Didier Hamey - Hispani
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Tant de soleils et de visages
bravant la vérité
tant de sable entre mes doigts
qui s’égrène encore
de sang et de broussailles
au fond de mes gants
in Sang & Broussailles
Chaque plaisir est une cueillette sensible
sur les branches du grenier sans fond
près de l’étable où mugit l’apparence
pour qu’on lui tire son lait
le jour traîne les pots de fer
qui nous l’apporteront
in Le dernier rire pour les étoiles
La folie c’est que guêpes et bourdons volent. Ils volent et ne le savent pas. S’ils savaient, ils tomberaient. C’est le savoir, souvent, qui fait tomber.
in Il n’y a pas de raison (Pages Insulaires 9)
Un chant, un pépiement d’oiseau, poule qui gratte, crayon qui gratte, coq qui s’épouille, enfants qui jouent et pour lesquels il faudra bien un monde, quoiqu’on en dise.
cg in A la loupe
Voici mon absence, faite d’arbres malades et de chaises fêlées
Qu’avez-vous fait de la fenêtre que l’histoire soit si mal éclairée ?
Je suis tombée lors du voyage,
Le récit est plein d’éraflures et de plaies
in Revue avant-poste (Décharge 147)
Le monde dort autour de moi.
L’énorme soue où les cochons rêvent de médailles.
in Carnet des poussières
Montmartre aux aurores
Un divan sous les combles
Des coussins moribonds
La lueur d’une chevelure
L’Angélus se retient…
Une mouche meurt lentement sur mon bureau, sur le dos, elle bouge encore et cette image, car elle était là hier soir déjà cette mouche, semble résumer soudain toute mon existence. Sans doute parce que je n’arrive pas à m’oublier, à cesser de croire à mon existence en tant qu’individu.
cg in A la loupe