Alex Howitt - 2011 - 2012








Photographe et artiste londonien
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.








Photographe et artiste londonien

ARBRE
J’aime ta présence lénitive
le chant des multitudes que tu abrites
cette tendre complicité du bois et de la plume
j’aime la sensualité de tes étirements
les lignes de ta silhouette
— fût et veines —
quand elle puise à l’encre de la nuit
j’aime la mélopée de la sève
ce chant de l’eau
sous ta peau de pachyderme
j’aime ton étreinte avec le ciel
les bijoux que t’offre la pluie
j’aime la grâce du vent
dans tes branches les plus fines
j’aime ton si plein silence
laisser mon cœur battre contre le tien
j’aime cette danse pulsée d’humus et de mousse
j’aime ta force tranquille ta folie des hauteurs
j’aime le charnel de tes racines
leurs galaxies symbiotiques
j’aime ce pacte d’alliance
ta complicité avec les profondeurs
arbre je t’aime
cg , 2006
in Je l'aime nature



de la série Chessmen
Erwin Olaf, né Erwin Olaf Springveld en 1959 à Hilversum au Pays-Bas, est un photographe hollandais. Il vit et travaille à Amsterdam depuis les années 1980. Erwin Olaf a tout d'abord étudié le journalisme à Utrecht avant de se lancer dans la photographie de mode et la publicité. Sa carrière a pris une dimension internationale après qu'il a reçu le premier prix du concours Young European Photographer pour sa série Chessmen en 1988. Cette série a ensuite fait l'objet d'une exposition au célèbre Musée Ludwig à Cologne en Allemagne. En un regard ses travaux nous frappent par leur étrangeté, leur volonté provocatrice mais aussi par la solitude de ses personnages. Ses projets personnels portent sur des sujets très variés comme Paradise Portraits qui met en scène des clowns inquiétants « Pour moi, les clowns représentent l'anonymat et le danger. Même s'ils sont supposés amuser les enfants, ils sont effrayants » , Grief en 2007 qui montre des personnages endeuillés ou encore sa série Berlin en 2012 se passant dans le Berlin de l’entre-deux-guerres. Il accorde dans cette série une importance à la lumière. Erwin Olaf travaille en parallèle de ses projets personnels avec des marques de renom comme Nokia, Levi's ou plus récemment pour Bottega Veneta. Il n’a cependant pas hésité à critiquer avec sa série Fashion Victims réalisée en 2000. Cette série de photos met en scène des modèles nus aux visages couverts par des sacs de marques telles que Chanel, Gucci, Versace, Yves Saint Laurent ou encore Moschino. Malgré cette provocation apparente ses photographies restent très travaillées.

Kumano Warterfalls

Pine Needles in Ice, 1967

Monument Valley, Utah

Snow lovers

Volcano, Surtsey

A fantasy, 1915

Dayspring on the High, 1890's


Alexander Keighley (1861-1947), photographe pictorialiste britannique et directeur de l'entreprise textile familiale. Après avoir remporté un concours de Photographes amateurs en 1887, son travail a été plus tard exposé et recueilli par des sociétés aux Etats-Unis et en Europe.



Né en 1921 au Mozambique, John Latham met en avant le rôle des micro-événements dans le fonctionnement de l'Univers et cherche à les transposer dans l'art en se servant d'objets réels pour peindre et sculpter. En 1958, il inaugure un ensemble de reliefs incorporant des ouvrages littéraires, ce qui l'amènera à commettre Belief system The Bible and Voltaire l'année suivante. Esprit libre, il milite pour un rapprochement entre l'art, l'industrie, le commerce et la politique. Pour l'anecdote, il se fait renvoyer en 1967 de l'établissement où il enseigne pour avoir organisé une manifestation consistant à mâcher et faire mâcher les pages d'un célèbre ouvrage critique américain. Sa côte a presque triplé en un quart de siècle.

http://www.johnjudepalencar.com/
DES AIRS DE SABLE NOIR
vague abonde en mon sang
immensité oppressante
y’a t-il quelqu’un ici ?
thébaïde
pas même un mensonge un mirage humain
le ciel me couve de doigts sombres
la lumière cherche à percer
la chair de l’intérieur
amour
et me voilà à genoux vaste désert
j’attends la pluie y cacher mes larmes
que ma rage infinie daigne rendre les armes
guerrière assagie accroupie sur le sable.
y pisser en paix
in Mon collier de sel


The Water Nymph

An Incantation

Lilith

Priestess of Delpi

Lady Godiva
John Collier, était un écrivain et artiste-peintre britannique préraphaélite. Il fut un des grands portraitistes de sa génération. Il était le fils d'un juge et artiste amateur, Robert Porrett Collier. Né le 27 janvier 1850 et mort le 11 avril 1934, à Londres.

Fièvre blanche. Au centre des pupilles, la veine de nuit.
A la fourche des doigts, mes flocons d’encre bleuissent.
Mise au pas. Marcher tout droit.
Révolution. Tourner en rond.
Attaquer le chat au chalumeau pour qu’il en sorte un chameau.
Jouer avec les mots.
Balles au bond, rebonds.
Au vol et revol vers quoi ?
Nous brocantons le futur tandis que décantent les souvenirs dans la cuvette sacrée.
Aujourd’hui je lave mon sang.
cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère 2011)

Ecoutez ! J’entends le sanglot des papillons dans la caverne.
La lente trajectoire hivernale. Ressac, sel et sang sous les paupières.
L’horloge folle fait le grand saut quantique.
La terre s’offre à l’espace. Les paroles se cristallisent. L’eau dénoue le vent.
Dans l’échancrure de la lumière,
La graine de beauté.
cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère 2011)




Portrait de Weasel Tail - Peigan, Alberta, Canada

Alberta, Canada, 1886
Ernest Brown est né à Middlesborough en Angleterre en 1877. En 1893, il entre en apprentissage en tant que photographe de James Bacon de Newcastle. En 1902, il émigre au Canada. A partir de 1904, il travaille comme photographe pour CW Mathers à Edmonton. Il rachète le studio de Mathers et en 1907, il achète son stock de négatifs historiques. Brown a acheté le stock de plus d'une douzaine de photographes Edmonton pour former la collection Brown de photographies historiques , une partie des archives Alberta.

MATER TENEBRARUM
Noir peau sang racine originelle cœur sueur
Palpitant de terre suc ma terreur absolue
Crue d’un fleuve mes artères
Boue limon de nos chairs affolées
J’aborde un estuaire neuf
Cosmos brise-moi
Comme un œuf que se répande
Le vivant
Rien n’est jamais pour RIEN
Je te reconnais
Tu m’as reconnue
Posons le masque
Pourquoi es-tu revenue toi
Source ?
La leçon est infinie
Déroule ses fresques mouvantes
Mère serpent ta peau ma peau
Ombre lumière
Nos lunes conjointes
Insufflent à mon ventre
De gigantesques marées
Est-ce temps de la mue ?
Cg, 2006

Terre cuite patinée
photo (c) Frédéric WATBLED