Anne Christophe

J'ai tressé un nouvel horizon
avec le vol planant de l'aigle
la courbe bleuté
du désir qui s'éloigne
et l'eau calme
des lacs de lumière
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

J'ai tressé un nouvel horizon
avec le vol planant de l'aigle
la courbe bleuté
du désir qui s'éloigne
et l'eau calme
des lacs de lumière

à chaque arbre que l'on abat pend un lambeau d'horizon
Un oiseau à terre et c'est le ciel qui se vide
in Gaïa

Après la pluie
la boue
et dans le fouillis
de feuilles vives
la trouée turquoise
en écharpe
autour du cou



Voir : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2026/08/31/quetsches-lactofermentation.html



Un très beau film, qui remue......... forcément....
"Sous l’égide d’Apollon, deux solitudes se rencontrent pour distiller douceur et poésie dans une Palestine rongée par la misère et les interdits... Avec Hiam Abbass ("Succession"), le troisième film des frères palestiniens Nasser (2020), une comédie burlesque et mélancolique.
Issa, un pêcheur de 60 ans, mène à Gaza une vie modeste et solitaire, rythmée par les visites de sa sœur et les restrictions en tous genres. Il est secrètement amoureux de Siham, une couturière veuve qui vend ses produits au marché et vit avec sa fille récemment divorcée. Malgré sa timidité, il souhaite la demander en mariage. Une nuit, il découvre dans son filet de pêche une statue antique du dieu Apollon, au phallus érigé. Y voyant un signe, il décide de dissimuler chez lui cette mystérieuse trouvaille. Jusqu’à ce que la police des mœurs en apprenne l’existence et que les ennuis commencent...
L’amour comme acte de résistance
Pour leur troisième film, les frères Nasser, déjà remarqués avec Dégradé, leur premier long métrage sélectionné à la Semaine de la critique, reviennent avec une œuvre délicate, qui retrace l’histoire d’un amour tardif entre deux êtres que la vie n’a pas épargnés. Sur fond de conflit israélo-palestinien, ce feel-good movie laisse ici la politique en arrière-plan pour privilégier le registre de la comédie. La brutalité de la vie dans la bande de Gaza, avec son cortège de misère économique et sociale, transparaît pourtant avec finesse. Dans cette région où l’amour relève presque déjà de l’acte de résistance, émerge alors, d’un amas d’insécurité et d’interdits, une puissante douceur, teintée d’absurde et de poésie."