Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/04/2013

Dariusz Klimczak

Dariusz Klimczak time.jpg

 

Il faudra de la résolution pour régler l’inéluctable, codifier tous les cadrans sur le temps obligatoire. Les affreux camelots ont cédé la nouvelle, les beffrois frappent et beuglent de plus belle. Aux douze collisions se substitue le calme et sous les étoiles effarées, de sournois guerriers nous guident dans les troubles d’escarbilles.

 

Le Cosmos tousse, crache. La Terre s’estrangule.

 

CG (extrait de L'ire et vocable in Trans(e)fusée)

Carla Broekhuizen

carla_broekhuizen  a-girl-has-to-eat-.jpg

Carla Broekhuizen2.jpg

carla broekhuizen.jpg

carla Broekhuizen5.jpg

carla broekhuizen the naked truth7.jpg

carla-broekhuizen-_1522537i.jpg

http://www.kaatjeseye.com/

04/04/2013

Brandán Gomez

brandan gomez-9.jpg

 

Veines crachées

Percluses d’incendie

De gorges écharpées

Palais meurtris

 

Mots feuilles flammes

Folies de lambeaux décousus

Oripeaux de mots dits

 

Criés jetés usés

Démodés des mots

Hasardés divagués

Largués au galop

 

CG in Mystica perdita

Anna Bodnar

anna-bodnar-35.jpg

anna-bodnar-29.jpg

anna-bodnar-4.jpg

Anna Bodnar.jpg

anna bodnar stosunki.jpg

anna bodnar 2.jpg

anna bodnar 0.jpg

anna bodnar x.png

Née en 1982 en Pologne.

31/03/2013

Angela Bacon-Kidwell - Long drive tonight - 23 mars 2013

Angela Bacon-Kidwell long drive tonight 23 mars 2013.jpg

 

27/03/2013

Bloncourt a mal au monde

 

Source : http://mediagonal.fr/index.php?option=com_content&vie...

 

Né en Haïti de parents français en 1926, Gérald Bloncourt est chassé de l’île en 1948 pour ses actions politiques contre la dictature. Il atterrit à Paris où il se reconvertit très vite à la photographie.
« J'ai pris parti, je ne suis pas un marchand de photographies, je suis un franc-tireur de l'image » écrit Gérald Bloncourt. Sa photographie est intimement liée à son engagement de militant de gauche. Dans sa riche collection de près de deux cents mille clichés, l’artiste prône la reproduction de la réalité prise sur le vif et de préférence en noir et blanc. Il fait le choix de zoomer sur les misères et les inégalités sociales et d’appuyer sur le déclencheur là où ça fait mal.
Sa boulimie artistique l’a poussé vers d’autres formes d’expression qu'il qualifie de créneaux pour tenir contre les vicissitudes de la vie. Ainsi, Bloncourt s’impose également comme peintre, poète et écrivain. Il a publié une quinzaine d’ouvrage et ses œuvres sont exposées dans différents musées du monde.
En un demi-siècle de photos, Gérald Bloncourt a imprimé dans la mémoire collective le sort des immigrés vivant à la lisière des bidonvilles insalubres et les conditions de vie du monde ouvrier de l’après-guerre. Il a exercé aux côtés des plus grandes figures de la photographie comme Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson.

Guy Ferolus

 

 

Gérald qui cumule les talents est aussi artiste, poète et écrivain. J'avais eu l'immense plaisir de publier un extrait de Dialogue au bout des vagues dans le numéro 29 de la revue Nouveaux Délits (juillet 2008).

 

http://bloncourt.over-blog.net/

21/03/2013

Brandán Gomez

Brandan Gomez 3.jpg

 

il ne sait pas ce qu’il fait l’homme

il tâtonne malade 

contaminé de conscience

 

il est perdu 

 

il lui faut grimper 

grimper sans cesse

 

 

 

 

in Pandémonium II

(Livre d'artiste n°1)

 

 

 

Angela Bacon Kidwell - Night curve (22 fév 2013)

angela bacon kidwell Night curve 22 fév 2013.jpg

 

Sur le magma frais de la nuit,

toutes les étoiles formaient une mosaïque éclatée

pour ma tête balbutiante.

L’odeur de l’aventure m’enivrait.

 

(Cathy Garcia in Papillon de nuit - Franche Lippée, Ed. Clapàs, 2001)

 

 

 

20/03/2013

Amber Ortolano

amber ortolano a.jpg

amber ortolano 9.jpg

 

amber ortolano SMALLfive.jpg

amber ortolano white-magic.jpg

amber ortolano SMALLphoto-2.jpg

amber ortolano copy.jpg

 

Amber-Ortolano-part2-7.jpg

Très jeune étudiante new-yorkaise, Amber Ortolano est passionnée de photographie. Elle semble être son propre modèle avec un univers personnel déjà bien marqué.

http://amberortolano.blogspot.fr

 

 

19/03/2013

Dominique Darbois

 dominique darbois guyane_du_sud_19521.jpg

Guyane, 1952

 

dominique darbois 1023529_immemo.jpg

dominique darbois photo.jpg

Dominique_DARBOIS_Image4.jpg

dominique darbois Achouna.jpg

dominique_darbois_photographe_01.jpg

 

domnique darbois décembre 2004.jpgSi les images photographiques de Dominique Darbois sont connues son nom l’est moins. Des générations de lecteurs ont pourtant rêvé sur ses pages des «Enfants du Monde», célèbre collection d’albums pour les enfants, publiée de 1953 à 1975. La collection s’est arrêtée, les photographies sont restées imprimées dans nos mémoires. Elles continuent à vivre par leur vérité et l’exemplarité de la relation de la photographe à son sujet. Elle efface le trop plein de détails du quotidien accordant toute son attention à un visage, un geste. Pêcher, ouvrir un livre, cuisiner… la transmission de ces apprentissages familiaux est commune à toute l’humanité. Née en 1925, la photographe commence sa carrière en 1946 en devenant l’assistante de Pierre Jahan. Sa «vérité du monde», Dominique Darbois l’a éprouvée au camp de Drancy où elle a été internée et dans les Forces Françaises Libres. Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Légion d’honneur. Sa première exposition personnelle a lieu à la Galerie Maeght à Paris en 1954. Membre de l’expédition Tumuc-Humac, en Guyane, de 1951-52, elle a depuis parcouru le monde. Des reportages sur des écrivains, ou sur le musée de Kaboul, des portraits de femmes, ont fait l’objet de plusieurs publications.

 

dominique_darbois_photographe_terre_d_enfants.jpgParmi ses images rassemblées dans le livre «Terre d’enfants» paru aux éditions Xavier Barral en 2004, nous avons sélectionné une cinquantaine de photographies qui documentent la vie de cet enfant de Chine, de cet autre du Sénégal, ce geste rarement montré d’un adulte qui transmet avec douceur, parfois fermeté, et qui nous comble comme un souvenir retrouvé.

Ses photos ne sont pas arrachées de force avec un objectif braqué sur le sujet. Elle a longtemps utilisé un Rolleiflex. Pierre Amrouche, l’ami proche, auteur du texte du livre remarque qu’«il est le seul qui permette, grâce à son viseur vertical, de garder le contact visuel avec le sujet pendant la prise de vue. Ici réside un des secrets des photos de Dominique Darbois, ce regard qui passe entre le photographe et son modèle, établissant un rapport particulier de confiance propre à faire éclore de la vie sur le plus fermé des visages».

 

18/03/2013

Dariusz Klimczak - Veil of Ada

Dariusz Klimczak  Veil of Ada.jpg

 

Imagine

 

Odeur visage

 

Juste un zeste

 

De ferveur

 

Amour

 

Cette pénétration

 

De l’âme

 

 

 

cg, 2006

 

 

Cristina Garcia Rodero

cristina garcia rodero Ethiopia. Lalibela. Beta Emmanuel..jpg

Ethiopia. Lalibela. Beta Emmanuel.

 

 

cristina garcia rodero India. Prayer of light..jpg

India. Prayer of light.

 

 

cristina-garcia-rodero-haiti.jpg

Haïti

 

 

 

cristina-garcia-rodero-bajo-la-lluvia-1989.jpg

Bajo la lluvia - Cuba 1989

Dariusz Klimczak - Big fish (2012)

Dariusz Klimczak, big fish 2012_n.jpg

 

Creuser

Creuser à mains nues

Les anfractuosités de l’être

Au parfum de fange

 

Poissons polychromes

Antédiluviens

 

Une barque en silence

De sa proue effilée

Pourfend ma mémoire

 

 

Cathy Garcia

in Mystica perdita

 

Antoine d'Agata

JUSQU'A CE QUE LE MONDE N'EXISTE PLUS... (extrait)

La nuit, le sexe, l'errance,...et la nécessité de photographier, non comme un acte réfléchi, mais comme une simple mise à plat d'expériences ordinaires ou extrêmes. Une pratique photographique indissociable d'une certaine façon d'appréhender l'existence, où le risque, le désir, l'inconscience et le hasard restent les éléments essentiels. Aucune attitude morale, aucun jugement, simplement l'éthique de l'affirmation qu'il faut, pour explorer certains univers, les partager jusqu'au bout, sans précaution aucune. Un passage à l'acte photographique, aux limites de la disparition, de la jouissance et de la mort. J'essaie d'établir un état des lieux nomade, partiel et partial, systématique et instinctif d'espaces physiques et émotionnels où je suis acteur à part entière. J'évite de définir à l'avance ce que je vais photographier. Les prises de vue sont dues au hasard des rencontres, des situations. Les choix, dans la mesure du possible, sont inconscients. Mais les obsessions restent les mêmes: la route, la peur, l'obscurité, l'acte sexuel... pour ne parler peut-être, finalement, que du simple sentiment d'exister. Au-delà des personnages en perdition et des dérives nocturnes, des scènes de fellation et des corps à l'abandon, ma photographie tente de traduire la scission par le mélange des corps et des sentiments, de découvrir des fragments de société qui échappent à toute analyse et visualisation instantanée de l'événement mais n'en sont pas moins ses constituants essentiels. La brutalité de la forme, l'exagération de la vision nous obligent, plus que les images qui prétendent documenter, à nous intéresser à la réalité de ce que nous voyons. Le spectateur peut alors exister, ne plus se retrouver en position de voyeur ou de consommateur, mais partager une expérience extrême, s'interroger sur l'état du monde et de lui-même.

Antoine d'Agata

 

Antoine d agata 2006.jpg

2006

 

Antoine D'Agata - Phnom Penh,Cambodge, 2008.jpg

Antoine d'Agata, Phnom Penh. 2008.jpg

antoine D'Agata.jpg

Pnom Penh 2008

 

Antoine d'Agata - vilnius lituanie 2004.jpg

Vilnius, Lituanie, 2004

 

Antoine d'Agata 5.jpg

 

antoine d'agata 52.jpg

 

 

 

antoine d'agata japon 2006.jpg

Japon 2006

 

 

antoine d'agata cuba 2009.jpg

Cuba 2009

 

 

antoine-d-agatha-chalon-musee-nicephore-niepce-02-11-jj-dijonscope-17.jpg

 

 

Antoine-d-Agata-pnom penh 2006.jpg

Pnom Penh 2008

 

 

 

Antoine d'Agata Puerto San Jose del Pacifico Guatemala.jpg

Puerto San Jose del Pacifico - Guatemala

Antoine_d'agata Puerto San Jose del Pacifico guatemala.jpg

 

 

Antoine d'agata RLMSC3389.jpg

 

antoine-dagata_le-BAL.jpg

Antoine-d-Agata_Magnum.jpg

 

 

 

antoine d'agata   Oswiecim 2002  Auschwitz.jpg

Oswiecim 2002 - Camp d'Auschwitz

 

 

antoine d'agata par Joost van den broek 2012.jpg

Antoine D’Agata est né le 19 novembre 1961, à Marseille.  Dès l’âge de 17 ans, il interrompt ses études pour vivre dans le monde de la nuit, à travers une dizaine de pays dans le monde. Cette période durera douze ans. Alors qu’il séjourne à New York en 1991, il s’inscrit à l’International Center of Photography où il suit notamment les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. En 1993, il s’installe en France et travaille comme maçon et barman jusqu’en 1997 quand il reprend la route et reccommence à photographier. En 1998 paraissent ses premiers ouvrages, De Mala Muerte et De Mala Noche. L’année suivante, il rejoint la galerie Vu à peine créée par Christian Caujolle. En 2001, il reçoit le prix Niépce. En septembre 2003 est inaugurée à Paris l’exposition 1001 Nuits, qu’accompagne la sortie de deux ouvrages, Vortex et Insomnia. En 2004, il intègre l’agence Magnum, publie son cinquième livre, Stigma, et tourne son premier court-métrage, El Cielo del muerto. L’année suivante paraît Manifeste. En 2006, le photographe tourne son deuxième film, Aka Ana, à Tokyo. Depuis 2005, sans port d’attaches, Antoine D’Agata photographie à travers le monde en vue de plusieurs expositions et ouvrages rétrospectifs prévus entre 2011 et 2013 : Musée Niépce, Paris, 2011 / Fotomuseum La Haye 2012 / Le Bal, Paris, 2013 / MuCEM, Marseille, 2013 / Forma, Milan, 2013.

 

 

 

 

« Je suis parti de peu de choses, une vie qui était une course sans destination précise mais qui laissait le champ libre à l'excès. Le désir était omniprésent mais étouffait dans le manque. J'ai voulu me reconstruire par l'exil. À dix-sept ans, j'ai vécu la rue. J'ai fui cette violence dix années durant. Le désir en creux. J'en porte les cicatrices à jamais.

 

Bangkok - 1989 - © jb avril

J'ai vécu sous couvre-feu émotionnel le désir du monde, impuissant à sortir de mes propres peurs qui étaient de l'ordre de la fascination de la chair. Une obsession immobile et frigide était le moteur de cette fuite frénétique. Ceux qui vivent en marge, qui s'injectent la vie à doses de chimie cinesthésique, qui vendent leur corps aux moins offrants, m'ont appris, lentement, à accepter la douleur et le plaisir comme le seul choix possible. Le désir du monde ne peut être que d'ordre sexuel. Le désir du monde n'aboutit pas. Le désir du monde est un face à face solitaire où chacun doit affronter ses propres démons. »

(Antoine d'Agata Le désir du monde Ed. Tétraède)

 

17/03/2013

Brandán Gómez

brandan-gomez-things-that-never-happened-e1358242146773.jpg

brandan gomez d_b.jpg

Brandán Gómez from Esto nunca’s serie0.png

brandan gomez 4.jpg

 
Photographe basé à Saint-Jacques de Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne. Il a également travaillé à Madrid et Turin. Il a surtout travaillé pour des projets publicitaires. Enfant, il regardait son père travailler dans le laboratoire de famille, en noir et blanc.