Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/08/2015

Unattributed - Wild flowers growing on the banks of a pond

Unattributed • Wild flowers growing on the banks of a pond, n.d.n.jpg

 

 

Les amants s’empressent sur des lits de peaux. D’autres vont nus à bord de barques violettes.

 Combien de mensonges verseront-ils sur l’ermitage de l’aube ?

 

cg in Fugitive, Cardère 2014

 

 

 

Unattributed • Mont-Saint-Michel - 1900

Unattributed • Mont-Saint-Michel, ca 1900 ._n.jpg

 

 

Guénane

 

Mélancolie ce soir

 Petite bouteille à la mer

Emplie de bile noire.

 

 in Oceano saxo solo

 

 

Eduardo Gageiro - Portugal 1973

Eduardo Gageiro Portugal 1973.jpg

 

Jacques Prévert

 

...Un ouvrier c’est comme un vieux pneu,
Quand y’en a un qui crève,
On l’entend même pas crever...

 

 

David Mayhew - Islande

David Mayhew_Islande.jpg

 

 

Alexandre Romanès

 

Ils portent le fer dans le ciel,
ils construisent des murs partout,
pour chaque mouvement du bras, une loi.

S'ils pouvaient faire des parcelles
...avec le ciel, ils le feraient.
Assis dans l'herbe
entre les fleurs et les reflets du ciel,
je les regarde courir dans tous les sens.
Ils n'avancent pas.
Pire : ils reculent.

 

 

30/08/2015

David de Rueda - Abandonned places

david de Rueda les lieux abandonnés.jpg

 

 

Jean-Damien Roumieux

 

Les martinets s’insurgent en jouant contre la suie qui recouvre le ciel. Les pieds couverts de boue, nous rêvons, seulement rêvons, d’une échappée, d’un défi aux clôtures qui soit définitif.

 

 in Veille le vent

 

 

 

Auteur inconu

 

 

Auteur inconnu (2).jpg

 

 

Je marche.

Je dois marcher.

 

Le ciel a mordu. Les chiens sont lâchés.

Dans les poitrines, les cœurs s’épavent.

On offre les hirondelles aux crocs du boucher.

 

Partout, s’installent des cirques funèbres.

 

Les ébréchés se font berner par les miroirs.

Torpeur... Foutoir irrespirable.

 

Je dois marcher.

 

 

cg in Fugitive, Cardére 2014

 

 

 

Wayne Bierbaum - Bowing Tree Swallow

Bowing Tree Swallow    _540.jpg

 

Et ceux qui en ce moment font tomber les nids d’hirondelles de leurs façades ? Faut-il être crétins insensés pour à ce point ne rien comprendre !

 

cg in Calepin paisible d'une pâtresse de poule (Ed. Nouveaux Délits 2012)

 

 

 

 

 

 

 

27/08/2015

Trans(e)fusée, 30 essais de décollage du réel, lu par Marilyne Bertoncini

 

Edition: Gros Textes

Trans(e)fusée, Cathy Garcia
40 pages, 9 €   

 

S’embarquer avec Cathy Garcia dans sa Trans(e)efusée, c’est faire un voyage d’humour et de non-sens, ponctué de belles images en pleine page (collages et gouaches de l’auteur qui les appelle des gribouglyphes) mêlant lettres et figures dans un joyeux désordre coloré qui donne le ton de ce recueil ludique et surréaliste, regroupant une trentaine de textes écrits entre 1993 et 2013.

Surréaliste ? Dada même, tant l’auteur se joue des codes de la bien-disante bienséance, dans ces poèmes et images en liberté, qui ne sont pas tant dénués de sens qu’ils ne secouent les clichés et tics du langage, pour en faire sourdre un sens autre, ordinairement inaccessible sous les couches policées du discours ou du jargon fleuri d’une certaine littérature – Langue embrouillée de poètes. Ici Une guêpe allumée dessine des jarretelles sur les pattes d’une musaraigne. Les laitues sont aux champs, les biches aux abois. Les murmures pourrissent sur des chemins d’épines.

Entre hypallage et contre-emploi des images, on a une idée de l’imagerie bouffonne qui accompagne le lecteur, partagé entre le rire et le plaisir de découvrir les contraintes d’écriture qui président aux poèmes – à-peu-près, logorallye… – on pense à Oulipo, à Prévert, à Raymond Roussel aussi, évidemment, dans ces textes qui ne se prennent pas le chou, ainsi que nous le précise l’auteur à sa façon dans le poème liminaire, fort justement intitulé D’Asile à Zoo C’est en toute quiétude que je ne fais nulle rature à ce texte savant. / J’étais déjà têtue dans l’utérus, malle à la dextre, à espérer n’importe quel joueur de yo-yo ou de balafon qui m’emporterait au Zaïre ou au plafond.

Extravagantes, ces jongleries nous promettent « trente essais de décollage du réel » – et nous promènent dans un cirque de mots, par-delà le cercle rugueux du réel, entre rêverie fantaisiste et réalités hétéroclites, où jongle la peau-était-ce ? (titre d’un poème) – amenant le lecteur à se demander si ce recueil – par ailleurs mine d’idées pour l’animation d’ateliers d’écriture – n’est pas aussi l’envers d’un art poétique – art peau-éthique en liberté – selon des termes proches de ceux utilisés par Cathy Garcia – par ailleurs rédactrice de la revue Nouveaux Délits – comme slogan de son blog : Une quête d’éthique plutôt qu’une étiquette.

 

Marilyne Bertoncini

en ligne sur : http://www.lacauselitteraire.fr/transefusee-cathy-garcia

 

 

19:43 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

Endré Penovac - What is for dinner

Endré Penovac What is for dinner.jpg

 

 

Max Alhau

 

Tu sais qu’en fin de compte

 Le mystère l’emportera

 Sur l’évidence ou la raison.

 

 

Daniel Smith - On the edge

Daniel Smithon-the-edge.jpg