Auteur inconnu

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Parfois il faut boire, pour désigner l’indicible,
Découvrir des territoires d’absence
Et retrouver l’ivresse de la langue. Force obscure de la vie.
C’est le seul mérite d’être élevé au rang des hommes.

AMER INDIEN.
Son cœur soulève une canine de puma.
Oser un pas
vers cet orgueil dressé.
Visage d'avant le pillage
la cruauté
l'alcool et les bacilles
l'indifférence.
Visage d'un Paradis massacré
d'un Premier Homme
histoire d'un silence.
Sur ses avant-bras pendent
des cascades de colliers.
« One dollar »
articule l' Indien sans ciller.
Contretemps du rêve
accroc aux armoiries du Paradis
partir sans se retourner
peur de lire le mépris
sur des lèvres guarani.
Le fleuve était gros.
Un concert de crapauds imprima son sillon
s'y lova l' Homme-Blason.
Océan
que n'as-tu englouti
les caravelles de Colomb?
Humain perdu
à jamais tu rends visite
à l' Humaine qui m' habite.

Errance, ma patrie. Fraternelle, les nuages. Ne pouvoir vivre sans les sentences d’horizon. Avancer sur la terre fumante. (...) Même sous les ronces et les averses, l’exultation m’est familière.
in Veille le vent

Chants taoïstes
Foin du savoir et de l'étude
Mon esprit, vagabond du silence !
Foin du savoir et de l'étude
Mon esprit vagabond du silence
A toujours regretter
jamais on ne se trouve
Un ruisseau pour jeter ma ligne
et je jouis de tout un royaume
Les cheveux défaits, j'emporte mon chant
que les hommes reprennent aux quatre frontières
Quel en est le refrain ?
Mon esprit, vagabond du silence !

Juillet gris par la fenêtre
A dérobé la lumière
Les geais comme des bombardiers
Et résonne un chant de Mongolie
Le rythme se répand dans les muscles
Taper cogner battre tambour
Faire grincer les cordes tendues
Le temps est absent
cg, juillet 2007
Un splendide et bouleversant documentaire à la mesure de celui qui en est le centre, le photographe brésilien Sebastião Salgado.

Le poète n’a pas peur du néant
in Pensée et poésie

Prunes jaunes, farine d'épeautre, deux œufs, lait de riz, sucre rapadura, cannelle, un peu de beurre pour le plat.
Couper les prunes en morceaux, et disposer au fond d'un plat allant au four et beurré. Les saupoudrer de sucre et de cannelle. Mélanger la farine, les œufs et quelques cuillérées de sucre, verser le lait et battre le tout jusqu'à ce que ce soit mousseux. Verser sur les prunes, et mettre au four une vingtaine de minutes. Servi tiède avec une boule de glace au praliné, c'est délicieux.