Albane Gellé
un héron sait ce qui lui va : du ciel et des poissons il permet qu’on le regarde un peu de près calme il connaît sa faim et sa patience il sait ce qui lui va oui il a les pieds dedans : le fleuve
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un héron sait ce qui lui va : du ciel et des poissons il permet qu’on le regarde un peu de près calme il connaît sa faim et sa patience il sait ce qui lui va oui il a les pieds dedans : le fleuve

J’ai besoin de contrôler, de mettre des règles là où il n’y a qu’énergies incontrôlables. Sauvages. Animales. Qui tracent un pont vers le ciel.
cg in Journal 2005







Pour édifier un nouveau monde
Tous les désespoirs sont permis

Je marche, je marche, cédant au poids qui me ramène à la terre, sans jamais rien rencontrer qui puisse briser le mortel enchantement. Besoin d'un déluge pour refleurir mon jardin, tout est désespérément sec, stérile !
Plus rien à donner qu’un amour désespéré, plus rien à tendre que les griffes. Une dernière fois. Avant de déchiqueter mon propre visage, devenir lambeaux que le vent emporte. Qu'il n'en reste rien !
cg, à Geleen, Hollande, août 1997
in Calepins voyageurs et après ?
une telle nuit à
vouloir rompre les tables

Illustration de The Lady is a Witch de Norman A Daniels

Chaque geste, chaque mot, chaque cause et sa cascade de conséquences. Je n’agis pas rationnellement en ce moment. Je poursuis je ne sais quelle queue de comète qui m’indique je ne sais quoi.
cg in Journal 2005
Il nous arrive si souvent d’être nos propres étrangers. D’être là sur le seuil de nos fragments à ne plus savoir où mettre les pieds.


Aurait-il été contaminé ce singe ancestral, par quelque virus de conscience en poussières d’étoiles ? Combien d’ « humanités » se sont elles déjà pulvérisées ?
cg in Journal 2007
un bruit d’eau dans le fleuve c’est le soir qui finit
et sans un seul homme tout ce qui commence


Aïe
Captive d’une hallucination
Barbouillée de mauvaises semailles
j'ai des ailes mais je déraille
y'a de la houle et je dérouille
est-il l'heure du bye bye ?
j'en sais rien mais ça fait un bail
que l'eau mouille quand elle pleure
j'ai le bas qui file
ça me fait un beau rail
le nez qui rouille
qui se cocaïne
mais ça fait longtemps qu'on sait
que les trains ne partent jamais à l'heure
on pourra toujours coucher nus
entre deux draps de beurre
à l'envers à l'endroit
avec le cœur qui démaille
cg 2013