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19/11/2018

Aujourd’hui est habitable lu par Lieven Callant

Une chronique de Lieven Callant

https://revue-traversees.com/2018/11/17/cathy-garcia-cana...

Cathy Garcia Canalès, Aujourd’hui est habitable, poésie, Cadère éditeur, 36 pages, 2018, 12€

« Aujourd’hui est habitable » affirme le titre de ce recueil de poésies. Reste à savoir par qui et comment? 

Pour le savoir, il faut peut-être se rendre au jardin. En ce jardin intérieur aussi. Apprivoiser son regard, être capable de distinguer sans juger, sans abattre, sans disqualifier. Utiliser le silence pour lancer ses messages, attendre, comprendre. Redouter et douter encore. Se mettre à la place de l’arbre, de l’autre. Suivre les racines au-delà des tourbes noires, des terres bouillies par la pluie. Contourner les dires « D’austères marionnettes (qui) attendent à la porte avec leur couteau à moelle »

Se délester, se désengluer, s’estomper en commençant par les angles. L’être humain est plein de contradictions. Il n’est pas facile de savoir ce qui se cache sous les mots qu’il nous donne ou nous lance telles des graines qui devraient nous nourrir. Tellement de phrases finalement blessent, ne sont pas à leur place. Tellement de lucioles se font passer pour des étoiles.

J’ai le sentiment que c’est contre cela que s’élève la poésie de Cathy Garcia Canalès. Elle témoigne d’un travail personnel complexe. En quelques pages, elle invente son langage avec ses références propres, ses significations spécifiques, ses jeux de contrastes ou ses potions de mots presque semblables. C’est finalement entre les lignes, au détour d’un assemblage de mots que l’on découvre l’humain, le végétal, la vie suintant autour du minéral. Les astres, les mots, la vie se cache dans le jardin de Cathy Garcia Canalès. Le jardin du poème, le jardin de l’écriture. 

« nos mains dépliées

les dés d’argile roulent

comme des perles »

Habiter la poésie ce n’est pas qu’habiter une prison obscure, ce n’est pas chercher d’une manière sournoise sans jamais oser se l’avouer qu’on ne désire que la gloire. Obtenir le pouvoir sur les mots. Nous forcer à les boire. 

« tandis que s’envole la chimère

libre et merveilleuse

nous secouerons la pesanteur

pour fuir l’étreinte des goudrons

roulerons sous les horizons

tranchants comme des rasoirs

à la gorge du ciel »

Le travail poétique de Cathy Garcia Canalès explore l’aujourd’hui. La brièveté omniprésente. Explore les chemins jonchés de ronces, de racines, de sources entravées, de saisons qui se mélangent. L’auteur avance sans machette, sans s’empêcher de regarder, de comprendre que son amour est un combat et que rien n’est gagné d’avance.

« bientôt nous irons nous aimer

la tête ourlée de pluie »

La poésie de Cathy Garcia Canalès au même titre que deux des images qui accompagnent les textes ne montre pas uniquement ce qu’elle donne à voir ou décrit avec une précision tranchante. Elle canalise des zones de flou, de brumes et devient en certains points abstraite, inimaginable. 

Cette semi-abstraction devient habitable il faut juste franchir une clôture, nos frontières. 

« la rumeur fauve du soir

perce la gangue du monde »

« dans la cuve des constellations

un dangereux morceau d’immensité

oeuvre et s’enroule »

Toutes les clés de cet endroit habitable ne nous sont pas offertes car les serrures changent d’un individu à un autre mais aussi parce qu’il nous faut apprendre que ces clés n’ont pas à tomber dans les mains de n’importe qui. Cet espace habitable se préserve. Se cache là où on ne le soupçonne pas. 

Quelque chose de ce livre et sans doute l’essentiel s’échappe toujours. Est au delà de ce chemin défriché. Quelque chose nous pousse à nous demander: « Vais-je bien? »

Lieven Callant

 

 

 

12:20 Publié dans MES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0)

John Wilhem

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18/11/2018

Quand La Mer Monte de Yolande Moreau

 

 

 

Chester E. McDuffee’s et sa combinaison de plongée homologuée de 250 kg - 1911

Chester E. McDuffee’s patented diving suit, 1911.n.jpg

 

 

 

Comment noyer le docteur Mrácek ou La Fin des ondins en Bohême - Václav Vorlíček - 1975

 

Comment noyer le Dr Mracek ou la fin des ondins en Bohême 1975.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Salvatore Sanfilippo

 

Il a eu un accident mortel

Dans sa nouvelle  voiture

Une Ferrari douze cylindres

Quarante-huit soupapes

Il n’aurait pas dû

Choisir le modèle

 

Dernier cri

 

in L’homme qui regarde l’homme

 

 

 

19:34 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Blackmoon - Louis Malle - 1975

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Marc Guimo

 

C’est quoi la poésie ? C’est qui ?

C’est de la bonne 

ou elle est coupée avec du papillon ?

 

in La poésie, personne n’en lit  

 

 

 

19:29 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

Mark Harless

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Nina Hagen Band - Naturträne

 

 

01:21 Publié dans MUSIC BOX | Lien permanent | Commentaires (0)

Les garçons sauvages de Bertrand Mandico (2017)

 

 

 

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Haruki Murakami

 

Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tel est le sens de la tempête. 


in Kafka sur le rivage

 

 

 

01:21 Publié dans CITATIONS | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2018

Anselm Kiefer - Am Anfang - 2008

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Revue Nouveaux Délits n°61 - Cathy Garcia Canalès

 

 

 

Extrait de "Mordre les temps de mort" parmi les extraits du recueil Aujourd'hui est habitable présentés dans ce numéro en écho à sa parution chez Cardère éditeur, en septembre 2018. Lu par moi-même.

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

 

 

Yoshinori Mizutani

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