Tim Navis - Dead tree

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L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
in Paroles et musique

Coucher de soleil pas très loin de Barcelone. J'ai vu défiler de beaux paysages, mer bleu, terre rouge, oliviers, yuccas magnifiques... J'aimerais m'étendre au pied d'un arbre. Une solitude ramassée m’enténèbre. Elle a pris racine en moi, il y a sans doute fort longtemps. Elle me serre, m'étouffe et personne ne comprend. Je suis lasse des hommes, nous ne parlons pas le même langage.
cg, juillet 1998
in Calepins voyageurs et après ?



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Vous reconnaîtrez l'œuvre et l'ouvrier authentique à ce signe qui ne manque pas : tous deux ensemble rajeunissent. Ils mourront enfants, à force de courir vers l'origine du monde. Créer veut dire aller vers les mains de l'ouvrier divin à l'aube des choses. Inverser le temps.
in Le Tiers-Instruit





Il a le cœur sec et il est en train d’assécher le mien. Il m’est difficile d’être douce car je ne reçois de lui, aucune douceur. En essayant de me garder sur terre, il me pousse à rêver encore plus. Je ne me nourris que de rêves et à force cela devient amer.
cg in Journal 1988-91


Pense-bête
Musique de mes vertèbres, cadence de mon sang.
Cendres et sang, rognures de lettres mortes.
Penser quand je serai morte à récupérer mes os.
cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère 2011)
Si tu révèles ton secret au vent, tu ne dois pas lui reprocher
de le révéler à l'arbre.
in Le sable et l'écume

Joie de vivre. Printemps. Sève. Rire. Faire circuler la sève. Joie de vivre. Simplicité. Sourire. Vrai. Couper, tailler les branches mortes. Vides. Desséchées. Il n’y a rien à préserver. C’est l’amour qui est maître. Juste vivre. Tailler. Ce qui doit pousser, pousse. Ce qui doit mourir est déjà mort. Vivre. Vraiment. Ne pas gâcher la sève, la joie. Printemps. Sortir. Sourire. Rire grand, vrai, aux éclats. Quitter la triste mine, l’écorce sèche de la douleur. L’amour vrai ne meurt pas, seules les illusions tombent. Les projections. Les rêves creux sont morts mais de nouvelles pousses, toujours. La sève coule, la joie. Je demande, je demande, je demande joie, sève, rayonnement. La force de la sève. Simplement. Je demande plénitude à mes vides. Irrigation. Printemps pour mon cœur.
cg in Journal 2004



La peur est dure et infranchissable, mais si on fonce dedans, on la traverse comme une feuille de papier sur laquelle un farceur aurait dessiné des briques.
in Le cœur est un muscle involontaire


