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18/03/2013

Dariusz Klimczak - Big fish (2012)

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Creuser

Creuser à mains nues

Les anfractuosités de l’être

Au parfum de fange

 

Poissons polychromes

Antédiluviens

 

Une barque en silence

De sa proue effilée

Pourfend ma mémoire

 

 

Cathy Garcia

in Mystica perdita

 

Antoine d'Agata

JUSQU'A CE QUE LE MONDE N'EXISTE PLUS... (extrait)

La nuit, le sexe, l'errance,...et la nécessité de photographier, non comme un acte réfléchi, mais comme une simple mise à plat d'expériences ordinaires ou extrêmes. Une pratique photographique indissociable d'une certaine façon d'appréhender l'existence, où le risque, le désir, l'inconscience et le hasard restent les éléments essentiels. Aucune attitude morale, aucun jugement, simplement l'éthique de l'affirmation qu'il faut, pour explorer certains univers, les partager jusqu'au bout, sans précaution aucune. Un passage à l'acte photographique, aux limites de la disparition, de la jouissance et de la mort. J'essaie d'établir un état des lieux nomade, partiel et partial, systématique et instinctif d'espaces physiques et émotionnels où je suis acteur à part entière. J'évite de définir à l'avance ce que je vais photographier. Les prises de vue sont dues au hasard des rencontres, des situations. Les choix, dans la mesure du possible, sont inconscients. Mais les obsessions restent les mêmes: la route, la peur, l'obscurité, l'acte sexuel... pour ne parler peut-être, finalement, que du simple sentiment d'exister. Au-delà des personnages en perdition et des dérives nocturnes, des scènes de fellation et des corps à l'abandon, ma photographie tente de traduire la scission par le mélange des corps et des sentiments, de découvrir des fragments de société qui échappent à toute analyse et visualisation instantanée de l'événement mais n'en sont pas moins ses constituants essentiels. La brutalité de la forme, l'exagération de la vision nous obligent, plus que les images qui prétendent documenter, à nous intéresser à la réalité de ce que nous voyons. Le spectateur peut alors exister, ne plus se retrouver en position de voyeur ou de consommateur, mais partager une expérience extrême, s'interroger sur l'état du monde et de lui-même.

Antoine d'Agata

 

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2006

 

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Antoine d'Agata, Phnom Penh. 2008.jpg

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Pnom Penh 2008

 

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Vilnius, Lituanie, 2004

 

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Japon 2006

 

 

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Cuba 2009

 

 

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Pnom Penh 2008

 

 

 

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Puerto San Jose del Pacifico - Guatemala

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Oswiecim 2002 - Camp d'Auschwitz

 

 

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Antoine D’Agata est né le 19 novembre 1961, à Marseille.  Dès l’âge de 17 ans, il interrompt ses études pour vivre dans le monde de la nuit, à travers une dizaine de pays dans le monde. Cette période durera douze ans. Alors qu’il séjourne à New York en 1991, il s’inscrit à l’International Center of Photography où il suit notamment les cours de Larry Clark et de Nan Goldin. En 1993, il s’installe en France et travaille comme maçon et barman jusqu’en 1997 quand il reprend la route et reccommence à photographier. En 1998 paraissent ses premiers ouvrages, De Mala Muerte et De Mala Noche. L’année suivante, il rejoint la galerie Vu à peine créée par Christian Caujolle. En 2001, il reçoit le prix Niépce. En septembre 2003 est inaugurée à Paris l’exposition 1001 Nuits, qu’accompagne la sortie de deux ouvrages, Vortex et Insomnia. En 2004, il intègre l’agence Magnum, publie son cinquième livre, Stigma, et tourne son premier court-métrage, El Cielo del muerto. L’année suivante paraît Manifeste. En 2006, le photographe tourne son deuxième film, Aka Ana, à Tokyo. Depuis 2005, sans port d’attaches, Antoine D’Agata photographie à travers le monde en vue de plusieurs expositions et ouvrages rétrospectifs prévus entre 2011 et 2013 : Musée Niépce, Paris, 2011 / Fotomuseum La Haye 2012 / Le Bal, Paris, 2013 / MuCEM, Marseille, 2013 / Forma, Milan, 2013.

 

 

 

 

« Je suis parti de peu de choses, une vie qui était une course sans destination précise mais qui laissait le champ libre à l'excès. Le désir était omniprésent mais étouffait dans le manque. J'ai voulu me reconstruire par l'exil. À dix-sept ans, j'ai vécu la rue. J'ai fui cette violence dix années durant. Le désir en creux. J'en porte les cicatrices à jamais.

 

Bangkok - 1989 - © jb avril

J'ai vécu sous couvre-feu émotionnel le désir du monde, impuissant à sortir de mes propres peurs qui étaient de l'ordre de la fascination de la chair. Une obsession immobile et frigide était le moteur de cette fuite frénétique. Ceux qui vivent en marge, qui s'injectent la vie à doses de chimie cinesthésique, qui vendent leur corps aux moins offrants, m'ont appris, lentement, à accepter la douleur et le plaisir comme le seul choix possible. Le désir du monde ne peut être que d'ordre sexuel. Le désir du monde n'aboutit pas. Le désir du monde est un face à face solitaire où chacun doit affronter ses propres démons. »

(Antoine d'Agata Le désir du monde Ed. Tétraède)

 

17/03/2013

Brandán Gómez

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Brandán Gómez from Esto nunca’s serie0.png

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Photographe basé à Saint-Jacques de Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne. Il a également travaillé à Madrid et Turin. Il a surtout travaillé pour des projets publicitaires. Enfant, il regardait son père travailler dans le laboratoire de famille, en noir et blanc.
 

16/03/2013

Claude Fauville

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Déesse des commencements

Mère Innombrable

Hylé du monde

 

Chacun de ses sanctuaires est marqué par l’omphalos, le nombril du monde.

 

Le lait de sa source jaillit des profondeurs.

Mater, materia, conscience intuitive.

 

Cathy Garcia in Universelle

 

 

 

Andreas Heumann

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"Mais le glébeux crie le nom de sa femme Hava-vivante.

Oui elle est la mère de tout vivant "

(3,20 trad. Chouraki)

 

 

 

 

 

 

12/03/2013

Andrew Sanderson

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Boy in a train

 

 

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Bucking horse

 

  

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Woodland - West Yorkshire

 

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Watering can ans felicia

 

 

http://www.andrewsanderson.com/

 

 

 

Andreas Heumann

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07/03/2013

Cristina Garcia Cordero - Haïti

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Jacmel. 2001. Une femme mentalement handicapée est venue seule à l'église pour se marier.

 

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St André Leogane

 

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Cristina Garcia Rodero - Burning Man festival

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04/03/2013

Claude Fauville

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Dmitry G Pavlov

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Photographe russe

http://dmitrypavlov.com/

28/02/2013

Cristina Rodero Garcia

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Diana Blok

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Photographe né à Montevideo, Uruguay en 1952. A vécu à Bogota, Colombia, Mexico City et Guatemala. Après des études de sociologie à Mexico, elle part en 1974, s'installer aux Pays-Bas, où elle vit toujours et se dévoue entièrement à la photographie.

http://www.dianablok.com/

Diane Arbus

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Child in a nightgown, Wellfleet, Mass. 1957

 

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New-York, 1960

 

 

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Russian midget friends in a living room on 100th Street- New York -1963

 

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Avaleuse de sabre albinos et sa soeur - 1970

 

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San Francisco

 

 

 

diane arbus-self-portrait.jpgPhotographe américaine (14 mars 1923 – 26 juillet 1971).

Diane Arbus a concentré son activité à New York et ses alentours, photographiant des inconnus dans la rue. Fascinée par les personnages hors-normes, elle photographie également des travestis, des transsexuels, des handicapés mentaux, des jumeaux, des nains, etc. En 1966, Diane Arbus contracte une hépatite, conséquence de sa méthode de travail très intimiste qui la menait souvent à avoir des relations sexuelles avec ses modèles. Cet événement marque le début de sa lente marche vers le suicide. En mélangeant le familier avec le bizarre, Diane Arbus dresse un portrait troublant de l'Amérique des années soixante. Elle s'attache pourtant à montrer que ces personnages étranges et atypiques, d'habitude considérés comme des "phénomènes de foire", sont avant tout des êtres réels ayant une vie et des habitudes comme tout le monde. Par ses photos, Diane Arbus révèle combien l'étrange peut surgir de n'importe où. En 1967, elle participe à l'exposition « New Documents » qui se tient au Musée d'art moderne de New York avec des portraits qui côtoient les vues urbaines de Lee Friedlander et Garry Winogrand. Là encore, son travail apparaît comme un événement qui contribue à imposer la photographie documentaire comme un genre artistique propre, se distinguant du reportage. Dépressive, elle se donne la mort le 26 juillet 1971 à Greenwich Village en avalant une quantité importante de barbituriques puis en s'ouvrant les veines. Son influence sur la photographie américaine est considérable. Elle a contribué à imposer l'idée que la photographie est un art à part entière. Elle travaillait en noir et blanc et développait elle-même ses travaux afin de maîtriser complètement le résultat de ses œuvres.

http://diane-arbus-photography.com/

 

 

 

27/02/2013

Cristina Garcia Rodero - Caminos de lluvia, Cuba, 2007

Cristina García Rodero Caminos de lluvia, Cuba 2007.jpg

 

Sous la pluie

chemine

la petite fée

elle va

nus pieds

sur la route mouillée

l'odeur de la terre

en guise de parfum

le grelot des rivières

au creux de l'oreille

 

Cathy Garcia, 27 février 2013