George Inness - Hazy Morning, Montclair, New Jersey, 1893

ALOUETTES
Passagères du jour
Aux yeux d’étoiles
Elles boivent la rosée
Sur des chemins
Que respirent les blés
.
Cg
in Petit Livre des Illuminations Simples
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ALOUETTES
Passagères du jour
Aux yeux d’étoiles
Elles boivent la rosée
Sur des chemins
Que respirent les blés
.
Cg
in Petit Livre des Illuminations Simples


MON AMOUR…
si j'étais une fée
pour toi je referais
au monde une beauté
et je t’offrirais
de grandes et belles montagnes
au sein de lumineuses cocagnes
des sources qui sifflotent
des torrents qui tangotent
des rivières qui rêvent
sur des galets de mousse
un orchestre d'oiseaux
rien que pour toi
une symphonie de couleurs
et de joie
oui mon amour je t’offrirais
des arbres débordant de fruits
pour tes rêves un abri
je coucherais sous ton corps
les feuilles les plus douces
et chaque matin à ton réveil
vêtue de la seule clarté du jour
je serai là portant au bras
un panier plein d'amour
cg 1992
in Toboggan de velours


DÉSERT
Des mots brindilles
Des mots combustion lumière
Des mots étourdissants d'étoiles
Des mots mirages
Loin là-bas
Où mon âme
Soupire
Marcher
Marcher sans fin
Rejoindre le départ
Le point de nulle part
Ensablé de beauté
Jour de feu, nuit de glace
Une seule et même brûlure
Cg in Ailleurs Simple (Nouveaux Délits 2012








Photographe et artiste londonien

ARBRE
J’aime ta présence lénitive
le chant des multitudes que tu abrites
cette tendre complicité du bois et de la plume
j’aime la sensualité de tes étirements
les lignes de ta silhouette
— fût et veines —
quand elle puise à l’encre de la nuit
j’aime la mélopée de la sève
ce chant de l’eau
sous ta peau de pachyderme
j’aime ton étreinte avec le ciel
les bijoux que t’offre la pluie
j’aime la grâce du vent
dans tes branches les plus fines
j’aime ton si plein silence
laisser mon cœur battre contre le tien
j’aime cette danse pulsée d’humus et de mousse
j’aime ta force tranquille ta folie des hauteurs
j’aime le charnel de tes racines
leurs galaxies symbiotiques
j’aime ce pacte d’alliance
ta complicité avec les profondeurs
arbre je t’aime
cg , 2006
in Je l'aime nature



de la série Chessmen
Erwin Olaf, né Erwin Olaf Springveld en 1959 à Hilversum au Pays-Bas, est un photographe hollandais. Il vit et travaille à Amsterdam depuis les années 1980. Erwin Olaf a tout d'abord étudié le journalisme à Utrecht avant de se lancer dans la photographie de mode et la publicité. Sa carrière a pris une dimension internationale après qu'il a reçu le premier prix du concours Young European Photographer pour sa série Chessmen en 1988. Cette série a ensuite fait l'objet d'une exposition au célèbre Musée Ludwig à Cologne en Allemagne. En un regard ses travaux nous frappent par leur étrangeté, leur volonté provocatrice mais aussi par la solitude de ses personnages. Ses projets personnels portent sur des sujets très variés comme Paradise Portraits qui met en scène des clowns inquiétants « Pour moi, les clowns représentent l'anonymat et le danger. Même s'ils sont supposés amuser les enfants, ils sont effrayants » , Grief en 2007 qui montre des personnages endeuillés ou encore sa série Berlin en 2012 se passant dans le Berlin de l’entre-deux-guerres. Il accorde dans cette série une importance à la lumière. Erwin Olaf travaille en parallèle de ses projets personnels avec des marques de renom comme Nokia, Levi's ou plus récemment pour Bottega Veneta. Il n’a cependant pas hésité à critiquer avec sa série Fashion Victims réalisée en 2000. Cette série de photos met en scène des modèles nus aux visages couverts par des sacs de marques telles que Chanel, Gucci, Versace, Yves Saint Laurent ou encore Moschino. Malgré cette provocation apparente ses photographies restent très travaillées.

Kumano Warterfalls

Pine Needles in Ice, 1967

Monument Valley, Utah

Snow lovers

Volcano, Surtsey

A fantasy, 1915

Dayspring on the High, 1890's


Alexander Keighley (1861-1947), photographe pictorialiste britannique et directeur de l'entreprise textile familiale. Après avoir remporté un concours de Photographes amateurs en 1887, son travail a été plus tard exposé et recueilli par des sociétés aux Etats-Unis et en Europe.



Né en 1921 au Mozambique, John Latham met en avant le rôle des micro-événements dans le fonctionnement de l'Univers et cherche à les transposer dans l'art en se servant d'objets réels pour peindre et sculpter. En 1958, il inaugure un ensemble de reliefs incorporant des ouvrages littéraires, ce qui l'amènera à commettre Belief system The Bible and Voltaire l'année suivante. Esprit libre, il milite pour un rapprochement entre l'art, l'industrie, le commerce et la politique. Pour l'anecdote, il se fait renvoyer en 1967 de l'établissement où il enseigne pour avoir organisé une manifestation consistant à mâcher et faire mâcher les pages d'un célèbre ouvrage critique américain. Sa côte a presque triplé en un quart de siècle.

http://www.johnjudepalencar.com/
DES AIRS DE SABLE NOIR
vague abonde en mon sang
immensité oppressante
y’a t-il quelqu’un ici ?
thébaïde
pas même un mensonge un mirage humain
le ciel me couve de doigts sombres
la lumière cherche à percer
la chair de l’intérieur
amour
et me voilà à genoux vaste désert
j’attends la pluie y cacher mes larmes
que ma rage infinie daigne rendre les armes
guerrière assagie accroupie sur le sable.
y pisser en paix
in Mon collier de sel


The Water Nymph

An Incantation

Lilith

Priestess of Delpi

Lady Godiva
John Collier, était un écrivain et artiste-peintre britannique préraphaélite. Il fut un des grands portraitistes de sa génération. Il était le fils d'un juge et artiste amateur, Robert Porrett Collier. Né le 27 janvier 1850 et mort le 11 avril 1934, à Londres.

Fièvre blanche. Au centre des pupilles, la veine de nuit.
A la fourche des doigts, mes flocons d’encre bleuissent.
Mise au pas. Marcher tout droit.
Révolution. Tourner en rond.
Attaquer le chat au chalumeau pour qu’il en sorte un chameau.
Jouer avec les mots.
Balles au bond, rebonds.
Au vol et revol vers quoi ?
Nous brocantons le futur tandis que décantent les souvenirs dans la cuvette sacrée.
Aujourd’hui je lave mon sang.
cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère 2011)

Ecoutez ! J’entends le sanglot des papillons dans la caverne.
La lente trajectoire hivernale. Ressac, sel et sang sous les paupières.
L’horloge folle fait le grand saut quantique.
La terre s’offre à l’espace. Les paroles se cristallisent. L’eau dénoue le vent.
Dans l’échancrure de la lumière,
La graine de beauté.
cg in Le poulpe et la pulpe (Cardère 2011)

