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CATHY GARCIA-CANALES - Page 139

  • Jacques Prévert


    Hélas ! Hélas !
    Trois ou quatre fois hélas !
    Voilà le mauvais temps, la crise et tout et tout. 
    Le capital en prend un coup,
    ll se roule par terre et il gueule,
    ll bave même un petit peu,
    Toute la famille est inquiète.
    Qu'est-ce que c'est ?
    Ce n’est rien, c‘est la crise, ça va passer.

    Mais, dans sa cuisine, la bourgeoise sanglote,
    D'une main elle faille signe de la Croix, 
    De l‘autre elle fait la cuisine, la mayonnaise.
    Avec ses pieds, elle berce les enfants,
    Avec sa bouche, elle leur chante une berceuse.
    Mais les petits enfants,
    Les petits bourgeois ne veulent pas dormir,
    lls entendent, venant de très loin,
    Les pas et les cris des marcheurs de la faim.
    Leur bonne mère leur a dit :
    Si vous n‘êtes pas sages, les chômeurs vont venir et ils vont vous prendre.

    Les petits bourgeois ont très peur. 
    Il y a des ogres dans le sous-sol de la maison. 
    Il y a des chômeurs dans les environs.

     

     

  • Trois cailloux dans le fossé de Pierre Gondran dit Remoux

    trois-cailloux-au-fosse.pngPublié chez mon cher éditeur (Cardère), je viens de le lire, Pierre Gondran dit Remoux que  j'avais découvert déjà en le publiant dans le dernier numéro (75) de ma petite revue, et bien je suis tombée raide dingue de ce recueil, à suivre donc...
    « toujours l’enfant, moitié nu, disparu vers l’étang ou le long d’un ruisseau d’amont au crépuscule des crossopes d’été. dans une petite boîte de laiton au couvercle du bleu ciel des tabacs, il montre à sa mère des portefaix bigarrés, lui explique que celui-ci est de telle rigole, celui-là de la berge douce s’avançant dans le sous-bois, ou encore tel autre là où les clématites jettent une arche d’où l’eau apaisée sort fleurie — il rapporte chacun là où il l’a trouvé. »
     
    Au fil du récit poétique, Pierre Gondran dit Remoux dévoile progressivement le sens de ce qu’il nomme ses « morphies » et « métamorphies » : la dérive d’un homme vers une compagnie profonde avec le végétal et une animalité réelle. Ce cheminement débute par ses herborisations toute personnelles, enfantines, et ne se résoudra qu’en abandonnant les ultimes traces de peu qui faisaient encore de lui un humain.
    Pour cet ingénieur agronome, se perdre et se trouver procède d’une même respiration salvatrice : la nécessité de se déstructurer pour atteindre un sens, « [se] perdre dans les bois, et [s]’y trouver bien tout à la fois ». Mais il ne s’agit pas d’un abandon, d’un renoncement : végétaux et animaux sont nommés de façon extrêmement précise, savante (on est vraiment avec lui dans la nature, brute, palpable). Dans un élan authentique, vital, inévitable, Pierre Gondran dit Remoux nous emmène sans détours vers la forêt, l’eau, la tourbière, la fin, le début. On le suit sans résistance, avec plaisir.
     
     
     
  • Petite incursion dans la revue Hélas ! n°5

    Hélas 005.jpgVous le trouverez en cliquant ce lien 

    http://limosino.fr/revue.helas/downloads/H%C3%A9las!-005.pdf

     

    hélas!, revue d’images et de poésie, numérique.

    Ce nouveau numéro présente des textes, des photographies, des dessins autour du thème « De blanc nuages », signés Barbara Albeck, Nelle Andréa, Henri Baron, Laurent Barrera, Militsa Bel, Zoé Besmond de Senneville, Kévin Boeking-Dit-Syndenham, Jacques Boisnais, Mireille Boissel, Maël Bouteloup, Anne-Claude Brumont, Florène Champeau, Évelyne Charasse, Marina Claverie, Stéphanie Cormier, François de Cornière, Crottins verbaux, Timothy Daly, Floupoétique, Cathy Garcia Canalès, Élizabeth Grech, Stéphane Guex, Ida Jaroschek, Injonge Karangwa, Luc Marsal, Frédéric Martin, Laura Mazet, Claire Médard, Minigraphik, Philippe Minot, Cécile Morel, Pierre MP, Oren le Conteur, Romain Ponçot, Mathilde Cécile Salinas, Étienne Orsini, Romain Pié, Viviane Point, Alexandre Poncin, Margaux Radepont, Dimitri Rataud, Brigitte Sensevy, Amanda Spierings, TeKa,  Lou Valse, Galadriel Watson, Sacha  Zamka.

     

    Ce cinquième numéro est également dédié à Eugenia Timoshenko, artiste et poétesse russe, basée à Istanbul, qui nous avait fait le plaisir de nous confier quelques poèmes apparus dans notre premier Cahiers rouges (p.7 et 25) et notre précédent numéro « Chemin de fer » (p.12), et dont nous avons appris le décès très récemment.

     

    Le site www.revue-helas.fr

     

     

     

     

     

  • "Je l'aime nature" et "Le livre des sensations" ressentis par Éric

    Nous ne nous connaissons pas ce retour m'a laissée bouche bée à quel point ça me parle et bouleversée aussi (bon d'accord je suis vite bouleversée mais disons que là, c'est arrivé au moment M), merci à lui, MERCI, deux syllabes tellement essentielles ! Je publie ce message avec son accord.

     

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