon qui claironne de temps à autre, surtout pendant que nous chantions le « A ». C’était surréaliste !

    Grâce au yoga, je découvre en moi, celle que j’aime. Je me sens capable de bien plus mais je me méfie de l’orgueil. J’aime l’idée du plus vaste que moi, l’idée de ce vaste en moi.

     

    cg in Journal 1999