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  • Close de Lukas Dhont (2022)

     

     

    Beau film, sensible, bouleversant.  

     

    "L’entrée au collège de Léo et Rémi, meilleurs amis depuis le bac à sable, met leur relation à rude épreuve. Signé Lukas Dhont ("Girl"), un film sensible sur une amitié tendre entre deux jeunes garçons, fracturée par le regard des autres.

    Inséparables, Léo et Rémi, 13 ans, partagent tout : leurs rêves et leurs peurs, mais aussi un lit et une épaule pour pleurer en cas de coup dur. Une proximité physique qui ne passe pas inaperçue à leur rentrée au collège, leurs camarades s’interrogeant sur la nature de leur relation. Léo, de peur d’être enfermé dans une case toute sa scolarité, s’éloigne de Rémi en se mettant au hockey, une activité dite virile, pour rejoindre le groupe des garçons cool. Mais son éloignement injustifié aux yeux de son meilleur ami va avoir de lourdes conséquences…
     
    Tendresse masculine
    Des champs de fleurs à perte de vue, deux adolescents qui courent le sourire aux lèvres dans la chaleur de l’été… Le deuxième long métrage du réalisateur belge Lukas Dhont (Girl, Caméra d’or à Cannes en 2018) s’ouvre sur plusieurs scènes idylliques à l’image de cette amitié fraternelle entre deux garçons doux et attentionnés l’un envers l’autre. Mais le regard des autres au collège, incluant des remarques homophobes, bouleverse l’équilibre du duo. Récit à bas bruit d’une rupture amicale, ce film en deux temps dissèque la violence des injonctions sociales et de genres sur les garçons et ses retombées, jusqu’à la cassure définitive."

     

     

  • Onagre bisanuelle (Oenothera biennis)

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    Spontanée ou semée

    la belle Américaine

    qui a poussé

    ci et là ?

    on t'appelle Belle de nuit

    Primevère du Soir 

    ou Herbe aux ânes 

    qui t'apprécient

    et même Jambon de Saint Antoine

    ou Jambon du jardinier

    pour la couleur

    de ta racine cuite

    et son goût de viande fumée

    belle plante

    offrant feuilles, fleurs, racines

    et huile de tes graines

    bienvenue en mon jardin

    où je vais juste te laisser

    fleurir en paix 

     

  • As bestas de Rodrigo Sorogoyen (2022)

     

    "Un couple de Français reconverti dans le maraîchage bio s’installe dans un hameau perdu de Galice, où il se heurte à l’hostilité farouche de ses voisins. Signé Rodrigo Sorogoyen ("Los años nuevos"), ce thriller rural magistralement interprété par Denis Ménochet et Marina Foïs orchestre une tension sourde autour de la fracture entre deux mondes.

    Antoine et Olga ont quitté la France et leur métier d’enseignants pour s’installer comme maraîchers dans un petit village de Galice. Ils se sont fait une place dans la communauté, cultivent leur potager dans le respect de la terre et ont entrepris de restaurer de vieilles maisons en ruine au bénéfice du village. Ce projet leur vaut les railleries de leurs voisins, deux frères éleveurs qui vivent seuls avec leur mère. L’aîné, le charismatique et colérique Xan, fait la loi dans le hameau et ne cesse de prendre Antoine à partie, surtout depuis que ce dernier a voté contre l’implantation d’un parc éolien qui bénéficierait financièrement aux habitants. De provocation en provocation, ils se dressent l’un contre l’autre dans une escalade implacable…

    Les racines de la violence


    "La terre est très exigeante. Elle te consume. Tu verras." Ainsi parle un vieil éleveur de chèvres à Antoine, l’étranger qui a choisi de vivre dans cette région lointaine qu’est la Galice, à la beauté aride et chargée de mystère. Avec sa femme, Antoine nourrit un rêve d’authenticité qu’il tente de concrétiser sans ménager ses efforts. Les natifs du village, eux, n’ont rien, et pour certains ne demandent qu’une chose : pouvoir quitter cette terre ingrate et abandonnée. C’est cet affrontement entre deux mondes inconciliables que raconte As bestas ("les bêtes"), thriller aux accents de western qui rejoint des classiques comme Les chiens de paille ou Délivrance dans leur réflexion sur le retour à la nature et les racines de la violence. Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen délaisse la virtuosité survoltée de ses premiers polars (Que Dios nos perdone, El reino) pour distiller une tension sourde qui envahit patiemment l’écran, portée par l’intensité d’extraordinaires comédiens, Denis Ménochet et Luis Zahera en tête. En attendant que le personnage joué par Marina Foïs ne prenne toute son ampleur, dans une seconde partie aussi surprenante que nécessaire..."

     

     

  • Pilleurs de terre, un documentaire de Fanny Paloma (2025)

    Pilleurs de Terre suit le combat de communautés autochtones dont les terres ont été accaparées par des filiales agro-industrielles du groupe Bolloré.

    De l’Asie à l’Afrique, leur lutte se poursuit jusqu’en France, à travers une action fondée sur la loi sur le devoir de vigilance.

     

    Film au long cours, Pilleurs de Terre se déploie comme un carnet de voyage documentaire mêlant enquête, immersion et regard poétique, pour interroger notre rapport à la terre, à la mémoire et aux formes contemporaines de domination.

     

     

    https://www.pilleurs-de-terre.com/