Auteur inconnu
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Les épines diront : une par une vous
nous avez triées une par une vous nous avez
séparées de notre mère cactus une par une
vous nous avez aiguisées avec votre couteau de poche
une par une vous nous avez enduites de votre salive
poison une par une vous nous avez semées au vent
une par une vous nous avez nommées blessures une par
une vous nous avez baptisées racailles
in Présidentielles (inédit, Décharge 147)
La réalité est une fleur pour ceux qui la cueillent,
de la vase pour ceux qui la remuent.
in L’ascenseur d’images
En bordure
De piste où personne
Ne va
Si ce n’est pour
Un rêve ou un amour
in Te Spectem
le sombre de la forêt
planté dans le terreau de l’échine
ou glissé dans un mouchoir de peau
avec le baptême des lymphes
la caresse des fumées
cg in Aujourd'hui est habitable
Toute chair bande ses forces pour atteindre les hautes futaies du soleil
Le pays des couleurs violentes le royaume de la plénitude
Où l’on marche avec des tonnes de feuilles dans les enclos du cœur
Avec des mouvements de pluie et d’humus aux alentours des épaules
Avec le sel de la mer complice collé aux poumons
Et le grain dur le grain rouge de l’éternité entre les dents
in Toute chair appelle
ni orangers, ni oliviers, ni figuiers, ni poissons,
des enfants sans enfance, des femmes exténuées…
et le mer est si belle
et la mer est si bleue…
in On Gaza’s trip
L’enfant repousse
à coups de pelle
par petits seaux
l’assaut du temps
qui monte sur
son château
de sable.
in Que la musique
L’Être n’est-il pas cette musique
Qui depuis l’origine
Cherche à se faire entendre… ?