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En plus des ateliers d'écriture que j'anime déjà chez Fourmillard, je vous propose dès aujourd'hui une aide à l'écriture & du conseil littéraire très personnalisé, en séance individuelle donc et sur rendez-vous.
Vous écrivez et souhaiteriez avoir un regard extérieur sur vos travaux ? Besoin d'une assistance rédactionnelle pour améliorer, affiner, potentialiser un travail particulier ? Alors c'est pour vous !
Tous genres et styles de documents sont bienvenus. Il ne s'agit pas d'en questionner le fond, mais de vous aider à mieux mettre forme et fond en adéquation. Cette aide a pour but non seulement de vous soutenir sur l'écriture d'une œuvre spécifique, mais aussi et surtout de vous donner des outils, afin de développer votre propre acuité critique vis à vis de votre travail et pouvoir ainsi progresser à votre rythme.
15 euros/l'heure (13,50 pour les adhérents).
Sur rendez-vous seulement.
Contact pour infos : mc.gc@orange.fr
Fourmillard, 60 rue du Portail d'Alban, 46000 CAHORS
https://www.facebook.com/Fourmillard/


Fragments sensitifs d'un séjour de l'auteur aux Açores. Morceaux de "Tangerine éclatée" paru aux éd. La Porte, coll. Poésie en voyage, 2017, choisis et lus par moi-même.











traduction :

Le précaire équilibre du monde, qui roule au bord de l'abîme, dépend de la perpétuation de l'injustice. La misère du plus grand nombre est nécessaire pour que le gaspillage de quelques-uns soit possible. Pour que quelques-uns consomment davantage, beaucoup doivent continuer de consommer moins. Et pour que chacun reste à sa place, le système multiplie les armes de guerre. Incapable de combattre la pauvreté, il combat les pauvres ; et la culture dominante, culture militarisée, bénit la violence du pouvoir.
"entre cimes & cimetières", tout tes "axes élastiques" en action pour activer la roulette qui vrille nos "dents de solitudes" dispersées aux confins "de la cuve du crâne" , afin d'en extirper toutes sources de "bouffées de mensonges", de vomissures "d'éclatement du démiurge" et nous rendre libre d'un "orgasme de tonnerre", "foudre de joie" , dans un "aujourd'hui [enfin] habitable"
Bref, ça l'fait !!!
Aux prises avec l’insaisissable
Le dernier opus de Cathy Garcia Canalès peut se lire de diverses façons. Emporté par ses images et prophéties, on glissera dans le courant de cet énergique « jus de poème » (p. 25) teinté d’une menace, d’une urgence indéfinies. Ou bien, attentif aux clés de lecture qui pourraient éclairer l’intention première de la poétesse, on lira peut-être le journal d’une maladie, d’un affrontement au « temps de mort » (p. 18), d’une subversion de tous les déterminismes – ceux du corps, ceux du temps – opérée par la parole poétique grâce à laquelle « la crue du vivre déferlera » (p. 29).
L’être dont on entend ici la voix explore des mondes de sensations et fusionne avec ce qui l’environne : l’annonce « nous irons allumer / un feu de souches veinées / dans le taillis des rides » (p. 13) superpose les veines du bois et les plis de la peau, en même temps que le passé et l’avenir. Tous les poèmes du recueil disent l’ambivalence des choses (ce dernier oiseau, « il chante / il fiente / fluide et serein », p. 34), l’articulation des valeurs opposées et des perceptions contrastées (« la caresse des fumées / la rosée des broussailles / et le poivre des dentelles », p. 17), et entre les strophes se joue l’alternance perpétuelle du bon et du mauvais.
C’est dans ce mouvement, dans ces oscillations que se déploie la réinvention de la légèreté, de la liberté, de l’affirmation de soi comme sujet sentant, vivant avec une volontaire intensité. Au cours de l’épreuve, « dans la cuve du crâne on entend / l’étrange ressac de l’acide / l’esprit cataracte éclate les coutures / tandis que dévalent par maints orifices / les pensées mornes en ruisseaux de plumes » (p. 25), et la matière poétique est tout humeurs, fluides : sang, salive, larmes, venin…
On ne sait si l’invitation qui clôt le recueil s’adresse au lecteur, lui proposant de vivre à son tour dans sa chair cette odyssée de douleurs et de luttes – provocation paradoxale en ce qu’elle est aussi une consolation –, ou si elle est adressée à l’instance poétique par sa propre voix concluant elle-même à sa puissance vitale, ici attestée.
Maëlle Levacher
http://www.lelitteraire.com/?p=43437