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30/09/2015

Revue Nouveaux Délits - édito du numéro 51

 

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 En panne d’édito… Oui comme une fatigue de la tête, un encombrement de décombres, l’impression de ramer depuis des siècles dans une épaisse mélasse, où d’innombrables serpents passent leur temps à se mordre la queue. La sensation d’être toujours en retard, ou trop en avance, allez savoir, mais en décalage permanent ça oui. C’est peut-être ça « être poète », mais à vrai dire « être » suffirait, car les étiquettes collent mal ou collent trop, et elles ne servent à vrai dire qu’à rassurer le contenu du bocal qui nous sert d’identité. Époque de transition on appelle ça, je crois bien, mais toutes les époques ne sont-elles pas « de transition » ? Celle-ci est de grande confusion en tout cas. L’hyper-information, l’hyper-informatisation, la mondialisation de tout et n’importe quoi mais certainement pas de l’essentiel, les grands élans de solidarité commandités, la propagande qui ne dit plus son nom, on en vient à se méfier de ses propres pensées. En fait, non je n’ai plus rien à dire, je persiste à faire certaines choses, mais je n’ai plus envie d’en parler, j’ai le tournis là. C’est l’appel de la forêt, de la grotte, du silence…. La fatigue c’est aussi peut-être le début d’une forme de lâcher-prise, trop longtemps que j’obéis à la pression, à tenter d’être………….quelque chose, et en vérité sur l’échelle sociale, je suis tout en bas, écrasée sous le premier barreau, dans cette mélasse où j’ai depuis longtemps perdu mes rames, avec ces innombrables serpents qui se mordent la queue. Mais, j’ai encore ce qu’il faut pour faire une revue de poésie qui s’appelle Nouveaux Délits, c’est un clin d’œil auquel je tiens. Alors, merci à toutes celles et tous ceux qui font que ce clin d’œil ne meurt pas et merci à moi-même de m’accorder la liberté d’être en panne d’édito.

 

CG

 

 

Apprends à te respecter beaucoup plus devant

ta propre conscience que devant autrui.

Démocrite

 

 

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

Têtes blondes de Perrine Le Querrec

 éditions Lunatique, 4 juillet 2015. 80 pages, 8 euros.

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En couverture, « La Main de Gaïa », photo d’Isabelle Vaillant.

 

Abus, abandon, aliénation, agression, dépression, démence, isolement, paranoïa, peur, violences psychologiques, physiques et ce jusqu’à ce que mort s’ensuive… On retrouve dans ce recueil de nouvelles, au titre faussement léger, les thématiques qui travaillent au corps à corps Perrine Le Querrec, la vase dans laquelle sa plume va puiser. Ces têtes blondes, tantôt victimes, tantôt bourreaux, parlent d’enfance, de jeunesse saccagées par la folie des uns ou des autres, dans un climat toujours très oppressant, « comme à la maison où on doit sculpter sa place dans le marbre des cris », se dit la petite fille dans Fourmilière.

 

Difficile de respirer, Perrine le Querrec écrit une langue d’apnée. Le lecteur est pris au piège.

 

La première nouvelle nous happe dans un tourbillon de parures, de boutiques, de cabines d’essayage, et une enfant putain de sa mère qui n’a qu’un souhait, disparaître. Petite lolita contrainte par une mère toxique, on pense à Irina Ionesco et sa fille Eva.

 

De même Foyer, peut faire penser au film Mommy du québécois Xavier Dolan.

 

Des ambiances empesées comme des camisoles amidonnées, des bouches suturées, maison, foyer, couvent, société, dans lesquels on s’enferme ou se fait enfermer, abandonner, dépecer.

  

Têtes blondes peut-être, mais surtout têtes coupées.

 

Cathy Garcia

 

 

 

  

103603315_o.jpgPerrine Le Querrec est née à Paris en 1968. Ses rencontres avec de nombreux artistes et sa passion pour l’art nourrissent ses propres créations littéraires et photographiques. Elle a publié aux Carnets du Dessert de Lune : Coups de ciseaux, Bec & Ongles (adapté pour le théâtre par la Compagnie Patte Blanche), Traverser le parc, La Patagonie et Pieds nus dans R. Et puis No control, Derrière la salle de bains, 2012 ; Jeanne L’Étang,  Bruit Blanc, avril 2013 ; De la guerre, Derrière la salle de bains, 2013 ; Le Plancher, Les doigts dans la prose, avril 2013. Elle vit et travaille à Paris comme recherchiste indépendante. Les heures d’attente dans le silence des bibliothèques sont propices à l’écriture, une écriture qui, lorsqu’elle se déchaîne, l’entraîne vers des continents lointains à la recherche de nouveaux horizons. Perrine Le Querrec est une auteure vivante. Elle écrit dans les phares, sur les planchers, dans les maisons closes, les hôpitaux psychiatriques. Et dans les bibliothèques où elle recherche archives, images, mémoires et instants perdus. Dès que possible, elle croise ses mots avec des artistes, photographes, plasticiens, comédiens. http://entre-sort.blogspot.be/

 

 

 

29/09/2015

Dani Soon - Love is blind - 2014

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Je n’ai été qu’aveugle, aveugle et aveuglée. Idiote et inadaptée. Dispersée. Écartelée. Démembrée. Dévorée.

cg in Journal 2009

 

 

 

Louis Pons - Diabolikoko

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Claire Hexer

 

Entendre reste possible. Grinçant, dites-vous, mais quand diable avez-vous reçu la promesse de l’harmonie facile ?

 

Oui, je pourrais être fatigué de vos questions. Je transporte les miennes, en sac sciant l’épaule. Incrustations : il n’est pas question de s’en défaire. Vaciller doit-être le propre de beaucoup d’entre nous.

 

Il y a là aussi ma vieille compagne, cette intrinsèque béance. Je ne vous la présente pas, vous connaissez ses traits ; une de ses sœurs marche dans votre ombre.

 

 in L’entredeux

 

 

 

12:20 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2015

Dani Soon - Blue apple - 2014

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Il y a les peurs oui, innombrables, envahissantes, les mauvais pressentiments, les ennuis à répétition, les coups du sort qui s’acharne et tout ce qu’il faudrait comprendre pour transformer, se transformer soi sans savoir s’il faut avancer ou reculer, s’il faut ci, s’il faut ça…. La mécanique enrayée du mental. L’envie de dormir.

 

 cg in (c)Ourse bipolaire

 

 

Berthe Morisot - Chaumière en Normandie (1865)

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11:29 Publié dans ESCAPADES | Lien permanent | Commentaires (0)

Colette Muhyard

 

Et si l’arbre sous le vent

Secoue ses oiseaux

Je ne veux point sous le jour

Secouer mes rêves

 

 

 in Ferveur

 

 

 

11:29 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2015

Osamu Obi

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Diane Meunier

 

Je sais qu’elle a raison : le bonheur est une sorte de mort

 

un engourdissement malsain

 

un ennui profond plombé de lumière et cette lumière est dangereuse

 

 

 

in Abattre les cathédrales

 

 

 

 

13:40 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Endré Penovac

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Diane Meunier

 

  

Par-dessus la terre

  quand la brume blanche se mêle à l’air bleuté

  on pourrait croire

 

 miracle ! –

 

 que tout semble pardonné

 

 

in Poésie Aggravée

 

 

 

13:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2015

Jia Youfu

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20:12 Publié dans ESCAPADES | Lien permanent | Commentaires (0)

Anna Blandiane

 

 

C’est pour vous que j’ai neigé cette nuit

 

 

 

 

 

20:07 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Alison Scarpulla

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