Paul Cava

J’ai trop lu de poésie. Combien de fois le mot étoile, le mot lumière, le mot liberté ? Combien de fois l’amour, l’automne et la beauté ? Le souffle, la source et la vérité. Ces mots qui tournent dans une ronde folle, passent de bouche en bouche, de feuille en feuille. Combien de fois le feu et la fumée ? Les mots sont vains. Ce qui reste de la poésie quand on se tait, voilà sans doute, une question qui mériterait d’être posée. Que serait le poète sans les mots ? Un cœur palpitant arraché d’une poitrine, un sexe turgescent, une fontaine au creux d’une ravine ? Un soleil plongeant dans l’obscur des océans ? Que serait le poète sans ses mots, le peintre sans sa peinture ? Voilà ce qui m’intéresse aujourd’hui.
cg in A la loupe, tout est rituel









































Pablo Amaringo, peintre péruvien qui tira son inspiration de sa pratique d'ayahuascuero. Il est né en 1943 (ou en 1938?) à Puerto Libertad en Amazonie péruvienne. Il a participé à sa première séance d’Ayahuasca à 10 ans seulement et suivra l'initiation pour devenir à son tour un vegetalista, nom par lequel sont désignés les guérisseurs indigènes de l'Amazonie péruvienne qui emploient des plantes et la plupart d'entre eux sont des ayahuasceros. En 1977, il a abandonné cette vocation pour se consacrer entièrement à la peinture et l'enseigner gratuitement à l'école Usko-Ayar, qu'il a lui-même fondé à Pucullpa où il vit. Il est mort en 2009.